51e ri et 128e ri

R.I. - R.I.T. - Chasseurs
patoune
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par patoune » lun. janv. 12, 2009 10:54 am

bonjours a tous et bonne année
existe t'il dans les forumeurs des spécialistes ou des sites concernant les 51e ri et 128e ri
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par ae80 » lun. janv. 12, 2009 12:28 pm

Bonjour Patoune,
je ne suis pas spécialiste du 128e RI cependant je m'intéresse à ce régiment dont j'ai consulté le JMO notamment pour la journée du 31 août 1914 où cette unité subit de lourdes pertes à Fontenois (ou Fontenoy). Si je puis vous aider ce sera avec plaisir.
Cordialement
Eric
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par ae80 » lun. janv. 12, 2009 11:37 pm

Bonsoir Patoune,

Parmi les Morts pour la France du 128e Régiment d’Infanterie originaires ou ayant vécu à Gamaches

VACOSSAINT Etienne Fernand André né le 5/05/1892 à Gamaches (80)
Matricule : 4879/1271 - Classe 1912
Recrutement Abbeville – 2ème classe 128e R.I.
tué à l'ennemi le 08/09/1914 à Maurupt-le-Montois (51) sur le Monument aux Morts de Cayeux S/Mer

CAYEUX Gaston Émile Maximilien né le 6/01/1888 à Guerville (76)
Matricule : 0566/1264 - Classe 1908
Recrutement Abbeville – 2ème classe 128e R.I.
tué à l'ennemi le 09/09/1914 à Maurupt-le-Montois (51)
transcrit le 30 août 1917 à Béthune (62)

CAUCHOIX ( ou CAUCHOIS) Séraphin Charles né le 4/03/1893 à Gamaches (80)
Matricule : 4980/546 - Classe 1913
Recrutement Abbeville – 2ème classe 128e R.I.
tué à l'ennemi le 11/09/1914 à Maurupt-le-Montois (51)


JMO du 128e Régiment d’Infanterie (2 août – 1er décembre 1914) 26N 686/6

1914
Dimanche 6 septembre
Le Régiment reçoit l’ordre d’aller tenir coûte que coûte les passages de l’Ornain, de la Saulx et du canal de la Marne au Rhin, à Pargny et Etrepy.
Le Régiment occupe les crêtes de Maurupt-le-Montoy, le Montoy et le bois allongé à 800 mètres à l’ouest de cette dernière localité. Des postes avancés tiennent les passages des lignes d’eau à Pargny, Etrepy, ferme du Sorton.
Un bataillon, le 2e, d’abord tenu en réserve au bois allongé est posté en ligne vers Pargny et Maurupt-le-Montoy.

Lundi 7 - Mardi 8 - Mercredi 9 septembre
Violente canonnade des positions françaises par l’artillerie ennemie de tous calibres. Attaque d’infanterie sur les points de passage. Les compagnies du 128e sont enchevêtrées avec les compagnies du 51e et du 72e sur le centre de résistance de Maurupt. Le Commandant du Régiment ne dispose plus d’aucune réserve. Les pertes subies sont sensibles surtout par le fait de la canonnade.
Néanmoins l’organisation défensive de nos positions est poursuivie sans relâche. Dès les premières heures du bombardement Maurupt-le-Montoy et Montoy sont en flammes. Bientôt la destruction complète de ces villages est parachevée.

Jeudi 10 septembre
Vers 2 heures, en pleine nuit, 5 régiments allemands prononcent une violente attaque à la baïonnette sur le front de Maurupt-le-Montoy, le Montoy. La ligne française est enfoncée. Le Régiment se reporte sur la rive sud de la Bruxenelle à l’est de Saint-Lumier. Il organise là une nouvelle ligne de résistance puis bivouaque sur les bords du ruisseau.

Vendredi 11 septembre
Les Allemands n’ayant pas poursuivi leur avance, deux reconnaissances sont envoyées, l’une sur Maurupt, l’autre sur le Montoy. Ces reconnaissances rendent compte que les 2 localités sont évacuées par l’ennemi et qu’il n’y reste plus que des blessés et des isolés. Le mouvement en avant est aussitôt repris. Mais le Régiment reçoit l’ordre de retourner cantonner à Saint-Lumier.

Etat des pertes de la bataille de Maurupt-le-Montois
Pertes d'officiers
Tués : 5
Blessés : 7
Disparu : 1

Pertes :
Troupe
Tués : 56
Blessés : 252
Disparus :154

TOTAL : 475

Je vous transmettrai un peu plus tard les renseignements sur les cinq autres soldats du 128e d'Infanterie de Gamaches

Cordialement
Eric
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par ae80 » lun. août 31, 2009 4:39 pm

Bonjour à tous,
En ce 31 août, j'ai une pensée pour les jeunes soldats du 128e Régiment d'Infanterie qui ce même jour de 1914 eurent à livrer une bataille à Fontenoy ou Fontenois (Ardennes) mal engagée, mal préparée par l'état-major de la division (?), du corps d'armée (?). Ce qui est sûr c'est que deux bataillons du 128e d'Infanterie se retrouvèrent en pointe sans protection ce qui causa un carnage inutile.
A la mémoire notamment du S/Lt André DUMONT de la 7e Cie du 128e RI, natif de Roye, jeune instituteur, tué d'un éclat d'obus ce 31 août 1914 à Fontenoy

Lundi 31 août

Les bataillons Roux et Souty (2e et 3e) sont alertés à 2 h. 45 et se portent sur le village de Fontenoy où ils ont pour mission de former avec un groupe d’artillerie du 42e et un peloton du 19e Chasseurs à cheval un détachement en flanc garde de droite du Corps Colonial qui doit prendre l’offensive face au Nord. Ce détachement doit établir en outre la liaison entre le Corps colonial et l’armée à droite. Précédé du peloton de cavalerie, les 2 bataillons arrivent à Fontenoy vers 4 heures. Là un nouvel ordre avise le Colonel Commandant le détachement que l’armée qu’il doit couvrir à gauche ne commencera son mouvement en avant qu’à 7 heures. Le groupe d’artillerie du 42e avisé du nouvel ordre avant son départ du cantonnement ne rejoindra le détachement que vers 8 heures. Cependant les deux bataillons du 128e vont prendre une position d’attente à l’O. de Fontenoy au S. de la cote 220 à 4 h. 30. Vers 5 heures, les deux bataillons reçoivent une violente canonnade venant de la direction de l’Est.
A 7 heures, le combat s’engage face à Saint-Pierremond où est signalée une infanterie ennemie. Le Colonel est blessé d’un schrapnell à 7 h. 30 (blessure au bras gauche).
Il remet le commandement du détachement au Commandant Roux et lui prescrit d’interdire à l’infanterie allemande l’accès de la position de Fontenoy.
Les deux bataillons soutiennent avec leurs propres moyens jusqu’à 9 heures une attaque d’infanterie puissamment secondée par une canonnade intense. Ils recherchent en vain à droite la liaison avec un bataillon du 51e qui s’est replié de Fontenoy dans la direction des Trois Fontaines. A 9 heures, l’artillerie du 42e appuye la défense de Fontenoy. Le combat continue aux abords du village jusqu’à 11 heures. Les pertes en officiers et en hommes sont nombreuses. A 11 heures, les deux bataillons très éprouvés et ne recevant aucun appui de l’infanterie voisine sont obligés pour éviter d’être encerclés dans le village de se replier sur Harricourt et Briquenay. Les deux bataillons cantonnent le soir à Verpel en cantonnement d’alerte.
Le 1er bataillon qui avait quitté Briquenay par alerte s’était posté sur Harricourt pour y être mis à la disposition du Général de Division. Il cantonne le soir en cantonnement d’alerte à La Malmaison.

Etat des pertes du combat de Fontenoy 31 août pour le 128e RI

Tués : Officiers : 2
Troupe : 16
Blessés : Officiers : 7
Troupe : 349
Disparus :
Officiers : 8
Troupe : 14


Journal des Marches et Opérations du 128e Régiment d’Infanterie

Cordialement
Eric
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par ae80 » lun. août 31, 2009 9:09 pm

Bonsoir à tous,
j'ajoute le portrait du S/Lt André DUMONT de la 7e Cie du 128e RI photographie extraite du Livre d'or des membres de l'enseignement primaire public de la Somme - Morts pour la France 1914-1918, édité vers 1924/1925.
Image
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par ae80 » mer. oct. 14, 2009 1:56 pm

Bonjour à tous,
voici la liste des Morts pour la France du 128e Régiment d'Infanterie, instituteurs dans le département de la Somme, d'après le Livre d'or des membres de l'enseignement primaire public de la Somme - Morts pour la France 1914-1918, édité vers 1924/1925. Certains notices étaient restées lacunaires dans ce livre. Je n'ai fait que compléter à l'aide du site Mémoire des Hommes.

INSTITUTEURS DE LA SOMME MORTS POUR LA FRANCE 1914-1918
Mobilisés au 128e Régiment d’Infanterie

ANDRIEU Paul Edgard Edmond 1889-1915
né à Doullens le 29 janvier 1889
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens – Promotion 1904 - 1907 ; instituteur à Doullens.
Lieutenant mitrailleur au 128e Régiment d’Infanterie décédé à Minancourt le 12 mars 1915 (Beauséjour).

BOUCHER François Paul Fernand 1892-1914
né à Equennes le 2 avril 1892
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1908 à 1911 ; instituteur adjoint à Vignacourt. Affecté au 128e Régiment d’Infanterie, il disparut lors de la première bataille de la Marne le 9 septembre 1914 à Maurupt.

BOUCHER Maurice Jules Alfred 1894-1916
né à Candas le 4 juin 1894
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1910 à 1913 ; instituteur à Naours. Mobilisé avec la classe 1914, il était en dernier lieu Lieutenant au 128e Régiment d’Infanterie, 3e Compagnie, il mourut à l’hôpital d’évacuation n° 13 S.P. 200 de Marcelcave le 16 novembre 1916, des suites de ses blessures de guerre.

BOUTTÉ André Maurice Joseph 1893-1914
né à Mers le 21 septembre 1893
Avant son incorporation, il était instituteur adjoint à Saint-Blimont.
Caporal au 128e Régiment d’Infanterie il mourut à la Tuilerie à Pargny-sur-Saulx, le 8 septembre 1914.

BREFFORT André Charles Désiré 1894-1917
né au Crotoy le 6 décembre 1894
Il fut incorporé dès sa sortie de l’école normale (1911 – 1914). Il devint Sous-lieutenant et mourut le 4 mai 1917 à Le Godat près de La Neuville (Marne). Il était en dernier lieu affecté au 128e Régiment d’Infanterie.

CAUËT Jules Edmond 1887-1914
né à Flixecourt le 9 juin 1887
Il a exercé à Condé-Folie et Abbeville (Ecole Saint-Jacques). Il était Lieutenant au 128e Régiment d’Infanterie quand il fut tué le 8 novembre 1914 au bois de la Gruerie (Marne).

COULON André Alfred 1882-1918
Né le 25 juillet 1882
à Blombay (Ardennes)
Elève de l’Ecole Normale de Charleville de 1899 à 1902. Il occupa dans la Somme les postes à Ault puis à Mers comme instituteur adjoint. Titulaire à Ercourt et en dernier lieu à Conteville.
Il avait conquis durant la guerre les galons de Capitaine. Il était affecté au 128e Régiment d’Infanterie lorsque le 9 avril 1918, il trouva la mort à Arracourt (Meurthe-et-Moselle).

DERGNIER Eugène Louis Nicolas 1889-1916
né à Cayeux-sur-Mer le 16 juillet 1889
Il entra à l’Ecole Normale d’Amiens en 1906 et en sortit en 1909. Il était instituteur à Pont-Rémy lors de la déclaration de guerre.
Sergent-major au 128e Régiment d’Infanterie, il mourut des suites de ses blessures à Landrecourt, ambulance 4/54 près de Verdun (Meuse) le 6 mars 1916.



DIZEMGREMEL Raphaël Louis Nicolas 1892-1915
né à Fléchy (Oise) le 30 novembre 1892
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1911 à 1914. Mobilisé dès sa sortie de l’Ecole Normale, il parvint au grade d’Aspirant affecté au 128e Régiment d’Infanterie, il fut tué aux Eparges (Meuse) le 25 avril 1915, au cours d’une reconnaissance vers la tranchée de Calonne.

DUMONT André Zéphir Victorin 1891-1914
né à Roye le 18 décembre 1891
Il fut élève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1907 à 1910. Il exerça à Roye.
Il était Sous-lieutenant au 128e Régiment d’Infanterie quand il mourut à Fontenoy (Ardennes) atteint d’un éclat d’obus à la tête (31 août 1914).

GUEUDRÉ Alfred Eugène Albert 1893-1914
né à Vacquerie le 5 mars 1893
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1911 à 1914. Il fut ensuite incorporé au 128e Régiment d’Infanterie. Nommé caporal, il fut tué le 15 décembre 1914 au bois de la Gruerie (Marne).

HOURDÉ Gustave Jules Joseph 1894-1915
né le 29 août 1894 à Mouriez (Pas-de-Calais)
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1910 à 1913. Nommé ensuite à Saint-Riquier. Il tomba comme Caporal au 128e Régiment d’Infanterie, à Minancourt (Marne) le 9 mars 1915 (Beauséjour).

LAIGNEL Marius Louis Joseph 1890-1915
né à Caix le 14 juillet 1890
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1906 à 1909. Instituteur à Airaines, Albert, Corbie. Sous-lieutenant au 128e Régiment d’Infanterie, décédé aux Eparges, le 27 avril 1915. Inhumé au cimetière militaire du Trottoir, commune des Eparges, tombe 1148.

LAURENT Marceau Lucien Félicien 1890-1916
né à Albert le 21 juin 1890
Elève de l’Ecole Normale d’Arras de 1906 à 1908. Instituteur à Amailloux (Deux-Sèvres), à Beauquesne. Soldat au 128e Régiment d’Infanterie, C.M. (Compagnie de Mitrailleuses) 3 ( ?). Décédé à Berny-en-Santerre le 11 novembre 1916.

LEGRAND Paul Théodose 1894-1918
né le 1er janvier 1894 à Buigny-Saint-Maclou
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens.
Sergent au 128e Régiment d’Infanterie.
Décédé à Béthencourt-sur-Mer, le 31 octobre 1918.

LOTTIN Louis Ernest 1880-1916
né à Feuquières le 22 octobre 1880
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens en 1895 à 1898. Instituteur à Conty, Longueau et Amiens.
Incorporé comme Sergent au 128e Régiment d’Infanterie, il mourut des suites de ses blessures de guerre à l’ambulance 4/54 de Landrecourt, près de Verdun (Meuse) le 26 mars 1916.


MAGNER Eugène Léopold Henri 1882-1914
né à Domqueur le 15 avril 1882
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens en 1898 à 1901. Instituteur à Rue, Long et Franqueville.
Adjudant au 128e Régiment d’Infanterie. Il disparut au bois de la Gruerie, le 7 novembre 1914.

PETIT Eloy Louis Cyprien 1882-1915
né à Millencourt le 24 septembre 1882
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens en 1898 à 1901. Il occupa successivement les postes de Crécy, Abbeville et Brailly-Cornehotte.
Adjudant au 128e Régiment d’Infanterie, il mourut des suites de ses blessures de guerre à l’hôpital temporaire n° 1 à Verdun, le 28 juin 1915.

PHILIPPE Léon Louis Alexandre Fulgence 1893-1914
né à Maricourt le 23 mars 1893
Il occupa le poste de Crécy.
Caporal au 128e Régiment d’Infanterie.
Mort à Maurupt-le-Montois (Marne), le 12 septembre 1914.

SECRET Robert Léopold Nicolas 1892-1914
né à Bacquencourt-Hombleux le 5 décembre 1892
Elève de l’Ecole Normale d’Amiens de 1909 à 1912.
Sergent (ou Caporal) au 128e Régiment d’Infanterie. Porté disparu et tué au Bois de la Gruerie (Marne) le 28 octobre 1914.

WAMAIN Alphonse Paul Diogène 1892-1914
né à Feuquières-en-Vimeu le 21 ou 22 mai 1892
Instituteur à Escarbotin.
Sergent au 128e Régiment d’Infanterie, 8e Compagnie.
Mort pour la France au Bois de la Gruerie, le 7 novembre 1914.


Tués dans l’ordre chronologique

1914

DUMONT André Zéphir Victorin le 31 août 1914 à Fontenoy (Ardennes).
BOUTTÉ André Maurice Joseph le 8 septembre 1914 à la Tuilerie à Pargny-sur-Saulx.
BOUCHER François Paul Fernand le 9 septembre 1914 à Maurupt (Marne).
PHILIPPE Léon Louis Alexandre Fulgence le 12 septembre 1914 à Maurupt-le-Montois.
SECRET Robert Léopold Nicolas le 28 octobre 1914 au bois de la Gruerie (Marne).
MAGNER Eugène Léopold Henri le 7 novembre 1914 au bois de la Gruerie (Marne).
WAMAIN Alphonse Paul Diogène le 7 novembre 1914 au bois de la Gruerie.
CAUËT Jules Edmond le 8 novembre 1914 au bois de la Gruerie (Marne).
GUEUDRÉ Alfred Eugène Albert le 15 décembre 1914 au bois de la Gruerie (Marne).

1915

HOURDÉ Gustave Jules Joseph le 9 mars 1915 à Minancourt – Beauséjour (Marne).
ANDRIEU Paul Edgard Edmond le 12 mars 1915 à Minancourt – Beauséjour.
DIZEMGREMEL Raphaël Louis Nicolas le 25 avril 1915 aux Eparges (Meuse).
LAIGNEL Marius Louis Joseph le 27 avril 1915 aux Eparges.
PETIT Eloy Louis Cyprien le 28 juin 1915 à l’hôpital temporaire n° 1 à Verdun.

1916

DERGNIER Eugène Louis Nicolas le 6 mars 1916 à Landrecourt, ambulance 4/54 (Meuse).
LOTTIN Louis Ernest le 26 mars 1916 à l’ambulance 4/54 de Landrecourt (Meuse).
LAURENT Marceau Lucien Félicien le 11 novembre 1916 à Berny-en-Santerre.
BOUCHER Maurice Jules Alfred le 16 novembre 1916 à HOE n° 13 de Marcelcave.

1917

BREFFORT André Charles Désiré le 4 mai 1917 à Le Godat près de La Neuville (Marne).

1918

COULON André Alfred le 9 avril 1918 à Arracourt (Meurthe-et-Moselle).
LEGRAND Paul Théodose le 31 octobre 1918 à Béthencourt-sur-Mer (Somme).

Cordialement
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par ae80 » jeu. sept. 30, 2010 12:39 am

Bonsoir à tous.

Le 128e Régiment d’Infanterie à Maurupt & au Montois

Entre Maurupt et Le Montois, La 12e compagnie du 128e est à terre, frappée à mort ; formant un monceau de cadavres emmêlés avec un nombre double de cadavres allemands. Il y a eu là une charge à la baïonnette, et les visages portent les signes d’une fureur indicible ; les hommes semblent avoir voulu s’entredévorer.


L’historique du régiment reste très laconique sur les combats : « Du 6 au 11 septembre (1914), le régiment livre des combats furieux à Pargny-sur-Saulx, à la ferme du Sorton, au Montois et principalement à Maurupt qui fut perdu et repris deux fois. » (1)
Dans la nuit du 10 septembre 1914, le régiment semble bousculé par une vigoureuse attaque allemande :
« Vers 2 heures, en pleine nuit, 5 régiments allemands prononcent une violente attaque à la baïonnette sur le front Maurupt-le-Montoy, Le Montoy. La ligne française est enfoncée. Le régiment se reporte sur la rive sud de la Bruxenelle à l’Est de St-Lumier. Il organise là une nouvelle ligne de résistance puis bivouaque sur les bords du ruisseau. » (2)
Les unités de la 5e Brigade viennent à sa rescousse :
« A 3 heures, attaque de nuit allemande arrêtée net devant Maurupt et à droite devant les chasseurs mais qui parvient à se glisser entre Maurupt et le Montoy. 2 compagnies du 72e encore en réserve, arrêtent la progression allemande par une contre-attaque sur la croupe S.O. du village de Maurupt pendant que 2 compagnies du 9e Bataillon de chasseurs (dont 1 de réservistes) font un barrage, à la lisière N. du bois de Maurupt.» (3)
Pourtant le 128e d’Infanterie semble avoir combattu désespérément comme semble le démontrer le témoignage du Médecin SANDRAS qui a en charge le Groupe de Brancardiers divisionnaires. Voici son compte-rendu pour la journée du 11 septembre 1914 :
«Le canon a cessé, on dit que les Allemands se sont retirés. La marche en avant si impatiemment attendue, commence. Nous quittons Heiltz à 8 h. pour aller d’abord à St-Lumier où nous chargeons 6 blessés français ; puis, suivant les ordres reçus, nous nous dirigeons sur Le Montoy. Nous parcourons 3 kilomètres en battant les champs et les bois, à droite et à gauche de la route, mais nous ne trouvons qu’un seul blessé dans une tranchée. Quand nous voulons aller plus loin, nous sommes arrêtés par une compagnie du 128e d’infanterie qui est en avant-poste, et qui nous déclare ignorer si Le Montoy et Maurupt sont occupés par les Allemands. Une reconnaissance du 19e chasseurs(4), nous dépasse, et nous attendons le résultat de ses recherches, assis sur les caisses de ravitaillement apportées la veille dans la nuit au 128e et abandonnées par ce régiment ; vivant sur le pays, nous confectionnons de délicieux sandwichs avec du pain biscuité et de la viande de conserve. Pendant notre frugale collation, le canon se fait entendre derrière nous, il n’y a pas de doute, ce sont nos batteries qui tirent sur Le Montoy. Des estafettes passent au galop allant aviser le capitaine commandant que nous sommes les maîtres de Maurupt ; tout se tait, et nous avançons. Au Montoy, dans une grange, nous trouvons 7 blessés allemands que nous chargeons sur nos brouettes, mais il n’y a que 3 blessés français.
Je pousse seul jusqu’à Maurupt, à mi-route, je me trouve en présence d’un véritable charnier : toute ou presque toute (80 hommes), la 12e compagnie du 128e est à terre, frappée à mort ; formant un monceau de cadavres emmêlés avec un nombre double de cadavres allemands. Il y a eu là une charge à la baïonnette, et les visages portent les signes d’une fureur indicible ; les hommes semblent avoir voulu s’entredévorer. Il n’y a pas un blessé au milieu de cette masse, il n’y en a pas non plus à Maurupt. Nous revenons sur nos pas, chargeons encore 7 blessés français à St-Lumier, et sommes dirigés sur la ferme de Sorton. Cette ferme est réduite en cendres, comme la ferme de Beaumont. Les morts allemands sont en grand nombre sur le bord de la route et dans les champs. Ce sont les victimes de notre artillerie. Mais toujours pas de blessés pas plus qu’à Blesmes que nous retraversons pour rentrer à Heiltz-le-Hutier à 18 heures
. » (5)

Les pertes du 128e Régiment d’Infanterie au cours des combats de Maurupt furent énormes :
Officiers : 5 tués, 7 blessés, 1 disparu soit 13 officiers mis hors de combat ;
Troupe : 56 tués, 252 blessés, 154 disparus, soit 462 hommes. (1) & (2)


(1) Anonyme, 128e Régiment d’Infanterie, Historique sommaire du régiment de la mobilisation au 11 novembre 1918, éditeur Henri CHARLES-LAVAUZELLE, Paris, 1920, 31 pages.
(2) J.M.O. du 128e Régiment d’Infanterie, 2 août au 1er décembre 1914, 26 N 686/6.
(3) J.M.O. de la 5e Brigade d’infanterie, 5 août 1914 au 29 novembre 1915, 26 N 497/3.
(4) Les éléments du 9e Régiment de chasseurs à cheval trouveront à leur arrivée à Maurupt, le village déjà occupé par des troupes du 72e d’Infanterie et du 9e B.C.P.
(5) J.M.O. du Groupe de Brancardiers de la 3e Division d’Infanterie par M. Sandras, Médecin Major de 1ère classe, 26 N 265/3.


Ce récit vient en complément de la discussion sur le charnier de la bataille de la Marne à Maurupt-le-Montois 72e RI
http://pages14-18.mesdiscussions.net/fo ... amp;nojs=0
Cordialement
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par troyka » sam. mai 28, 2011 4:18 pm

Personne n'aurait par hasard le JMO de la 128e RI du 2 Novembre 1918 (n°395?)?

Je viens de lire un dossier belge d'un caporal Vandenberghe qui serait mentioné dans ce JMO.

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Message par alaindu512010 » sam. mai 28, 2011 10:12 pm

Personne n'aurait par hasard le JMO de la 128e RI du 2 Novembre 1918 (n°395?)?

Je viens de lire un dossier belge d'un caporal Vandenberghe qui serait mentioné dans ce JMO.

Bonsoir
il est là
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... iewer.html
bonne lecture
bien à vous
alain
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Achache
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Re: 51e ri et 128e ri

Message par Achache » sam. mai 28, 2011 11:50 pm

[quotemsg=87577,8,9171]Personne n'aurait par hasard quotemsg]


Bonsoir,

Si ! moi aussi, je l'ai :lol: , comme Alain :hello: , et comme tout le monde (à la même adresse).... -mais moi, les gens qui débarquent sans dire bonjour, et filent sans au revoir, c'est fini, je ne leur réponds plus... ;)

Bien à vous,

[:achache:1]
Achache
Émouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915

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