Bonne soirée.
Le soldat de réserve d'infanterie Josef Götz, né le 13 décembre 1891, était originaire de Schwarzhofen, dans le district de Neunburg im Wald (Haut-Palatinat, Bavière). Dans le civil, il exerçait le métier de compagnon charron. Ses parents, Mathias (+) et Katharina Götz (née Wittmann), tenaient un atelier de charronnerie à Schwarzhofen. Josef Götz était célibataire.

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Les circonstances de sa mort sont similaires à celles de Josef Kraus. Lui aussi fut touché par une balle de fusil à
Chauvoncourt (une balle dans l'abdomen !) le 16 novembre 1914. Grièvement blessé, il succomba à ses blessures le 17 novembre 1914 à l'hôpital militaire de Saint-Mihiel. Selon son dossier militaire, il fut inhumé au cimetière militaire de Saint-Mihiel.
Josef Götz effectua son service militaire du 21 octobre 1911 au 21 septembre 1912 au sein du 5e régiment d'infanterie « Grand-Duc Ernst Ludwig de Hesse ».
Mobilisé le 4 août 1914 pour le 6e régiment d'infanterie bavarois, il était déjà au front le 8 août 1914. À l'instar de Josef Kraus, il appartenait à la 12e compagnie.
Le commandant de l'epoque de la 12e compagnie était, soit dit en passant, le premier-lieutenant Reitzenstein, qui joua un rôle crucial dans la reddition de la garnison du fort Camp des Romains le 25 septembre 1914. Il était parvenu à lancer des grenades à main dans les conduits d'aération du fort. La garnison française, contrainte de se rendre sous le feu de l'artillerie, était entassée dans quelques pièces situées sous ces conduits.
Le 16 novembre 1914, le premier-lieutenant Reitzenstein fut aussi grièvement blessé.

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La mort des ceux deux soldats de la 12e compagnie s'explique aisément par les informations contenues dans l'histoire du régiment. Après l'attaque des troupes françaises contre les positions avancées bavaroises sur la rive ouest de la Meuse, les 10e et 12e compagnies du 6e régiment d'infanterie (kb 6. IR) furent parmi celles alertées et chargées de porter secours à leurs camarades de l'autre côté de la Meuse, menacés d'encerclement. Pour ce faire, ils durent cependant se frayer un chemin à travers un véritable mur de feu qui se dressait devant et au-dessus des ponts de la Meuse. Il est fort probable que tous deux aient été touchés lors de cette traversée périlleuse de la Meuse.
Voici un résumé des batailles du point de vue du commandement régimentaire.
(…)Trois jours de combats acharnés se sont écoulés, infligeant de lourdes pertes aux Français. Outre cinq officiers et 300 hommes, on dénombre au moins 700 morts. Ils ont combattu avec bravoure ; il s’agissait de volontaires issus de tous les régiments entre Verdun et Toul. Des officiers locaux de la garnison du 150e régiment d’infanterie, en temps de paix, les commandaient. Nos pertes sont également élevées, mais elles restent minimes comparées à celles de l’ennemi. Un ordre régimentaire indique : « Le régiment a subi 220 pertes, dont 60 morts. » (…)
J'ai finalement trouvé le cimetière où sont enterrés les deux soldats. Ils ont chacun leur propre tombe.
http://www.denkmalprojekt.org/2025/troy ... k1_fr.html
À mon avis, il reste encore des informations à ajouter sur les soldats individuellement, notamment Josef Kraus et Josef Götz.

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Cordialement
Joseph