définition d'un régiment de dragons

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machault
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par machault » ven. oct. 06, 2006 1:11 pm

Qui pourrait m'indiquer un site donnant une bonne définition de ce qu'était un régiment de Dragons : missions, fonctions, différences avec les cuirassiers, les chasseurs à cheval, les hussards , nombre d'hommes et de chevaux ? A partir de quelle date peut on considérer qu'ils combattaient à pied et à quelles (éventuelles) périodes de l'offensive terminale ont ils été utilisés "montés" ?
Vous pouvez aussi me donner votre définition, faute de site connu ....
Merci

martinez g
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par martinez g » ven. oct. 06, 2006 4:42 pm

la question est vaste et les réponses différentes selon les époques. A l'origine( début 17eme ) il s'agissait de fantassins montés combattant aussi bien a pieds qu'a cheval rapidement leur usage a été consacré comme cavaliers on a vu qq rgts de dragons à pieds sous napoléon et rapidement remontés. les frgts de dragons se situaient entre la cavalerie légère ( hussards chasseurs à cheval) et lourde ( cuirassiers, carbiniers ) l'emploi sous l'empire se faisait avec la lourde dans des charges à fond pour obtenir la rupture après traitement par l'artillerie les dragons de l'armée d'espagne étaient redoutables surtout par leurs coup de pointe avec le sabre droit presque semblable à la latte des cuirassiers la différence qui a perduré jusqu'en 1914 est que les dragons ne protaient pas de cuirasses mais un casque aussi voyant et inutile que celui des cuirassiers . en 1914 on comptait plus de 30 rgts de dragons la plupart complets dans les divisions de cavalerie ou fragmentés comme unités de reconnaissance des DI. on peut dire que dans les premières semaines de la guerre la cavalerie française a pris le dessus sur l'allemande le Lt de lattre de Tassigny ( futur maréchal) du 12eme Rd ( ou j'ai eu l'honneur de servir en algérie)annéantit une patrouille de hulans et est blessé d'un coup de lance. bien sur il ya eu l'escadron du Lt de gironde mais la cavalerie française a été gaspillée en pure perte remplissant très peu la mission essentielle la reconnaissance à la différence des allemands et employée comme unité mobile d'infanterie montée qui n'avaient ni les moyens ni l'entrainement nécessaires pour remplir cette mission. rapidement de nombreux dragons officiers et hommes du rang rejoignirent l'infanterie le capitaine de lattre rejoint le 93emeri. a part qq exemples rarissimes la cavalerie a eu très peu d'occasions de charger ( naplouze, uskub...) je vous donnerais un peu plus tard les rnseignements techniques apres consultation de ma doc cordialement

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Jean RIOTTE
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par Jean RIOTTE » ven. oct. 06, 2006 5:56 pm

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour machault,
" C' est le maréchal de Brissac qui habitua ses arquebusiers à combattre à pied et à cheval. Il leur donna le nom de dragons pour exprimer un être courageux et entreprenant. Louis XIV organisa les premiers régiments de dragons proprement dits. Ils devaient se déplacer à cheval et se battre à pied. C' était une arme intermédiaire entre l' infanterie et la cavalerie, des fantassins à cheval. Les dragons devaient être en mesure de se porter rapidement sur un point pour le défendre en attendant le gros de l' armée. L' ordonnance de 1665 les plaçait dans les corps de l' infanterie.
.....sous la Monarchie, les dragons se taillèrent une réputation exceptionnelle de rapidité, d' audace et de bravoure.....
Mais, écrit le général Susane, "ces corps perdaient bientôt de vue l' objet de leur institution, négligeant le fusil pour l' épée et le cheval et finissaient par se fondre dans cette cavalerie, dont ils ne se distinguaient plus." Le règlement de 1790 sanctionnait l' évolution en plaçant les dragons dans les troupes à cheval. Ce n' est qu' entre les deux dernières guerres que les régiments de dragons portés renouèrent avec leur vocation initiale.
....Le sobriquet essentiel des dragons a été "citrouilles" ou "citrouillards", qu' ils devaient à leurs casques de cuivre et à leurs plastrons jaune orange.
"L' esprit dragon" a toujours été assez particulier et est même passé souvent en proverbe. Une chanson de 1671 énumère les qualités pour faire un bon dragon: "Un bon dragon doit être un franc démon, sans foy ni loy." Il doit aussi aimer courir le guilledou et "pétuner", c' est à dire fumer force pipes......"

Sources: Recueil d' Historiques de l' Arme Blindée et de la Cavalerie, général Andolenko.

Cordialement.
Jean RIOTTE.

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Jean RIOTTE
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par Jean RIOTTE » sam. oct. 07, 2006 11:31 am

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour machault,
A propos des Cuirassiers, voir sur ce Forum à l' adresse suivante:
http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... 4597-1.htm
Cordialement.
Jean RIOTTE.

martinez g
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par martinez g » lun. oct. 09, 2006 11:54 am

pour compléter mon mail il faut savoir qu'un rgt comptait 4 escadrons de combat à 125 sabres + 1 escadron de commandement et services soit environ 7 à 800 hommes ceci est théorique il faut défalquer les malades les blessés les détachés... certains rgts se sont vus doter de la lance vestige napoléonien dont on s'interroge sur l'utilité lors d'un conflit moderne. pour répondre à votre question sur la différence avec les cuirassiers comme ke vous l'ai dit il n'y avait que la cuirasse par contre ils étaient équipéés des mêmes cheveaux qui étaient esthétiquement parfaits pour les défilés mais absolument pas des cheveaux d'armes les spahis et chasseurs d'afrique étaient montés sur des carnes appelés cheveaux barbes d'une endurance exceptionnelle et de parfaits cheveaux d'armes ( avec des dents redoutables nous nous tenions éloignés de leurs machoires les spahis( un escadron à saumur) leur donnaient tellement de coup de triques que dés que qqun passazit à portée il y avait droit) aprés qq semaines d'opérations constituées de marches et contre marches les cheveaux étaient HS ce qui n'a pas permis d'exploiter la victoire de la Marne. après il ya eu une déflation des effectifs de la cavalerie au profit de l'infanterie beaucoup d'officiers devinrent pilotes de l'aviation. C'est à tort que je vous ai cité Uskub comme exemple de charge c'es t l'exemple le plus accompli d'emploi de la cavalerie légère ( spahis et chass d'af) qui a été employée comme infanterie montée ayant remporté un succés d'imortance stratégique par contre la seule charge ou des cavaliers ont enlevé ub drapeau l'a été contre l'un de nos alliés! un détachement mixte de spahis et de chass d'af ont pris le drapeau du 48eme rgt d'evzones grecs au prix de 12 tués à la pointe du sabre ce rgt ne voulait pas se rallier a venizelos au moment ou des marins français sont tombés dans une embuscade à athénes ce fait d'armes a été passé sous silence bien évidemmennt mais relaté dans la RHA cordialement

tinou 501
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par tinou 501 » lun. oct. 09, 2006 8:08 pm

Voici un article de Daniel Deschenes, qu'il a écrit dans un journal local qu'il éditait, à l'occasion de la sortie d'une promotion d'EOR à S

Le 1er régiment de Dragons fût l’un des six qui chargèrent à Marville (en 1914) sous les couleurs de la 9ème Division de Cavalerie

Avec les 3ème, 24ème, 25ème Dragons et le 5ème et 8ème Cuirassiers de Tours


Il y a trois siècles, le Royal Dragons avait comme devise : « dans le danger, le jeu ! ».Quand il partit de Luçon, le 2 août 1914 il en prit une seconde : « royal d’abord, premier toujours ! ». Il fut, en effet l’un des premiers dans la bataille.
Dès le 10 août 1914, sur le plateau de Marville-Maugienne, alignés au cordeau, lance au poing, les gars de Bretagne, d’Anjou, du Poitou et d’Ile de France chargèrent au cotés des 3ème, 24ème, 25ème Dragons et le 5ème et 8ème Cuirassiers de Tours, sous les couleurs de la 9ème Division de Cavalerie, commandée par le Général de l’Epée. C’est dix jours après, à Neufchâteau au Luxembourg belge, que le Général trouva sa troisième étoile.
Il y a quelques années, le critique militaire d’un grand quotidien de Paris, parlait de la mission efficacement remplie par la 9ème DC en attendant que fût terminée « la mobilisa tion dont elle dépendait ».
C’est ainsi qu’il ne suffit pas d’éclairer et de découvrir, il faut aussi combattre.
Au cours de ces opérations, le 1er Dragons fut à l’avant-garde à l’aller et à l’arrière garde au retour. Nous connaissons un Colonel d’aviation qui commandait un peloton du 1er escadron à l’époque, qui doit se rappeler un certain remblai de voie ferrée d’où nous protégions le décrochage devant l’ennemi très supérieur en nombre et
auquel le régiment fit subir de lourdes pertes. De cette pointe extrême de la prise de contact, ce fut la retraite jusqu’à la Marne.
Courtisols, Mailly restent parmi les combats victorieux des premiers jours de septembre, au cours desquels le 1er Dragons occupa une place de choix sur le front de vingt kilomètres que la 9ème DC était chargée de tenir. C’est de Mailly, que le 1er Dragons défendit seul, que nous priment le « premier galop » de la victoire de la Marne.
Après la Marne ce fut la Picardie, l’Yser, cet enfer des Flandres que les jeunes de 1939-40 auront vécu à leur tour.
Le canal de l’Yser, Zuidchoote, St Georges, St Eloi, Holleboecke, Boesinghe! Nuit du 31 octobre 1914! Trois homes sur quatre, combat à pied ! un homme sur deux, lance à la main ! Mais oui, parfaitement, nous n’avions pas encore le « coupe-chou » au mousqueton………
C’est là, devant St Eloi, à la lueur du feu des meules qui flambaient, derrière les Bossut, les Kergorlay, les Sartout, les Saunier, les Delaneau (pour ne citer que les morts), que nous avons chargé à la lance à pied ! pour prendre les tranchées perdues par notre alliée.
Le général de Sailly, commandant la 9ème Brigade (1er et 3ème Dragons) fut grièvement blessé et ses deux officiers d’ordonnance, tués : Capitaines Briois et Paulo. Quant au 1er Dragons, 70% furent mis hors de combat. Toussaint 1914 !
Pendant un mois, le vieux « Royal Dragons », aguerri par ces trois premiers mois de guerre, prend les tranchées (des trous d’eau exactement) dans la région de Lizerne, dans ce dernier coin de terre et d’eau belge que les allemands ne prendront jamais. Voici du renfort du 9ème Corps d’Armée (Touraine, Anjou, Poitou) et du 20ème Corps de Cavalerie.
Noël 1914 ! Premières tranchées organisées dans le « corons » des mines de Lens. Puis dans la Somme et dans l’Oise. Cantonnement à Compiègne, ville royal. Comme il fallait « que les civils tiennent ! » (Forain dixit), à chaque relève de tranchées, le Colonel de Marcieu donna l’ordre de séjourner 24 heures dans un cantonnement intermédiaire (Couchy les Pots) pour que les habitants de Compiègne ne puissent avoir une idée de nos barbes sales et de nos manteaux boueux. C’est presque « la fleur à l’oreille » que nous rentrions à Compiègne.

Au printemps 1915, le régiment remonte à cheval pour la bataille de l’Artois. Eté 1915, en Alsace ! C’est presque un séjour de vacances, les tranchées de Burnhaupt. Septembre 1915 ! A cheval ! pour la bataille de Champagne.
Pied à terre ! c’est le « trou Bricot », la cote 193 entre Tahure et Souain.
L’année 1916 nous trouve en Picardie et en Lorraine avec les chasseurs de Lardemelle. L’hiver 1916, Verdun avec les zouaves et les tirailleurs de Niessel et de Garnier-Duplessis. Le grand Mangin a son PC aux « Jumelles d’Orne », « Vaux », « Kopal », « Douaumont », « Cote 344 », boue liquide, 22 et 23° au dessous de zéro !
Printemps 1917 ! à cheval pour la Champagne, l’attaque d’avril ! De nouveau les tranchées en Champagne à la « Pompelle ».
Hiver 1917 : re-Verdun !
Printemps 1918 ! les tranchées dans la Somme, en Champagne, encore en Picardie !
Puis c’est août 1918, juste 4 ans après notre premier engagement. L’infanterie ne peut plus suivre. Le Colonel Geoffroy du 24ème Dragons, rassemble tout ce qu’il trouve de cavaliers sur le plateau d’Erches et les lances à la poursuite de l’ennemi.
Les escadrons du 1er Dragons sont de ceux-là !
Depuis 1915 nous avons le fusil-mitrailleur, la musette à grenades, le collier à cartouches. Donc le paquetage est augmenté d’autant. Ça ne fait rien, le Dragon retrouve son cheval pour l’action, il revit ! et les chevaux, plus chargés que jamais, galopèrent comme à Marville (quatre ans avant) et jusqu’à Chimay (Belgique) jusqu’ à la victoire !
« Royal d’abord ! premier toujours » tel fut le régiment à l’Autre ! S’il porta l’Esprit Cavalier dans de nombreuses formations, n’oublions pas que l’ « Esprit 1er Dragons » fut transmis aux chars d’assaut (à nos blindés d’aujourd’hui) dès 1917 par le Commandant Louis Bossut.
Et depuis plus de trente ans, chaque année à la date du 16 avril, anciens du 1er Dragons et des chars communient ensemble à la Flamme sous l’Arc de Triomphe.

1er Dragons, toujours !





Si les dragons du 17ème siècle ont pu être fiers de leur devise, si ceux de 1914 portèrent fièrement la leur, celle des jeunes de 39/40 n’a point menti. En effet en mai 1940, le 1er Dragons s’est porté « toujours au plus dru » et l’un des premiers.
Sur les vingt jours de bataille dans les Flandres, il tint cinq jours à Namur, il tint de même, à Gembloux, à Dunkerque !
Après avoir répondu : « Prêt » ! sous le commandement du colonel Meric de Bellefon (grand blessé de l’autre), il n’a jamais cédé le pas à l’ennemi, malgré des pertes sévères, avant son embarquement pour l’Angleterre ;
Après son débarquement en France, il eut à peine le temps de se reformer à Evreux pour reprendre sa place au combat.
Il a exécuté toutes les missions qui lui ont été confiées à la 2ème DLM et il a combattu jusqu’au « cessez le feu » à la Haye-Descartes et à Buxeuil aux confins du Poitou et de la Touraine.

« Royal d’abord, Premier toujours », notre régiment est donc le premier régiment d’école, et dans une garnison de choix : Saumur !
Le premier régiment de Dragons a la fourragère. Il s’honore aussi d’une citation du royaume de Belgique.
Anciens du 1er Dragons des deux générations, qui avez combattu, à 25 ans de distance, sous les plis du même étendard, venez vous incliner devant ses trois couleurs.
Les jeunes de 1952 vont vous le présenter. Ces jeunes vont reconnaître en vous, ceux qui ont inscrit les noms des batailles gravés à jamais dans ses plis.
Ils sont restés dans la tradition : en vous voyant, ils constateront que l’écusson du 1er Dragons ne se porte pas seulement au collet mais dans le cœur !
Royal d’abord ! Premier Dragons Toujours !

Daniel DESCHENES

Fondateur de l’Amicale
(1952 à Saumur)



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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par tinou 501 » lun. oct. 09, 2006 8:12 pm

J'ai loupé la fin de mon intro:

il s'agit d'un article écrit à l'occasion de la sortie de la promotion 1952 d'EOR dont le nom était "Commandant BOSSUT"

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moick
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par moick » mer. avr. 20, 2011 3:51 pm

Bonjour à Tous,
mais concrètement pour en revenir à la question initiale, qui est simple donc demande une réponse simple donc en peu de mots, qui peux me donner une définition de " bataillons de dragons portés" et de " régiments de dragons portés".
Merci pour vos réponses.
Cordialement.
Moïck


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Arnaud Carobbi
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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par Arnaud Carobbi » mer. avr. 20, 2011 4:38 pm

Bonjour Moïck,

Réponse courte à sujet simple = simplification risquée. Mieux vaut une réponse longue !
Une simple recherche sur le net vous aurait permis de constater que ce vocable ne s'applique pas à la Première Guerre mondiale. Vous trouverez tout ce que vous souhaitez savoir sur le sujet en lisant cette page :
http://3dlm.net/spip/spip.php?article5
Cordialement,
Arnaud
Le site du Parcours du combattant de 14-18 : nouvelle adresse.

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Re: définition d'un régiment de dragons

Message par moick » mer. avr. 20, 2011 9:00 pm

Rassurez vous, j'ai cherché sur le net, mais si je lance cet appel, c'est que je n'ai pas la richesse et l'étendue de vos compétences. Je sais bien malgré tout que ce vocable ne concerne pas la GG.
Merci pour votre réponse.
Bien cordialement
moick

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