Au Mont Lovcen avec le commandant Grellier

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
ALVF
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Au Mont Lovcen avec le commandant Grellier

Message par ALVF » jeu. nov. 05, 2020 6:51 pm

Bonsoir,

Voici deux photographies rappelant le souvenir des "batteries du Lovcen" envoyées au Monténégro à l'automne 1914 pour tenter de détruire les puissant forts autrichiens défendant la baie de Cattaro.
Les 4 canons de 120 L et les 4 canons de 155L de Bange mis en batterie en territoire monténégrin sur le Mont Lovcen sous le commandement du capitaine de frégate Grellier bénéficiaient d'une position très dominante face aux forts autrichiens situés plus de 900 m en contrebas du Mont Lovcen. Malheureusement, les calibres des canons étaient impuissants à percer le béton et les quatre tourelles d'acier du fort de Vermac (Vrmac).
Dans ces conditions, si des dégâts ont été infligés aux forts autrichiens, les canons ne purent détruire aucun organe vital des fortifications. Pire, les autrichiens envoyèrent le cuirassé Radetzky en baie de Cattaro tout en restant hors de portée des pièces françaises et monténégrines, dès lors les canons de 305 du cuirassé forcèrent les pièces françaises au repli en causant des pertes cruelles aux marins et artilleurs français et aux soldats monténégrins.
Les deux photographies suivantes semblent avoir été données au Capitaine de Frégate Grellier par un correspondant de l'Illustration qui en a publié au moins une dans le prestigieux journal parisien.
Sur la première photographie de novembre 1914, on voit des soldats monténégrins au sommet du Mont Lovcen surplombant de très haut les positions autrichiennes:
Mont Lovcen novembre 1914.jpg
Mont Lovcen novembre 1914.jpg (136.9 Kio) Consulté 506 fois
Sur la seconde photographie datée de novembre 1914 et dédicacée au commandant Grellier, on distingue un canon de campagne monténégrin tirant en contrebas depuis sa position dominante sur les autrichiens ainsi que des officiers et artilleurs monténégrins. La pièce est en position au flanc du Mont Lovcen dans la batterie de Kuk:
Mont Lovcen Bie de Kuk novembre 1914.jpg
Mont Lovcen Bie de Kuk novembre 1914.jpg (146.89 Kio) Consulté 506 fois
Cordialement,
Guy François.
Mont Lovcen Bie de Kuk novembre 1914.jpg
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capu rossu
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Re: Au Mont Lovcen avec le commandant Grellier

Message par capu rossu » jeu. nov. 05, 2020 8:29 pm

Bonsoir Guy François,

Il me semble avoir lu que le cuirassé Radetzky avait dû, en remplissant certains compartiments, se mettre à la bande pour tirer parce que sinon ses canons n'avaient pas l'inclinaison positive nécessaire pour atteindre les positions françaises.

@+
Alain

Rutilius
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Au Mont Lovcen avec le commandant Grellier.

Message par Rutilius » lun. nov. 09, 2020 10:35 am

Bonjour à tous,


Détachement d’artillerie de siège du Monténégro

(Mission Grellier)


Auguste THOMAZI, Capitaine de vaisseau de réserve : « La Marine française dans la Grande Guerre. La guerre navale dans l’Adriatique », préface du vice-amiral Lacaze, éd. Payot, « Collection de mémoires, études et documents pour servir à l’histoire de la guerre mondiale », Paris, 1925, 247 p., dont dix annexes et trois planches.

« Le 13 septembre [1914], quatre cuirassés et quatre croiseurs se retrouvent devant le canal d’Otrante (c’est encore, du reste, une force nettement inférieure à l’escadre autrichienne), et, le 16, l’armée na-vale se concentre de nouveau, augmentée du cuirassé Paris qui vient d’entrer en service.
Elle y est ralliée par le vapeur Henri-Fraissinet, qui arrive de France avec le capitaine de frégate Grellier, huit canons et le personnel correspondant, pour renforcer l’artillerie monténégrine du mont Lovcen. Le 17 septembre, tous les bâtiments se mettent en route. L’Henri-Fraissinet, escorté par deux escadrilles de torpilleurs, se rend à Antivari où il débarque personnel et matériel pendant les journées du 18 et du 19. Les sous-marins Cugnot et Ampère surveillent, en plongée, la côte entre Antivari et Cattaro. La 2e division légère, la Démocratie et la Patrie restent en soutien dans le voisinage, parce que le poste de T.S.F. du mont Lovcen a signalé la présence de trois vieux cuirassés à Cattaro. Leur rôle ne consiste, du reste, qu’à protéger éventuellement le déchargement du vapeur ; mais, trompés par une brume légère, les croiseurs se trouvent inopinément à portée des batteries autrichiennes, qui ouvrent le feu ; ils ripostent et s’éloignent sans avoir été atteints.
[...] Dans la nuit du 19 au 20 septembre, l’armée navale et l’Henri-Fraissinet sortent de l’Adriatique et le blocus reprend, monotone.

....................................................................................................................................

Cattaro eut évidemment été pour notre flotte une base parfaite, permettant d’abriter les cuirassés dans des mouillages sûrs et de bloquer, non plus la sortie de l’Adriatique seulement, mais toute la côte autri-chienne. Mais c’était une place forte, dont on ne connaissait du reste pas exactement la puissance ; l’on n’ignorait pas que pour s’en emparer il faudrait mettre en jeu de très grands moyens d’action, et les pré-occupations que causait l’avance de l’armée allemande en France dominaient à juste titre toutes les autres.
Cependant, le gouvernement envisagea le projet d’une expédition de 4.500 soldats de la Légion étran-gère, auxquels se seraient adjoints 10.000 volontaires dalmates et des Italiens, dont la France aurait fourni l’armement. Sans prendre pour le moment aucune décision pour cette entreprise qui devait être étudiée de près, il résolut d’envoyer immédiatement au Monténégro, pour débuter, deux batteries de siège fournies par le Département de la Guerre. Le ministre de la Marine était chargé d’organiser l’expédition.
Quatre canons de 155 long et quatre de 120 long, approvisionnés à 500 coups par pièce, furent donc em-barqués à bord de l’Henri-Fraissinet avec 140 soldats et marins, sous le commandement du capitaine de frégate Grellier que secondaient le lieutenant de vaisseau Ferlicot et le capitaine d’artillerie Chardon. Personnel et matériel furent mis à terre à Antivari, le 18 septembre, et, après avoir traversé non sans peine le lac de Scutari, arrivèrent à Cettigné le 26.
L’emplacement des pièces fut choisi à Kuk, sur la pente Ouest du mont Lovcen, à 1.350 mètres d’altitude. De là, on battait le fort Vermac situé 900 mètres en contre-bas et à 5.000 mètres de distance, l’ouvrage de Taraboch et le port de Teodo. Les travaux commencèrent aussitôt. Aux difficultés du transport dans la montagne, s’ajoutèrent les obus des Autrichiens qui, d’un ballon captif s’élevant près du fort Vermac, surveillaient tous les mouvements du détachement et tirèrent jour et nuit à partir du 29 septembre. On construisit des abris, on travailla sans relâche, et tout fut prêt le 18 octobre.
Le lendemain, les batteries ouvrirent le feu, en présence du roi Nicolas et du ministre de France . Il fallut constater toute suite que les obus de 120 étaient impuissants contre les coupoles métalliques et le béton épais du fort Vermac, que les 155 eux-mêmes entamaient difficilement. Le tir continua cependant les jours suivants, mit deux casemates de Vermac hors de combat, démolit plusieurs obusiers ennemis, fit sauter un magasin à poudre.
Mais les Autrichiens préparaient une riposte plus efficace que celle des canons de leurs forts. Le 21 octobre, le cuirassé Zrinyi
[Lire : le cuirassé Radetsky] entre dans les Bouches de Cattaro, et, mouillé dans la baie de Teodo hors de portée des batteries du mont Lovcen, ouvre le feu de ses pièce de 30 centimètres contre les positions françaises. Son tir, d’abord imprécis, est bientôt réglé grâce à l’emploi d’un avion qui survole nos batteries. Celles-ci sont d’ailleurs d’autant plus faciles à reconnaître, que nous nous servons de poudre noire dont la fumée indique exactement le point de départ des obus. Nos canonniers tirent toujours sous le feu ; ils ruinent des ouvrages ennemis, et chassent un garde-côtes qui, de la baie de Teodo, essaie de soutenir le tir du Zrinyi. Mais celui-ci suffit à la besogne. Ses obus démontent une pièce de 120 le 24 octobre, une autre le 26, défoncent des abris, détruisent les roches qui abritaient les canons. Le 27, le détachement a déjà perdu 21 tués ou blessés ; de plus, la santé du personnel s’est rapidement altérée sous le rude climat du Lovcen, et il y a beaucoup de malades. Le commandant Grellier fait évacuer les premières positions, et, dans la neige, transporte ses canons à un millier de mètres en arrière, près du poste de T.S.F., dans l’espoir qu’ils pourront reprendre leur feu quand les circonstances deviendront plus favorables ; mais, dit-il : " Je ne conserve aucune illusion sur les résultats d’un nouveau tir de bombardement dans les conditions où nous trouvons, et tant que nous n’avons pas d’autre moyen d’action contre l’ennemi." Il signale au ministre les efforts prodigieux accomplis par son personnel, mais constate que la saison est trop avancée pour qu’on puisse amener sur le mont Lovcen un nouveau matériel capable de continuer la lutte. " Il est temps, conclut-il, d’arrêter des sacrifices de personnel que je considère comme infructueux dans les circonstances actuelles."

....................................................................................................................................

Il ne reste donc qu’à évacuer complètement les positions de Kuk, y compris le poste de T.S.F. où le lieutenant de vaisseau Gignon est resté aussi longtemps qu’il a pu, mais dont le séjour devient impossible à cause de l’hiver. Le 25 novembre, le ministre de la Marine ordonne au commandement Grellier de rentrer en France avec son personnel, après avoir remis les canons au gouvernement monténégrin qui espère pouvoir les utiliser plus tard. Nous ne laissons au Monténégro qu’une compagnie d’infanterie coloniale qui, stationnée en Albanie avant la guerre, est venue à Cettigné dès les premiers jours d’août, et un grand poste de T.S.F. que l’ingénieur de marine Mercier achève de monter à Podgoritza, au fond de la vallée qui borde la rive orientale du lac Scutari, pour assurer les communications avec l’armée navale. » [op. cit., p. 47 à 56 — Extraits].


Planche II. – .jpg
Planche II. – .jpg (160.78 Kio) Consulté 413 fois


Auguste THOMAZI, Capitaine de vaisseau de réserve : « La marine française dans la Grande Guerre. Les marins à terre », éd. Payot, Paris, « Collection de mémoires, études et documents pour servir à l’histoire de la guerre mondiale », 1933, 234 p., 12 croquis.

« LA MISSION NAVALE DU MONTÉNÉGRO

(1914~1915)

Le 25 août 1914, l’amiral de Lapeyrère, commandant en chef de l’armée navale, écrivait au ministre de la Marine : "Pour tenir le blocus de l’Adriatique, il n’y a que deux solutions, s’installer dans une baie des îles Ioniennes appartenant à la Grèce, ou s’emparer d’une base ennemie." Le même jour, le gouvernement français discutait une proposition du roi Nicolas de Monténégro, qui offrait de s’emparer de Cattaro avec son armée, si la France lui apportait le concours nécessaire sur terre et sur mer. Les troupes monténé-grines avaient déjà occupé la côte jusqu’au voisinage de la ville, et ne pouvaient aller plus loin, faute d’artillerie et de navires.
Sans prendre pour le moment aucune décision pour une telle entreprise, qui devait être étudiée de près, et à laquelle les circonstances ne permettaient pas de songer sérieusement pour le moment, le gouverne-ment français résolut d’envoyer immédiatement au Monténégro, pour débuter, deux batteries de siège fournies par le département de la guerre. Le ministre de la Marine était chargé d’organiser l’expédition.
Quatre canons de 155 long et quatre de 120 long, approvisionnés à 500 coups par pièce, furent donc em-barqués à bord de l’Henri-Fraissinet avec 140 soldats et marins, sous le commandement du capitaine de frégate Grellier que secondaient le lieutenant de vaisseau Ferlicot et le capitaine d’artillerie Chardon. Personnel et matériel furent mis à terre à Antivari, le 18 septembre, et, après avoir traversé non sans peine le lac de Scutari, arrivèrent à Cettigné le 26.
L’emplacement des pièces fut choisi à Kuk, sur la pente occidentale du mont Lovcen, à 1.370 mètres d’altitude. De là, on battait le fort Vermac situé 900 mètres en contre-bas et à 5.000 mètres de distance, l’ouvrage de Taraboch et le port de Teodo. Les travaux commencèrent aussitôt. Aux difficultés du transport dans la montagne, s’ajoutèrent les obus des Autrichiens qui, d’un ballon captif s’élevant près du fort Vermac, surveillaient tous les mouvements du détachement et tirèrent jour et nuit à partir du 29 septembre. On construisit des abris, on travailla sans relâche, et tout fut prêt le 18 octobre.
Le lendemain, les batteries ouvrirent le feu, en présence du roi Nicolas et du ministre de France. Il fallut constater toute suite que les obus de 120 étaient impuissants contre les coupoles métalliques et le béton épais du fort Vermac, que les 155 eux-mêmes entamaient difficilement. Le tir continua cependant les jours suivants, mit deux casemates de Vermac hors de combat, démolit plusieurs obusiers ennemis, fit sauter un magasin à poudre.
Mais les Autrichiens préparaient une riposte plus efficace que celle des canons de leurs forts. Le 21 octobre, le cuirassé Radetsky entre dans les Bouches de Cattaro, et, mouillé dans la baie de Teodo hors de portée des batteries du mont Lovcen, ouvre le feu de ses pièce de 30 centimètres contre les positions françaises. Son tir, d’abord imprécis, est bientôt réglé grâce à l’emploi d’un avion qui survole nos batteries. Celles-ci, d’ailleurs, sont d’autant plus faciles à reconnaître, que nous nous servons de poudre noire, dont la fumée indique exactement le point de départ des obus. Nos canonniers tirent toujours sous le feu ; ils ruinent des ouvrages ennemis, et chassent un garde-côtes qui, de la baie de Teodo, essaie de soutenir le tir du Radetsky. Mais celui-ci suffit à la besogne. Ses obus démontent une pièce de 120 le 24 octobre, une autre le 26, défoncent des abris, détruisent les roches qui abritaient les canons. Le 27, le détachement a déjà perdu 21 tués ou blessés ; de plus, la santé du personnel s’est rapidement altérée sous le rude climat du Lovcen, et il y a beaucoup de malades.
Le commandant Grellier fait évacuer les premières positions et, dans la neige, transporte ses canons à un millier de mètres en arrière, espérant qu’ils pourront reprendre leur feu quand les circonstances deviendront plus favorables ; mais, dit-il :
" Je ne conserve aucune illusion sur les résultats d’un nouveau tir de bombardement dans les conditions où nous trouvons, et tant que nous n’avons pas d’autre moyen d’action contre l’ennemi." Il signale au ministre les efforts prodigieux accomplis par son personnel, mais constate que la saison est trop avancée pour qu’on puisse amener sur le mont Lovcen un nouveau matériel capable de continuer la lutte. " Il est temps, conclut-il, d’arrêter des sacrifices de personnel que je consi-dère comme infructueux dans les circonstances actuelles."
Le gouvernement est, du reste, en possession de renseignements précis : le contre-amiral de Bon, sous-chef de l’état-major général de la Marine, est venu au Monténégro, en octobre, pour étudier la situation, et lui en a fait un rapport complet. Il en résulte que la prise de Cattaro serait une entreprise possible, mais exigeant l’envoi de gros effectifs et de très grands moyens, que l’on a pas. Et la saison est déjà bien avancée. Il ne reste donc qu’à évacuer complètement les positions de Kuk. Le 25 novembre, le ministre de la Marine ordonne au commandant Grellier de rentrer en France avec son personnel, après avoir remis les canons au gouvernement monténégrin qui espère pouvoir les utiliser plus tard. Le détachement s’em-barque à Antivari le 6 décembre.
Un premier petit poste, portant à 300 milles, avait été installé sur le mont Lovcen, en septembre, par le lieutenant de vaisseau Gignon, et avait servi aux communications avec l’armée navale ; mais son ravitaillement étant impossible en hiver, on s’est occupé tout de suite d’en créer un plus grand dans un endroit plus accessible. C’est ce poste qui, monté à Podgoritza par l’ingénieur Mercier, est entré en service le 6 décembre 1914 sous la direction de l’enseigne de vaisseau Barris.
En avril 1915, l’enseigne de vaisseau Flandrin arrive au Monténégro pour prendre le commandement des marins qui font fonctionner les deux postes de T.S.F. (celui du Lovcen rentre en service au printemps) et qui arment les postes-vigies. Ceux-ci, que les autrichiens ont repérés depuis longtemps, sont souvent canonnés par les navires en rade ; le poste de Podgoritza, de son côté, est continuellement bombardé par avions et l’armée navale débarque trois canons de 65 millimètres antiaériens pour le protéger. Une mission italienne commandée par un lieutenant de vaisseau est venue rejoindre la mission française et collabore étroitement avec elle.
Mais, à la fin de 1915, la situation du Monténégro est devenue désespérée. Il faut évacuer, dans des con-ditions que la saison rend difficiles. Le 6 janvier 1916, l’enseigne Flandrin fait sauter ses canons, détruit les postes de T.S.F., descend à Saint-Jean-de-Medua avec la cinquantaine de marins placés sous ses ordres, et s’y embarque le 12 pour rentrer en France. »
[op. cit., p. 197 à 200]
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Message par Rutilius » lun. nov. 09, 2020 1:05 pm

Bonjour à tous,


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Message par Rutilius » lun. nov. 09, 2020 7:23 pm

Bonsoir à tous,

Le Miroir, n° 58, Dimanche 3 janvier 1915, p. 14.


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Message par Rutilius » lun. nov. 09, 2020 10:56 pm

Bonsoir à tous,

La seconde photographie figurant en introduction du présent sujet fut également publiée par le journal Le Miroir, qui l’attribue à un sieur Sicard. Sa légende comporte la curieuse indication suivante : « Détail pit-toresque : nos officiers, dont quelques-uns sont visibles, ici, sur la droite, avaient, pour combattre dans les rangs de la vaillante petite armée commandée par le prince Pierre, revêtu l’uniforme russe. » Il est bien évidement sérieusement permis de douter de la véracité de cette assertion !

Le Miroir, n° 58, Dimanche 3 janvier 1915, p. 14.

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Message par Rutilius » mar. nov. 10, 2020 1:46 pm

Bonjour à tous,


Officiers du Détachement d’artillerie de siège du Monténégro


— GRELLIER Jean, né le 25 août 1867 à Lauzun (Lot-et-Garonne) et décédé le 2 août 1918 à l’Hôpital de l’Achilléion de Corfou (Grèce) (Maladie contractée en service : troubles cardiaques). Capitaine de frégate, du port de Toulon. Chef de mission. [École navale, promotion 1884].

• Fils de (Registre des actes de naissance de la commune de Lauzun, Année 1867, Acte n° 18) Jean Baptiste GRELLIER, né le 15 juillet 1821 à Lauzun (Registre des actes de naissance de la commune de Lauzun, Année 1824, f° 5, acte n° 5) et y décédé, le 23 janvier 1891 (Registre des actes de décès de la commune de Lauzun, Année 1891, acte n° 4), coutelier, et de Claire DUTANT, née le 24 février 1832 à Lauzun (Registre des actes de naissance de la commune de Lauzun, Année 1832, f° 3, acte n° 6), « ménagère », son épouse.

□ Par arrêté ministériel du 12 décembre 1914 (art. 4 ; J.O. 13 déc. 1914, p. 9.143 et 9.146), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade d’officier « pour les services qu’il [avait] rendus dans l’organisation de la mission et dans l’utilisation du matériel de guerre mis à sa disposition. »

— FERLICOT Eugène Charles Olivier, né le 2 mars 1878 à Paimpol (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y décédé, le 30 septembre 1964. Lieutenant de vaisseau, du port de Brest. [École navale, promotion 1895].

• Fils d’Ollivier FERLICOT, né le 29 mars 1836 à Tréméven (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor) et décédé le 18 avril 1912 à Paimpol, maréchal des logis de gendarmerie [Greffier de justice de paix en 1906], et de Léonie Eugénie Ursule GAUCHOT, née le 9 janvier 1850 à Cheney (Yonne) et décédée le 15 novembre 1901 à Paimpol, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Cheney, le 1er juin 1870 (Registre des actes de mariage de la commune de Cheney, Année 1870, f° 3, acte n° 3 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Paimpol, Année 1878, f° 5, acte n° 8).

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade d’officier de la Légion d’honneur « pour reconnaître les services signalés qu’il [avait] rendus à la mission et sa magnifique attitude au feu qui lui [avait] valu une citation à l’ordre du jour du détachement. »

— CASIMIR Pierre Marie François, né le 11 août 1864 à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine), au lieu-dit « Puits Pillet », et décédé le 1er janvier 1949 à Dinard (– d° –). Officier de 1re classe des équipages de la flotte manœuvrier, du port de Rochefort [Initialement inscrit au quartier de Saint-Malo, f° 2.288, n° 4.576].

• Fils de Louis Marie CASIMIR, né vers 1826, marin, et de Françoise Jeanne Marie DELANOË, née vers 1833, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Pleurtuit, Année 1864, f° 18, acte n° 83).

□ Par arrêté ministériel du 12 décembre 1914 (art. 4 ; J.O. 13 déc. 1914, p. 9.143 et 9.146), inscrit au tableau d’avancement pour le grade d’officier principal des équipages de la flotte pour « [avoir] montré de belles qualités d’énergie et [avoir] fait preuve de grande connaissances techniques. »

□ Par arrêté ministériel du 17 janvier 1917 (J.O. janv. 1917, p. 574 et 575), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade d’officier dans les termes suivants : « Casimir (Pierre-Marie-François), officier principal des équipages de la flotte (manœuvrier) : services exceptionnels rendus dans une base à l’étranger, et notamment lors de l’évacuation de l’armée serbe. » (Rang du 17 févr. 1917).

□ Distinctions monténégrines.

L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 5.607, Vendredi 18 décembre 1914.

L.O.E. - 18-XII-1914 - .JPG
L.O.E. - 18-XII-1914 - .JPG (67.77 Kio) Consulté 324 fois

— CAUVIN Paul Rose, né le 14 avril 1879 à Peimeinade (Alpes-Maritimes) et y décédé, le 25 août 1971. Médecin de 1re classe de la Marine (D. 1er juill. 1909, J.O. 2 juill. 1909, p. 7.231). [École du service de santé de la marine, promotion 1900].

• Fils de Pierre CAUVIN, né le 20 novembre 1853 à Peimeinade, cultivateur, et d’Anne Clémence Eugénie CAUVIN, née le 20 décembre 1853 à Cabris (Alpes-Maritimes), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Peimeinade, le 19 avril 1875 (Registre des actes de mariage de la commune de Peimeinade, Année 1875, f° 3, acte n° 2 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Peimeinade, Année 1879, f° 3, acte n° 2).

□ Par arrêté ministériel du 12 décembre 1914 (art. 4 ; J.O. 13 déc. 1914, p. 9.143 et 9.146), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier « pour les services signalés qu’il [avait] rendus sous le feu de l’ennemi au détachement d’artillerie. »
.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Au Mont Lovcen avec le commandant Grellier.

Message par Rutilius » jeu. nov. 12, 2020 1:44 pm

Bonjour à tous,


Marins du Détachement d’artillerie de siège du Monténégro


— AUBRIÈRE Antonin René, né le 5 avril 1883 à Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Inférieure — aujourd’hui Charente-Maritime) et y domicilié, tué par éclats d’obus le 24 octobre 1914 à Kuk (Mont Lovcen, Monténégro) (Acte de décès transcrit à Saint-Pierre-d’Oléron, le 11 nov. 1914). Matelot de 1re classe timonier télégraphiste, inscrit le 11 mars 1908 au quartier d’Oléron, f° et n° 585 ; matricule n° 1.734 au recrutement de Saintes.

• Fils de Pierre AUBRIÈRE, né vers 1860, cultivateur, et de Marie Célestine Eugénie LAVERDIN, née vers 1861, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Pierre-d’Oléron, Année 1880, f° 10, acte n° 36).

• Époux de Constantine Louise GILIET, avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Denis-d’Oléron (Charente-Inférieure — aujourd’hui Charente-Maritime), le 25 avril 1908 (Ibid.). [Pension de veuve : J.O. 21 juill. 1915, p. 5.016].

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 15 mars 1922, p. 2.952 et 2.958), inscrit à titre posthume au tableau spécial de Médaille militaire dans les termes suivants : « Aubrière (Antonin-René), matelot timonier, Ile d’Oléron 585 : mort pour la France, le 24 octobre 1914. Tué à son poste de combat, au mont Lovcen. A été cité. »

— AVELINE Mathurin ..., né le ... à ... (...). Matelot de ... classe timonier breveté, matricule n° ... ; classe ... n° ... au recrutement de ...

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office au grade de quartier-maître timonier « sujet d’élite » dans les termes suivants : « Belle tenue au feu. »

— BRIAND Joseph Louis, né le ... à ... (...). Quartier-maître canonnier (active), matricule n° 93.901 – 2 ; classe ... n° ... au recrutement de ...

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office au grade de second maître canonnier dans les termes suivants : « A dirigé la pièce qui lui était confiée à la batterie de 155 avec autant de bravoure que de compétence. Enseveli sous un abri et fortement contusionné à la suite de l’explosion d’un obus ennemi, a aidé aussitôt à dégager des décombres ses canonniers tués ou blessés, faisant ainsi preuve du plus grand sang-froid et donnant à tous l’exemple d’un courage remarquable. Blessé par un shrapnell en servant la pièce destinée à tirer sur les aéroplanes, n’a quitté son poste qu’après y avoir été obligé. Deux citations à l’ordre du jour. »

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 novembre 1920 (J.O. 9 nov. 1920, p. 17.939 et 17.948), inscrit au tableau spécial de Médaille militaire dans les termes suivants : « Briand (Joseph-Louis), second maître, Toulon 14.407 : gradé d’élite. A fait preuve, au Monténégro, en 1914, puis sur le front français, de 1915 à 1917, des plus belles qualités militaires. Une citation. Une blessure. »

□ Par décret du Président de la République en date du 7 juillet 1933 (J.O. 8 juill. 1933, p. 7.115), nommé au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants : « Briand (Joseph-Louis), ex-maître arrimeur d’aéronautique ; 18 ans 4 mois de services, dont 11 ans 8 mois à la mer ; 6 campagnes, 1 blessure de guerre, 1 citation. Titres exceptionnels : reconnu inapte au service à la mer, est parti volontairement dans une unité combattante. »

— CHABANNE Pierre, né le 5 septembre 1883 à Vignonet (Gironde) et y domicilié, tué par éclats d’obus le 27 octobre 1914 à Kuk (Mont Lovcen, Monténégro) (Acte de décès transcrit à Vignonet, le 6 déc. 1914). Matelot de 3e classe canonnier auxiliaire, inscrit au quartier de Libourne, n° 2.862 ; classe 1903, n° 795 au recrutement de Libourne.

• Fils de Pierre CHABANNE, né le 4 mai 1856 à Champs (Cantal), marin, et de Jeanne GUILLEMOT, née le 9 août 1860 à Vignonet, sans profession ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 8 janvier 1881 (Registre des actes de mariage de la commune de Vignonet, Année 1881, f° 2, acte n° 1 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Vignonet, Année 1883, f° 3, acte n° 6).

• Époux de Marie ARGIVIER, avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Denis-de-Pile (Gironde), le 6 avril 1910 (Ibid.). [Pension de veuve : J.O. 22 févr.1916, p. 1.480].

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 15 mars 1922, p. 2.952 et 2.958), inscrit à titre posthume au tableau spécial de Médaille militaire dans les termes suivants : « Chabanne (Pierre), matelot canonnier, Libourne 2.862 : mort pour la France, le 27 octobre 1914, ayant été tué à son poste de combat, au mont Lovcen, par un obus ennemi. A été cité. »

— COLOMBI ..., né le ... à ... (...). Matelot de 2e classe canonnier breveté, matricule n° ... ; classe ... n° ... au recrutement de ...

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office à la 1re classe dans les termes suivants : « Parfaite tenue au feu. »

— DÉHÉRY Yves Marie, né le 18 juin 1894 à Pont-Scorff (Morbihan) et décédé le 16 mars 1930 à Pluvigneau (– d° –). Matelot de 2e classe canonnier (active), matricule n° 26.463. – 2 ; classe 1914 n° 657 au recrutement de Lorient.

• Fils de Joseph Marie DÉHÉRY, né le 14 septembre 1863 à Pont-Scorff, cultivateur, et de Marie Perrine COUËFFIC, née le 10 janvier 1864 à Cléguer, cultivatrice ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 21 février 1886 (Registre des actes de mariage de la commune de Cléguer, Année 1886, f° 5, acte n° 8 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Pont-Scorff, Année 1894, f° 9, acte n° 31).

□ Cité à l’ordre du jour du détachement et félicité « pour son héroïque conduite dans la matinée du 28 septembre après l’éclatement d’un obus ennemi sur un abri de la 5e pièce de 155. Se trouvait à l’abri au moment de l’explosion de l’obus. N’a pas été touché et a immédiatement porté secours à ses camarades. Croix de guerre avec étoile de bronze. » (Ordre n° 25).

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office à la 1re classe et gratifié de 80 points exceptionnels dans les termes suivants : « Cité à l’ordre du jour pour sa belle attitude au combat du 27 octobre. Se trouvait dans l’abri où furent tués ou blessés quatre de ses camarades : autant de calme que de courage pour porter les secours nécessaires sous un feu très violent. »

— DOUGUET René Marie, né le 29 novembre 1888 à Crozon (Finistère) et décédé le 13 avril 1963 à Saint-Pierre-Quilbignon, quartier de Brest (– d° –). Quartier-maître fusilier (active), inscrit le 19 juin 1911 au quartier de Douarnenez, n° 4.116 ; classe 1908 n° 3.087 au recrutement de Brest.

• Fils de Rolland DOUGUET, né le 16 octobre 1849 à Plonévez-Porzay (Finistère), « tailleur d’habits », et de Marie VIGOUROUX, née le 12 août 1855 à Ploéven (– d° –), sans profession [Cultivatrice en 1875]; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 7 novembre 1875 (Registre des actes de mariage de la commune de Pléven, Année 1875, f° 5, acte n° 7 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Crozon, Année 1888, f° 42, acte n° 246).

• Époux de Marie Corentine DOUGUET, née le 14 novembre 1888 à Douarnenez (Finistère), sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 17 janvier 1910 (Registre des actes de mariage de la commune de Douarnenez, Année 1910, f° 5, acte n° 9).

□ Les 25 et 26 octobre 1914, cité à l’ordre du jour du détachement dans les termes suivants :

• « Douguet, quartier-maître fusilier, chef de la 2e pièce, a fait preuve d’un sang-froid remarquable au moment où un obus ennemi faisait explosion dans l’embrasure de sa pièce. A exposé sa vie en portant secours sous un feu très vif à ses servants blessés. »

• « Douguet, quartier-maître, chef de la 2e pièce, a, sous un feu violent, fait preuve d’un sang-froid et d’un dévouement hors de pair en procédant à la reconstitution du corps du canonnier Biesdorf
(*), déchiqueté par l’explosion d’un obus ennemi. »

[(*) BIESDORF Henri, né le 16 mai 1890 à Chavigny (Meurthe-et-Moselle), tué par un obus le 27 octobre 1914 à Kuk (Mont Lovcen, Monténégro) (Acte de décès transcrit à Chavigny, le 19 juin 1916). 2e canonnier servant, 10e Régiment d’artillerie à pied, matricule n° 5.061 au corps ; classe 1910, n° 1.305 au recrutement de Nancy.]

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), gratifié de 60 points exceptionnels dans les termes suivants : « Belle tenue au feu. Cité à l’ordre du jour. »

□ Cité à l’ordre de la brigade (D.M. du 8 juillet 1915) dans les termes suivants : « A fait preuve, au moment où un obus ennemi faisait explosion dans l’embrasure de sa pièce, d’un sang froid remarquable pour porter secours sous un feu très vif à ses servants blessés, en donnant aux armements de la batterie un bel exemple de calme et de mépris du danger. »

— GOMBAUD Georges, né le 21 août 1880 à Saujon (Charente-Inférieure — aujourd’hui Charente-Maritime) et y décédé, le 9 octobre 1959. Matelot de ... classe sans spécialité, inscrit le 15 décembre 1898 au quartier de Marennes, n° 1.845.

• Fils de Stanislas GOMBAUD, né vers 1835, pêcheur, et de Mélanie MOREAU, née vers 1838, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Saujon, Année 1880, f° 14, acte n° 51).

• Époux en premières noces de Denise DUPUY, avec laquelle il avait contracté mariage à Saujon, le 22 mai 1907 (Ibid.).

□ Cité le 25 octobre 1914 à l’ordre du détachement par le capitaine de frégate Jean GRELLIER dans les termes suivants : « GOMBAUD Georges, matelot de 3e classe sans spécialité : « A fait preuve d’un courage au dessus de tout éloge, pour sauver ou porter secours à se camarades blessés à l’ambulance malgré un feu très violent. A aidé à dégager d’une traverse écroulée un matelot tué et deux canonniers grièvement blessés. » [Note du capitaine de vaisseau Pierre Henri Joseph Marie DELZONS, commandant le cuirassé d’escadre Voltaire au contre-amiral, commandant la 2e Division de la 1re Escadre, en date du 18 décembre 191. : Service historique de la Défense, Cote SS Y 639, p. num. 993 et 994.].

— GUILLARMOU Eugène Gabriel Marie, né le 16 août 1890 à Saint-Renan (Finistère) et décédé le .. à ... (...). Quartier-maître fusilier (active), inscrit au quartier de Brest, n° 6.590 ; classe 1909, n° 2.915 au recrutement de Brest.

• Fils d’Alexis François Marie GUILLEMOU et de Marie Gabrielle LE BORGNE.

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), gratifié de 60 points exceptionnels dans les termes suivants : « Belle tenue au feu. Cité à l’ordre du jour. »

— LABOUREUR Henri François Charles, né le 29 août 1889 à Beauvais (Oise) et décédé le 22 décembre 1963 à Neuilly-sur-Seine (Seine — aujourd’hui Hauts-de-Seine). Quartier-maître mécanicien réserviste, matricule n° 29.974 –1 ; classe 1909, n° 672 au recrutement de Rouen-Sud. [Ingénieur de l’Institut industriel du Nord de la France].

• Fils de Louis Henri LABOUREUR, né le 17 juin 1857 à Paris (XIe Arr.), ingénieur des arts et manufactures, et de Susanne WOOD, née le 25 octobre 1866 à Rouen (Seine-Inférieure — aujourd’hui Seine-Maritime), sans profession ; époux ayant contracté mariage dans cette ville, le 12 novembre 1888 (Registre des actes de mariage de la ville de Rouen, Année 1888, acte n° 678 ~ Registre des actes d’état civil de la ville de Beauvais, Année 1889, f° 259, acte n° 675).

• Époux de Simone Berthe FRÉMONT, née le 21 juin 1896 à Caen (Calvados), avec laquelle il avait contracté mariage au Havre (Seine-Inférieure — aujourd’hui Seine-Maritime), le 3 no-vembre 1921 (Registre des actes de mariage de la ville du Havre, Année 1921, Vol. II., suppl. f° 17, acte n° 2.009).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 30 janv. 1916, p. 855) : « Laboureur (Henri), quartier-maître mécanicien réserviste, 29.974 – 1 : sujet d’élite, plein d’allant, a subi au Lovcen de nombreux bombardements en continuant toujours à assurer son service, avec le même entrain et une compétence tout à fait exceptionnelle. »

□ Par décret du 9 juin 1958 (J.O. 25 juin 1958, p. 5.883), nommé au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants : « Laboureur (Henri-François-Charles), président-directeur d’établissements horticoles, domicilié à Neuilly-sur-Seine (Seine) ; 50 ans 6 mois de pratique professionnelle et de services militaires. ». [Alors président-directeur général de la Société des établis-sements et laboratoires Georges Truffaut, à Versailles, depuis 1938.]

— LAFAURIE Raymond Albert, né le 8 août 1883 à Bordeaux (Gironde). Matelot de 2 classe timonier breveté, inscrit au quartier de Bordeaux, n° 8.866 ; classe 1903 n° 1.730 au recrutement de Bordeaux.

• Fils de Jean LAFAURIE, né vers 1856, employé de l’octroi, et de Catherine ROQUEBERT, née vers 1865, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Bordeaux, Année 1883, Section 3, f° 79, acte n° 1.115).

• Époux de Mélanie ABADIE-PATRÉ, née le 1er juin 1881 à Aydies (Basses-Pyrénées — aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques), sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage à Bordeaux, le 21 février 1914 (Registre des actes de mariage de la ville de Bordeaux, Année 1914, Section 2, f° 30, acte n° 86).

□ Cité le 23 octobre 1914 à l’ordre du jour du détachement par le capitaine de frégate Jean GRELLIER dans les termes suivants : « Le matelot de 2e classe timonier Lafaurie qui, sous une avalanche de pierres et d’éclats, a assuré la transmission des ordres entre la batterie et l’observatoire du capitaine après la rupture des communications. » Croix de guerre avec étoile de bronze.

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office au grade de quartier-maître de timonerie dans les termes suivants : « Très grande bravoure dans les fonctions de téléphoniste. Très belle tenue au feu. »

□ Par décret du Président de la République en date du 12 juillet 1923 (J.O. 13 juill. 1923, p. 6.734 et 6.735), lui fut conférée la Médaille militaire dans les termes suivants : « Lafaurie (Raymond-Albert), Bordeaux 8.866, quartier-maître timonier ; 8 ans 4 mois de services, dont 8 ans 2 mois à la mer. Blessure de guerre. Paraplégie spasmodique. Invalidité 100 %. Rayé des contrôles le 15 novembre 1919. Réformé n° 1. »

[Du 20 mai 1915 au 4 juillet 1917, affecté à la 1re Batterie de canonnières fluviales (Lieutenant de vaisseau de réserve Fulgence Charles Marie CHOLLET, commandant). Embarqué sur le croiseur de 3e classe Lavoisier du 18 août au 24 novembre 1918. Affecté à la 7e Escadrille de patrouilles du 25 novembre 1919 au 1er janvier 1919. ]

— LE BRIS Georges, né le 22 mars 1883 à Lorient (Morbihan) et y décédé, le 15 juin 1934. Second maître canonnier (active), inscrit le 4 avril 1908 au quartier de Lorient, n° 1.597 ; classe 1903, n° 1.152 au recrutement de Lorient.

• Fils de Pierre Noël LE BRIS, né le 24 décembre 1851 à Quimperlé (Finistère), carrossier, et de Marie Louise TROUBOUL, née le 5 mars 1854 à Priziac (Morbihan), sans profession [Blanchisseuse en 1888] ; époux ayant contracté mariage à Lorient, le 18 mars 1882 (Registre des actes de mariage de la ville de Lorient, Année 1882, f° 37, acte n° 70 ~ Registre des actes de naissance de la ville de Lorient, Année 1883, f° 42, acte n° 229).

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office au grade de maître canonnier pour « [avoir] montré au feu le plus grand calme et un mépris absolu du danger. »

□ Par décision ministérielle du 23 septembre 1916 (J.O. 1er oct. 1916, p. 8.676), promu d’office au grade de premier maître canonnier dans les termes suivants : « Gradé d’une valeur technique et morale exceptionnelles, d’une bravoure, d’une bonne humeur et d'une énergie hors de pair. Homme de toute confiance qui s’est distingué aussi bien comme observateur que comme commandant d'une batterie contre avions. »

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 18 juillet 1919 (J.O. 19 juill. 1919, p. 7.455 et 7.456), inscrit au tableau spécial de Médaille militaire.

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 28 juillet 1921 (J.O. 10 août 1921, p. 9.408 et 9.409), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier.

— MAIRE Charles Léon, né le 21 décembre 1894 à Dombasle — aujourd’hui Dombasle-sur-Meurthe — (Meurthe-et-Moselle) et y domicilié, tué par éclats d’obus le 27 octobre 1914 à Kuk (Mont Lovcen, Monténégro) (Acte de décès transcrit à Dombasle, le 31 déc. 1914). Apprenti marin, matricule n° 38.495 – 1 ; classe 1914, n° 137 au recrutement de Nancy-Toul.

• Fils de Charles Joseph MAIRE, né le 18 janvier 1865 à Dombasle, vigneron, et de Marie Joséphine LAURENT, née le 26 janvier 1869 à Dombasle, sans profession ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 20 janvier 1894 (Recueil des actes de mariage de la commune de Dombasle, Année 1894, f° 1, acte n° 1 ~ Recueil des actes de naissance de la commune de Dombasle, Année 1894, f° 21, acte n° 166).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 14 juill. 1915, p. 4.789) : « Maire, matelot sans spécialité, du détachement d’artillerie de siège du Monténégro : a montré autant de calme que de bravoure au combat du 22 octobre, en allant, sous une pluie incessante d’éclats d'obus, ramasser le pointeur blessé d’une pièce voisine et en continuant à assurer le tir de cette pièce. A déployé les même qualités de courage tranquille le lendemain, au moment où un autre pointeur a été tué à ses côtés. A été tué avec deux de ses camarades à son poste de combat, dans la matinée du 27 octobre, par un obus à explosif. »

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 4 juin 1919 (J.O. 7 juin 1919, p. 5.933 et 5.936), inscrit à titre posthume au tableau spécial de Médaille militaire dans les termes suivants : « Maire (Charles-Léon), 38.495 – 1, matelot sans spécialité, du détachement d’artillerie de siège du Monténégro : a montré autant de calme que de bravoure au combat du 22 octobre 1914, en allant, sous une pluie incessante d’éclats d'obus, ramasser le pointeur blessé d’une pièce voisine et en continuant à assurer le tir de cette pièce. A déployé les même qualités de courage tranquille le lendemain, au mo-ment où un autre pointeur a été tué à ses côtés. A été tué avec deux de ses camarades à son poste de combat, dans la matinée du 27 octobre 1914, par un obus à explosif. »

— MURAT ..., né le ... à ... (...). Matelot de ... classe timonier breveté, matricule n° ... ; classe ... n° ... au recrutement de ...

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office au grade de quartier-maître timonier dans les termes suivants : « Très grande bravoure dans les fonctions de téléphoniste. Très belle tenue au feu. »

— PELEAU Alexandre, né le 20 juin 1886 à Plouvien (Finistère). Second maître canonnier (active), inscrit le 29 juin 1909 au quartier du Conquet, n° 11.776 ; classe 1906, n° 1.595 au recrutement de Brest.

• Fils de Charles PELEAU et d’Andrée Renée LAZENNEC, son épouse.

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), gratifié de 80 points exceptionnels dans les termes suivants : « Peleau (Alexandre), le Conquet 11.776, second maître canonnier, 80 points exceptionnels : a constamment montré sous le feu de l’ennemi, autant de calme que de bravoure. Cité à l'ordre du jour. »

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 19 juin 1921 (J.O. 20 juin 1921, p. 7.042 et 7.044), inscrit au tableau spécial de la Médaille militaire. Alors maître artificier (Déc. min. 25 mai 1918, J.O. 31 mai 1918, p. 4.224 et 4.225).

— RENARD Paul, né le ... à ... (...). Matelot de 2e classe mécanicien (active), matricule n° ... – ... ; classe ... n° ... au recrutement de ...

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), avancé d’office à la 1re classe et gratifié de 50 points exceptionnels dans les termes suivants : « A fait fonction d’infirmier au poste de secours de la batterie de 120 avec courage et dévouement. Belle attitude après l’éclatement sur une pièce de cette batterie d’un obus ayant blessé grièvement un de ses camarades. »

— SOPENA Joachim Antoine, né le 5 mai 1886 à Bordeaux (Gironde) et décédé le 31 août 1955 à Marville-les-Bois (Eure-et-Loir). Matelot de 1re classe timonier breveté, matricule n° 42.773 – 5 ; classe 1906, n° 3.243 au recrutement de Bordeaux.

• Fils de José Antonio SOPENA, maître arrimeur, et de Carmen ANGLADE.

• Époux de Marie Sylvaine DORNON, née le 11 septembre 1884 à Arcachon (Gironde) avec la quelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 20 octobre 1913 (Registre des actes de naissance de la commune d’Arcachon, Année 1913, f° 76, acte n° 74).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 30 janv. 1916, p. 855) : « Sopena, matelot timonier, 42.773-5 : excellent timonier. A subi sur le Lovcen avec le plus grand sang-froid plusieurs bombardements. Au cours des opérations de ravitaillement de la mission dans un pays extrêmement difficile a montré la plus intelligente activité jointe à un courage tranquille et tenace. »
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Au Mont Lovcen avec le commandant Grellier.

Message par Rutilius » ven. nov. 13, 2020 1:48 pm

Bonjour à tous,

Mission radiographique au Monténégro

(Mission Gignon~Mercier)


Officiers

— MERCIER Ernest Frédéric Honorat, né le 4 février 1878 à Constantine (Département de Constantine, Algérie) et décédé le 11 juillet 1955 à Paris (VIe Arr.) (Registre des actes de décès du VIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1955, f° 62, acte n° 614). Ingénieur de 1re classe du génie maritime de réserve. Classe 1898, n° 981 au recrutement de Constantine. [École polytechnique, promotion 1897]


□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier « pour les services exceptionnels qu'il [avait] rendus comme membre de la commission de T. S. F. au Monténégro, dans l’installation du poste de Podgoritza, et pour les qualités brillantes d’initiative dont il [avait] fait preuve dans le concours qu'il [avait] apporté à l'installation et au fonctionnement des batteries du poste de Lovcen. »

— GIGNON Charles Hilaire Albert Ernest, né le 14 janvier 1875 à Rebreuve-sur-Canche (Pas-de-Calais) et décédé le 22 septembre 1920 à Rouen (Seine-Inférieure — aujourd’hui Seine-Maritime). Lieutenant de vaisseau, du port de Brest. Classe 1895, n° 1.827 au recrutement du Havre. [École navale, promotion 1892]

• Fils de Charles François César GIGNON, né le 1er mars 1845 à Maisnières (Somme), « tâcheron au chemin de fer » [Cultivateur en 1871], et de Marie Anne Camille CAMPBELL, née le 9 mai 1853 au Houlme (Seine-Inférieure — aujourd’hui Seine-Maritime), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Maisnières, le 27 novembre 1871 (Registre des actes de mariage de la commune de Maisnières, Année 1871, f° 2, acte n° 2 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Rebreuve-sur-Canche, Année 1875, f° 1, acte n° 1).

□ Par décision ministérielle du 15 janvier 1915 (J.O. 17 janv. 1915, p. 263), objet d’une proposition extraordinaire pour le grade d’officier de la Légion d’honneur « pour les qualités de méthode qu’il [avait] déployées et les mesures sages et énergiques qu’il [avait] su prendre pour assurer les commu-nications constantes entre l’armée navale et le Monténégro. »

□ Par arrêté du 9 décembre 1915 (J.O. 10 déc. 1915, p. 9.033), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade d’officier dans les termes suivants : « M. le lieutenant de vaisseau Gignon (C.-H.-A.-E.), commandant la 2e Batterie de canonnières fluviales : dès le début de la guerre, s’est particu-lièrement distingué au Monténégro par son énergie, sa bravoure et son initiative. Commande brillamment depuis six mois la 2e Batterie de canonnières fluviales. (Croix de guerre.). »

— BARRIS Pierre Guillaume Manuel, né le 22 novembre 1878 [Probablement à Portsmouth (Royaume-Uni)] et décédé le 16 janvier 1956 à ... (...). Enseigne de vaisseau de 1re classe de réserve (1903). [École navale, promotion 1895]

• Fils de Manuel Antonio Pedro BARRIS, né le 9 juin 1846 à Gérone (Catalogne, Espagne) et de Jeanne Marie Césarine HERVÉ du PENHER, née vers 1855 ; époux ayant contracté mariage à ... (...), le 11 décembre 1873.

• Époux en premières noces de Julia Marie Anita BARRIS, née le 12 juin 1897 à Épernay (Marne) (Registre des actes de naissance de la ville d’Épernay, Année 1899, f° 49, acte n° 191), avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 5 novembre 1901 (Ibid.). Union dissoute.

• Époux en secondes noces de Jeanne Dominica Rose OLDANI, née le 23 juin 1903 à ... (...), avec laquelle il avait contracté mariage à ... (...), le 28 avril 1924.

□ Par arrêté ministériel du 26 janvier 1916 (J.O. 27 janv. 1916, p. 747), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants : « M. Barris (P.), enseigne de vais-seau de 1re classe : a fait preuve pendant sa mission d’une rare énergie et d’une volonté tenace devant les difficultés sans cesse renouvelées. N’a évacué Ipek qu’à la dernière extrémité, après avoir été un précieux auxiliaire pour le commandement serbe. A d’ailleurs toujours fait preuve, et parfois sous le feu de l'ennemi, de belles qualités militaires. (Croix de guerre.) »

□ Par décret du 28 juillet 1933 (J.O. 1er août 1933, p. 8.127), promu au grade d’officier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants : « M. Barris (Pierre-Guillaume-Manuel), administrateur de sociétés. Chevalier du 26 janvier 1916. Administrateur et directeur de plusieurs sociétés coloniales impor-tantes. »

— FLANDRIN Henri Maurice, né le 22 septembre 1885 à Saint-Denis-de-La Réunion (Île de La Réunion) et décédé le 12 février 1948 à Paris (VIIe Arr.). Enseigne de vaisseau de 1re classe, du port de Rochefort. Classe 1905, n° 1.005 au recrutement de La Réunion (Fiche renvoyant au recrutement de Saïgon). [École navale, promotion 1902]

• Fils d’Henry Ernest Émile FLANDRIN, né le 4 juillet 1859 à Rochefort-sur-Mer (Charente-Inférieure — aujourd’hui Charente-Maritime) et y décédé le 15 juin 1920, médecin de la Marine ; et de Camille Amélie L’HERMITTE (Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Denis-de-La Réunion, Année 1885, f° 144, acte n° 539).

• Époux de Camille Gabrielle Marie GUYHO, née le 5 mars 1885 à Brest (Finistère) (Registre des actes de naissance de la ville de Brest, Année 1885, Vol. I., f° 68, acte n° 261), avec laquelle il avait contracté mariage à Rochefort-sur-Mer, le 7 septembre 1907 (Ibid.).

Fille de Louis Cyr Albert GUYHO, né le 3 avril 1859 à Saint-Pierre (Martinique) et décédé le 3 août 1929 à Paris (XIVe Arr.), commissaire de la Marine ; et de Gabrielle Fanny CROSNIER, née le 20 avril 1857 à Basse-Terre (Guadeloupe), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Brest, le 16 octobre 1882 (Registre des actes de mariage de la ville de Brest, Année 1882, f° 150, acte n° 295).

□ Par arrêté ministériel du 26 janvier 1916 (J.O. 27 janv. 1916, p. 747), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants : « M. Flandrin (H.-M.), enseigne de vaisseau de 1re classe, chef de la mission de Podgoritza : officier d’une grande compétence qui, par son tact et son énergie, a surmonté de réelles et multiples difficultés survenues au cours de sa mission. A fait preuve des plus belles qualités militaires sous le feu de l’ennemi. (Croix de guerre.) »

Marins

— ANGLÈS François Pierre, né le ... à ... (...). Quartier-maître électricien, matricule n° 50.652 – 5 ; classe ... n° ... au recrutement de ...

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 30 janv. 1916, p. 855) : « Angles (François-Pierre), quartier maître électricien, 50.652 – 5 : excellent télégraphiste. S’est dévoué sans compter et a fourni un effort considérable au cours des trois derniers mois de l’année 1915 ; s’est montré, en toutes circonstances, modeste et courageux. »

— HILLION Pierre Marie, né vers 1883 à (...). Premier maître électricien, inscrit au quartier de ..., n° ..., chef de poste de T.S.F.

— LE GOFF François Marie, né vers 1873 à ... (...). Premier maître électricien, inscrit au quartier de Saint-Brieuc, n° 3.547 [Immatriculation probable], chef de poste de T.S.F.

— MAHOT Félix, né le 25 décembre 1887 à Ploudaniel (Finistère) et domicilié au Relecq-Kerhuon (– d° –), décédé le 4 décembre 1915 à Podgoritza (Monténégro) par suite d’une électrocution (Acte de décès transcrit au Relecq-Kerhuon le 14 avr. 1920 : Registre des actes de décès de la commune du Relecq-Kerhuon, Année 1920, acte n° 33). Quartier-maître électricien T.S.F. (Active), inscrit le 3 juillet 1913 au quartier de Brest, n° 6.597 [Auparavant, matricule n° 88.299 – 2] ; classe 1907 , n° 1.405 au recrutement de Brest

• Fils de Jean MAHOT, né le 16 janvier 1842 à Ploudaniel et y décédé, le 20 janvier 1912, cultivateur, et de Marie Yvonne PRÉMEL, née le 24 février 1846 à Plouider (Finistère) et décédée le 14 novembre 1904 à Ploudaniel, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 30 septembre 1869 (Registre des actes de naissance de la commune de Ploudaniel, Année 1887, acte n° 93).

• Époux de Marie Michelle MÉZOU, née le 20 août 1891 au Relecq-Kerhuon, sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 4 novembre 1912 (Registre des actes de mariage de la commune du Relecq-Kerhuon, Année 1912, acte n° 39). [Pension de veuve : J.O. 9 juin 1916, p. 5.080].

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 30 janv. 1916, p. 855) : « Mahot (Félix), quartier-maître électricien, chef de poste T. S. F., Brest 6 .597 : télégraphiste tout à fait de premier ordre. A toujours servi avec le plus grand zèle et dévouement. Est tombé blessé mortellement à son poste au cours de l’exécution de son service. »

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 15 mars 1922, p. 2.952 et 2.958), inscrit à titre posthume au tableau spécial de Médaille militaire dans les termes suivants : « Mahot (Félix), quartier-maître électricien T. S. F., Brest 6.597 : mortellement blessé à son poste, le 4 décembre 1915, au cours de l’exécution de son service. A été cité. »

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Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Au Mont Lovcen avec le commandant Grellier.

Message par Rutilius » ven. nov. 13, 2020 7:42 pm

Bonsoir à tous,

□ Les enseignes de vaisseau Henri Maurice FLANDRIN et Pierre Guillaume Manuel BARRIS, qui comman-daient les postes de T.S.F. du Lovcen et de Potgoritza et durent évacuer ces positions en raison de l’avan-cée autrichienne, débarquèrent le 15 janvier 1915 à Brindisi (Italie) avec Jules Auguste BOPPE, ministre de France près le Gouvernement serbe, et Théodore Marie Eugène CARBONNIER, capitaine à l’état-major particulier de l’artillerie coloniale, adjoint à l’attaché militaire en Serbie.

[Mission de réorganisation de l’armée serbe (Général Jean Frédéric Lucien PIARRON de MONDÉSIR, chef de mission), Journal des marches et opérations — 12 décembre 1915 ~ 17 avril 1916 — : Service historique de la Défense, Cote 26 N 10/1, p. num. 8.]

Le mont Lowcen fut pris par les autrichiens le 10 janvier 1915. Et leurs troupes occupèrent Cétigné [Cetije], capitale du royaume du Monénégro, le 14.

Singulier destin que celui de Théodore CARBONNIER, ultérieurement promu au grade de chef d’escadron, puis de lieutenant-colonel : par un décret du 23 février 1942 (J.O. — État français —, 25 févr. 1942, p. 797), cet officier méritant, bien qu’officier de la Légion d’honneur, fut déchu de sa nationalité par le Gouvernement de Vichy. Puis, par une ordonnance rendue le 22 février 1943 par le président du Tribunal civil de la Seine (J.O. — État français —, 16 avr. 1943, p. 1.060 — Annonces judiciaires et légales), fut, d’une part, prononcée la mise sous séquestre de ses biens, droits et intérêts, et, d’autre part, constatée la dissolution de plein droit de la communauté qui existait entre lui et son épouse, née Germaine Marie Louise Philomène PÉRISSÉ !
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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