Bonjour à toutes et à tous,
Je cherche à identifier un militaire français ayant servi comme interprète auprès de la Section Sanitaire Américaine no 3 (SSU 3) en Alsace en 1915.
Dans les correspondances et journaux américains, son nom apparaît sous plusieurs formes : Bietrix, Bétrix, Beatrix et Béatrix. Son prénom n’est malheureusement jamais indiqué.
Un journal tenu par Dallas McGrew précise, le 8 juin 1915, que le nouvel interprète de la section, « M. Bietrix », avait vécu à Whitney, en Caroline du Nord, et parlait très bien anglais. Il accompagnait les responsables de la section dans leurs rapports avec les autorités françaises. En décembre 1915, A. Piatt Andrew écrivait que « Bietrix » aurait été admirable à presque tous les points de vue pour occuper un poste d’adjoint.
Deux candidats ont été retrouvés.
1. Henri Maurice BÉTRIX
Né le 22 mai 1888 à Contrexéville (Vosges)
Fils d’Alfred Bétrix et de Jeanne Humbert
Classe 1908
Bureau de recrutement : Épinal, ancienne aire de Neufchâteau
Matricule 113
Fiche matricule : Archives départementales des Vosges, cote 1 R 1611, image 15/106
Résidait à Château-d’Oléron en 1909
Profession indiquée : « militaire »
Classé dans la troisième partie de la liste de recrutement en 1909
Soldat au 149e régiment d’infanterie
Mort pour la France à Fraize le 31 mars 1918
Sa fiche matricule est presque entièrement vierge dans la rubrique « Détail des services et mutations diverses ».
Un Henry Betrix, Français âgé de dix-huit ans, arriva à New York le 29 juillet 1906 à bord de l’Amerika. Son lieu de résidence, très mal indexé comme « Connansville » ou « Conucoreville », pourrait être Contrexéville. Sa destination finale, indexée « Isaffale », pourrait éventuellement être Asheville, en Caroline du Nord. Cette hypothèse expliquerait la connaissance de l’anglais et le lien avec la Caroline du Nord.
Fiche matricule :https://recherche-archives.vosges.fr/ar ... s%2F0%2F15
2. Maurice Gaston Félix BÉATRIX
Né le 27 juin 1887 à Houdan (Seine-et-Oise)
Résidait à Houdan en 1909
Classe 1907
Probablement rattaché au bureau de recrutement de Versailles
Issu d’une famille de marchands de chevaux ayant eu des relations commerciales avec des acheteurs américains
Il aurait poursuivi le commerce familial après la Première Guerre mondiale
La forme exacte de son nom correspond très bien à certaines mentions américaines. Les rapports commerciaux de sa famille avec des Américains pourraient également expliquer une connaissance de l’anglais. En revanche, aucun lien avec la Caroline du Nord ni avec l’Alsace n’a encore été découvert.
Je souhaiterais obtenir de l’aide pour :
Retrouver la fiche matricule complète ou le dossier d’engagement antérieur de Henri Maurice Bétrix.
Comprendre pourquoi son feuillet de la classe 1908 est presque entièrement vierge alors qu’il est indiqué comme « militaire » et classé dans la troisième partie de la liste en 1909.
Retrouver la fiche matricule et le parcours militaire de Maurice Gaston Félix Béatrix, classe 1907.
Identifier l’unité ou le service auquel chacun de ces hommes était affecté entre mai et décembre 1915.
Rechercher une éventuelle mention d’affectation comme interprète, de mise à disposition d’une section sanitaire américaine, du service automobile ou des ambulances américaines.
Vérifier si Henri Maurice Bétrix avait séjourné aux États-Unis, particulièrement en Caroline du Nord.
Déterminer lequel de ces deux hommes pourrait être l’interprète de la SSU 3.
Toute piste concernant les registres d’engagement volontaire, contrôles de troupe, journaux des marches et opérations, dossiers du Service automobile ou archives des formations sanitaires serait très appréciée.
Je peux fournir des photographies des lettres et journaux américains mentionnant cet interprète, ainsi que des captures des documents déjà retrouvés.
Je vous remercie par avance pour toute aide ou suggestion.
Bien cordialement,
Thomas Fife
Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
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Re: Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
Bonjour
Maurice Gaston Félix BÉATRIX
Fiche matricule 1684 aux archives Yvelines 1R/RM 388 (2 vues)
https://archives.yvelines.fr/rechercher ... ge/1086211
généalogie
https://gw.geneanet.org/jbidet1?lang=fr ... ston+felix
Maurice Gaston Félix BÉATRIX
Fiche matricule 1684 aux archives Yvelines 1R/RM 388 (2 vues)
https://archives.yvelines.fr/rechercher ... ge/1086211
généalogie
https://gw.geneanet.org/jbidet1?lang=fr ... ston+felix
Salutations
Michel
Michel
Re: Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
Bonjour,
Pour Henri Maurice Bétrix :
loloastre
Pour Henri Maurice Bétrix :
- Sa fiche au registre matricule est presque entièrement vierge car des dossiers ont été perdus ou détruits (c'est le cas de nombreux hommes du recrutement d'Épinal).
- Pour retrouver un dossier d’engagement, il faudrait savoir à quel endroit il s'est engagé. ce qui permettrait aussi de le retrouver potentiellement dans la liste matricule où il a été inscrit en attendant la formation de sa classe.
- Lors du recensement du 4 mars 1906, il habitait chez ses parents à Contrexéville (88) : https://recherche-archives.vosges.fr/ar ... :106722_14.
- D'après la presse locale, son père était comptable puis directeur de la société des eaux minérales de Contrexéville. Des personnes célèbres venaient "prendre les eaux" dans cette ville. Il est donc possible que Henri Maurice ait appris l'anglais, soit à leur contact, soit pour pouvoir échanger avec eux.
loloastre
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Re: Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
Bonjour,loloastre a écrit : ↑mar. août 25, 2026 9:24 pm Bonjour,
Pour Henri Maurice Bétrix :Cordialement,
- Sa fiche au registre matricule est presque entièrement vierge car des dossiers ont été perdus ou détruits (c'est le cas de nombreux hommes du recrutement d'Épinal).
- Pour retrouver un dossier d’engagement, il faudrait savoir à quel endroit il s'est engagé. ce qui permettrait aussi de le retrouver potentiellement dans la liste matricule où il a été inscrit en attendant la formation de sa classe.
- Lors du recensement du 4 mars 1906, il habitait chez ses parents à Contrexéville (88) : https://recherche-archives.vosges.fr/ar ... :106722_14.
- D'après la presse locale, son père était comptable puis directeur de la société des eaux minérales de Contrexéville. Des personnes célèbres venaient "prendre les eaux" dans cette ville. Il est donc possible que Henri Maurice ait appris l'anglais, soit à leur contact, soit pour pouvoir échanger avec eux.
loloastre
Merci beaucoup pour ces précisions concernant Henri Maurice Bétrix et pour le lien vers le recensement de Contrexéville du 4 mars 1906.
J’ai retrouvé un élément supplémentaire qui pourrait être important. Un « Henry Betrix », Français, célibataire et âgé de 18 ans, est arrivé à New York le 29 juillet 1906 à bord de l’Amerika, parti de Cherbourg. Son dernier domicile est très mal transcrit dans l’index américain sous les formes « Connansville » ou « Conucoreville », mais il pourrait très vraisemblablement s’agir de Contrexéville.
La concordance est particulièrement frappante :
– Henri Maurice Bétrix est né à Contrexéville en 1888 ;– il résidait encore chez ses parents à Contrexéville le 4 mars 1906 ;– il aurait eu 18 ans lors de l’arrivée de « Henry Betrix » à New York en juillet 1906.
Il paraît donc très probable que ce passager soit Henri Maurice Bétrix. Si cette identification est correcte, son éventuelle connaissance de l’anglais pourrait s’expliquer par un séjour réel aux États-Unis, plutôt que seulement par ses contacts avec les visiteurs étrangers de Contrexéville.
Je cherche maintenant à déterminer sa destination exacte aux États-Unis, la personne qu’il allait rejoindre, la durée de son séjour et la date de son retour en France. La fiche d’arrivée indique une destination transcrite « Isaffale », mais cette lecture est certainement fautive.
Ces renseignements pourraient-ils aider à retrouver sa liste matricule provisoire ou son dossier d’engagement ? Existe-t-il également une source française indiquant son retour des États-Unis ou le lieu de son engagement ?
Merci encore pour votre aide et pour cette nouvelle piste.
Bien cordialement,
Thomas Fife
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Re: Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
Bonjour Michel,michelstl a écrit : ↑mar. août 25, 2026 6:14 pm Bonjour
Maurice Gaston Félix BÉATRIX
Fiche matricule 1684 aux archives Yvelines 1R/RM 388 (2 vues)
https://archives.yvelines.fr/rechercher ... ge/1086211
généalogie
https://gw.geneanet.org/jbidet1?lang=fr ... ston+felix
Merci beaucoup pour cette découverte et pour les liens vers la fiche matricule et la généalogie de Maurice Gaston Félix Béatrix. Cette piste est particulièrement intéressante.
La fiche semble indiquer qu’il est né à Houdan le 27 juin 1887, qu’il a étudié à l’École nationale d’agriculture de Rennes et qu’il a servi au 13e régiment de cuirassiers, où il fut nommé brigadier puis maréchal des logis. Il exerça ensuite la profession d’éleveur.
L’élément qui me paraît le plus important se trouve dans la rubrique « Localités successivement habitées ». Sauf erreur de lecture, la fiche semble mentionner :
« 8 septembre 1908 — Chariton, Iowa, Amérique »puis« 17 mai 1909 — Houdan, Seine-et-Oise ».
Ce séjour dans l’Iowa pourrait expliquer sa connaissance de l’anglais et son aptitude à servir d’interprète auprès des volontaires américains de la Section sanitaire américaine no 3 en 1915.
Sa généalogie indique également qu’il épousa Suzanne Marie Bary à Sainville le 11 novembre 1911, qu’ils eurent au moins deux enfants, André et Hélène, et qu’il mourut à Paris le 18 décembre 1965.
Je n’ai toutefois pas encore trouvé de document le désignant explicitement comme l’interprète « Beatrix » ou « Bietrix » de la Section Trois. Un autre candidat existe : Henri Maurice Bétrix, né à Contrexéville en 1888. Nous venons d’établir qu’il est très probablement le « Henry Betrix », âgé de 18 ans, arrivé à New York le 29 juillet 1906. Les deux hommes ont donc eu un lien personnel avec les États-Unis.
Pourriez-vous m’aider à déchiffrer les lignes de la fiche de Maurice Béatrix concernant ses affectations entre août 1914 et la fin de 1915 ? Je cherche notamment à savoir si une affectation au train, au service automobile, dans les Vosges ou auprès d’une formation sanitaire pourrait être compatible avec une présence temporaire auprès de la Section Trois.
Il est également possible qu’un détachement temporaire comme interprète n’ait jamais été inscrit sur la fiche matricule. Toute indication concernant son unité exacte pendant l’été et l’automne 1915 serait donc extrêmement précieuse.
Merci encore pour cette piste remarquable et pour votre aide.
Bien cordialement,
Thomas Fife
Re: Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
Bonjour,
Pour Maurice Béatrix, sa fiche au registre matricule est explicite :
"Parti le 4-8-14 [4 août 1914] comme interprète au 11e hussards britannique".
Cordialement,
loloastre
Pour Maurice Béatrix, sa fiche au registre matricule est explicite :
"Parti le 4-8-14 [4 août 1914] comme interprète au 11e hussards britannique".
Cordialement,
loloastre
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Re: Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
Merci ! J'avais dû rater ça. Il s'est révélé énigmatique, car certaines informations à son sujet ne correspondent pas aux affirmations contenues dans certaines lettres et journaux intimes américains. Un chauffeur, un certain Dallas McGrew, a indiqué avoir travaillé en Caroline du Nord, aux États-Unis, avant la guerre. J'ai effectué des recherches et découvert qu'aux alentours de 1900, la Whitney Development Company (fondée par l'industriel George Whitney) a commencé à construire un barrage sur la rivière Yadkin afin de créer une immense centrale hydroélectrique pour un complexe industriel de production d'aluminium. Le financement de ce projet pharaonique s'est effondré vers 1908 – situation aggravée par une vente forcée d'actions imposée par son concurrent industriel Andrew Mellon – ce qui a entraîné l'arrêt des travaux et la faillite de l'entreprise en 1910. En 1912, le grand groupe français de production d'aluminium, L'Aluminium Français, a racheté les propriétés abandonnées de Whitney par le biais de sa nouvelle filiale américaine, la Southern Aluminum Company. Abandonnant le site initial du barrage de Whitney, à moitié construit, la compagnie française planifia la création d'une nouvelle ville ouvrière de style européen, baptisée Badin (en l'honneur du président de la compagnie, Adrien Badin), et entreprit la construction du gigantesque barrage de Narrows à proximité. Lorsque la Première Guerre mondiale éclata en Europe en 1914, les ingénieurs et les investisseurs français rentrèrent au pays pour combattre, ce qui entraîna la vente du projet à Alcoa (Aluminum Company of America) en 1915, qui acheva finalement le projet hydroélectrique. Ces informations permettent d'expliquer sa présence aux États-Unis avant la guerre, mais je n'ai encore trouvé aucun lien le rattachant à ce projet. En me penchant sur sa famille, j'ai appris qu'il était l'héritier de l'élevage de chevaux familial et que son père avait des relations commerciales avec des acheteurs américains dès les années 1880. Le père de Maurice, Gaston Béatrix, était marchand de chevaux à Houdan et comptait parmi ses clients des Américains. Le 30 mai 1887, l'éleveur américain William L. Ellwood, de DeKalb (Illinois), acquit quatre percherons auprès de Gaston pour 1 700 francs pièce. Cette information provient du livre de comptes de Gaston, conservé dans les archives privées « Archives Béatrix » (Percheron International).
Ceci nous offre un aperçu fiable de la vie civile de Maurice Gaston Félix Béatrix, bien que l'arbre généalogique de Geneanet demeure une source secondaire tant que ses affirmations n'ont pas été vérifiées à l'aide des registres d'état civil cités.
- Maurice Gaston Félix Béatrix naquit le 27 juin 1887 à Houdan (Seine-et-Oise, aujourd'hui les Yvelines).
- Il décéda le 18 décembre 1965 dans le 17e arrondissement de Paris, à l'âge de 78 ans.
- Il était éleveur. Compte tenu de ses antécédents familiaux, il s'agissait probablement d'un éleveur ou d'un marchand de chevaux. Il épousa Suzanne Marie Bary le 11 novembre 1911 à Sainville.
Ils eurent au moins deux enfants :
André Béatrix, né vers 1912.
Hélène Béatrix, née vers 1913 et décédée en 1990.
L’arbre généalogique identifie précisément les documents suivants :
Acte de naissance n° 19, enregistré le 29 juin 1887.
Acte de mariage n° 4, daté du 11 novembre 1911.
Acte de décès n° 1917, enregistré le 20 décembre 1965.
Ma question de recherche est la suivante :
Que faisait Maurice Gaston Félix Béatrix à Chariton, dans l’Iowa, de septembre 1908 à mai 1909 ? Son activité professionnelle ou son réseau de commerce de chevaux s’étendait-il jusqu’à Whitney, en Caroline du Nord ?
Il est fort probable que des chevaux de trait aient été utilisés dans le cadre d’un vaste projet de génie civil tel que la construction de l’usine d’aluminium et du barrage en Caroline du Nord.
Je n'ai trouvé aucune trace d'immigration concernant Maurice Beatrix pour cette période, bien que sa fiche indique clairement qu'il vivait à Chariton, dans l'Iowa, avant la guerre.
À vrai dire, certaines de ces informations sont pour le moins pointues, mais je m'efforce de rédiger une biographie convaincante et factuelle de cet homme, car il s'agit peut-être de la seule occasion de perpétuer son souvenir pour les recherches futures. Et puis, pour être honnête, je suis moi-même tout simplement curieux.
- Croix de Guerre
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Re: Titre : Recherche d’un interprète français attaché à une section sanitaire américaine en 1915 — BÉTRIX ou BÉATRIX
https://percheron-international.blogspo ... hatgpt.com
Voici un article de Percheron International Famile Beatrix
"King of Perche est l'un des plus remarquables chevaux jamais vus parmi les percherons, et nous pensons que le dessin de Mr Lou Burk ne lui rend pas justice. L'esprit, l'expression et le style possédés par des chevaux tels que King of Perche sont difficiles à rendre sur toile et il faut une Rosa Bonheur pour accomplir de manière satisfaisante un tel travail."
Ces quelques lignes sont extraites du texte qui accompagne cette couverture du Breeder's Gazette, journal agricole américain, datée du 09 juin 1887. Nous y découvrons l'étalon percheron King of Perche (FR 6738), propriété de l'éleveur américain William L. Ellwood, de De Kalb, en Illinois, qui l'a importé l'année précédente (1886). De robe noire, King of Perche est né en 1882, chez Mr Brault, à Gémages, dans l'Orne et a été élevé par l'étalonnier Auguste Tacheau de Saint Martin-des-Monts, dans la Sarthe.
Le document qui illustre cette couverture a été réalisé par Lou Burk, dessinateur renommé, spécialisé dans les productions animales agricoles. En page intérieure du journal, un court article retrace le parcours de King of Perche et se termine donc avec ces quelques lignes étonnantes quand on sait que Lou Burk était l'un des dessinateurs attitrés de ce journal.
En 1887, la peintre animalière française Rosa Bonheur est déjà très connue de l'autre côté de l'Atlantique. Présentée au Salon de Paris, en 1853, son œuvre monumentale (5,06m X 2,44m) Le marché aux chevaux, mettant en lumière des chevaux de type percheron, arrive à New York en 1857, après avoir été exposé en Belgique et en Angleterre. Présenté dans des galeries privées dans différentes villes américaines, le tableau est vendu aux enchères, en 1887, pour la somme de 53 000$ , au milliardaire américain Cornelius Vanderbilt qui l'offre au Metropolitan Museum of Art de New York. Lors de cette vente, le plus connu des importateurs américain de chevaux percherons, Mark W. Dunham, de Wayne, en Illinois, avait tenté d'acquérir le tableau en proposant une enchère de 25 000$. Reproduit à des milliers d'exemplaires, sous diverses formes, Le marché aux chevaux a contribué à asseoir la renommée de l'artiste aux États-Unis où l'on trouvait même des poupées à son effigie.
Dans la décennie 1880-1890 William L. Ellwood a été l'un des plus importants importateurs américains de chevaux percherons. Au printemps, chaque année, l'éleveur de l'Illinois parcourait le Perche à la recherche des plus beaux percherons. Une tâche difficile à cause de la concurrence que se livraient plusieurs dizaines d'importateurs venus des États-Unis et en particulier le plus connu d'entre eux, Mark W. Dunham. Cependant William L. Ellwood bénéficiait d'un atout considérable, la fortune de son père Isaac L. Ellwood, "inventeur" du fil de fer barbelé au début des années 1870, ce qui lui a permis d'amasser une fortune considérable en quelques années.
Ces visiteurs américains, en quête de percherons, on peut parfois les suivre à la trace en examinant les livres de comptes (quand ils ont été conservés, ce qui est rare) des éleveurs et marchands de chevaux de l'époque. Ainsi le document ci-dessus nous apprend que William L. Ellwood, de passage à Houdan (Seine-et-Oise), le 30 mai 1887, chez le marchand de chevaux Gaston Béatrix y a fait l'acquisition, ce jour-là, de quatre percherons, vendus 1700 francs chacun.
Avec King of Perche, en couverture du Breeder's Gazette, on voit que William L. Ellwood avait aussi fait des achats dans le Perche en 1886. On peut penser qu'à l'occasion de ce voyage, l'éleveur de l'Illinois avait sans doute rendu visite à la famille Béatrix que l'on voit réunie sur cette photo, avec Gaston (moustaches blanches, à droite) et Maurice, son fils (à gauche) qui poursuivra l'activité de vente de chevaux après la première guerre mondiale.
Voici un article de Percheron International Famile Beatrix
"King of Perche est l'un des plus remarquables chevaux jamais vus parmi les percherons, et nous pensons que le dessin de Mr Lou Burk ne lui rend pas justice. L'esprit, l'expression et le style possédés par des chevaux tels que King of Perche sont difficiles à rendre sur toile et il faut une Rosa Bonheur pour accomplir de manière satisfaisante un tel travail."
Ces quelques lignes sont extraites du texte qui accompagne cette couverture du Breeder's Gazette, journal agricole américain, datée du 09 juin 1887. Nous y découvrons l'étalon percheron King of Perche (FR 6738), propriété de l'éleveur américain William L. Ellwood, de De Kalb, en Illinois, qui l'a importé l'année précédente (1886). De robe noire, King of Perche est né en 1882, chez Mr Brault, à Gémages, dans l'Orne et a été élevé par l'étalonnier Auguste Tacheau de Saint Martin-des-Monts, dans la Sarthe.
Le document qui illustre cette couverture a été réalisé par Lou Burk, dessinateur renommé, spécialisé dans les productions animales agricoles. En page intérieure du journal, un court article retrace le parcours de King of Perche et se termine donc avec ces quelques lignes étonnantes quand on sait que Lou Burk était l'un des dessinateurs attitrés de ce journal.
En 1887, la peintre animalière française Rosa Bonheur est déjà très connue de l'autre côté de l'Atlantique. Présentée au Salon de Paris, en 1853, son œuvre monumentale (5,06m X 2,44m) Le marché aux chevaux, mettant en lumière des chevaux de type percheron, arrive à New York en 1857, après avoir été exposé en Belgique et en Angleterre. Présenté dans des galeries privées dans différentes villes américaines, le tableau est vendu aux enchères, en 1887, pour la somme de 53 000$ , au milliardaire américain Cornelius Vanderbilt qui l'offre au Metropolitan Museum of Art de New York. Lors de cette vente, le plus connu des importateurs américain de chevaux percherons, Mark W. Dunham, de Wayne, en Illinois, avait tenté d'acquérir le tableau en proposant une enchère de 25 000$. Reproduit à des milliers d'exemplaires, sous diverses formes, Le marché aux chevaux a contribué à asseoir la renommée de l'artiste aux États-Unis où l'on trouvait même des poupées à son effigie.
Dans la décennie 1880-1890 William L. Ellwood a été l'un des plus importants importateurs américains de chevaux percherons. Au printemps, chaque année, l'éleveur de l'Illinois parcourait le Perche à la recherche des plus beaux percherons. Une tâche difficile à cause de la concurrence que se livraient plusieurs dizaines d'importateurs venus des États-Unis et en particulier le plus connu d'entre eux, Mark W. Dunham. Cependant William L. Ellwood bénéficiait d'un atout considérable, la fortune de son père Isaac L. Ellwood, "inventeur" du fil de fer barbelé au début des années 1870, ce qui lui a permis d'amasser une fortune considérable en quelques années.
Ces visiteurs américains, en quête de percherons, on peut parfois les suivre à la trace en examinant les livres de comptes (quand ils ont été conservés, ce qui est rare) des éleveurs et marchands de chevaux de l'époque. Ainsi le document ci-dessus nous apprend que William L. Ellwood, de passage à Houdan (Seine-et-Oise), le 30 mai 1887, chez le marchand de chevaux Gaston Béatrix y a fait l'acquisition, ce jour-là, de quatre percherons, vendus 1700 francs chacun.
Avec King of Perche, en couverture du Breeder's Gazette, on voit que William L. Ellwood avait aussi fait des achats dans le Perche en 1886. On peut penser qu'à l'occasion de ce voyage, l'éleveur de l'Illinois avait sans doute rendu visite à la famille Béatrix que l'on voit réunie sur cette photo, avec Gaston (moustaches blanches, à droite) et Maurice, son fils (à gauche) qui poursuivra l'activité de vente de chevaux après la première guerre mondiale.
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