Re: Danse

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Inouk44
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Re: Danse

Message par Inouk44 » lun. déc. 29, 2014 10:09 pm

Danses traditionnelles.
  • Les Troupes coloniales.
Dès le début de la guerre, les pertes en soldats français sont immenses. Pour faire face à cette hémorragie, le haut commandement décide de mettre à contribution les hommes vivant dans les colonies. Pour la première fois de son histoire, les troupes coloniales interviennent massivement sur le sol de la métropole. C'est la grande occasion pour le peuple français de croiser ces Français venus d'ailleurs... Les traditions dansées se croisent!

En 1914, la France dispose d'un immense Empire colonial qui comprend:
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En AFRIQUE du NORD

- le MAROC : protectorat depuis l'accord franco allemand du 4/11/1911. Le nord du Maroc, le Riff est occupé par l'Espagne.
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Légende: Spahis marocain effectuant une danse de la victoire.
(Voir l'article consacré à ce fait d'armes.)
  • Extrait d'un film français muet de 8'09" intitulé à tort "Tirailleurs Algériens". Il s’agit, malgré le titre du film, du 4e régiment de tirailleurs marocains originaires de l'Amalat d’Oujda comme on peut le voir sur cette photo extraite du film.
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Vous pouvez visionner le film ici : => http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Inte ... ropeanaapi (Source ECPAD -Copyrights: Free Access - Rights Reserved)
à 4'30" du film une séquence intitulée "Réjouissances en usage chez les tirailleurs" montre des danses symboliques et des danses d'adresse.


- l'homme-cheval (1'30"): un thème que l'on retrouve dans de nombreux pays, la confrontation dansée et symbolique entre un homme à pied et un autre déguisé en cheval ou un cavalier.

- une danse des fusils / danse aux fusils (1'20"), à mi-chemin entre la danse et l'exercice d'adresse du maniement d'un fusil mais que j'ai quand même qualifié de "danse", vue la grande dextérité des danseurs et le caractère incontestablement artistique de l'exercice.

- Un dessin de Paul Jouve (1878 -1973) intitulé "Sur Ypres , Goumiers dansant la "Danse des fusils" - (juillet 1915)
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Source:Réunion des Musées Nationaux - (C) ADAGP Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / image musée de l'Armée



- l' ALGÉRIE : colonie depuis 1871 divisée en 3 départements: Oran, Alger, Constantine.
  • Régiment de Zouaves
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Légende: Soldats exécutant la "danse du ventre".
Source : Gallica / Bnf
  • Extrait d'un film muet de 1915 de 9' 33" intitulé "Les spahis algériens en Belgique", on voit à 1'30" du film, des danses avec des fusils.
http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Inte ... B_121.html
Source: Ecpad Ref: 14.18 B 121


- la TUNISIE : protectorat depuis 1881.


En AFRIQUE OCCIDENTALE FRANCAISE (AOF)

- le SÉNÉGAL
  • Tirailleurs sénégalais à Bourbach-Le-Haut - Haut-Rhin (68) Alsace - France 25 avril 1918
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Légende: Le 44ème Bataillon de tirailleurs sénégalais danse dans son cantonnement à Bourbach-Le-Haut - Haut-Rhin (68) Alsace - France 25 avril 1918
Cette photo est extraite du film "Les tirailleurs sénégalais en Alsace" film français muet de 1918 d'une durée de 15'40" et qui relate la vie des soldats dans ce cantonnement.
Vous pouvez le visionner ici : => http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Inte ... ropeanaapi (Source ECPAD - Réf:14.18 A 422)
La séquence de danse commence à 8'02" du film et se poursuit jusqu'à 11'13". Il s'agit de l'une des plus longues séquences cinématographiques sur ce thème que j'ai pu trouver pour cette époque. Bien que le film soit muet, on peut voir 2 fifres qui accompagnent les danseurs, ainsi que de nombreux spectateurs qui les encouragent en tapant le rythme dans leurs mains. La danse très animée semble laisser une grande part à l'improvisation.

  • Dans la revue "Folklore de Champagne" n° 128 du 4ème trimestre 1991 ,André Bienaimé raconte ses souvenirs d'enfance alors qu'il vivait dans le village de Pougy (Aube - 10) durant la guerre 14-18.
Il se souvient en particulier des tirailleurs sénégalais qui cantonnèrent dans son village et des danses qu'ils pratiquaient:
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(...)Ce bataillon [de tirailleurs sénégalais] était formé d'individus de tribus différentes. Le dimanche sur la place de la halle. Ils se réunissaient par petits groupes pour "faire Tam-Tam". Ils formaient un cercle au centre duquel se tenaient deux danseurs. Certaines danses étaient assez osées surtout lorsque l'un des danseurs représentait l'homme et l'autre la femme. Ces exhibitions étaient parfois cocasses- pour ne pas dire plus! Aussi les officiers d'encadrement recommandaient-ils aux mères de famille de ne pas laisser les jeunes filles assister au spectacle. Depuis les mœurs ont bien changé!


:hello: Si un de nos amis Sénégalais pouvait nous apporter quelques précisions sur cette danse (son nom, sa provenance, sa signification, les occasions où elles se pratique, ou toute autre information permettant de nous éclairer), ses remarques seront les bienvenues!

- le SOUDAN FRANÇAIS
- la GUINÉE FRANÇAISE
- la COTE D'IVOIRE
- le DAHOMEY



En AFRIQUE ÉQUATORIALE FRANÇAISE (AEF).

- le CONGO et les territoires à l'est du lac Tchad.



En AFRIQUE ORIENTALE FRANÇAISE.

- CÔTE FRANÇAISE DES SOMALIES (DJIBOUTI)
  • Somaliens effectuant une danse de la guerre.
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Source : www.delcampe.net

- MADAGASCAR Image
Crédit photo: Alliance Française de Dhaka
Danse exécutée sur le Front de l'est - Dzuma -Macédoine - Grèce - Juin 1916

-Danses Vakinan karatra (Madagascar)
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Source: www.delcampe.net
Danses exécutées au camp de Port Saïd (Egypte)



- Archipel des COMORES Image

- L'ile de LA RÉUNION


COLONIES FRANÇAISES D'ASIE.
- l'INDOCHINE FRANÇAISE
- la COCHINCHINE
- le CAMBODGE
- Protectorat du ANNAM
- le TONKIN
Près de cent mille Indochinois originaires des pays du Vietnam, du Laos et du Cambodge ont participé au premier conflit mondial. Dès 1915, quatre mille six cents ouvrier
s rejoignent la métropole pour travailler dans l’aviation mais le gros des troupes arrive à partir de 1916, pour constituer dix-neuf bataillons de tirailleurs indochinois (BTI), auxquels il faut ajouter neuf mille infirmiers et cinq mille conducteurs automobiles, soit au total quarante-trois mille personnels. Parallèlement, près de quarante neuf mille travailleurs coloniaux sont envoyés en France pour être employés dans des usines et dans l’administration.
Source ECPAD =>http://centenaire.org/sites/default/fil ... ietnam.pdf
  • Soldats annamites effectuant une danse. - Salonique - 28 novembre 1916
Image
Source:www.delcampe.net - World History Photos


COLONIES FRANÇAISES D'AMÉRIQUE.
- ST PIERRE ET MIQUELON
- la GUADELOUPE
- la MARTINIQUE
- la GUYANE FRANÇAISE

COLONIES FRANÇAISES D’OCÉANIE.
- la NOUVELLE CALÉDONIE
- les Iles polynésiennes.

Quand je parle de "colonies", je me situe en 1914! Il est évident qu'aujourd'hui tous ces pays ont acquis d'autres status (DOM, TOM, pays indépendants,...).

:hello: ... et si j'en ai oubliés, n'hésitez pas à me le faire savoir. Même chose si vous avez des documents concernant les pays cités.


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Re: Danse

Message par Inouk44 » dim. janv. 04, 2015 12:38 am

Danses Traditionnelles


Travailleurs chinois.
  • Les Chinois n'ont pas participé en tant que soldats à la Première Guerre mondiale. En 1915, le président Raymond Poincaré et le roi George V signent une convention avec l’empereur Yuan Shikai, de la dynastie Qing pour employer des travailleurs chinois. Entre 1916 et 1919, ce sont près de 150.000 Chinois qui arrivent dans le nord de la France pour être employés principalement aux travaux de terrassement. Ils ont aussi été employés dans les ports au déchargement des bateaux, dans les mines ou à l'arrière dans les usines d'armement.
  • Travailleurs chinois dans un camp dans le Nord de la France en 1917.
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Image
on retrouve cette photo exploitée par un magazine anglais de l'époque (lequel?) avec la légende suivante:
"Membres d'un bataillon de travailleurs chinois derrière les lignes de front, célébrant leur nouvel an (11 février) en dansant au son d'instruments improvisés. Le "tambour" est une boîte de biscuits vide tandis que les cymbales sont de vieux casques d'acier."

  • Concernant les danses chinoises, dans le post suivant, I M Louis Jean, nous apporte quelques informations supplémentaires.
pour compléter le sujet, je vous recommande bien sûr aussi, la lecture des blogs suivants qui vous en apprendront un peu plus sur leurs conditions de recrutement et de vie en France à cette époque:
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Re: Danse

Message par Inouk44 » mar. janv. 13, 2015 1:20 am

Danses modernes
  • Le Tango
"Il est impossible de proposer une date exacte de naissance du tango, mais il est généralement admis que le Tango vient de la banlieue de la Ville de Buenos Aires et ses environs (Gran Buenos Aires) dans la fin du XIXe siècle.
(...)
Au début du XXe siècle, de nombreux jeunes hommes de bonne famille aimant à s'encanailler et à séduire facilement, vont découvrir le tango. Il leur est cependant impossible de le danser avec les jeunes filles de leur milieu, car immoral aux yeux de leur classe. C'est donc à Paris, lors de leurs voyages initiatiques de jeunes bourgeois, qu'ils initieront la société parisienne, cosmopolite et à l'affût de toutes les nouveautés pour s'égayer, à cette danse des bouges et des tripots. Très vite, le tango va être adopté par la capitale française. Choyé, il acquerra ainsi ses lettres de « bourgeoisie ». C'est grâce à cette aura européenne que le tango se diffusera dans la bonne société argentine et uruguayenne, en retournant ainsi sur ses terres natales."
Source Wikipédia

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- En 1913, deux pièces de théâtre présentées à Paris mettaient en scène des femmes dansant le tango entre elles. Ce sont " Si j'ose m'exprimer ainsi ", de Jean Bastia, et " Le tango ", de Jean Richepin. A la même date, l'Argentin Enrique Garcia Velloso avait abordé ce sujet dans " El tango en Paris ", œuvre théâtrale qui servira de trame, en 1956, au film du même nom de Arturo S. Mom.
  • Mr et Mme Richepin, Spinelly et Lavallière (les deux femmes dansant le tango) : Photographie de presse / Agence Rol - 1913
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Source: Bnf/ Gallica



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Crédit photo: John Minnion / Copyright Lebrecht / Rue des Archives

  • Mais la danse lascive et langoureuse acquiert très rapidement une mauvaise réputation.
Extrait de "En marge de la médecine" par le Dr A. Fraikin Ed A Maloine - Paris - 1914.
"Encore un autre exemple récent (on a vraiment l'embarras du choix). Une danse peu gracieuse, assez lascive, bien moins jolie que la valse, et qui nous vient des basses classes de la République Argentine - le tango - fait fureur. Mais pas, comme on pourrait le croire, dans le peuple (le tango ne vaut guère mieux que la valse chaloupée) mais dans le monde chic. La folie de nos snobinettes est telle qu'elle émeut même les évêques, et qu'ils se croient obligés d'interdire ces balancements excessifs. - L'engouement de nos jolies détraquées a été si grand qu'on a vu des professeurs de tango, furlana, trémoutarde, et autres... balançoires venues du Brésil, de l'Argentine, ou plus simplement de Montmartre, amasser en quelques mois de véritables fortunes."
Source Bnf/Gallica
  • Dans un édito intitulé "1914: l'église déclare la guerre au tango", vous trouverez quelques articles de janvier 1914 repris par le quotidien "Le Figaro" à propos de l'indécence de cette danse et sa condamnation par l'Eglise. => http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... -tango.php



  • La réputation sulfureuse du tango est telle que sur le dessin qui suit, le tango est associé à une danse macabre pour une affiche de propagande de Louis Raemaekers (1869-1956), intitulée "The german tango" - le tango allemand.
(voir le post consacré aux Danses macabres => http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... .htm#t2115)
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  • Plus réjouissante, cette partition illustrée pour une chanson parodique et patriotique , "On dans'ra l'Tango" de R.Rameaux, E.Jaquinot, qui promet de faire danser le tango à l'ennemi.
Image

dont l'origine se trouve certainement dans cette autre chanson intitulée " On dansait l'Tango" paroles de Amelet et musique de Ch. Guindani.
Image
Tout ceci nous renvoie à un post de ce forum, où une internaute se posait des questions concernant les paroles d'une chanson trouvées dans un carnet et que je re-poste ici : => http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... 1.htm#t854



  • Le dernier tango.
Sur cette carte, les ennemis autrichiens et allemands, transformés en cochons, sont ridiculisés à travers la danse à la mode: Le tango.
Image
Source: www.delcampe.net

Commentaire: L'analogie entre cette danse réputée "cochonne" et la caricature des 2 empereurs sous des traits porcins n'est certainement pas le fruit du hasard...



  • Durant la guerre, la vie mondaine est descendue de Paris vers Nice, mais Deauville accueille encore quelques irréductibles. C'est également le lieu de repos des troupes Anglaises et Écossaises. Un témoignage étonnant nous est fourni par Georges-Michel Michel dans son livre intitulé "L'époque Tango tome 2, le Bonnet Rose, La vie mondaine pendant la guerre" - 1920 :
    "On danse pourtant le tango à Deauville. Mais il faut se lever à cinq heures du matin pour voir cela, en plein air, en plein jour, sur la plage. A cette heure matinale, tout le camp anglais, qui vit sur la colline, descend en costumes de highlanciers sur le sable et prend son quotidien bain de mer. La plupart sont des convalescents. Et pour « la réaction », au lieu de boire l’apéritif, ils dansent, entre eux. Et ils dansent quoi? horror ingens [comble de l’horreur] : le tango, le subversif tango joué par le bag-piper de la compagnie. Ah ! sur cette plage normande, dans le petit matin, cet air argentin beuglé par un instrument d’Écosse, devant cinquante couples masculins en peignoirs, ou une serviette jetée sur les épaules... Un pas en avant, deux pas en arrière... C'est le tango, tango de guerre, tango triste, malgré les jeunes figures rieuses de toutes leurs longues dents britanniques !..."
  • Le 01 avril 1917, parait l'article suivant dans les colonnes du périodique "Fantasio", relatant une séance clandestine de danse dans un hôtel parisien :
    "-Tous les journaux ont parlé d'une descente de police effectuée récemment dans un discret petit hôtel du quartier de l'Europe.
On y pénétrait nuitamment avec ce mot de passe : « Je viens chercher Borromée » et l'on s'y livrait jusqu'à l'aube aux douceurs du tango.
Lorsque la police intervint, elle trouva là nombre de jeunes officiers français, anglais, belges, voire russes ou serbes et un nombre au moins égal de jeunes femmes dont quelques-unes appartenant à des théâtres plus ou moins subventionnés.
Il y avait aussi des civils.
Et parmi ceux-ci, un conseiller municipal très très parisien, et un jeune député très très provincial.
Le conseiller est franchement réactionnaire, le député fougueusement socialiste. La passion du tango les avait rapprochés.
Et c'est peut-être à leur présence en ce temple illicite de Terpsichore que les autres délinquants durent de n'être point inquiétés."[/quote]Source : Fantasio - Magazine gai sur Bnf/Gallica
  • Merci à Elise49 pour m'avoir signalé cet article.
On retrouve d'ailleurs dans les colonnes du Figaro du 23 février 1917, un article détaillant un peu plus cet incident:
Gazette des Tribunaux - NOUVELLES JUDICIAIRES
M. Tanguy, commissaire de police, opérait, ces jours derniers, une descente dans un hôtel situé 24, rue de Liège où, disaient les lettres anonymes reçues, « on jouait un jeu d'enfer ».
Pour pénétrer dans l'immeuble M. Tanguy avait recouru au mot de passe qui lui avait été indiqué. D'une voix en sourdine, il avait dit "Je viens chercher Borromée." Ce «Sésame, ouvre-toi! » lui avait permis de pénétrer immédiatement dans le salon de jeu, où se trouvait un grand nombre de joueurs et de joueuses. La présence de l'honorable commissaire de police fût restée inaperçue, si M. Tanguy ne s'était approché du banquier et d'une voix forte n'avait fait connaître sa qualité; - "Je suis commissaire de police", dit-il. "Je suis M. Tanguy." A ce mot « Tanguy », joueurs et joueuses se levèrent avec empressement, firent cercle autour du magistrat et, se tenant par la main, dansèrent une farandole échevelée, en chantant "Tanguy-Tango!" "Tango-Tanguy!". Un quart d'heure durant, le commissaire de police subit ce spectacle qu'il était le seul à ne pas trouver drôle. Enfin les chants et les danses cessèrent et le commissaire de police put instrumenter légalement. Cet incident drolatique fut connu du propriétaire de l'immeuble, M. Georges Foliol Chevalier, qui habite, rue Félix-Faure, à Yvetot. Le 15 janvier dernier, M. Lechevalier avait loué son petit hôtel, avec les meubles qui s'y trouvaient, moyennant 12,000 francs par an à MM. Emmanuelli, Celier et François. Hier, le propriétaire a obtenu en référé, de M. le juge Eugène Dreyfus, l'expulsion, dans les quarante-huit heures, de ses trois locataires et la nomination de Me Legru, huissier, pour dresser un constat des meubles se trouvant dans l'hôtel.
Source :Le Figaro dans Gallica/BNF





- De nombreux sites sont consacrés au Tango. en voici quelques uns parmi les plus intéressants:
  • Le site dont est extrait l'information précédente, détaille les origines du tango. Il contient un certain nombre de documents très intéressants, surtout en ce qui concerne l'apprentissage entre hommes, de cette danse. Vous pouvez le consulter ici. => http://www.histoire-tango.fr/grands%20t ... htm#marine
  • Un article de 2 pages sur un blog, consacré au tango :
1ère partie http://eve-adam.over-blog.com/article-1 ... 39935.html
et 2ème partie : http://eve-adam.over-blog.com/article-1 ... 39996.html



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Re: Danse

Message par Inouk44 » ven. janv. 16, 2015 10:43 pm

Danses modernes

La scottish

  • Concernant la Scottish, Wikipédia nous dit ceci:
    La scottish est une danse de bal et de salon qui se danse en couple, de mesure binaire (2/4), sans rapport avec l'Écosse. Elle est introduite en Grande-Bretagne en 1848 sous le nom de German polka et apparaît dans les salons parisiens deux ans plus tard sous le nom de shottish. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, elle est renommée scottish du fait des forts sentiments anti-allemands.
Cette danse nous provient du sud de l'Allemagne où elle porte le nom de "schottisch". Il semblerait qu'elle soit apparentée à la famille de danses nommée "Rheinländer". L'origine de son nom est obscure et signifie "écossaise", bien que cette danse soit inconnue du répertoire écossais au moment où elle se diffuse en Europe. Bien que la danse soit déjà ancienne, elle est encore très prisée au moment ou éclate la Première Guerre Mondiale. On retrouve de nombreux textes qui y font référence.

  • Un article paru dans "La revue de Paris" bi-hebdomadaire du 15 novembre 1918, évoque le passage de Jim, un soldat australien blessé aux yeux, à l’hôpital de Saint-Dustan. Il précise l'adresse: "Horseferry Road, London (Westminster)". Dans cet article où il est accompagné de Joan, une nurse qu'il nomme "Matron", il précise notamment, les danses qui sont pratiquées lors de ces bals:
    "Deux choses frappèrent Joan dès qu'elle entra dans la salle: l'éclairage sombre de cette salle de bal, et la gaîté des danseurs. Ceux qui ne dansaient pas causaient avec les jeunes femmes venues pour les distraire. (...) Les couples tourbillonnaient sans se bousculer plus que dans une salle de bal ordinaire; les danseurs accompagnaient l'orchestre en sifflant ou en chantant lorsque la valse était une de celles qu'ils préféraient. Des cris de joie et des "encore" saluaient les dernières mesures de chaque danse , et la "scottish" se terminait toujours au milieu de cris sauvages que poussaient les Écossais présents.(...) Ils traversèrent la salle dès que les danseurs eurent applaudi le "Fox-trot" qui avait toujours le plus grand succès."
    Source Bnf/ Gallica

  • On la joue et on la danse pour se distraire dans les camps de prisonniers comme en témoigne cet article paru dans "l'Intermède" journal édité et publié dans le camp de Würtzburg dans son N°44 du 11 mars 1917.
Image
Source Bnf/ Gallica - L'intermède, Journal des prisonniers du camp de Würtzburg.




Vous trouverez ici un aperçu de cette danse (à télécharger) => http://memory.loc.gov/ammem/dihtml/divideos.html#vc056


Si sur un film, on reconnaît rapidement la Scottish, il est plus difficile sur une photo de distinguer, s'il s'agit d'une polka, d'une valse ou d'une scottish, d'autant qu'il est visible que pour un certain nombre d'entre elles, les danseurs ont "posé".



Je vous soumets quand même quelques clichés ou dessins de cette époque qui pourraient être attribués à des scottishes.
  • Etats-Unis - Monmouth Park, New Jersey le 21 juin 1917.
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  • Allemagne - Carte postale humoristique intitulée "DamenWahl" çàd "Le choix des Dames".
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Commentaire: Dans la tradition ancienne de danse, les Dames choisissaient leur partenaire pour le Bal.
En socio-biologie on attire l'attention sur le fait que ce "choix des Dames",correspond au fait que, dans la nature, ce sont presque toujours les femelles qui jouent le rôle décisif (Sélection intersexuelle) lors de l'élection du partenaire.
Ici, bien sûr, le titre de la carte est ironique, puisqu'il n'y a que des hommes...


  • France - Un dessin humoristique de Pavis paru dans le journal "La baïonnette" n°132 du 10janvier 1918 et intitulé "Un bal au cantonnement".
Image




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Re: Danse

Message par Inouk44 » lun. janv. 26, 2015 3:49 pm

Danses modernes
  • La valse
Il s'agissait au départ d'une danse festive paysanne dont les sauts, voltiges et accidents étaient fréquents. La valse fera son entrée à la cours des Hasbourg d'Autriche au 17e siècle siècle. Elle va alors connaître diverses variations pour s'adapter aux salles de bal. Les sauts vont disparaître et la position fermée du couple, avec la danse emboîtée dans les bras du danseur voit le jour.
On la dépeindra aussitôt comme la "danse interdite". En effet jusqu'alors les danses étaient essentiellement en ligne et le contact entre l'homme et la femme très réduit. La proximité et l'intimité du couple introduite par la valse est présenté comme une posture obscène et malsaine. Le clergé ne tardera pas à se positionner contre la valse. Heureusement les curés d'Autriche furent un peu plus tolérants et ne s'opposèrent pas à cette simple "manifestation festive".
La valse va connaître un nouvel essor au temps de Napoléon. Tout d'abord après Austerlitz (1806) des français s'installent à Vienne. L'un deux Pierre Meunier y fonde une salle le Bal du Nouveau Monde. Il amène dans ses bagages le parquet qui révolutionnera la danse. Sur ce nouveau revêtement la valse abandonnera sa démarche sautillante héritée de son passé paysan, et évoluera vers des pas glissés.
Quelques années plus tard, après Wagram, Napoléon est de retour à Vienne. S'il n'est pas réputé bon danseur, il n'en était pas moins un amateur de valse. Il favorisera ce nouvel art et contribuera à sa diffusion en France. Durant les dernières années du règne de Napoléon, Paris sera la capitale de la valse en Europe.
Après la chute de l'Empire, Vienne redeviendra le centre mondial de la valse, et la musique connaîtra ses plus grandes heures sous les notes des Strauss et de leurs contemporains.
Il faudra attendre longtemps avant que la valse ne s'implante outre-manche. Si elle fait sa première apparition dans un bal princier en 1819, elle est très loin d'être acceptée par l’Église. Il semble cependant que la reine Victoria était elle aussi une grande amatrice de valse.
A la fin du XIXe siècle la valse continue d'évoluer et donne naissance à une nouvelle danse : le Boston. Cette lente marche à trois temps ne survivra pas à la première guerre mondiale, mais inspirera la valse anglaise qui elle, existe toujours.
Source : Extrait du site consacré à la danse : "le monde de Karpok" http://www.karpok.com/Danse/Danse/Valse.php © 2009 Karpok


  • Carte postale allemande de O. Landsberger intitulée "Der Walzer"
Image
Source www.delcampe.net


  • Au moment où éclate la Première Guerre mondiale, la valse est déjà une danse ancienne (elle a plus de 100 ans) mais toujours à la mode. Elle est appréciée autant de la bourgeoisie que des classes populaires.
Un article paru dans "Limoges - illustré" du 01er février 1905, évoque un bal du syndicat des employés de commerce au cours duquel
"(...)Valses, mazurkas, polkas, quadrilles, etc., ont été successivement joués par un brillant orchestre."



  • Toutes les expressions argotiques qui s'apparentent à la danse, s'appliquent aussi à la valse. Par exemple: "Prendre une danse / Prendre une valse", "Mener la danse / Mener la valse" etc. Voir le post consacré au vocabulaire.
Il n'est donc pas surprenant de voir le thème de la Valse apparaître dans les danses visant à ridiculiser l'ennemi, d'autant que beaucoup se souviennent de l'origine germanique de celle-ci.
  • Carte postale intitulée "Valse lente". Sur cette carte postale, les alliés dansent sur le Rhin (rein) de l'ennemi.
Image
Source:www.delcampe.net



Mais la valse reste très prisée, autant des alliés que des allemands et sera souvent dansée entre soldats.
  • Extrait d'un article intitulé : "Villages du front" du journal belge "Fantasio" daté du 01 juillet 1916.
"A six heures tapant, heure sacramentelle de l'ouverture des cafés le soir, une cohue de prottes fait irruption dans la salle! On pousse les tables dans un coin, les chaises dans l'autre. Un musicien avec un accordéon tellement poisseux qu'il semble sortir d'une friture, se juche sur un escabeau! Puis pendant deux heures pleines avec une grande fougue, il égrène toutes les perles de son répertoire. La musique boche y prime : "Veuve joyeuse" et autres viennoiseries! Do-do-mi-sol-do. Et les prottes s'enlacent avec des gaucheries cocasses et tournent et polkent et valsent! A part une matrone mafflue qui préside au comptoir, aucune femme ne participe à ces séances de Callisthème! C'est que tudieu! elles ont mieux à faire! La danse, le flirt, l'amour! Bagatelles que tout ça! Au front les femmes sont sérieuses, actives, économes, âpres au gain comme de vieux Grecs!
Les braves poilus dansent donc entre eux. Ils tournent parmi la fumée opaque des pipes. Par moments leurs pieds glissent sur les petites mares qui étoilent le plancher boueux. Entre deux valses ils s'arrosent le gosier de multiples rasades tout en échangeant des vues très personnelles sur la situation ou sur les "faits divers" du cantonnement!
Do-mi-sol-do! la sarabande reprend! Ils tournent, tournent, tournent. Le poilu, de temps à autre, ferme les yeux, se laisse conduire par le rythme berceur de la valse et croit enlacer sa payse qui l'attend là-bas par delà l'Yser dans un beau pays!"
L.Somerhans - Armée belge en campagne
Source : Gallica/ Bnf http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 ... f4.highres

  • Elle apparaît ici dans un article du "Berliner illustrirte Zeitung" du 28 novembre 1915.
Image
Légende : "Ein Walzer im Wald / Une valse en forêt"


Sur les photos il est difficile de reconnaître à coup sûr quelle danse est exécutée. Je vous soumets quelques clichés:
  • Etats-Unis - Monmouth Park, New Jersey le 21 juin 1917.
Image

  • Allemagne - Danse en couple, (valse?) - non datée
Image
Légende: La guerre 14-18 - A l'arrière du front Image 217

Source : Flickr.com - Collection de Michael Studt
Der Weltkrieg 1914-1918 Hinter der Front Bild 217
Der Weltkrieg 1914 -1918
Zigaretten-Bilder Sammelalbum
> Marke ECKSTEIN
Herausgeber: Cigaretten-Bilderdienst Dresden A.1
(Dresden / Deutschland; 1936)
ex libris MTP


  • Grande-Bretagne - une photo intitulée "A waltz on the Knolls (an old Roman camp)" (une valse sur le Knoll (Knoll Camp - Site archéologique - Hampshire) - 1917
WGS84 50° 57′ 58.63″ N, 1° 51′ 34.85″ W50.966286, -1.85968
Image
Soldats australiens - 1917 Source :www.delcampe.net

  • Les soldats utilisent le terme "valse" dans un sens imagé, pour désigner dans un combat, une pluie de balles ou d'obus.
- Dans un courrier où il relate sa première bataille, Louis DORE du 165ème RI écrit à ses parents cette lettre en date du 06 décembre 1914:
Je vous écrirai une carte quand vient mon tour de garde je monte mon heure de faction réglementaire quand mon camarade vient me relever, 3 ou 4 coups de feu éclat presque en même temps voilà des fusées qui éclairent le terrain et l’on aperçoit les ombres des Boches qui sont a peine a 100 mètres de nous aussitôt je rentre dans la tranchée et vas y pan-pan où ça pétardait y avait les <moulin a rigodons> (mitrailleuses) qui nous jouait la valse des pruneaux en notes piquantes ça été comme ça pendant une heure et demi les Boches qui nous envoie les shraphnels dont une est tombée a 2 mètre de la tranchée nous couvrant de boue car j’ai omis de vous dire que la pluie tombait depuis 2 jours nous étions frais.
Source : Forum.pages14-18.com/Première bataille


- Extrait du livre de Henri René "Jours de gloire, jours de misère" aux éditions Perrin et cie, un passage du chapitre " à Ypres-la course à la mer"
3 novembre 1914 (...)La valse des fusées a l’air de se précipiter sur nous. Les obus labourent le ciel de grandes balafres lumineuses. Je vois comme si j’y étais, la forme de ce combat de nuit, toujours semblable à lui-même. On s’énerve, on tire au hasard, on approvisionne les armes, on met la baïonnette au canon. on flotte de droite et de gauche, on ne fait rien de bon, on est à la merci d’un coup de main vigoureusement mené.
Source : viewtopic.php?f=5&t=11405&p=98797&hilit ... om/149e RI

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Re: Danse

Message par Inouk44 » mer. janv. 28, 2015 11:43 am

Les danses symboliques

Danses de la Vie


Le Carnaval
  • Le Carnaval n'est pas une danse mais une fête accompagnée de danses. Relativement répandu en Europe et en Amérique, il consiste généralement en une période où les habitants de la ville sortent déguisés (voire masqués ou bien maquillés) et se retrouvent pour chanter, danser, faire de la musique dans les rues, jeter des confettis et serpentins, défiler, éventuellement autour d’une parade. Durant cette fête les barrières et les règles sociales disparaissent ou sont transgressées, chacun pouvant changer d'apparence (masques, costumes, maquillage). ll s'agit d'une tradition très ancienne qui remonte à l'antiquité et dont l'origine est liée aux cycles saisonniers et agricoles. Il est personnifié par un Bonhomme Carnaval, sorte d'épouvantail ou de géant en papier mâché que très souvent l'on brûle à la fin de la période de fête. Ce personnage symbolise les démons de l'hiver (le froid, les ténèbres, la disette). Le feu symbolise la purification, la lumière, la chaleur et le renouveau. Il s'agit d'une sorte d'exorcisme pour appeler le retour du printemps et la régénérescence du cycle de la vie. Les saturnales des Romains et les fêtes dionysiaques en Grèce sont des précédents historiques du carnaval. Dans la tradition chrétienne il est lié à la fête de Mardi gras.
  • Couverture du journal portugais "Ilustração Portuguesa" Nº 524 du 6 mars 1916.
Image
Capa da Ilustração Portuguesa - Hemeroteca


  • Durant la première guerre mondiale, cette fête semble avoir été pratiquée parmi les soldats des deux camps. En revanche, chez les civils on observe une réticence à célébrer cette fête exubérante par respect pour les familles endeuillées comme en témoigne cet article du "Magasin pittoresque" du 01 janvier 1917, relatant les fêtes du Mardi Gras. (Voir le post => "Interdit de danser?")
Image


  • Sur le front,
Photos extraites du n°1 de la revue "Lectures pour tous" du 01/10/1915, page 826 et page 827 dans un article intitulé "Le carnaval au front"
Image
Légende:
"Nos troupiers se préparent à fêter gaîment le prochain Mardi Gras, comme ils l'ont fait l'année dernière:
1° L'habit civil sera encore le déguisement le plus comique, même pour servir le café aux camarades.
2° A l'hôtel des marmites, que fréquentent les obus de 77 et 105, on fera encore des crêpes. Comme d'ordinaire, les musiciens seront de la fête.
Image
Commentaire: Un homme portant un costume de danseuse. Référence à la "Danse de Salomé"? (voir le post concernant "La danse de Salomé")

  • Le Carnaval inspire les soldats comme ici A. Praneuf, canonnier au 70ème, qui dans le journal de tranchées intitulé "L'Artilleur déchaîné - Organe AntiCafardeux de la 2ème Batterie territoriale du 4ème Régiment d'Artillerie Lourde" en date du 10 mars 1916, compose le poème suivant:
Image
Le texte étant manuscrit, je vous en fais ici la transcription:
Carnaval Européen
Ohé! Ohé! c'est carnaval
Mardi-Gras marque la cadence,
Guillaume enfourche son cheval...
Toute l'Europe est dans la danse!

Ohé! le quadrille endiablé
Ca rouge valse à ritournelle,
Attila II s'est affublé
Des frusques de polichinelle.

Donquichotesque fat falot
Tromb-alcazar des Bulgaries
Ferdinand grimé en Pierrot
Blafard, poursuit ses pitreries...

L'adorant de peureux regards
Trimballant sa flasque carcasse
François-Joseph les yeux hagards
S'est métamorphosé paillasse...

Et le sultan, pleutre faquin
Complétant l'atroce parade
S'est déguisé en Arlequin...
Ohé! voici la cavalcade!

Dansez à couples assortis!
Nos violons sont des bourrasques,
Nos obus sont des confettis...
Après le bal, bas les masques!

Ohé! ohé! c'est carnaval
Mardi-Gras fuit à tire d'aile,
Guillaume enfourche son cheval,
François-Joseph son haridelle*.

Boches, votre Kaiser s'endort,
Se croyant à son apogée,
Il vous a promis le veau d'or...
Vous aurez la vache enragée!

A. Praneuf (ou Pranerif?)
Canonnier à la 70è



*haridelle: vieux cheval maigre
et aussi de façon péjorative, femme grande, sèche et maigre, dont l’extérieur est désagréable à voir.
L'auteur a sans doute utilisé ce terme volontairement pour en profiter et se moquer de la femme de l'Empereur.
Source: Gallica/Bnf
Commentaire: Remarquez, dans ce poème, le champ lexical relatif à la "danse" (quadrille, valse, bal, cadence,etc.).


  • et de l'autre côté des lignes:
Carte postale intitulée: "Postcard Belustigungen deutscher Soldaten hinter der Front Kostume Tanz 1916" (carte postale: De joyeux soldats allemands à l'arrière du front en costumes de danse - 1916)
Image


  • Si j'ai bien tout compris, le Stippeföttche serait une danse de Carnaval: un rituel, couramment utilisé dans le carnaval Rhénan. Deux gardes se tiennent dos à dos et se frottent le cul l'un l'autre.
Image
cette photo et les explications qui l'accompagnent ont été trouvées sur le site :=> http://www.koelner-karneval.info/stippefoettche.htm
Pour des explications plus complètes (en allemand) c'est ici :=> https://de.wikipedia.org/wiki/Stippef%C3%B6ttche
Une petite démonstration de cette danse sur cette vidéo à 11'20" => https://www.youtube.com/watch?v=rAG3kNMH28c



Photo non datée.
Image
Source: www.flikr.com
Commentaire: Autant la carte postale en raison de son titre ne laisse aucun doute sur le lieu où se déroule le carnaval, autant la seconde me laisse sceptique: l'absence d'uniforme "complet" me laisse croire que cette photo a peut-être été prise dans un camp de prisonniers?
:hello: Quelqu'un pourrait-il apporter des informations complémentaires concernant ce cliché?
Connaissez-vous le terme "Tanz-Kränzler" écrit sur le banc? Est-ce que cela ne signifierait pas "Gala de danse" ou quelque chose comme ça? Est-ce un terme en Schwabisch/Souabe? Merci de votre aide.


  • Sur le front Est, les Russes aussi fêtent le carnaval.
Image
Légende: Soldats russes jouant de la musique et apprenant des danses pour rire aux Cosaques.
Source: Life magasine - Photo non datée.


Commentaire : Sur cette photo, le lapin est le symbole de la fécondité et de la renaissance de la nature, il est encore présent de nos jours dans les fêtes de Pâques, quant aux autres personnages...??? Références à un conte russe? (baba Yaga?)


:hello: Si quelqu'un d'entre vous reconnaît les personnages de la mythologie slave associés à cette fête, n'hésitez pas à poster!


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Re: Danse

Message par Inouk44 » jeu. janv. 29, 2015 11:20 am

Les danses modernes


La Polka
  • Voici ce que le site Wikipédia nous en dit:
La polka est une danse originaire de Bohême (actuelle République tchèque), à deux temps, de tempo assez rapide, aux rythmes bien articulés. Si son nom (ou la déformation de son nom) peut faire penser à une référence polonaise, le mot polka en fait vient du tchèque půlka (moitié ou demi), décrivant le pas chassé (demi-pas) servant de base à la danse.Après Prague en 1835, puis Vienne en 1839, c'est à partir de Paris en 1840 qu'elle se répand dans l'Europe entière, donnant lieu à une véritable « polkamania ». Danse de couple effectuant un mouvement circulaire, la composante principale en est le pas de polka. De nombreux manuels, articles et publications des maîtres de danse ont circulé, et la polka a rapidement gagné toutes les couches de la population, des milieux bourgeois aux plus populaires.


  • Au même titre que la Schottisch et la Valse, la Polka hérite d'une image de "Danse Allemande" (les Français de l'époque auraient dit une "Danse de Boche"). Il n'est pas surprenant dès lors qu'on lui attribue une connotation péjorative.
Carte postale allemande intitulée ironiquement "Damenwahl" - Le choix des Dames- où 2 soldats dansent (peut-être) la Polka.
Image
Source: www.delcampe.net




  • "Rosalie", est le surnom donné à la baïonnettes des soldats français. Théodore Botrel, chantre breton, l'illustre dans une chanson dont les paroles sont d'une violence redoutable. Quand Rosalie entre en danse, c'est naturellement la polka qui est évoquée. (Voir le post consacré au vocabulaire => http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... .htm#t2124)
Rosalie

Rosalie est si jolie, / Que les galants d' Rosalie, / Verse à boire!
Sont au moins deux, trois millions. / Buvons donc!

Rosalie est élégante: / Sa robe fourreau collante, Verse à boire!
La revêt jusqu'au quilon. / Buvons donc!

Mais elle est irrésistible / Quand elle surgit, terrible. / Verse à boire!
Toute nue: / Baïonnette donc! / Buvons donc!

Sous le ciel léger de France, / Du bon soleil d'espérance, / Verse à boire!
On dirait le gai rayon, / Buvons donc!

Elle adore entrer en danse / Quand, pour donner la cadence, / Verse à boire!
A préludé le canon, / Buvons donc!

La polka dont elle se charge / S'exécute au pas de charge, / Verse à boire!
Avec tambour et clairon, / Buvons donc!

Au milieu de la bataille, / Elle pique, et perce et taille. / Verse à boire!
Pare en tête et pointe à fond. / Buvons donc!

Et faut voir la débandade / Des mecs de Lembourg et d' Bac / Verse à boire!
des Bavarois, des Saxons. / Buvons donc!

Rosalie les cloue en plaine, / Ils l'ont eue déjà dans l'aine, / Verse à boire!
Dans l’rein, bientôt, ils l'auront, / Buvons donc!

Toute blanche elle est partie; / Mais, à la fin d' la partie, / Verse à boire!
Elle est couleur vermillon. / Buvons donc!

Si vermeille et si rosée, / Que nous l'avons baptisée, / Verse à boire!.
« Rosalie », à l'unisson, / Buvons donc!

« Rosalie », sœur glorieuse. / De Durandal et Joyeuse, / Verse à boire!
Soutiens notre bon renom. / Buvons donc!

Sois sans peur et sans reproches, / Et du sang impur des Boches, / Verse à boire!
Abreuve nos sillons. / Buvons donc!

Nous avons soif de vengeance. / « Rosalie, verse à la France, / Verse à boire!
De la gloire à pleins bidons, / Buvons donc!»



Mais la polka reste très prisée, autant des alliés que des allemands et sera souvent dansée entre soldats.
  • Extrait d'un article intitulé : "Villages du front" du journal belge "Fantasio" daté du 01 juillet 1916.
"A six heures tapant, heure sacramentelle de l'ouverture des cafés le soir, une cohue de prottes fait irruption dans la salle! On pousse les tables dans un coin, les chaises dans l'autre. Un musicien avec un accordéon tellement poisseux qu'il semble sortir d'une friture, se juche sur un escabeau! Puis pendant deux heures pleines avec une grande fougue, il égrène toutes les perles de son répertoire. La musique boche y prime : "Veuve joyeuse" et autres viennoiseries! Do-do-mi-sol-do. Et les prottes s'enlacent avec des gaucheries cocasses et tournent et polkent et valsent!"
Commentaire: Remarquez l'utilisation du verbe "polker" (comme "valser" et "bostonner").


  • "Le canard poilu" (15e corps d’armée : Le Canard poilu – Parution octobre 1914), version des tranchées du "Canard enchainé" ironise en ces termes dans son édition du 07 avril 1915:
Image
Image
"POUR RIRE UN PEU
- C'est f...ant, dit Durazoir, deux fois par jour, régulièrement, j'entends venir de la tranchée boche des airs d'accordéon. Ce sont des polkas... des valses... Je crois que ces cochons-là, pour se payer nos têtes, organisent des bals quotidiens!
- Tiens! Parbleu, réplique Titui, ils dansent devant le buffet.
Source : Bnf/ Gallica


  • Dans les camps de prisonniers français comme à Würtzburg, la polka est jouée et dansée par les prisonniers lors de bals organisés pour passer l'ennui, au même titre que la scottish et la valse.
Extrait du périodique "L'intermède" n°44 paru le 11 mars 1917 et qui relate un de ces bals:
Image
Source : Bnf/ Gallica


  • Un dessin de Pierre Dantoine (1884-1955) intitulé "La voie sacrée".
Image
Légende: Le Bleu : "Moun Dious ount anan"
L'Ancien : "AL BAL - Polka pour les militaires seulement."

En occitan : Le Bleu : Mon Dieu Où allons nous
L'Ancien : "Au BAL - Polka pour les militaires seulement."

Pierre Dantoine est né à Carcassonne. Lorsque la guerre éclate en 1914, il est mobilisé et combat au 272e RI. Il consacre alors ses moments libres à la réalisation de dessins et d’esquisses.
Une page lui est consacréeici.



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Re: Danse

Message par Inouk44 » lun. févr. 02, 2015 3:53 pm

Italie

Danses traditionnelles

  • La Furlana - La Forlane - Friulana
Image
  • Dans l'hebdomadaire L'Afrique du Nord illustrée : journal hebdomadaire d'actualités nord-africaines en date du 14 février 1914, on trouve l'article suivant consacré à cette "nouvelle danse" en page 4:
LA FURLANA, DANSE NOUVELLE
Le tango, qui fit récemment une sensationnelle apparition dans les salons parisiens, semble avoir vécu et devoir subir, quoique jeune, le sort de toute chose ici-bas, qui est de passer en laissant un léger souvenir. Dansé par des adeptes fervents, chanté par les poètes les plus académiques, le tango avait, trouvé d'irréductibles adversaires dans les évêques, et sous les coups répétés de l'église, la danse argentine est sur le point d'être abandonnée, les poètes n'étant plus écoutés à notre époque. D'ailleurs, pour exiler le tango, ses ennemis ont usé d'un subterfuge irrésistible, ils l'ont remplacé par une danse, tout aussi gracieuse et charmante, mais qui avait pour elle l'attrait de l'inconnu et de la nouveauté. La Furlana ne nous vient pas d'Amérique, mais de Venise, où, depuis fort longtemps, elle est dansée par les gondoliers et les pêcheurs sur le bord de leurs lagunes et de leurs canaux : elle, consiste surtout en des évolutions qui rappellent beaucoup le menuet d'antan. Mais en prenant une importance mondiale, la Furlana, qui n'était populaire qu'à Venise, s'est transformée, s'est affublée( ?) au goût des salons mondains et les professeurs n'en ont guère conservé que le rythme. Ainsi travestie, elle fut dansée par la noblesse pontificale de Rome, et ce fut pour elle les lettres de crédit qui lui permettaient de venir-à Paris. Et les Parisiens anxieux ont pu voir, ces jours derniers, quelques démonstrations de la nouveauté chorégraphique, qui a beaucoup plu parce qu'elle était inconnue d'eux et aussi peut-être parce, qu'elle est des plus éclectiques connue, genre, tenant à la fois, du menuet harmonieux, de l'élégante gavotte, de la valse entraînante, de la maxixe langoureuse et ayant emprunté à toutes ces variétés les qualités qui les caractérisent. Demain, nos réunions mondaines ignoreront le tango, désuet et vieillot, et chacun se laissera bercer par le rythme qui dans ses mesures, a emporté des bords de l'Adriatique tout le cachet et toute la poésie dont s'ennuagent Venise et ses gondoles.
Source :Bnf/gallica Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-50607

Commentaire: Heureusement que ce journaliste ne tenait pas la rubrique des courses hippiques, car question "pronostiques", il n'était pas vraiment fameux... :wahoo:




  • Extrait de la page d'un site consacré à la Forlane:
    Jugeant le tango licencieux, le pape Pie X se met en devoir de briser sa carrière en exhumant la forlane. L'histoire de cette danse ancienne paraît à propos dans la Revue musicale du 1er avril 1914 ; J. Escorchevielle y fait remonter en 1609 sa plus ancienne mention.
    Source : http://musique.histoire.free.fr/michel- ... ue=forlane
Commentaire: Aussi futile qu'elle puisse paraître, la remise au goût du jour de cette danse du Frioul, n'est pas anodine. Cette région du Nord-Est de l'Italie qui lui est historiquement rattachée, a été annexée à l'Empire Autrichien, à la suite de la chute de l'Empire napoléonien. Le fait que le pape Pie X fasse la promotion de cette danse nationale (selon les propos rapportés par un journaliste de l'époque) est révélateur de la tension qui existait entre l'Empire d'Autriche et l'Italie à cette époque.
De là à dire que le Pape a provoqué la Première Guerre Mondiale, il n'y a qu'un pas... Un pas de danse, que je ne franchirai pas. :non:

  • Extrait du magazine "Fantasio", une illustration intitulée:"La danse du Pape".
Image
Légende: Composition de Fabiano -"O ironie! C'est la Furlana, appelée "Danse du Pape" car on l'admet dans les milieux de l'aristocratie (illisible...?) romaine, qui semble appelée à Paris à devoir débouter le tango qui effarouche tant l'église.
Source : www.delcampe.net


  • Article consacré à la Furlana paru dans le magazine Femina du 1er mars 1914.
Image
En légende de ces deux représentations:
(Photo de gauche)
Cette danse Vénitienne, ou plutôt ce "divertissement", dont l'origine est très ancienne, et qui, parait-il se réclame d'un haut patronage, prendra-t-elle dans les salons de la société élégante, la place qu'occupait récemment le Tango ? En matière de mode, il est bien difficile de se prononcer. Nos lectrices trouveront en tout cas, pages 122 et 123, la musique de la Furlana.

(Photo de droite)
On a pu voir, en première page de ce numéro, un pas de la Furlana, interprété par un artiste de talent. En voici, maintenant, un autre pas, exécuté par une autre artiste, Mlle Aïda Boni, étoile des ballets de l'Opéra. Mlle Aïda Boni nous présente la vieille danse vénitienne sur les rites souples et pittoresques du maestro Barthelemy, avec cette grâce pure et cette science des attitudes qui l'ont fait tant de fois applaudir sur notre grande scène nationale.Nos lectrices trouveront plus loin la musique caractéristique de cette nouvelle danse.

  • L'article ci-dessous, paru dans un journal flamand, annonce "La Furlana" comme une nouvelle création.
Image
Source: www.flickr.fr
Légende (trad.):" Le célèbre "Tango" a trouvé un concurrent, retenant la faveur du public et portant moins atteinte aux convenances. La "Furlana" une danse que l'on dansait déjà les siècles passés et qui réjouissait le "Vieux Venise". On ne doit pas craindre trop d'opposition comme a pu en provoquer le tango. Nous donnons ci-dessus des figures satisfaisantes pour les danseurs. nous vous montrons ici Le Prof Georgis et Mademoiselle Paulianne dans la Chambre Princière de la Scala de la Haye. Phot. Hijsmans - La Haye"


  • A consulter aussi:
- la page Wikipédia (en anglais) qui lui est consacrée: http://en.wikipedia.org/wiki/Furlana
- Le site consacré aux danses d'avant-guerre (Copyright 2012 Dominique LESCARRET) : => http://www.histoire-tango.fr/histoire%2 ... na%202.htm
- Une page de blog (en anglais) entièrement consacrée à la Furlana, avec des documents très intéressants (extraits musicaux, pochettes de disque, affiches,etc.) => http://blog.imagesmusicales.be/the-furl ... nce-craze/


  • La remise au goût du jour de la Forlane, inspirera Maurice Ravel qui composera entre 1914 et 1917 une suite de 6 pièces intitulée " Le tombeau de Couperin" dont l'une d'entre elles est, justement, une forlane. Chacune des six pièces est dédicacée à des amis du musicien, tombés au feu au cours de la Première Guerre mondiale.
I Prélude à la mémoire du lieutenant Jacques Charlot
II Fugue à la mémoire de Jean Cruppi
III Forlane à la mémoire du lieutenant Gabriel Deluc
IV Rigaudon à la mémoire de Pierre et Pascal Gaudin
V Menuet à la mémoire de Jean Dreyfus
VI Toccata à la mémoire du capitaine Joseph de Marliave

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tombeau_de_Couperin


  • Je n'ai pas trouvé de documents montrant cette danse pratiquée par des soldats durant le conflit. La proximité du début de la guerre avec la résurgence de cette danse, ainsi que le caractère "artificiel" de cette remise au goût du jour, ont sans doute fait que la danse soit rapidement retombée dans l'oubli sans avoir eu le temps de se populariser.

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Re: Danse

Message par Inouk44 » mar. févr. 03, 2015 11:20 am

La Danse à travers les arts.


La sculpture

  • Voici quelques œuvres réalisées durant la période 14-18 ayant pour thème "la danse".
La raison d'être de ce topic n'est pas de montrer des soldats qui dansent ou des œuvres réalisées par des soldats ( pour cela , consulter le thème "les Supports - La Sculpture") mais les danses telles qu'elles étaient représentées en sculpture par des artistes à cette époque.

  • Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938) - Danseuse avec la jambe levée, 1913 - (H:65 cm) Sculpture en bois de chêne.
Image


  • Ghana Orlov (1888-1968) - Deux danseuses Sculpture sur bois, 1914 - (H:79,5 cm L:21,5 cm l:20 cm)
Image
Source: Sarah Lipska ; Sale Sotheby's Paris 12.03.2014 Félix Marcilhac - Collection Privée - PF1434 lot 249


  • Mikhaïl Vassilievitch Matiouchine (1861-1934) - Figure féminine dansant, 1915-1916 racine sculptée (l: 44 cm X h: 46 cm)
Image
Source: Site artinvestment.ru


  • Dorothea Maetzel-Johannsen (1886-1930) - Couple de danseurs - Sculpture sur bois - 50cmX30cm - 1916
Image
Source : Collection privée

  • Paul Manship (1885-1966) - Dancer and Gazelles (Danseuse et gazelles) - Sculpture en bronze 1916
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  • Gaston Lachaise (1882 - 1935) -Danseuse - Bronze avec patine dorée - 50cm x 25cm x 2.5cm - 1917
Image
Source : Galerie Michael Rosenfeld Art

  • Carl Milles (1875-1955) - The dancing girls ( Femmes qui dansent) - Sculpture en bronze 1917
Image


  • Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) - Deux danseuses au tambourin - Terres cuites 1918
ImageImage
Sources : http://www.magnoliabox.com et http://www.christies.com



Commentaire: Tout comme la peinture de cette période (voir le topic consacré aux représentations de danse sur la période), il est étonnant de constater que les thèmes choisis concernent uniquement des femmes qui dansent, seules ou en couples.
Simple coïncidence?




  • Elie Nadelman (1882-1946) - Sculpture sur bois (Merisier et Gesso*) - (Haut.91.1 × Long.66 × larg.35.2 cm) - Les danseurs de tango - 1920
Image
Source: Whitney Museum of American Art, New York
* Gesso sur wikipédia => http://fr.wikipedia.org/wiki/Gesso

  • Demetre Haralamb Chiparus (1886-1947)
sculpteur de l'ère art déco. Il a vécu et travaillé à Paris.Chiparus est connu principalement de par ses sculptures en bronze (et ivoire) représentant des danseuses exotiques. Il réalisa ses œuvres les plus remarquables entre 1914 et 1933.



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Re: Danse

Message par Inouk44 » mer. févr. 04, 2015 5:06 pm

La Danse à travers les arts.


La peinture (1910-1920)

  • Voici quelques œuvres réalisées durant la période 14-18 ayant pour thème "la danse".
    (02/03/18 - réorganisation du topic en cours)
Il m'a paru intéressant d'étendre cette période à celle d'avant-guerre (après 1910) ainsi qu'à la période après guerre pour des œuvres tardives mais essentielles à la compréhension du traumatisme vécu par ces artistes.
Il s'agit de représentation sous forme de croquis, de dessins ou de peintures. Certains artistes sont des soldats ayant réalisé leurs œuvres dans les tranchées. Ils méritent ici leur place au Panthéon de la mémoire.


:hello: Bien sûr, si vous constatez des erreurs (en particulier sur l'orthographe des noms) ou des oublis, n'hésitez pas à me le signaler (en joignant l’œuvre de l'artiste en rapport avec le sujet).
Enfin, dans la rubrique "Artistes à identifier", figurent un certain nombre d’œuvres qui ont perdu leur Maître. Je compte sur votre sagacité pour m'aider à les retrouver! :whistle:


A
  • ANISFELD Boris (1879 - 1973)* Peintre, dessinateur, décorateur de théâtre et, à partir de 1928, Professeur au Chicago art institute, ayant composé de nombreux costumes et décors de scène pour la Compagnie des Ballets Russes de Diaghilev.
B
  • BRAQUE Georges
C D
  • De ALMADA-NEGREIROS Jose (1893-1970) *Peintre, dessinateur, illustrateur et danseur portugais. Adepte du mouvement Futuriste.
E

  • EBERZ Josef (1880-1942)
    *Peintre allemand, graphiste , illustrateur et concepteur de mosaïques et de vitraux avec un fort accent sur les sujets religieux

  • EGGER LIENZ Albin (1868-1926)
    *Peintre de guerre autrichien, de l'école expressioniste .

  • EKSTER Alexandra (1882-1949)
    *« Amazone » de l'avant-garde russe, Alexandra Alexandrovna Exter est connue pour ses peintures, dessins, décors de théâtre, créations de textiles et de vêtements, et illustrations de livres.
  • ENSOR James

F
  • FISHER Bill * Aucune information trouvée, concernant cet artiste!

G

  • GERHARDI Ida (1862-1927)
    *Peintre féminin, allemande du modernisme classique ayant vécu à Paris.

  • GESMAR Charles (1900-1928)
    *Affichiste et costumier français.

  • GIERSING Harald (1881-1927)
    *Peintre danois, connu pour ses portraits et ses paysages, il est considéré comme l’un des peintres danois les plus importants du début du XXe siècle et l’un des précurseurs de l’expressionnisme.

  • GILL Winifred (1891-1981)
    *Artiste anglaise, réformatrice sociale et artisan. Sa vaste correspondance est une source importante d'informations sur l' Atelier Omega , 1913-1919, mis en place par Roger Fry du groupe Bloomsbury

  • GIRIEUD Pierre Paul (1876-1948)
    *Peintre français, figure importante mais peu connue de la scène artistique durant la première moitié du XXe siècle et de Montmartre.

  • GLACKENS William James (1870- 1938)
    *Peintre réaliste américain et l'un des fondateurs de l' école Ashcan d'art américain.

  • GLEIZES Albert (1881–1953)
    *Peintre, dessinateur, graveur, philosophe et théoricien français, qui fut l'un des fondateurs du cubisme et une influence sur l'École de Paris.

  • GOLOVIN Alexander (1863-1930)
    *Peintre russe et décorateur de théâtre. Il a créé les costumes de ballets d'Alexandre Gorski et a participé aux spectacles de Serge de Diaghilev de Constantin Stanislavski, et de Vsevolod Meyerhold.

  • GONTCHAROFF Nathalie (1881-1962)
    *Peintre, dessinatrice et décoratrice de théâtre d'origine russe naturalisée française en 1939.

  • GOUTE Paul (1860-1943)
    *Caricaturiste français. Aucune information trouvée, concernant cet artiste!
  • GRIGORRJEW Boris Dimitrijewitsch
  • GROSZ Georg
  • GRUNEWALD Isaac (1889-1946) - La danse des apaches - 1918
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Source: Pinterest https://www.pinterest.com/tgehin/art-~- ... %BCnewald/
  • GUILLAUME Albert
  • GUTMAN Nathan
H
  • HARDY Florence
  • HODLER Ferdinand (1853-1918) Blick in die Unendlichkeit (trad: Regard dans l'infini ) -1916
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  • HOFMANN Ludwig Von (1861-1945)
  • HUGO Valentine
I
  • IAUSSUCQ Henry
J
  • JANCO Marcel (1895-1984)
  • JANSSON Eugene
  • JAWLENSKY Alexei
K
  • KIRCHNER Ernst Ludwig (1880-1931) - Der Tanz zwischen den Frauen (Danse entre femmes) - 1915
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Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Ludwig_Kirchner
  • KLEE Paul
  • KLIMT Gustav
  • KLINGER Max
  • KUBICKI Stanislaw (1889-1942) - Tancerka - Danseuse - 1918
Image
Source : http://www.europeana.eu - Portail européeen consacré à la Première Guerre Mondiale.
  • KHUDELOV Sergei Nikolaevich
  • KUHN REGNIER Joseph
  • KUPKA Frantisek
  • KUTARDI E

L
  • LANDBERGER O
  • LARIONOV Mikhail
  • LAURENCIN Marie
  • LE MONNIER Henry
  • LEBASQUE Henri
  • LEGER Fernand
  • LEMORDANT Jean Julien
  • LENTZ Maximilian
  • LERICHE Henri
  • LEYENDECKER Frank (1876-1924)
  • LIENZ Albin Egger
  • LOBEL
  • LUKS George Benjamin
  • LUNOIS Alexandre

M
  • MAC CRACKEN Francis
  • MACKE August
  • MACKIE Charles Hodge
  • MAETZEL Johannsen
  • MARC Franz
  • MARCO Jan
  • MARHS Claude
  • MARTIN Charles
  • MARTINI Alberto
  • MATHEWS Arthur Frank
  • MATISSE Henri
  • MAURER
  • MESPLES Paul
  • MEUNIER Suzanne
  • MIRO Joan
  • MODIGLIANI Amedeo
  • MONTENEGRO Roberto
  • MORANDO Pietro
  • MOSER Koloman
  • MUCHA Alphonse Maria
  • MUELLER Otto (1874-1930)
  • MUNCH Edvard
N
  • NEVINSON Christopher Richard Wynne
  • NIELSEN Kay Rasmus
  • NOKTE Bertn
  • NOLDE Emil
O
  • OLANO Ignacio Diaz
  • ORPEN William
  • OVERBECK Friedrich
P
  • PASCIN Jules
  • PEAN René
  • PECOUD André
  • PETITJEAN Hippolyte
  • PEZILLA Mario
  • PICABIA Francis
  • PICASSO Pablo
  • PIOTROWSKI Antoni Adam
  • POTTHAST Edward Henry
Q

R
  • RAEMAEKERS Louis
  • RALPH Lester
  • RASSENFOSSE Armand
  • RAUTH Leo
  • RAY Man
  • RENOIR Pierre Auguste
  • REPIN Ilya
  • RITROSI V
  • ROBERT Leopold
  • RODCHENKO Alexandre Mikha‹lovitch
  • RODIN Auguste
  • ROHLFS Christian
  • ROSATI Giulio
  • ROUBILLE Auguste
S
  • SAGER Xavier
  • SALLINEN Tyko
  • SARKA Charles
  • SAUER Walter
  • SAUNDERS Helen
  • SCHIELE Egon
  • SCHMALZIGAUG Jules
  • SCHNACKENBERG Walter
  • SCHNEIDER E
  • SEROV Valentin Alexandrovitch
  • SERRALUNGA Luigi
  • SEVERINI Gino (1883-1966)
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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gino_Severini
  • SHINN Everett
  • SIMMLER Wilhelm
  • SINGER-SARGENT John
  • SKRYPUCH Marsha Forchuk
  • SLOAN John
  • SLOTT-MOLLER Agnes
  • SOROLLA Joaquin
  • SPARK Chaky
  • SWYNCOP Philippe
T
  • TENRE Henry
  • THIL Jeanne
  • TONKS Henry
  • TOURAINE Edouard
  • TRUCHET Abel
U
  • UHDEN Maria
V
  • VAKHRAMEYEV Alexander
  • VALADON Suzanne
  • VALENTIN A
  • VALLEE Armand
  • VALLOTON Jean Louis
  • VAN DOESBURG Théo
  • VAN DONGEN Kees
  • VERTES Marcel
  • VON FINETTI Gino
  • VON REZNICEK Ferdinand (1868-1909)
W
  • WALKOWITZ Abraham
  • WARNOD André
  • WATERHOUSE John William
  • WEGENER Gerda
  • WILSON Kittyinva Kathie
  • WRIGHT Georges Hand
X

Y

Z
  • ZADKINE Ossip
  • ZIEHER Ottmar
  • ZORACH Marguerite
  • ZORN Anders
  • ZWINTSCHER Oskar

La majorité des tableaux de représentation de danse de cette période, nous montrent des femmes dansant seule ou à deux. Pas de couples qui dansent mis à part le portrait de Michel et Vera Fokine - Le Carnaval - 1916 qui est une illustration pour un spectacle intitulé "Le Carnaval".
Par ailleurs, le thème de "la danseuse espagnole" est récurent chez ces artistes.


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Dernière modification par Inouk44 le lun. juil. 09, 2018 9:07 pm, modifié 146 fois.
C'est agréable d'être important. C'est important d'être agréable.

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