Bonjour,
loloastre a écrit : ↑dim. août 23, 2026 6:23 pm
Bonjour,
Je suis à la recherche de Samuel Titoni depuis que Guy François l'a mentionné dans son "Petit Quizz de révision".
J'ai d'ailleurs émis, dans le sujet en question, l'hypothèse que le nom pourrait être Titoui.
[*]"il y a une mauvaise concordance Prénom Nom"
Je dirais plutôt que l'association d'un nom qui fait penser à une origine italienne et d'un prénom qui fait penser au judaïsme n'est pas des plus courantes. Mais je pense avoir déjà r
encontré de telles associations dans les recrutements de l'Algérie, du Maroc ou de la Tunisie. Je n'ai pas trouvé de correspondance dans les indexations des registres matricules des recrutements de l'Algérie. Quant aux recrutements du Maroc et de la Tunisie, les registres sont numérisés, mais pas encore indexés, donc je garde cela pour plus tard si besoin.
Cordialement,
loloastre
J'ai élargi encore les hypothèses hasardeuses :
j'ai suivi la piste du plomb et des mines de plomb - il y a à cette période des mines de plomb exploitées également en Algérie - Tunisie et en Espagne et un envoi important vers la France.
Pour le coup, la déformation du patronyme Titoui et le prénom Samuel, nous ramène en Nord Afrique , voir Espagne dans la communauté juive. J'ai une réponse avec le patronyme
Touitou https://gw.geneanet.org/flitox?lang=fr& ... muel+henri -
ce n'est pas bien sur le bon, époque contemporaine et la déformation phonétique du patronyme est trop importante - mais la famille coche les 3 cases : Samuel - Algérie - Communauté juive -
mais je pense que c'est une impasse -
ST est associée à la rondelle 55% d'étain et de 45% de plomb : je tente une piste locale :
voici une discussion avec IA Gemini :
Cette description correspond précisément à la réalité industrielle de la Première Guerre mondiale, particulièrement lors de l'effort de guerre intensif de 1917.
L'alliage composé de 55 % d'étain et 45 % de plomb correspond à une variante très courante de la soudure de plombier/robinitier (proche du point eutectique). En raison de sa souplesse, cet alliage était massivement utilisé pour concevoir des joints d'étanchéité malléables, capables de s'écraser sous la pression pour confiner les gaz des fusées d'obus.
La banlieue parisienne, notamment la ceinture allant de Saint-Denis à Ivry-sur-Seine, concentrait à l'époque de grands sous-traitants de la métallurgie qui alimentaient les arsenaux de l'État :
## 1. Le pôle de Saint-Denis (Métaux non ferreux et Armement)
* Les Tréfileries et Laminoirs du Havre (TLH) : Bien que leur siège historique soit normand, le groupe possédait de gigantesques ateliers de laminage et de tréfilerie en région parisienne. Dès 1915, [l'usine d'armement installée à Saint-Denis] (qui reprendra des locaux de Delaunay-Belleville) tournait à plein régime pour fournir des métaux laminés, des douilles et des composants de projectiles. [1, 2, 3]
* La Compagnie Française des Métaux (CFM) : Implantée fortement à Saint-Denis, cette entreprise majeure coulait et laminait des alliages de cuivre, de plomb et d'étain à destination de l'artillerie française. Elle a fusionné plus tard avec les TLH pour devenir le géant Tréfimétaux. [2, 4]
* Les Aciéries et Fonderies de Saint-Denis : Entièrement réquisitionnées sous le contrôle du [ministère de l'Armement en 1917], elles fournissaient la matière brute sous forme de barres ou de bandes en bandes continues. [5, 6]
## 2. Le pôle d'Ivry-sur-Seine (Plomb et Robinetterie industrielle)
* Les Fonderies de Plomb et Métaux Blancs d'Ivry : Ivry-sur-Seine était historiquement spécialisée dans les industries chimiques et la transformation des métaux lourds. En 1917, les fabricants de plomberie et de tuyauterie d'Ivry ont cessé leur production civile pour fondre et laminer des rubans de plomb/étain destinés au poinçonnage de rondelles et au ceinturage des munitions.
* La Robinetterie Industrielle et Fonderies de Bronze : Des usines privées et sous-traitants de robinetterie de précision (habituellement utilisateurs de soudure étain-plomb) ont été intégrés à l'effort de guerre. Leurs presses mécaniques servaient à estamper et à percer instantanément des milliers de rondelles à partir des bandes métalliques reçues.
## Le processus de fabrication en 1917
1. La Fonderie et le Moulage : L'alliage (55% étain / 45% plomb) était coulé en lingots.
2. Le Laminage : Les lingots passaient dans les laminoirs des usines de Saint-Denis ou d'Ivry pour être transformés en longues bandes minces (l'épaisseur exacte du futur joint).
3. Le Poinçonnage : Ces bandes de métal tendre étaient passées sous des presses à découper (souvent opérées par des femmes, les "Munitionnettes", venues remplacer les ouvriers mobilisés). La machine découpait la rondelle d'un seul coup (diamètre extérieur et trou central). [7]
4. L'Assemblage : Les caisses de rondelles étaient expédiées vers les usines de chargement (comme Renault à Billancourt ou Citroën au Quai de Javel) pour être insérées sur les têtes de fusées d'obus.
[1] [
https://patrimoine.seinesaintdenis.fr](
https://patrimoine.seinesaintdenis.fr/U ... s-du-Havre)
[2] [
https://fr.wikipedia.org](
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9f ... s_du_Havre)
[3] [
https://en.wikipedia.org](
https://en.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9f ... s_du_Havre)
[4] [
https://en.wikipedia.org](
https://en.wikipedia.org/wiki/Compagnie ... %C3%A9taux)
[5] [
https://archives.saintdenis.fr](
https://archives.saintdenis.fr/ark:/153 ... 017e07543b)
[6] [
https://fr.scribd.com](
https://fr.scribd.com/document/61907717 ... nde-Guerre)
[7] [
https://pop.culture.gouv.fr](
https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA76000145)
Cordialement,
Frédéric