GLANEUSE — Caboteur — Compagnie Chevillotte Frères, Brest.

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
Rutilius
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GLANEUSE — Caboteur — Compagnie Chevillotte Frères, Brest.

Message par Rutilius » sam. mars 20, 2021 11:03 am

Bonjour à tous,

Glaneuse — Caboteur — Compagnie Chevillotte Frères, Brest (1888~1927).

Caboteur en acier construit en 1888 par le chantier Alexander Hall & Co. Ltd., d’Aberdeen (Écosse, Royaume-Uni), pour le compte de la Compagnie Chevillotte Frères, de Brest. Initialement affecté à un service régulier de transport de marchandises et de passagers entre Brest et Douarnenez et vice versa. Pre-mier départ de Brest le 31 août 1888.

Cédé en 1927 à la Compagnie armoricaine de sauvetage (Albert Gourio) ; renommé Fromveur, étant im-matriculé à Brest. Indicatif d’appel en 1930 : O.I.G.A.

Sort final inconnu.

Caractéristiques principales. — Jauge : 148 tx jb et 68 tx jn. Portée en lourd : 125 t. Capacité cubique : 120 m³. Dimensions : 28,46 x 6,16 x 2,39 m. [95.0 x 20.1 x 7.9 ft]. Propulsion : Machine compound de 160 cv (1901) ; une hélice. Vitesse : 9 nœuds.

Le caboteur Glaneuse fut administrativement considéré comme bâtiment armé en guerre du 31 juillet 1915 au 3 décembre 1918, ayant vraisemblablement été réquisitionné par la Marine.

[Circulaire du 25 avril 1922 établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du 3 août 1914 au 24 octobre 1919, le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du 16 avril 1920, art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. : Bull. off. Marine 1922, n° 14, p. 720 et 745.].

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La Dépêche de Brest, n° 636, Mardi 28 août 1888, p. 4.

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Bien amicalement à vous,
Daniel.

capu rossu
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Re: GLANEUSE — Caboteur — Compagnie Chevillotte Frères, Brest.

Message par capu rossu » sam. mars 20, 2021 2:07 pm

Bonjour,

Le Fromveur est répertorié sur les plans d'épaves de la rade de Brest en rivière de Chateaulin en face de la pointe de Terenez sous le numéro 437. Il a été renfloué par la Société Bocage et remis en service après réparations.
Il est toujours inscrit à l'Annuaire de la Marine Marchande de 1951 au compte de la Compagnie Aunisienne de Pêche et de Transports.

@+
Alain

olivier 12
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Re: GLANEUSE — Caboteur — Compagnie Chevillotte Frères, Brest.

Message par olivier 12 » lun. mars 22, 2021 3:20 pm

Bonjour à tous,

La même CP de GLANEUSE que ci-dessus, mais avec cette fois une date et une signature, peut-être celle d'un passager ...!

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olivier

olivier 12
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Re: GLANEUSE — Caboteur — Compagnie Chevillotte Frères, Brest.

Message par olivier 12 » mer. mars 24, 2021 2:20 pm

Bonjour à tous,

En 1937 FROMVEUR, ex GLANEUSE est modifié par le chantier Gourio pour servir dans le film de Jean Epstein "La femme du bout du monde" tourné à l'Ile d'Ouessant. Il devient provisoirement le SAINT JOACHIM.

Voici sa photo.
Tous mes remerciements à Memgam qui l'avait signalé à la fiche de l'EDOUARD DETAILLE.

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Rutilius
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Message par Rutilius » mer. mars 24, 2021 7:29 pm

Bonsoir à tous,

□ A la fin du printemps ou au début de l’été 1937, le Fromveur fut modifié par la Société des chantiers et ateliers Gourio pour les besoins du film de Jean Epstein : « La femme du bout du monde », adaptation cinématographique du roman éponyme publié en 1930 par Alain Serdac, tourné d’abord au premier éperon du port de commerce de Brest puis ensuite à l’île d’Ouessant. Pour la circonstance, il fut provisoirement renommé Saint-Joachim.

Après un premier départ de Brest le 21 août 1937 en soirée pour l’île d’Ouessant, ayant à son bord la troupe d’acteurs, le Saint-Joachim fut victime d’une avarie de machine ; il mouilla dans la baie du Trez-Hir, puis revint à Brest vers 22 h. 00. Il reprit la mer le lendemain, à 9 h. 00, mais, par brume très dense, s’échoua sur le plateau rocheux du Rospec, à proximité de la pointe Saint-Mathieu. Après le débarquement de quelques passagers sur deux voiliers de Plougastel, le Verdun et la Zélée, le Saint-Joachim parvint néanmoins à se déséchouer à marée haute et à gagner Le Conquet. Appelé à son secours, le remorqueur Roscanvel recueillit dans ce port le reste des passagers et les conduisit à l’île d’Ouessant, où se trouvait déjà le Saint-Joachim, qui, après avoir brièvement touché Le Conquet, avait directement mis le cap sur l’île.

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La Dépêche de Brest, n°19.496, Dimanche 22 août 1937, p. 3, sous le titre « On a tourné hier, au port de commerce, quelques scènes du film : " La femme du bout du monde "».

La Dépêche de Brest, n°19.497, Lundi 23 août 1937, p. 4, sous le titre « Les aventures du Saint-Joachim commencent par une mésaventure ».

La Dépêche de Brest, n°19.498, Mardi 24 août 1937, p. 3, sous le titre « Dans la brume. Comment les passagers du Saint-Joachim furent ramenés à terre ».

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Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Message par Rutilius » lun. mars 29, 2021 11:16 am

Bonjour à tous,


Événements marquants vécus par la Glaneuse


□ Le 4 avril 1923, avec les remorqueurs Audax-II, de l’Union française maritime, et Beaupré, de la Société des chantiers et ateliers Gourio, la Glaneuse contribua au déséchouement du transport Saint-Nicolas, de la Flotte d’État, qui venait d’être acquis par l’Union française maritime.

Le 18 décembre 1922, alors qu’il était remorqué de Rochefort-sur-Mer à Brest par le remorqueur de l’État Mastodonde, ce navire, qui naviguait lège, s’était mis au plein sur une langue de sable à la pointe Saint-Gilles, à deux milles de la balise des Verres, près de Bénodet. En raison de l’état de la mer, les remorques s’étaient en effet rompues au large de Penmarc’h. Il ne put être renfloué par le Mastodonte et les remor-queurs de l’État Infatigable et Renne, envoyés en renfort.

Couché sur tribord, le Saint-Nicolas reposait depuis tout ce temps sur un fond de sable mou, dans lequel il s’enfonçait progressivement. Après de nombreuses visites, il fut en outre constaté que sa coque était cre-vée en divers endroits.

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Le déséchouement du transport Saint-Nicolas

Memgam a écrit :
sam. janv. 05, 2013 4:49 pm

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De gauche à droite, la Glaneuse, le remorqueur Beaupré et le remorqueur Audax-II

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V. le sujet : « SAINT-NICOLAS, ex-TEIKOKU-MARU — Cargo — (1918~1922) »

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□ Fin Avril 1927, la Glaneuse, commandée capitaine Cloâtre, participa au sauvetage d’une partie de la cargaison du cargo suédois Bard (La Dépêche de Brest, n° 15.819, Dimanche 27 avril 1927, p. 3).

Dans la nuit du 6 au 7 avril 1927, par mer grosse et temps bouché, ce bâtiment s’était échoué sur les ro-chers de Basse-Valan, sis dans l’Ouest-Sud-Ouest de l’île de Molène. Avec 20 hommes d’équipage, il allait alors de Rufisque (Sénégal) au Havre avec un chargement d’arachides (La Dépêche de Brest, n° 15.811, Sa-medi 9 avril 1927, p. 4).

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Avec la collaboration de Memgam
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Message par Rutilius » mar. mars 30, 2021 6:39 pm

Bonjour à tous,


Événements marquants vécus par le Fromveur


— 14 octobre 1928 : Remorque jusqu’au port de commerce de Brest le cargo péruvien Huascaran, réfugié près de l’île de Batz après avoir subi une avarie de moteur, le 9 octobre 1928 lors d’une tempête, alors qu’il allait de Hambourg (Allemagne) à Callao (Pérou), via Funchal (Île de Madère) et le canal de Panama, étant chargé de 145 tonnes de ciment et 20 tonnes d’huile ; arrive à Brest le soir vers 22 h.00 (La Dépêche de Brest, n° 16.367, Mardi 16 octobre 1928, p. 3).

Construit par un chantier de Hambourg, ce petit bâtiment, qui jaugeait 85 tx, effectuait sa première traversée avec un équipage allemand de huit hommes, commandé par le capitaine Karl MENGE. Dans la nuit du 14 au 15 novembre 1928, étant mouillé dans le 5e bassin du port de commerce dans l’attente de son départ, il chassa sur ses ancres, en raison d’une violente tempête de Sud-Ouest, et vint s’échouer sur les enrochements de la jetée Est du port, son gouvernail et son hélice s’engageant dans les blocs. Après l’avoir maintenu toute la journée, le remorqueur de sauvetage Iroise parvint néanmoins à le dégager de cette fâcheuse position à la faveur de la marée du soir. En attendant d’être visité, il fut amarré au quai du 5e bassin (La Dépêche de Brest, n° 16.398, Vendredi 16 novembre 1928, p. 3).

Au lieu de poursuivre sa traversée, il fut désarmé à Landerneau fin Décembre 1921 (La Dépêche de Brest, n° 16.432, Jeudi 20 décembre 1928, p. 3). Puis, près avoir été remorqué en grande rade, il quitta fina-lement Brest sur lest pour Calao le 5 février 1929 (La Dépêche de Brest, n° 16.479, Mardi 16 novembre 1929, p. 3).

— Octobre 1930 : Avec le cargo Lieutenant-Lemonnier, se trouve désarmé depuis plusieurs mois dans le 5e bassin du port de commerce de Brest par suite de la crise des frets (La Dépêche de Brest, n° 17.110, Jeudi 30 octobre 1930, p. 3).

— Du 22 novembre au 23 décembre 1935, puis à partir de début Février 1936 : Sauve une partie de la cargaison du cargo Penhir, de la Compagnie nantaise de navigation à vapeur (La Dépêche de Brest, n° 18.959, Vendredi 22 novembre 1935, p. 3 ~ La Dépêche de Brest, n° 18.937, Samedi 8 février 1936, p. 2), bâtiment commandé par Jean Jules BATAILLON, capitaine de la Marine marchande, inscrit le 24 août 1927 au quartier de Nantes, n° 17.889.

Au petit matin du 4 novembre 1935, par tempête de S. S.-O., ce bâtiment sombra en baie de Bertheaume, à trois milles dans l’O. N.-O. du phare du Minou, alors qu’il allait à mi-charge de Brest à Nantes. Le capitaine et les 19 hommes d’équipage parvinrent à gagner avec les baleinières du bord la plage du Trez-Hir, en Plougonvelin (La Dépêche de Brest, n° 18.941, Lundi 4 novembre 1935, p. 3).

Lancé le 19 mars 1930 par le chantier George Brown & Co., de Greenock (Port Glasgow, Royaume-Uni), le Penhir jaugeait brut 1.186,97 tx et net 577,77 tx ; il était équipé d’une machine de 950 cv. Il avait été immatriculé à Nantes le 19 avril 1930, f° 70, n° 210. Son indicatif d’appel était alors T.U.E.B.

[Archives départementales de la Loire-Atlantique ~ Quartier de Nantes ~ Matricules des bâtiments de commerce : Cote 7 R 4 / 1323.]

— 13 février 1936 : Aborde par tribord arrière et coule le sloop à moteur Crozonnais, à 300 mètres dans le Sud-Sud-Ouest du feu Sud de la passe Ouest du port de commerce de Brest (La Dépêche de Brest, n° 18.944, Samedi 15 février 1936, p. 3).

Le Crozonnais, propriété du patron-armateur Corentin BIHAN, venait de franchir la passe, au bout du quai de la Santé. Bien que la nuit fut sur le point de tomber, il naviguait tous feux de position éteints. Le patron et ses deux matelots échappèrent néanmoins au naufrage en sautant dans un canot traîné en remorque.

Ce petit sloop — qui n’était pas assuré — était affecté à un service régulier aller et retour entre le port de commerce de Brest et Le Fret, hameau de la commune de Crozon. Lors de l’abordage, son chargement était d’environ 35 tonnes, constitué par 14 fûts de vin, des sacs de farine, de l’épicerie, du charbon et des bidons d’essence.

Il fut renfloué le 15 février 1936 par le ponton-grue Lanvéoc, assisté de la gabare Chameau, bâtiments appartenant tous deux à la Direction des mouvements du port ; il fut ensuite conduit au 1er bassin du port de commerce, avec l’assistance des remorqueurs Penfeld et Armen. Hormis les marchandises périssables, la majeure partie du chargement put alors être récupérée, à la satisfaction du patron-armateur Corentin BIHAN (La Dépêche de Brest, n° 18.945, Dimanche 16 février 1936, p. 3).

— 10 mars 1936 et jours suivants : Avec les chalands Bressuire et Charolais, effectue le transport des marchandises déchargées du cargo Ludwigshafen, de la Hamburg Südamerikanische Dampfschifffahrts-Gesellschaft (H.S.D.G.) (dite Hamburg Süd), de Hambourg (Allemagne), échoué en baie de Bertheaume, dans l’anse de Perzel (La Dépêche de Brest, n° 18.968, Mercredi 11 mars 1936, p. 3).

Le 7 mars 1936, alors qu’il faisait route de Hambourg à Rio-de-Janeiro (Brésil), ce grand cargo, commandé par le capitaine Hugo JALASS, avait touché de l’avant une roche sous-marine au large de l’île Molène, entre le phare de Kéréon et les Trois-Pierres, ce qui entraîna une importante voie d’eau qui envahit plu-sieurs compartiments. Il avait alors tenté de gagner Brest par ses propres moyens, mais avait dû se résigner à faire appel à des moyens extérieurs. S’étaient portés à son secours les remorqueurs de sauvetage Iroise et Abeille 22. Au large de la pointe Saint-Mathieu, ce dernier était parvenu à lui passer une remorque, puis l’avait échoué dans l’anse de Perzel (La Dépêche de Brest, n° 18.966, Dimanche 8 mars 1936, p. 3).

— De Novembre 1936 à ... 1937 : Procède au déchargement de la cargaison du cargo charbonnier Myconos, de la société d’armement Sigalas G.T. & Sons (Andronicos Sigalas), du Pirée (Grèce), échoué à l’île d’Ouessant dans la cale de Calgrac’h, sise dans la baie de Beninou (La Dépêche de Brest, n° 19.290, Mercredi 27 janvier 1937, p. 3).

Le 30 octobre 1936, vers 3 heures du matin, faisant route de Rotterdam (Pays-Bas) à l’île de Syros (Grèce) avec un chargement de 2.490 t. de charbon de soute, pris dans la brume devant l’île d’Ouessant, ce cargo toucha de son étrave une roche de l’îlot de Cadoran, puis d’autres en tentant de manœuvrer, perdant son gouvernail et son hélice. Privé de direction, il dériva alors dans le creux de la baie de Beninou et vint s’échouer le long de la cale de Calgrac’h. L’équipage réussit à se sauver et le navire se disloqua peu à peu (La Dépêche de Brest, n° 19.202, Samedi 31 octobre 1936, p. 3).
Dernière modification par Rutilius le mer. mars 31, 2021 9:19 pm, modifié 2 fois.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

capu rossu
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Re: GLANEUSE — Caboteur — Compagnie Chevillotte Frères, Brest.

Message par capu rossu » mer. mars 31, 2021 5:59 pm

Bonsoir,
Il fut renfloué le 15 février 1936 par le ponton-grue Lanvéoc, assisté du remorqueur Chameau, bâtiments appartenant tous deux à la Direction des mouvements du port ; il fut ensuite conduit au 1er bassin du port de commerce, avec l’assistance des remorqueurs Penfeld et Armen. Hormis les marchandises périssables, la majeure partie du chargement put alors être récupérée, à la satisfaction du patron-armateur Corentin BIHAN (La Dépêche de Brest, n° 18.945, Dimanche 16 février 1936, p. 3).
Il était bien gentil le journaliste mais le Chameau n'est pas un remorqueur mais une gabare.

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Alain

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