Question bête sur la mobilisation allemande

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Cuchlainn
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Question bête sur la mobilisation allemande

Message par Cuchlainn »

Bonjour,

Cherchant toujours à camper une nouvelle fantastique se déroulant sur le front de l'Aisne fin 14, début 15, j'ai une question tout à fait bête.
J'ai compris qu'à la mobilisation allemande, une partie des réservistes intégraient les divisions d'infanterie d'active (ID) qui voyaient leurs effectifs gonfler, et que d'autres formaient des divisions de réserve (RD). Qu'en est-il de la cavalerie ? Les brigades de cavalerie sont dissoutes et leurs régiments rejoignent telle ou telle division d'infanterie, OK; mais :
Reçoivent-elles aussi des réservistes en renfort ?
Peut-on imaginer un professeur qui, à la mobilisation, rejoindrait, en tant que réserviste, un régiment de hussards, ou dois-je obligatoirement faire de mon personnage un fantassin ?
Merci beaucoup !
Cdlt
C.
"Sur un banc étaient rangés quinze ou vingt bonshommes qui avaient bien une douzaine de jambes à eux tous." (Duhamel)
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kglbayrRIR2
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Re: Question bête sur la mobilisation allemande

Message par kglbayrRIR2 »

Bonne journée.

Il n'y a pas de questions bêtes, seulement des réponses bêtes !

J'aimerais pouvoir vous aider davantage, mais nous sommes constamment confrontés au problème de la perte, hélas, des archives militaires prussiennes. Cependant, d'après les registres de mobilisation bavarois, je constate au moins que les réservistes de la cavalerie étaient traités de la même manière que ceux de l'infanterie.
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Le royaume de Bavière ne possédait malheureuse pas de régiments de hussards. L'équivalent le plus proche était les *chevau-légers* (prononciation bavaroise : « Schwolla-Schées »).

Si je comprends bien, votre personnage principal est censé être un « professeur ». En Allemagne, ce titre désigne aujourd’hui généralement un professeur d'université ou d'école supérieure. Toutefois, ici en Bavière (et en Autriche), nous avons appelé autrefois nos professeurs de *Gymnasium* « Herr Professor ». Comme leurs homologues français, ils étaient agrégés à l’époque. Aujourd'hui, en revanche, la formation des enseignants du *Gymnasium* est uniforme dans toute l'Allemagne. De nos jours, on ne l'appelle plus « Professeur ».
Je suppose donc qu'il s'agit d'un jeune professeur (peut-être dans un pensionnat de jeunes filles ?). Je pourrais me glisser dans ce rôle, car j'ai la même formation. :D

Je suggérerais de choisir un officier du célèbre régiment de hussards von Zieten, car ce régiment — du moins en tant que « demi-régiment » — a combattu le long de l'Aisne à cette époque.

https://de.wikipedia.org/wiki/Husaren-R ... hes)_Nr._3
https://digital.wlb-stuttgart.de/index. ... Bpage%5D=1

Zieten fut le fondateur de la cavalerie prussienne à l'ère du « Vieux Fritz » (le roi Frédéric II de Prusse). Il existe également des liens littéraires : à la fin du XIXe siècle, Leon Armand de Ardenne servit dans ce régiment ; il fut immortalisé par Theodor Fontane (dont les grands-parents étaient originaires du sud de la France !) dans le roman à succès *Effi Briest*. (Une Anna Karénine allemande !)

https://de.wikipedia.org/wiki/Armand_von_Ardenne
https://de.wikipedia.org/wiki/Effi_Briest

Dans l'ensemble, les régiments de cavalerie ne furent généralement pas officiellement dissous (bien qu'il y ait eu des exceptions). Ils furent plutôt répartis entre diverses divisions sous forme de demi-régiments ou d'escadrons. Sur le plan organisationnel, toutefois, l'unité régimentaire demeura intacte.

Il était toutefois naturellement très humiliant pour ces fiers cavaliers de devoir combattre dans les tranchées en tant que « fusiliers », à l'instar de simples fantassins. Pour l'essentiel, cependant, ils s'acquittaient de tâches liées à la logistique, à la reconnaissance et aux communications.

Bien cordialement
Joseph
.. Les officiers français étaient impuissants. Aucune persuasion n'a aidé, pas même l'avertissement de suivre l'exemple des courageuses troupes bavaroises. ..
Histoire rgtaire du RI Bavarois n°8 : Retraite de Russie (1813); p.380.
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