le 69 ème RI

R.I. - R.I.T.
jurancon
Messages : 61
Inscription : mer. déc. 29, 2010 1:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par jurancon » dim. janv. 30, 2011 12:43 pm

Bonjour,
Je pense que cet épisode sujet à caution s'inscrit dans le fil des attaques portées contre le XV ème CA et qu'il est à rapprocher de l'ordre du général Colle dont l'authenticité a été discutée dans ce forum.
Les troupes du XX CA ont assisté à la retraite de l'aile gauche du XV CA et le général Colle a du y assister lui aussi en spectateur en quelque sorte( Je ne pense pas qu'il ait été au coeur de l'action)
Les propos que l'on prête à ces deux officiers( les ordres qu'ils auraient donnés) ont pu ne pas être suivis d'effets ou ils ont été fabriqués .
Jurançon

Avatar de l’utilisateur
jmperette
Messages : 29
Inscription : lun. nov. 10, 2008 1:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par jmperette » lun. avr. 02, 2012 1:57 am

(suite de la transmission précédente)


Bonjour à tous, bonjour Cambresis



Je travaille sur un nouveau site à l'approche du 01/08/1914

L'idée est de relever les JMO du 1/8/1914 au 15/9/1914, des régiments qui se sont battus de la Sainte-Genevive au Nord, au bois Lalau au sud, c'est à dire les régiments de la 2e Armée, avec le XXe Corps en tête bien sûr, mais aussi la 2 GDR, les 9e, 15e, 16e Corps

Le projet consiste à créer une base de ces JMO saisi in extenso en clair
Le second projet consistera à restituer au format PDF, par compilation de ces JMO, l'histoire de quelques villages ciblés du Grand-Couronné. La liste n'est pas arrêtée à ce jour et dépend de la suite

Je cherche qui est intéressé par ce projet et serait prêt à collaborer dans le travail de saisie



Dans cet esprit, question à Cambraisis (mais la question peut être aussi pour Wagram et les autres), puis utiliser le relevé du 69e qui est un bel exemple de ce qui est possible de faire? Naturellement le nom de celui qui a fait la saisie serait cité, ainsi que le lien vers le forum

Pas de but mercantile bien évidemment

Jean-Marie
dit Prieur du Léomont
[email protected]




































Le 3e bataillon est désigné pour occuper Suzanne et la côte 100. Le 1er bataillon doit se porter sur Eclusier. En arrivant à Cappy à 19 h. 30 le chef de corps reçoit un ordre de stationnement lui prescrivant de laisser le 3e bataillon à Suzanne et de se porter avec le 1er bataillon sur Bray où se trouve le 2e bataillon où il arrive à 21 heures.
Tués : officiers :0 ;
Hommes : 5
Blessés : officiers :2 (capitaine Lafontaine, S/Lt Procure) :
hommes : 33.
(2_32b)

26 septembre 1914.
05 heures. Le régiment se porte au N.E. de Bray et s’y installe en position d’attente. 2 bataillons à 1500 m. au N. de Bray ayant une compagnie sur l’éperon 2 km. N. de Bray, 1 bataillon à 1000 m. environ sur le chemin passant par le Z de Suzanne 3e bataillon reste à Suzanne avec 1 Cie. (12°) côte 100.
Les 2 régiments coloniaux sont au N.O de Bray, 1 groupe d’artillerie en position d’attente. La cavalerie couvre le rassemblement dans la direction du N. et de l’E. Chaque bataillon fait reconnaître les dispositions à prendre pour résister en cas d’attaque ou se porter dans les directions de l’E et du S.E. au N.E.
10 heures - Le détachement constitué au N. de Bray reçoit l’ordre de se porter sur Maricourt en vue d’enlever les hauteurs comprises entre Combut - Dompierre- Herbécourt d’où il se tiendra prêt à pousser sur Péronne ou de franchir la Somme à Hem. Le détachement se met en marche dans l’ordre suivant : Avant-garde 69e – 1 Cie. du Génie – Gros 1 bataillon 41e colonial – (2_33a) 1 groupe d’artillerie – 1 bataillon du 41e colonial – 2 bataillons du 43e.
Dans le régiment, les bataillons marchent dans l’ordre suivant :
1e bataillon tête d’avant-garde
2e et 3e bataillon gros de l’avant-garde, itinéraire Ferme Billon Maricourt où le détachement doit s’établir en position d’attente couvert par le 69e.
12 heures 40. Une colonne ennemie de toutes armes forte d’un Bde environ est signalée en marche sur la route de Combles à Maricourt.
Enfin une 3e force ennemie marche de Guillemont vers Montauban. Toute les colonnes doivent être maintenue par le 45e qui occupe Maricourt et par 2 bataillons territoriaux situés entre Maricourt et le manoir Fargy puis au N. par un régiment territorial marchant d’Albert sur Fricourt et Montauban. Le détachement du Colonel Aimé s’établit en halte pour garder au S. de la route Suzanne Maricourt couvert par le 69e à hauteur de la côte 122 prêt à déboucher dans la direction de (2_33b) l’E. ou du N.E.
15 heures 45. Plusieurs escadrons ennemis occupent la Région de Feuillières de l’infanterie Hardecourt et bois de Favières, de l’artillerie tire sur Guillemont. Le détachement a pour mission d’assurer possession du front Hem Chapelle de Curlut occupe à l’E. Hardecourt. L’attaque qui doit franchir à 16 h. 45 la ligne Maricourt Vaux est exécutée de la façon suivante :
41e colonial sur le front Curlut - Chapelle de Curlut incluse ;
69e sur le front calvaire 800 m. N. de Curlut exclu et bois inclus à 1800 m. E. de Maricourt ;
45e bois de Favières Hardecout
en réserve le 43e colonial
Le 1er bataillon du 69e se porte à l’attaque par Bataillons accolés. Bataillon. Ducrot sur le front Bois 1800 m. E. de Maricourt boqueteau situé au N. du mot ferme rouge.
3e bataillon Schneider depuis le boqueteau précité jusqu’au calvaire exclu. – Bataillon Pellelat en réserve suit en arrière du Bataillon Schneider.
En arrivant à Maricourt le 1er bataillon trouve le village occupé par le 45e aux (2_34a) prises avec l’ennemi qui occupe les hauteurs à l’E. et bombarde le village et ses abord. La marche du bataillon s’exécute sous le feu et ils viennent prendre position avec leurs 1e lignes à hauteur de la lisière E. du bois de Maricourt (qu’ils ne peuvent dépasser).
18 heures.- A ce moment ordre est donné de s’organiser sur les positions et de ne pas pousser l’attaque plus avant.
Il reçoit l’ordre de se replier sur la ferme Billon et de s’installer défensivement face au N.E.
Les bataillons les uns derrière les autres depuis Carnoy jusqu’à la ferme Billon.
En conséquence le 2e bataillon organise Carnoy et ses abords depuis la côte 84 jusqu’à la côte 94. Le 3e bataillon en arrière organise les hauteurs de la côte 104. Le 1er bataillon la ferme Billon, le Bois à l’E. de cette ferme Billon, le Bois à l’E. de cette ferme. Les bataillons arrivent sur leurs emplacements vers 22 h. et exécutent les travaux pendant la nuit.
Pendant cette journée, le commandant Ducrot, commandant le 1er bataillon qui se tenait vers 18 h. au calvaire S. du Bois de Maricourt et observait la marche de l’ennemi en (2_34b) tête de son bataillon est blessé grièvement à la tête. Le lieutenant Villeroy, son adjoint, reçoit un éclat du même obus qui le contusionne à la poitrine.
Blessés officiers : 2
Troupe 22
Tués : officiers : 0
Troupe : 1

27 septembre 1914.
L’armée doit prendre l’offensive sur tout le front pour rejeter l’ennemi sur la Somme en avant de Péronne. Le 20e Corps renforcé de la 21e Division et du corps de Cavalerie doit de border la droite de l’ennemi pour le rejeter vers l’E. le 69e laissant présents 2 compagnies à Carnoy va d’abord se porter à l’attaque de Montauban - Briqueterie.
A sa gauche la 21e Division doit attaquer sur Contalmaison Bazantin-la-Petite et la Grande à sa droite, le 45e doit attaquer le bois de Favières. Les attaques doivent partir à 8 heures.
08 heures. - Le régiment se met en marche par Bataillon successifs dans l’ordre suivant : 3e bataillon – 1er, 2e bataillons, moins 2 compagnies restant à Carnoy. Premier objectif lisière S.O. de Montauban (2_35a)
Le 3e bataillon s’engage dans le ravin situé entre Carnoy et Mamey. En arrivant à la hauteur de la côte 125 ces premiers éléments tombent sur le feu de l’artillerie ennemie établie au N.E. de Montauban. La marche s’exécute sous le feu en colonne de Bataillons avec de larges intervalles entre chaque section ou ½ section. Elle est couverte sur la gauche par la 6e compagnie marchant en échelon et sur les pentes E. des hauteurs 94-128.
10 heures.- Les 1e éléments abordent la lisière de Montauban occupés par q.q. éléments d’infanterie allemande qui se replient.
Le 3e bataillon s’empare du village et se porte rapidement à la lisière N.E. qu’il occupe.
En vue de parer à toute offensive de l’ennemi les dispositions suivantes sont prises :
le 3e bataillon occupe le village lisière N.E. avec réserve au centre.
Le 1er bataillon poussera 1 compagnie au S. entre le village et le ravin du chemin de fer. 1 Compagnie au N. (2e cie.) entre le village et le ravin de la côte 105, 2 cie. en réserve à la sortie O. vers le moulin 286. La 6e cie. viendra qui s’était dirigée vers le village en occupe également la lisière N. (2_35b)
Enfin la 5e qui avait suivi le 1er bataillon s’arrête sur les hauteurs S.E. de Montauban où elle constitue un dernier repli A partie du moment où le régiment pénètre dans Montauban, le village est soumis à un feu violent bombardement mettant le feu à plusieurs maisons.
L’infanterie ennemie est signalée dans les bois de Bronfay mais elle ne prononce aucune attaque pendant la journée sur le village. Des mouvements ennemis sont vers de Longueval dans la direction de Contalmaison et du Bois de Mamey.
16 heures.- Les 1ers éléments de la 21e Division arrivent vers Contalmaison puis vers le bois de Mamey mais au moment où ils cherchent à déboucher de ce bois ils tombent sous le feu de l’artillerie ennemie et sont rejetés à l’intérieur du bois. Le détachement s’installe pour passer la nuit dans les conditions analogues à celle de la journée, prêt à résister à toute attaque.
20 heures 30. - L’ennemi prononce une attaque encontre la 2e compagnie – capitaine Bolle – placé en échelon au N. du village et installée dans des (2_36a) tranchées. Cette attaque est repoussée mais plus à l’O. l’ennemi pénètre dans le bois de Mamey. En raison de cette attaque le régiment passe la nuit sous les armes. Les compagnies réservées au S. O. du village bivouaquent sur place. La situation du régiment étant était en effet assez critique puisqu’à sa gauche le 21e Division n’avait pu occuper le bois de Mamey et qu’à sa droite le 45e n’avait pu déboucher du bois de Maricourt et se portait pour se porter sur le bois de Favières. Le bombardement du village continuait d’ailleurs toute une partie de la nuit. Il devait y avait donc lieu de craindre un mouvement de l’ennemi pour le déborder soit parle N. soit par le S. Pendant la nuit des patrouilles ennemies furent au contact avec les nôtres et échangeaient de nombreux coups de fusil.
Blessés : officiers : ?
Troupe : 140
Tués : officiers : -
Troupe : 6

28 septembre 1914.
Dès le lever du jour le bombardement du village recommence et des mouvements (2_36b) d’infanterie ennemie sont signalés dans la direction de Longueval dans le ravin N.E. de Montauban et devant le bois d Bronfay. Une bataille est engagée dans la direction de Bazantin mais la 21e division ne progresse pas. Notre artillerie qui, sur la demande du Cdt. du 69, s’était portée sur les hauteurs N. de Carnoy tire sur des batteries ennemies établies vers Longueval et bat les pentes S. de cette localité.
L’infanterie ennemie continue à progresser et à marcher sur Carnoy où elle s’engage avec la nôtre. Certains éléments pénètrent même dans le village par le N. mais ils en sont repoussés. D’autres débouchent dans le bois de Bronfay et de la Briqueterie et attaquent le village par le S. Toujours soumis à un violent bombardement notre infanterie commence à fléchir et se replie à l’intérieur du village.
N’étant appuyé ni à droite par le 45e qui n’a pas quitté Maricourt, ni à gauche par le 21e corps, qui semble plutôt reculer, apprenant d’autre part que le village de Mamey, précédemment ( 2_37a) occupé par un bataillon du 37e était évacué, le Cdt. du régiment se voyant débordé par le N. et par le S. donne l’ordre de repli dans la direction de Carnoy. Le mouvement est protégé d’une part par les compagnies placées en échelon sur les ailes et d’autre part par le 2e bataillon installé dans les tranchées à 800 m. à l’O. du village pour enfin par le 3e bataillon qui, dans la nuit, à remplacer le 2e à Carnoy. Pendant cette retraite le capitaine de Monclin, 5e cie., échelon de gauche fait preuve de la plus grande énergie en maintenant sa compagnie sous un feu violent et en arrêtant la marche de l’ennemi. Blessé tout d’abord au bras, il est peu après frappé mortellement d’une balle à la tête et une partie de la compagnie reste sur le terrain.
Le capitaine Bolle qui commande l’échelon de droite est à signaler également pour l’énergie avec laquelle il maintient sa compagnie en vue de ralentir la marche de l’ennemi. Ayant la cuisse traversée par une balle a conservé le commandement jusqu’au soir après avoir rempli sa mission et ce n’est qu’à la nuit qu’il se rendit au (2_37b) poste de secours.
La retraite du régiment s’effectue sous un feu violent d’artillerie et les éléments doivent se reconstituer sous la protection du 3e bataillon sur la ligne Mamey-Carnoy avec repli à la côte 104.
A la suite de cette retraite les éléments plus ou moins désorganisés occupent les emplacements suivants :
3e bataillon Carnoy et hauteurs environnantes ;
2e bataillon avec q. q. éléments du 1er bataillon hauteurs de la côte 104 ;
1er bataillon, 3 compagnies environ sur les hauteurs S. de la halte de Mamey avec q.q. éléments du 37e.
L’ennemi qui a poursuivi le régiment cherche à plusieurs reprises dans la journée à franchir les crêtes au N. de Mamey – Carnoy pour marcher sur ces localités.
Malgré une préparation intense de son artillerie qui bombarde sans discontinuer les hauteurs 104-110 et ferme Billon toutes ses tentatives sont repoussées et il se replie dans la direction de Montauban.
Toutefois au cours de la journée (2_38a) on aperçoit des petits groupes qui se glissent dans les ravins S. de Carnoy.
A la tombée de la nuit il prononce une attaque sur Mamey et s’en empare.
Pendant la nuit il cherche à progresser également dans le ravin E. e Mamey et à marcher sur Carnoy mais il est arrêté par le 3e Bataillon dont les éléments avancés l’entendent faire des tranchées autour du village.
Au cours de cette journée le nombre des tués et blessés est le suivant :
Officiers : tues : 1
Blessés : 23
Hommes tués :21
Blessés : 425.
Disparu : le capitaine Thomassin qui occupait avec sa compagnie à l’E. du village aurait été surpris par des fractions ennemies débouchant du Nord et aurait été blessé ou fait prisonnier avec une partie de sa compagnie.

29 septembre 1914.
La situation du régiment est la même que la veille.
L’artillerie ennemie continue à bombarder violemment pendant toute la journée la position de Carnoy et les hauteurs 104-110.
Des éléments d’infanterie ennemie se glissent dans les Ravins E. et O de Carnoy mais ne prononcent aucune attaque sur le village.
En exécution d’un ordre donné par le Cdt. du C.A. l’organisation de la position défensive des secteurs Carnoy, Mamey, Fricourt est répartie en 2 secteurs :
- Secteur de Droite entre la Somme et la ligne station de Bray ferme de Bronfay côte 104 Carnot aux ordres du Colonel Aimé
- secteur de Gauche comprend la ligne précitée et le village de Fricourt côte 110 sous les ordres du général Cdt. la 11e Division.
Les 2e et 3e bataillons font partie du secteur de droite, le 1er secteur de gauche. Dans le secteur de droite les 2e et 3 bataillons auxquels sont rattachées 1 compagnie du 23e colonial doivent défendre le secteur compris (2_38b) entre la ligne 122. 84 et la ligne Carnoy 104 ferme Billon. Le 3e bataillon reste à Carnoy. Le 2e occupe les hauteurs 104 se reliant à droite avec la compagnie coloniale qui tient le ravin vers la côte 84.
Le poste de commandement du Cdt. du régiment est à ferme Billon relié téléphoniquement avec le poste de commandement du Colonel commandant la 21e brigade à Suzanne ainsi qu’avec le Q.G. du C.A.
Dans le soirée il arrive à la ferme Bronfay un détachement de renfort un capitaine, 2 lieutenants et 309 hommes provenant du dépôt. Ce détachement comprenant 2 compagnies constituées – une compagnie (capitaine Royer) remplace la 12e disparue en partie. L’autre compagnie est répartie dans les unités.
Officiers : tués : 0
Blessés : 0
Hommes tués : 4
Blessés : 22

30 septembre 1914.
Au lever du jour l’ennemi recommence à bombarder la position. Son infanterie qui pendant la nuit a construit des tranchées sur les hauteurs qui couronnent (2_39b) Carnoy. D’autres éléments débouchent des Ravins Est et Ouest de Carnoy et attaque la position défendue par le 3e bataillon. Ces attaques tombent sous le feu de nôtre artillerie et au bout sont arrêtées. Plusieurs tentatives faites par l’ennemi pour déboucher côte 84 sont contenues par le Cie. coloniale qui tient la naissance du Ravin. Enfin le 2e Bataillon établi sur les pentes S. de Carnoy appuie de ses feux le 3e bataillon grâce à la liaison de l’infanterie et de l’artillerie sur ce point. L’attaque ennemie est repoussée vers 11 heures et q.q. éléments d’infanterie seulement restent dans les tranchées. Q.q. fantassins ennemis présentent les feux de notre infanterie demandent à se rendre. Il est fait une quinzaine de prisonniers.
A signaler la belle résistance opposée par le 3e bataillon (Cdt. Schneider) dans le village de Carnoy et ses abords. Ce bataillon a tenu 48 heures sous un feu violent d’artillerie a repoussé une attaque de nuit et des attaques depuis 11 heures jusqu'à 5 heures.
Enfin à signaler la liaison parfaitement établie entre les 2e et 3e bataillons pour la défense des positions.
05 heures - Ordre est donné à différents éléments de la division de franchir la ligne principale de défense et de porter à la poursuite de l’ennemi dans la direction de Montauban. Les 2e et 4e bataillons de chasseurs passant par Carnoy doivent attaquer tout d’abord les hauteurs N. de cette localité. Le 1er bataillon du 69e rendu disponible doit appuyer par les ravins E. de Carnoy. Ce mouvement ne reçoit qu’un commencement d’exécution en raison de l’heure tardive les 2e et 4e bataillons débouchent à peine de Carnoy qu’ils occupent à la nuit.
22 heures. - Le 69e est relevé de ses positions et reporté sur Bray où il cantonne. Le 3e bataillon arrive à 3 heures du matin dans cette localité.
Tués : officiers : 0
Hommes : 18
Blessés : officier 1
Hommes : 70.
(2_40b)
1er octobre 1914.
Dans les premières heures de la matinée, le régiment cherche à reconstituer ses unités désorganisées par le combat de la veille.
11 heures 45. - Le régiment reçoit l’ordre de se porter à l’E. des fermes Brion et Bronfay et de faire tenir la crête 104-122 pendant que l’attaque de la 11e Division doit se porter par Carnoy sur Montauban.
14 heures 10.- Le régiment reçoit l’ordre de se porter au S. de Maricourt en réserve de la 21eBrigade qui doit attaquer sur le front Bois de Favières - Hardecourt et Bois de Bronfay. Le régiment s’établit 1 bataillon dans le ravin 1000 m. S. de Maricourt, les autres bataillons restent échelonnés dans les boqueteaux de la hauteur N. de Suzanne.
A 21 heures il reçoit l’ordre de cantonner à Suzanne.
Tués – blessés – disparus : Néant.

2 octobre 1914.
05 heures.- Le régiment occupe une position de repli au N. de Suzanne où elle constitue une réserve au détachement Aimé qui occupe le front Maricourt Moulin de Curlut (2_41a).
1e bataillon tient le bois de Vaux avec détachement de liaison vers Eclusier avec le 14e C.A.
3e bataillon hauteurs N.E. de Suzanne dans les tranchées. 3e bataillon hauteurs N. de Suzanne.
11 heures.- L’ordre est donné au régiment de laisser un bataillon dans le bois de Vaux (1e bataillon) et de porter les 2 autres au N. de Bray en réserve de la 11e division. En cours d’exécution ordre lui est donné de se diriger dans le ravin S.E. de la ferme Billon et de se tenir prêt à repousser toute attaque de l’ennemi entre les côtes 104 et 122. Le 4e bataillon de chasseurs qui occupe Carnoy est en effet violemment attaqué à ce moment.
Le 2e bataillon se porte à la gauche d’un bataillon du 37e déjà installé sur les hauteurs 104-122.
Le 3e bataillon reste dans le bois S.E. de Bronfay.
19 heures.- Les attaques ennemies sur Carnoy ayant été repoussées les 2e et 3 e bataillons vont cantonner à Bray.
Blessés – disparus : Néant. (2_41b)

3 octobre 1914.
05 heures.- Les 2e et 3e bataillons en réserve de la 11e Division qui occupent toujours le front Moulin de Fargny Maricourt Carnoy côte 110 se portent au N. de Bray où le 1er bataillon vient les rejoindre
07 heures.- Le 3e bataillon se porte à la ferme Bronfay où il doit s’installer en R(éserve). du secteur Carnoy occupé par les 2e et 4 e bataillons de chasseurs. Le 2e reste à la sortie N. de Bray le 1e bataillon le rejoint venant de Vaux.
11 heures.- Ordre est donné au 3e bataillon de se porter sur la ferme Bronfay en soutien des troupes du secteur de Carnoy.
13 heures.- Le 3e bataillon est poussé dans le ravin E. de la ferme Billon. Le 2e bataillon est dirigé sur la côte 100. Peu après ordre est donné au 3 e bataillon de se diriger sur la côte 104 et d’en occuper les tranchées en replacement d’un bataillon du 79 qui doit appuyer l’attaque du 4e bataillon de chasseurs sur Montauban. Le 2e bataillon est poussé dans le ravin E. de Bronfay. Ces bataillons restent à leurs emplacements jusqu’à 18 heures 30, heure à laquelle ils (2_42a) reçoivent l’ordre de stationner :
3e bataillon à Bronfay avec 3 compagnies.,
la 4e rentrant à Bray. 2e bataillon Bray,
le 1er bataillon qui avait porté dans la journée à Capy pour en garder les ponts reste dans cette localité.
Tués – blessés : néant.

4 octobre 1917.
La situation générale reste la même. Le 2e bataillon doit se tenir prêt à occuper à 7 heures les ponts de la Somme à Bray.
10 heures 30.- Ordre est donné au 2e bataillon de se porter dans le ravin boisé à hauteur de la côte 100 pour être prêt à intervenir sur la ligne principale de défense dans la directe la côte 104. Le 1er bataillon qui occupait Cappy vient à Bray pour assurer la garde des ponts. Il laisse un peloton à la garde du pont de Capy.
10 heures 30.- Le 3e bataillon qui occupait avec une compagnie le bois situé au S. de la côte 104 et avec les autres compagnies des tranchées de la ferme Billon reçoit l’ordre de pousser en avant la compagnie du ravin pour remplacer une compagnie du 79e qui se porte sur (2_42b) sur Carnoy.
19 heures.- L’attaque des 2e et 4e chasseurs sur les hauteurs N. de Carnoy n’ayant que faiblement progresser le 3e bataillon reprend ses emplacement de la veille à la ferme Billon. Le 2e bataillon rentre à Bray où il cantonne avec le 1er en assurant la garde des ponts.
22 heures 30.- Le Chef de Corps reçoit l’ordre de porter immédiatement les 1e et 2e bataillons sur Méaulte en vue de concourir au remplacement des éléments du 11e Corps dans la région E. d’Albert.

5 octobre 1914.
05 heures.- Les 2 bataillons arrivent sur leurs emplacements le 5 vers 5 heures.
Le 1er bataillon occupe les tranchées sur les hauteurs O. de Bécordel en 2e ligne derrière le 26e qui occupe cette localité. Le 2e bataillon, réserve du secteur, construit des tranchées à l’E. d’Albert.
Les 2 bataillons font partie d’un groupement sous les ordres du Général, commandant la 78e brigade.
Le 3e bataillon est resté sur ces emplacements de la ferme Billon.
(2_43a) Le sous-lieutenant André rentre à la 6e après guérison
18 heures.- Le Chef de Corps reçoit l’ordre de porter les 1e et 3e bataillons sur la route d’Albert à Amiens, à l’embranchement S. de Laviéville heure à laquelle ils doivent s’embarquer pour une destination inconnue.
L’embarquement à lieu à 22 heures

6 octobre 1914.
Les deux bataillons débarquent le 6 octobre vers 2 heures à Coigneux à 12 km. environ E. de Doulens.
Ils s’installent :
2e bataillon sortie E. de Coigneux poussant 2 compagnies à Bayencourt.
3e bataillon, sortie O. poussant une compagnie dans la direction de Soustre
1er bataillon, qui était resté sur ses positions, à Albert jusqu’à la relève par un autre détachement, n’arrive à Coigneux, sortie S., vers 5 heures du matin.
06 heures.- Les 2e et 3e bataillons reçoivent l’ordre de se porter :
2e bataillon sur le château de la Haye
3e bataillon sur les hauteurs S.E. de Souastre en vue d’organier ces deux positions face à l’E..
Devant eux des villages de Foncquevillers et Ebutern sont tenus par les troupes d’une brigade provisoire 23 et 37e (2_43b) et par des régiments territoriaux, mais le village de Gomecourt est occupé depuis le matin par l’ennemi.
10 heures.- Les 2 bataillons du 69e reçoivent l’ordre de se porter sur Gomécourt et de s’en emparer.
Les dispositions suivantes sont prises pour l’attaque :3e bataillons se rassemblera à l’O. du château de La Haye. Lorsqu'il aura serré sur le 2e, ce dernier prendra comme objectif la lisière du parc situé au S. du moulin 164.
Le 3e bataillon marchant en échelon en arrière et à gauche du 2e appuyera son mouvement et se tiendra prêt à parer à toute contre-attaque sortant de la région située au S. du parc de Gomécourt.
L’attaque doit être appuyée par 2 groupes d’artillerie établis vers le château de la Haye. Le 2e bataillon effectue sa marche en appuyant sa gauche à la lisière S. de Foncquevillers où il se retire avec le 3.
Le 3e marche à sa gauche et en échelon.
La marche s’effectue sous le feu de l’artillerie ennemie mais sans que (2_44a) les unités subissent de grandes pertes.
Toutefois le parc de Gommécourt ne peut être enlevé et à la nuit les 2 bataillons occupent avec leurs 1e lignes la crête 164 – 160. Toutefois le moulin 104 n’est pas en nôtre possession.
Tout le 2e bataillon et les 3 compagnies du 3e sont en ligne. La 11e est en réserve à 400 m. S. de Fonquevillers sur la route Fonquevillers – Sailly. Pendant la nuit les troupes se fortifient sur leurs positions.
Tués : officiers : -
Hommes : 14
Blessés : officiers : -
Hommes : 78.

7 octobre 1914
Au lever du jour les 2e bataillons du 69e cherchent à s’emparer de nouveau de Gomecourt Le 1e bataillon étant maintenu en réserve du C.A. à Sailly mais toutes les tentatives faites au cours de la journée restent sans résultat malgré le concours d’un bataillon du 153e qui occupe Gomecourt par le N. en débouchant de Foncquevillers et l’appuis de 4 groupes d’Artillerie. (2_44b)
L’ennemi dispose en effet d’une nombreuse artillerie avec laquelle ils bombardent les abords de la position et de plusieurs sections de mitrailleuses qui arrivent ; tout mouvement en avant de nôtre infanterie.
En fin de journée nous restons donc maîtres de nos positions avec un légère progression sur certains points.
Pendant la nuit la fusillade éclate à plusieurs reprises sur la lisière de Parc de Gommécourt mais sans provoquer aucun changement.
Tués : officiers : -
Hommes : 8
Blessés : officiers : -
Hommes : 48

8 octobre 1914
07 heures.- Reprise des attaques sur Gomécourt, 2e et 3e bataillons sur la lisière O., 2 bataillons du 153e sur la lisière N.E. cherchant à déborder le saillant N.E. du village.
L’attaque est appuyée par les groupes d’artillerie du 20e Corps et couverte à gauche par la 8e division de cavalerie dans la région N. de Foncquevillers (2_45a) et la Brayelle.
Le 153e n’ayant pu déboucher que tardivement de Foncquevillers et l’artillerie ennemie étant toujours des plus violents, le 69e ne peut déboucher de ses positions et les occupe encore à la fin de la journée.
19 heures.- Toute l’artillerie française ouvre un feu violent sur le parc de Gomécourt et ses abords mais ce feu ne parvient pas à le faire évacuer par l’ennemi qui occupe des tranchées profondes et couvertes les mettant à l’abri des projectiles. Il essaie même de prononcer une contre attaque sur le 153e et le 2e bataillon du 69 mais cette attaque est repoussée.
Pendant la nuit les 1ers éléments gagnent sur un peu de terrain en avant et se retranchent à 150 m. de la lisière. De ces points ils peuvent se rendre compte que cette lisière est très fortement organisée et entourée de plusieurs réseaux de fil de fer.
Pendant la journée un détachement de renfort 1 officier et 212 hommes provenant du dépôt de Troyes arrive à (2_45b) Sailly où il est conservé à la disposition du Général de Division.
Tués : officiers : -
Hommes : 10
Blessés : officiers : -
Hommes : 32

9 octobre 1914
Continuations des attaques sur Gomécourt, même objectif pour les 2 bataillons du 69e sous les ordres du chef de Corps qui pourra disposer en outre de 2 compagnies du 153e.
2 bataillons du 153e moins 2 compagnies doivent chercher à déborder le saillant N.E. du village. Même mission pour la division de cavalerie. Le 1e bataillon se porte en réserve dans le ravin à l’O. et près de Foncquevillers
15 heures 25.- Les attaques n’ont pas abouti.
En outre l’ennemi semble vouloir attaquer ver le N. de Foncquevillers. L’offensive est donc suspendue. Le 69e a pour mission de maintenir la crête 164 – 160. Le 153e se portant au N. de Fonquevillers pour arrêter toute tentative de l’ennemi en vue de déborder ce point d’appui par le N.
En fin de journée les positions sont maintenues en contact étroit avec l’ennemi et conservées. (2_45a)
Tués : officiers : -
Hommes : -
Blessés : officiers : -
Hommes : 10
10 octobre 1914
Le général commandant la 39e division après avoir témoigné par téléphone au commandant du régiment sur l’admiration pour la ténacité avec laquelle le 69e avait résisté les jours précédents sur ses positions malgré le feu violent de l’artillerie adressa encore ses félicitations à la section téléphonique du 69e pour le dévouement, l’activité et l’intelligence avec lesquels elle a su collaborer avec l’E.M. et l’artillerie.
Continuation de la même mission du 20e Corps et 39e division. Maintenir le front précédemment occupé. Poursuivre méthodiquement et activement l’attaque sur Gomécourt.
16 heures 50. - En conséquence les mêmes dispositions que la veille sont prises pour l’attaque l’artillerie cherchant à démolir les mitrailleuses ennemies dont les emplacements ont été repérés. Mais au cours de la journée une colonne ennemi qui (2_46b) s’est emparée de Monchy-aux-Bois attaque Bienvillers et Arrenont.
En conséquence le 1er bataillon du 69e qui était au N.O. de Fonquevillers se porte sur Anecourt. Le bataillon du 153e ne laissant plus qu’une compagnie pour relier Fonquevillers au 69e se porte à l’O. de Foncquevillers.
En fil de journée le 69e conserve ses positions.
Tués : officiers : -
Hommes : -
Blessés : officiers : -
Hommes : -

11 octobre 1914
Au lever du jour l’ennemi qui à la faveur du brouillard s’est approché de Foncquevillers s’empare des premières maisons du village partie N. et s’installe dans le chemin creux situé à l’E. du village. Le 1er bataillon du 69e qui dans la nuit du 10 au 11 occupait avec le 153e un emplacement à l’O. de Foncquevillers est attaqué par surprise. Deux de ses compagnies et la section de mitrailleuses évacuent leurs positions.
Le capitaine Navel et le bataillon réussit avec les 2 compagnies qui lui reste à arrêter la marche de l’ennemi et parvient à reconstituer (2_47a) une partie des deux compagnies qui s’étaient repliées.
Au cours de la journée les éléments du 26e, du 153e cherchent à reprendre Foncquevillers, les 2e et 3e bataillons restent sur leurs emplacements face à Gommécourt maintenant toujours un contact étroit avec l’ennemi qui occupe le parc. Même emplacement pour la nuit que le 10.
Tués : officiers : -
Hommes :-
Blessés : officiers : 1- (Vaugenot)
Hommes : -
Pendant la nuit des reconnaissances sont exécutées sur la lisière du parc notamment par la 10e compagnie. Ces reconnaissances constatent que l’ennemi occupe toujours les mêmes emplacements.

12 octobre 1914.
Même situation et mission que les jours précédents. L’ennemi ne prononce aucune attaque dans la région de Gomécourt.
Nos éléments groupés au N.O. de Foncquevillers marchent sur Brienvillers et Anecourt 2_47b)
Sont nommés sous-lieutenant à la date du 6 :
Jolival, adjudant, R, affecté à la 1ère Cie.
Vigne,/ Ergne, adjudant, affecté à la 4e Cie.
Chassaing, sergent, R, affecté à la 2e Cie.
Pfeiffer , sergent major, affecté à la 5e Cie.
Casin, adjudant-chef , affecté à la 7e Cie.
Rullier, sergent ,R., affecté à la 8e Cie.
Convard ,adjudant, affecté à la 10e Cie.
Beaufort, adjudant, R, affecté à la 11e Cie.
Moffrois, adjudant, affecté à la 12e Cie.
Michelet, adjudant, officier d’approvisionnement
Sont promus capitaine à la date du 10 :
Blanchard, lieutenant officier d’approvisionnement, affecté cdt. 2e Cie.
Paquelier, lieutenant, conserve la cdt. de la 7e cie.
Mamelet, lieutenant , R, conserve le Cdt de la 5e Cie
Tués : officiers : -
Hommes : 1
Blessés : officiers : -
Hommes : 5

13 octobre 1914
Même mission pour le 20e corps et en particulier pour le 69e. Dans la journée le contact étroit est maintenu avec l’ennemi qui occupe toujours le parc de Gomécourt (2_48a) .
11 heures 30.- Une violente fusillade éclate sur tout le front. Des projecteurs se révèlent du coté de l’ennemi. Tout fait prévoir une attaque sérieuse. Toutefois au bout d’une ½ h. aucun mouvement ennemi ne s’est produit sur ses positions.
Par contre l’ennemi se porte sur Ebuterm et sur la région S. de cette localité où sont aperçues des fusées lancées par l’ennemi en vue d’éclairer sa zone d’attaque. Au bout d’une heure cette attaque est repoussée et tout rentre dans le calme..
Tués : officiers : -
Hommes : -
Blessés : officiers : -
Hommes : 3
Le 1er bataillon est toujours sous les ordres du commandant du secteur de Fonquevillers qui se trouve dans la région N.O. de Fonquevillers.
Le capitaine Bolle (2e cie.) rentre après guérison.

14 octobre 1914
Même situation, même mission.
Certains éléments du 20e Corps en liaison avec la 8e division de cavalerie (2_48b) gagnent du terrain dans la direction de Brinvillers et Anseseant ?.
Le 69e reste sur ses positions tout en gagnant un peu de terrain en gagnant par suite le l’établissement des tranchées parallèles.
Dans la soirée la 11e compagnie disponible s’établi au S.O. de Fonquevillers en vue de battre le terrain compris entre Fonquevillers et le parc de Gomécourt ainsi que les débouchés S de Fonquevillers.
Un détachement de renfort comprenant un adjudant – 2 sergents – 5 caporaux et 44 soldats rejoint le 69e et est affecté à la 3e compagnie.
Tués : officiers : -
Hommes : 1
Blessés : officiers : -
Troupe : 5
Sont nommés au grade de Capitaine :
Rimbach, conserve le commandement de la 11e compagnie ;
Gaudart, conserve le commandement de la 3e Cie.
est nommé lieutenant de réserve :
Clément, reste à la 2e compagnie.

15 octobre 1914.
Même situation même mission.
La gauche du 69e les éléments légers sont repoussés sur Monchy en liaison avec la 8e division de cavalerie qui opère à leur gauche.
Aucun événement important à signaler au cours de la journée. A la nuit les travaux d’approche sont continués ainsi que les tranchées destinées à relier les premières tranchées aux positions de repli.
Tués officiers : –
Hommes : –
Blessés officiers : –
Hommes :–
A la date du 10 octobre le chef de bataillon Petitjean de Marcilly est promu lieutenant colonel, à titre temporaire, et conserve le commandement du régiment.
Le capitaine Navel est promu chef de bataillon et conserve le commandement du 1er bataillon.
___________________________
SHD_Fin du livret 2 _49 folio
d'après le microfilm _ Bonne reception
Cambraisis
Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
[email protected]
Nancy

Avatar de l’utilisateur
jmperette
Messages : 29
Inscription : lun. nov. 10, 2008 1:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par jmperette » jeu. mai 31, 2012 8:48 am

J'ai repris l'original du JMO du 69e que je reprends pas à pas

L'attaque du 26 aout à midi du 69e RI je cite :

"12 heures. Ordre est donné au 3e Bataillon de commencer cette attaque qui doit être préparée par un groupe d’artillerie de l’AD11 (8e RAC). Le bataillon préalablement rassemblé vers la maison forestière (Jean-Marie Pérette : proche de la cote 275 d’Anthelupt, en lisière de la Forêt de Vitrimont) gagne Vitrimont en utilisant le terrain. Formation colonne de Bataillon en ligne de ½ section à 50 pas d’intervalle ordre de marche 9, 12, 11, 10. Pendant cette marche l’artillerie prépare l’attaque en tirant sur Friscati. L’ennemi ne se révèle pas et les premiers éléments du 3e Bataillon arrivent à la lisière est de Vitrimont puis au petit Léomont sans incident. La 9e compagnie (capitaine Navel) gravit les pentes ouest de Friscati déployée en tirailleurs pendant que la 12e "
me semble faire la démonstration que le Petit Léomont ne peut être que la cote 291 à 250 mètres au sud est de la ferme des Quatre-Vents?
Petit-Léomont peut il confirmer?
merci
Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
[email protected]
Nancy

Avatar de l’utilisateur
jmperette
Messages : 29
Inscription : lun. nov. 10, 2008 1:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par jmperette » jeu. mai 31, 2012 8:52 am

Re bonjour

Par contre je vois que le 69e envoie le 2e Bataillon à la ferme de Mitry - je cite :
8 heures 50. La ferme de Mitry devant constituer un solide point d’appui sur la droite, le commandant du 2e bataillon reçoit l’ordre de s’y porter pour 11 heures 30 et de l’organiser défensivement. "

Où se trouve cette ferme, ce ne peut être "leménil-Mitry" - hameau à hauteur et à l"ouest de Roville devant Bayon, c'est beaup trop au sud? Quelqu'un peut il m aider?
merci
Jean-Marie
Jean-Marie
Jean-Marie PÉRETTE
[email protected]
Nancy

Avatar de l’utilisateur
glauc85
Messages : 613
Inscription : mar. mai 06, 2008 2:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par glauc85 » mer. sept. 19, 2012 11:35 am

Bonjour à tous,
je remonte ce fil sur le 69ème RI.
Le grand-père de ma voisine (soldat MOUSSU Maxime Désiré) a été tué le 10 juin 1918 à Méry avec le 69ème.
J'ai trouvé sa fiche SGA mais le JMO pour la période n'est pas dispo.
Quelqu'un aurait-il plus d'infos sur les combats à cette période?
J'ai pu consulter le Chtimiste ainsi que quelques fils du forum.
Merci d'avance.
Cordialement
François

docteur senlecq
Messages : 13
Inscription : dim. juin 10, 2012 2:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par docteur senlecq » lun. août 05, 2013 2:16 am


bonjour, faisant des recherches après la decouverte de 250 photos prises par mon grand pere, pendant la guerre de 14 à 18, je lis votre article.
étant donné que mon gp a daté, légendé et signé toutes ses photos, je ne comrpends pas quelle est cette ferme des 4 vents. Je suis allée deux fois sur les lieux des photos et j'ai tout retrouvé..hors en sortant de vitrimont, il y avait à droite le Leomont et la grande ferme du leomont qui a été l'objet de combats terribles (passée 6 fois de mains en mains), et à gauche en sortant de vitrimont il y a la ferme des "oeufs durs".
friscati ou frescati est plus au nord de ces lieux.
Le cantonnement du 69 entre anthelupt et vitrimont n'a pu durer qu' 1 nuit.car les allemands étaient très proches et la topographie des lieux les exposait .
mon grand pere était à l'ambulance en tant que chirurgien, ambulance qui était dans la maison le long de cette route -nancy-luneville, à hauteur d'hudiviller.
la legende la photo dit ceci
le soir du 28 aout, nous nous trouvions dans cette maison comme ambulance .c'est le soir de l'ataque de vitrimont, leomont frescati,et nous nous trouvions si peu en sécurité que les chevaux étaient restés attelés et que les conducteurs étaient sur leur siège, je me souviens avoir vu dans la nuit 40 à 50 brancards alignés sur le bord de la route. nous étions dans la salle de café: on passait les brancards par la fenetre pour faire le pansement des blessés, ni feu, ni eau, une lampe fumeuse pour tout éclairage; à 500 metres la fermes des oeuf durs.
j'ai retrouvé la maison en question et sur la cartes etat major, aucune ferme des 4 vents n'est indiquée ...
si vous pouviez me confirmer où est cette ferme ce serait vraiment très gentil de votre part.
à moins que la ferme dite du leomont ne se soit appelée des 4 vents...
amicalement
helene :













mamilene

Avatar de l’utilisateur
Achache
Messages : 8918
Inscription : sam. sept. 13, 2008 2:00 am
Contact :

Re: le 69 ème RI

Message par Achache » lun. août 05, 2013 10:14 am

Bonjour
à moins que la ferme dite du leomont ne se soit appelée des 4 vents.
ces deux fermes, distinctes, sont parfaitement identfiables sur la carte que Jacques a mise ci-dessus :
http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... htm#t57769

Bien à vous,

[:achache:1]
Image
Émouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915

Avatar de l’utilisateur
lorrain54
Messages : 1018
Inscription : lun. mai 26, 2008 2:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par lorrain54 » lun. août 05, 2013 12:05 pm

Bonjour , :hello:

Le centre équestre " la galopade " semble situé a cet endroit

Belle journée , Jean-Louis
Dites le a tous, " Il ne fait pas bon mourir".

petitleomont
Messages : 2
Inscription : lun. sept. 29, 2008 2:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par petitleomont » lun. août 26, 2013 8:50 pm

Bonjour
pour vous y retrouver:
en venant de Nancy, vous trouvez successivement:
- le village de Hudiviller
- le village d'Antelupt avec l'auberge des Oeufs durs, au bord de la RN 4 ;
- Le Léomont à votre gauche: en haut sur la colline, à 200m environ, la ferme dite du Léomont, l'ancien prieuré, appelé par les militaires "Léomont" ou le "Grand Léomont"; détruite en aout 1914 elle est classée monument historique donc jamais reconstruite; malheureusement les voûtes romanes que j'ai encore vues ont disparus!(propriétaires en 1914: la famille Keller, fermier: Goudot)
- en bas de la colline, sur la RN 4, à la bifurcacion de la "Vieille route" ancienne voie romaine et le nouveau tronçon de la RN4 passant par le village de Vitrimont et qui entre ce point et le hameau de Dehainville date seulement de la fin du XIXème siècle (mon arrière-arrière grand-père, mort en 1906 l'a vu construire): la ferme de "La Basse-Léomont" ou en langage militaire Le Petit Léomont, ancien relais de poste dont on peut voir quelques vestiges; la maison figure déjà sur le cadastre Napoléon, a été brûlée en aout 1914 puis reconstruite en 22 a été le cadre de violents combats en 1940 (les impacts de balles sont tj sur la facade nord; (propriétaire en 1914: famille Thouvenin, mes arrières Grands-parents)
- toujours sur la vieille route (donc tout droit) , après le croisement de La Bonne Femme avec la route de Crévic, la ferme des 4 vents (Propriétaire: famille Bazin)
- toujours sur la vieille route au croisement avec la route de Deuxville, le cimetière de Friscati ou Le Mouton noir, avec en arrière fond à 2km, la ferme de St Epvre
- en descendant sur Lunéville, les fermes du hameau de Dehainville, dont celle de la Galopade
En espérant avoir été le plus clair possible, bien cordialement.
Bernard ACHARD-BAUDOIN (Propriétaire de La Basse Léomont" ou Petit-Léomont)

Avatar de l’utilisateur
gnonville88
Messages : 21
Inscription : ven. oct. 12, 2007 2:00 am

Re: le 69 ème RI

Message par gnonville88 » mar. oct. 08, 2013 5:06 pm

Bonjour,

Je découvre votre message qui m'interpelle : je fais moi-même des recherches sur mon père, blessé grièvement à Léomont le 6 septembre 1914 (intervention chirurgicale, résection du cubitus sur 10cms... réformé). Je découvre que votre grand-père exerçait comme chirurgien au 69e à cette époque. Si vous aviez des renseignements sur les positions ambulances, les évacuations... qui me permettraient de reconstituer le parcours "médical" de mon père. Des photos peuvent également m'intéresser... qui sait, mon père est peut-être passé entre les mains de votre aïeul ?... Merci d'avance de l'aide que vous pourriez m'apporter.

Jean-Jacques

Répondre

Revenir à « Infanterie »