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Centre d’aviation maritime de Venise.

Publié : lun. sept. 14, 2020 6:54 pm
par Rutilius
Bonsoir à tous,


L’Illustration, n° 3.775, 10 juillet 1915, p. 50.

C.A.M. de Venise - .jpg
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— ROULIER Jean Jules Henri, né le 11 août 1891 à Paris, au 23, rue de Lille (VIIe Arr.), et domicilié à Paris (VIe Arr.), tué à l’ennemi en combat aérien le 15 août 1916 lors d’un raid en hydravion qu’il effectuait sur les installations militaires austro-hongroises de Trieste (alors Autriche-Hongrie). Enseigne de vaisseau de 1re classe, du port de Toulon (École navale, promotion 1908), pilote sur l’hydravion F.B.A. 150 cv n° 308 ; classe 1911, n° 1.794 au recrutement de la Seine, 3e Bureau [Acte de décès établi le 16 août 1916 par le Consul de France à Venise et transcrit le 12 oct. 1916 à Paris (VIe Arr.) : Registre de transcription des actes de décès du VIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1916, f° 68, acte n° 315 ~ Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° ...]

• Fils de Jules Auguste Clément Marie ROULIER, né le 29 juillet 1852 à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) et décédé le 24 mars 1913 à Paris (VIe Arr.), avocat général près la cour d’appel de Paris [Con-seiller à la Cour de cassation en fin de carrière], et de Marie Alice CROS, née le 13 février 1863 à Long-jumeau (Seine-et-Oise — aujourd’hui Essonne), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Paris (VIIe Arr.), le 28 mai 1889 (Registre des actes de mariage du VIIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1889, suppl. f° 29, acte n° 330 ~ Registre des actes de naissance du VIIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1891, f° 66, acte n° 1.195).

— REYNAUD Antoine Lucien, né le 1er octobre 1879 à Toulon (Var) et y domicilié, tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Lieutenant de vaisseau pilote-aviateur, du port de Brest, f° 1.005 et n° 11 de la matricule (École navale, promotion 1897), chef du Centre d’aviation maritime de Venise ; classe 1899, n° 1.955 au recrutement de Toulon (Acte de décès établi le 16 août 1916 par le Con-sul de France à Venise).

• Fils de Laurent RAYNAUD, né vers 1837 à Belvis (Aude) et décédé le 29 juin 1895 à Toulon (Registre des actes de décès de la ville de Toulon, Année 1895, acte n° 1.014), patron-pêcheur [Maçon en 1879], et d’Élisabeth PASERO, née 29 mai 1843 à Preit (Piémont, Italie) et décédée le 4 juillet 1884 à Toulon (Registre des actes de décès de la ville de Toulon, Année 1884, Vol. I., acte n° 1.909), sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Toulon, Année 1879, acte n° 1.270).

• Époux de Joséphine Mathilde MOURSON, née le 7 mars 1886 à Toulon, sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage à Toulon, le 17 octobre 1907 (Registre des actes de mariage de la ville de Toulon, Année 1907, Vol. II., acte n° 707).

Fille de Joseph MOURSON, né le 29 mai 1846 à Toulon et y décédé, le 10 janvier 1899 (Registre des actes de décès de la ville de Toulon, Année 1899, acte n° 55), médecin principal de la Marine, et de Marie Mathilde Delphine de CROZE-MAGNAN, née le 18 mai 1856 à Marseille (Bouches-du-Rhône), sans profes-sion ; époux ayant contracté mariage à Toulon, le 18 septembre 1875 (Registre des actes de naissance de la ville de Toulon, Année 1875, acte n° 384 – 414).

En 1914, domicilié à Paris, au 117, avenue de Villiers (XVIIe Arr.).

— CONNEAU Jean Louis Camille, dit André BEAUMONT, né le 8 février 1880 à Lodève (Hérault), rue des Cordeliers (Registre des actes de naissance de la commune de Lodève, Année 1880, f° 5, acte n° 26), et décédé le 10 août 1937 dans cette commune. Lieutenant de vaisseau de réserve pilote, du port de Toulon (École navale, promotion 1898) ; classe 1900, n° 2.107 au recrutement de Toulon .

• Fils d’Eugène Antoine Simon CONNEAU, né le 17 novembre 1835 à Lodève et y décédé, le 26 décembre 1917, capitaine de frégate, et de Jeanne Louise Marie Joséphine Agénorie de BRUCHARD, née le 9 no-vembre 1854 à Lodève ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 4 janvier 1877 (Registre des actes de naissance de la commune de Lodève, Année 1880, f° 5, acte n° 26 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Lodève, Année 1880, f° 5, acte n° 26).

Par ordonnance judiciaire, autorisé en 1920 à être désigné sous le nom de CONNEAU-BEAUMONT (Ibid. — Mention marginale).

Centre d’aviation maritime de Venise.

Publié : mar. sept. 15, 2020 11:32 pm
par Rutilius
Bonsoir à tous,


Officiers de marine, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots
du Centre d'aviation maritime de Venise ayant déclarés « Morts pour la France »


— BERTONE Léon Marcel Émile, né le 29 août 1894 à La Londe-des-Maures (Var) et y domicilié, décédé le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) des suites de blessures occasionnées par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Matelot de 2e classe méca-nicien, matricule n° 59.471 – 5 ; classe 1914, n° 324 au recrutement de Toulon (Acte de décès transcrit le 9 janv. 1917 à La Londe-des-Maures).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 1er déc. 1916, p. 10.415) :

« Bertone (Léon-Marcel-Émile), matelot mécanicien, mle 59.171-5 : très grièvement blessé à son poste par une explosion de bombe pendant la préparation d’une opération de guerre. S’est montré très courageux. Mort de ses blessures. »

□ Croix de guerre avec palme.

— BIAGINI Jean Antoine, né le 19 janvier 1884 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) et y domicilié, tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Matelot de 2e classe charpen-tier, matricule n° 51.467 – 5 ; classe 1904, n° 408 au recrutement de Marseille (Acte de décès transcrit le 7 juin. 1917 à La Ciotat).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— CLERC François Auguste Pierre, né le 25 octobre 1889 à Meximieux (Ain), vraisemblablement domicilié à Belley (- d°-), tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’ Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Quartier-maître mécanicien, matricule n° 46.788 – 5 ; classe 1909, n° 1.060 au recrutement de Belley (Acte de décès transcrit le 9 janv. 1917 à Belley – Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 2).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— COSTE Maurice, né le 8 mai 1892 au Pouzin (Ardèche) et y domicilié, disparu le 17 avril 1917 en Adriatique lors d’une reconnaissance en hydravion. Quartier-maître mécanicien observateur, matricule n° 47.627 – 5 ; classe 1912, n° 375 au recrutement de Privas (Jug. Trib. civ. Toulon, 18 mars 1918, trans-crit le 2 mai 1918 à Pouzin).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 14 févr. 1917, p. 1.204) :

« Coste (Maurice), quartier-maître mécanicien (titulaire d’une médaille d’argent de la valeur militaire) : a mitraillé avec précision des hydravions adversaires, les a obligés à amerrir ; s’est montré, à diverses re-prises, calme et hardi, même quand son appareil a été atteint. »

□ Conjointement avec le lieutenant de vaisseau André Philippe Adolphe WOLTZ, honoré par l’Italie de la Medaglie alla valore militare (Argent) dans les termes suivants : « Pendant que les unités ennemies appro-chaient de la place de Venise, malgré un très mauvais temps, n’ont pas hésité à attaquer audacieusement et chasser l’ennemi. Tous deux ont trouvé une mort glorieuse en luttant contre les éléments atmosphé-riques des plus défavorables. » (L’Ouest-Éclair — éd. de Caen — n° 6.514, Samedi 8 sept. 1917, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes »).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 31 janvier 1918 (J.O. 31 janv. 1918, p. 1.119), cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants :

« Coste (Maurice), quartier-maître mécanicien : à l’approche d’appareils ennemis, bravant le mauvais temps, a pris l'air pour les attaquer et a disparu en mer pendant la poursuite de l’ennemi. »

□ Croix de guerre avec deus palmes.

— COSTEROUSSE Auguste Henri, né le 26 novembre 1894 à Lamastre (Ardèche) et domicilié à Lyon (IIIe Arr., Rhône), au 205, rue Garibaldi, disparu en mer le 15 août 1916 devant Trieste (Autriche-Hongrie) lors d’un raid effectué à par l’hydravion l'hydravion F.B.A. 150 cv n° 384, piloté par l’enseigne de vaisseau de 1re classe Jean Jules Henri ROULIER. Matelot mécanicien mitrailleur, matricule n° 60.517 – 5 ; classe 1914, n° 2.179 au recrutement de Lyon-Central [Jug. Trib. civ. Lyon, 20 déc. 1917, transcrit le 2 janv. 1918 à Lyon (IIIe Arr.) : Registre des actes de décès du IIIe arrondissement de la ville de Lyon, Année 1918, f° 2, acte n° 9 bis].

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 3 sept. 1916, p. 7.926) :

« M. Costerousse (Auguste-Henri), matelot mécanicien mitrailleur, 60.517-5 : a montré une grande bra-voure dans plusieurs opérations de guerre, tué à l’ennemi au cours d’un combat
aérien. »


□ Croix de guerre avec palme.

— CRENN Jean François Marie, né le 12 mars 1892 à Lopérec (Finistère) et domicilié à Quimerch (– d° –), tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Matelot de 2e classe charpentier, matricule n° 104.861 – 2 ; classe 1912, n° 419 au recrutement de Brest~Châteaulin (Acte de décès transcrit le 11 janv. 1917 à Lopérec — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 3).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— CRUCCIANI Étienne, né le 7 septembre 1887 à Sorio (Corse) et y domicilié, tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Quartier-maître mécanicien, matricule n° 42.324-5 ; classe 1907, n° ... au recrute-ment de ... (Acte de décès établi le 30 déc. 1916 à Venise et trans-crit le 2 mars 1917 à La Seyne-sur-Mer).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— FAVANT Charles Victor, né le 3 août 1890 à Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard) et y domicilié, tué le 19 août 1916 lors du remorquage d’un hydravion. Quartier-maître mécanicien, matricule n° 46.284 – 5 ; classe 1910, n° 2.154 au recrutement de Nîmes (Acte de décès transcrit le 9 janv. 1917 à Saint-Hippolyte-du-Fort — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 1).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— FIGOLI, dit SORRISO, Egide Paul Ulysse, né le 21 juin 1894 à Ameglia (Italie) et domicilié à Marseille (Bouches-du-Rhône), tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Matelot de 3e classe sans spécia-lité, inscrit au quartier de Marseille, n° 7.634 ; classe 1914, n° 2.630 au recrutement de Marseille (Acte de décès transcrit à Marseille, le 8 févr. 1917).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— GALUDEC Jean Marie, né le 31 octobre 1882 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) et y domicilié, décédé le 16 janvier 1917 à l’Hôpital de Venise d’une fièvre typhoïde. Second maître, inscrit le 6 août 1909 au quartier d’Auray, f° 2.337, n° 4.674 ; classe 1902, n° 3.077 au recrutement de Lorient (Acte de décès transcrit le 24 févr. 1917 à La Trinité-sur-Mer — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 11).

— HARIAT Émile Ernest, né le 13 mars 1884 à Angers (Maine-et-Loire) et y domicilié, au 11, rue Belfort, tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire pilote aviateur, capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Nantes, n° 501 (Brevet supérieur conféré le 13 mars 1911) ; classe 1904, n° 231 au recrutement d’Angers Nord-Est (Acte de décès transcrit le 23 nov. 1916 à Angers — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 5 ).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 1er déc. 1916, p. 10.415) :

« Hariat (E.-H.), enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire, pilote aviateur : a servi comme officier pilote dans un centre d'aviation maritime des plus actifs. Mort d’une explosion de bombe, victime de son devoir. »

□ Croix de guerre avec palme.

— LABORIE Victor Firmin, né le 20 novembre 1893 à Saint-Vincent-du-Pendit (Lot) et domicilié à Viazac (– d° –), tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Matelot de 2e classe mécanicien, matricule n° 57.815 – 5 ; classe 1913, n° 743 au recrutement de Cahors (Acte de décès transcrit le 10 janv. 1917 à Viazac — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 6).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— LARRIEU Mathieu Michel Raymond, né le 23 janvier 1887 à Moliets-et-Maa (Landes) et y domicilié, décédé le 1er novembre 1916 à Venise (Italie) des suites de blessures occasionnées par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Quartier-maître charpentier, matricule n° 55.030-5 ; classe 1907, n° 335 au recrutement de Mont-de-Marsan ~ Bay-onne (Acte de décès transcrit le 10 janv. 1917 à Moliets-et-Maa).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— LAUGÉ Gustave Lucien, né le 17 juin 1887 à Brusque (Aveyron) et domicilié à Saint-Affrique (– d° –), tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Quartier-maître charpentier, matricule n° 45.578 – 5 ; classe 1907, n° 427 au recrutement de Rodez-Montpellier (Acte de décès transcrit le 17 janv. 1917 à Saint-Affrique).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— LOUVEL André Henri, né le 30 novembre 1894 à Paris et domicilié à Paris (IIIe Arr.), tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Matelot de 3e classe sans spécialité, matricule n° 34.044 – 1 ; classe 1904, n° 3.581 au recrutement de la Seine, 3e Bureau [Acte de décès transcrit le 1er mars 1917 à Paris (XIIIe Arr.) — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 7].

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— MASSIOT André Edmond, né le 21 avril 1890 à Bressuires (Deux-Sèvres) et domicilié à Bordeaux (Gironde), décédé le 1er novembre 1916 à Venise (Italie) des suites de blessures occasionnées par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Quartier-maître mécanicien, matricule n° 47.221 – 5 ; classe 1910, n° 3.065 au recrutement de Bordeaux (Acte de décès transcrit le 20 janv. 1917 à Bordeaux — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 8).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— REYNAUD Antoine Lucien, né le 1er octobre 1879 à Toulon (Var) et y domicilié, tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Lieutenant de vaisseau pilote-aviateur, du port de Brest, f° 1.005, n° 11 de la matricule (École navale, promotion 1897), chef du Centre d’aviation maritime de Venise ; classe 1899, n° 1.955 au recrutement de Toulon (Acte de décès établi par le Consul de France à Venise, transcrit au Ministère de la Marine).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 1er déc. 1916, p. 10.414) :

« Reynaud (A.-L.), lieutenant de vaisseau pilote aviateur : a déployé les plus belles qualités de courage et de volonté dans la création et le commandement d’un centre d’aviation maritime, prenant part à des opérations de guerre très actives, mort à la suite d’une explosion de bombe, victime de son devoir. »

□ Croix de guerre avec palme.

— RIVIÈRE Auguste Charles Ludovic, né le 14 décembre 1885 à Avignon (Vaucluse), tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Second maître mécanicien, matricule n° 40.099 – 5 ; classe 1905, n° 404 au recrutement de Marseille (Acte de décès transcrit le 9 janv. 1917 à Avi-gnon — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 9).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— ROULIER Jean Jules Henri, né le 11 août 1891 à Paris, au 23, rue de Lille (VIIe Arr.), et domicilié à Paris (VIe Arr.), tué à l’ennemi le 15 août 1916 devant Trieste (Autriche-Hongrie) lors d’un raid qu’il effectuait avec l’hydravion F.B.A. 150 cv n° 384. Enseigne de vaisseau de 1re classe pilote-aviateur, du port de Toulon (École navale, promotion 1908) ; classe 1911, n° 1.794 au recrutement de la Seine, 3e Bureau [Acte de décès établi le 16 août 1916 à Venise et transcrit le 12 oct. 1916 à Paris (VIe Arr.) : Registre de transcription des actes de décès du VIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1916, f° 68, acte n° 315]

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 18 août 1915, p. 5.780) :

« Roulier (J.-J.-H.), enseigne de vaisseau de 1re classe : pilote habile et courageux, a réussi au cours d'un vol récent à lancer deux bombes sur un sous-marin ennemi. »

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 3 sept. 1916, p. 7.926) :

« M. Roulier (Jean-Jules-Henri), enseigne de vaisseau : pilote-aviateur, hardi et courageux, qui s’est signalé dans de nombreuses opérations. Tué à l’ennemi au cours d'un combat aérien ; déjà cité à l’ordre de l'armée. »

□ Croix de guerre avec deux palmes.

— TESSEYRE Élie Germain, né le 4 août 1893 à Revel (Haute-Garonne) et y domicilié, tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explosion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321. Matelot de 1re classe tailleur, matricule n° 50.747 – 5 ; classe 1913, n° 484 au recrutement de Toulouse (Acte de décès transcrit le 8 déc. 1916 à Revel — Inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele, Tombe n° 10).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 15 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 18 mars 1922, p. 3.058 et 3.059), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire.

— WOLTZ André Philippe Adolphe, né le 31 décembre 1885 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et y domicilié, disparu dans l’Adriatique le 17 avril 1917 lors d’une reconnaissance avec l’hydravion qu’il pilo-tait. Lieutenant de vaisseau, du port de ... (École polytechnique, promotion 1906), chef du Centre d’avia-tion maritime de Venise ; classe 1905, n° ... au recrutement de ... (Trib. civ. Toulon, 18 mars 1918, transcrit le 26 avr. 1918 à Lunéville).

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 14 févr. 1917, p. 1.204) :

« WOLTZ (André-Philippe-Adolphe), enseigne de vaisseau de 1re classe (déjà cité à l’ordre de l’armée et titulaire de la Médaille d’argent de la valeur militaire) : au cours d’une mission aérienne offensive, pilotant un hydravion, malgré des conditions atmosphériques défavorables, a réussi à se porter sur les localités désignées et a attaqué efficacement les ouvrages et édifices militaires et à se soustraire à la poursuite d’avions ennemis (Octobre 1916). Après avoir effectué le bombardement d’un objectif militaire, a engagé avec calme et hardiesse un combat aérien avec un hydravion ennemi, soutenant le duel, malgré les coups reçus, jusqu’à ce que l’adversaire fut obligé d’amerrir (Novembre 1916). »

□ Honoré par l'Italie de la Medaglie alla valore militare (Argent) (L’Ouest-Éclair — éd. de Caen —, n° 6.354, Dimanche 25 mars 1917, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes ») pour avoir, « en plein jour, avec son hydravion, bombardé un objectif militaire ennemi, échappant au tir de l’artillerie anti-aérienne et à l’attaque d’un appareil de chasse. »

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 17 avr. 1917, p. 3.042) :

« Woltz (André-Philippe-Adolphe), enseigne de vaisseau de 1re classe : de jour, a bombardé avec son hydro-plane un objectif militaire ennemi, échappant par une habile manœuvre au tir de nombreuses pièces anti-aériennes et à l’attaque d'un appareil de chasse (Haute Adriatique). »

□ Conjointement avec le quartier-maître Maurice COSTE, à nouveau honoré par l’Italie de la Medaglie alla valore militare (Argent) dans les termes suivants : « Pendant que les unités ennemies approchaient de la place de Venise, malgré un très mauvais temps, n’ont pas hésité à attaquer audacieusement et chasser l’ennemi. Tous deux ont trouvé une mort glorieuse en luttant contre les éléments atmosphériques des plus défavorables. » (L’Ouest-Éclair — éd. de Caen —, n° 6.514, Samedi 8 sept. 1917, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes »).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 31 janvier 1918 (J.O. 31 janv. 1918, p. 1.119), cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants :

« Woltz (A.-P.-A), lieutenant de vaisseau : officier de la plus haute valeur morale a été, pour l’escadrille qu’il commandait un exemple constant des plus belles qualités de dévouement et de valeur militaire. A conduit dans des conditions difficiles, plusieurs opérations de bombardement. A livré combat au cours d’une de ces opérations à un hydravion ennemi, obligeant son adversaire à amerrir. A disparu en mer dans une poursuite d’appareils ennemis. »

□ Croix de guerre avec trois palmes.
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Centre d’aviation maritime de Venise.

Publié : sam. sept. 19, 2020 10:09 am
par Rutilius
Bonjour à tous,


REYNAUD Antoine Lucien


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Né le 1er octobre 1879 à Toulon (Var) et y domicilié, tué le 31 octobre 1916 à Venise (Italie) par l’explo-sion accidentelle sur l’île de Sant’Andrea d’une bombe tombée de l’hydravion F.B.A. 150 ch n° 321.

• Fils de Laurent RAYNAUD, né vers 1837 à Belvis (Aude) et décédé le 29 juin 1895 à Toulon (Registre des actes de décès de la ville de Toulon, Année 1895, acte n° 1.014), patron-pêcheur [Maçon en 1879], et d’Élisabeth PASERO, née 29 mai 1843 à Preit (Piémont, Italie) et décédée le 4 juillet 1884 à Toulon (Re-gistre des actes de décès de la ville de Toulon, Année 1884, Vol. I., acte n° 1.909), sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Toulon, Année 1879, acte n° 1.270).

• Époux de Joséphine Mathilde MOURSON, née le 7 mars 1886 à Toulon, sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 17 octobre 1907 (Registre des actes de mariage de la ville de Toulon, Année 1907, Vol. II., acte n° 707).

Fille de Joseph MOURSON, né le 29 mai 1846 à Toulon et y décédé, le 10 janvier 1899 (Registre des actes de décès de la ville de Toulon, Année 1899, acte n° 55), médecin principal de la Marine, et de Marie Mathilde Delphine de CROZE-MAGNAN, née le 18 mai 1856 à Marseille (Bouches-du-Rhône), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Toulon, le 18 septembre 1875 (Registre des actes de nais-sance de la ville de Toulon, Année 1875, acte n° 384).

En 1914, était domicilié à Paris, au 117, avenue de Villiers (XVIIe Arr.).

Carrière militaire

Classe 1899, n° 1.955 au recrutement de Toulon.

Admis à l’École navale le 5 octobre 1897 à la suite du concours ouvert la même année, étant classé 58e sur une liste de 66 élèves (Déc. min. 13 sept. 1897, J.O. 14 sept. 1897, p. 5.214). S’était présenté sans succès au concours ouvert l’année précédente.

Par décision ministérielle du 31 juillet 1899 (J.O. 1er août 1899, p. 5.200), nommé au grade d’aspirant de 2e classe à compter du 1er août 1899, étant classé 59e sur une liste de 65 élèves.

En 1900, embarqué sur le croiseur à batterie Iphigénie, de l’École d’application des aspirants (Capitaine de vaisseau Henry Louis MANCERON, commandant).

Par décret du 7 août 1900 (J.O. 9 août 1900, p. 5.288), promu au grade d’aspirant de 1re classe à compter du 5 octobre 1900, étant classé 59e sur 65 élèves. Attaché au port de Brest (J.O. 11 août 1900, p. 5.379) ; f° 1.005, n° 11 de la matricule.

Embarqué à compter du 14 août 1900 sur le navire-école d’application des aspirants Duguay-Trouin (Capitaine de vaisseau Pascal Auguste Alfred HOUETTÉ, commandant).

En Novembre 1900, désigné pour faire partie de l’état-major général du contre-amiral Charles Jessé BAYLE, dans l’Escadre de l’Extrême-Orient (J.O. 24 nov. 1900, p. 7.783), ayant son pavillon sur le croiseur cuirassé Amiral-Charner (Capitaine de vaisseau Jean BAËHME, commandant).

Par décret du 23 septembre 1902 (J.O. 28 sept. 1902, p. 6.408), promu au grade d’enseigne de vaisseau.

Embarque le 18 mars 1903 sur le cuirassé d’escadre Jauréguiberry, dans l’Escadre de la Méditerranée (Ca-pitaine de vaisseau Paul Alexandre CAMPION, commandant).

En Février 1904, désigné pour suivre les cours de canonnage à bord de la Couronne, École de canonnage (Capitaine de vaisseau Charles Édouard MOTTET, commandant) (J.O. 25 févr. 1904, p. 1.251). Sorti de l’école le 1er novembre 1904 et breveté officier canonnier.

En Octobre 1904, désigné pour embarquer comme officier canonnier sur le croiseur cuirassé Kléber (Capi-taine de vaisseau Alexandre Joseph Cyprien FOUËT), bâtiment en essais à Cherbourg (J.O. 21 oct. 1904, p. 6.230).

En Septembre 1906, désigné pour suivre les cours de l’École des torpilles, à Toulon (J.O. 16 sept. 1906, p. 6.322).

En Août 1907, désigné, au choix, pour embarquer comme officier torpilleur sur le croiseur cuirassé Jeanne-d’Arc (Capitaine de vaisseau Émile Paul Aimable GUÉPRATTE, commandant), dans l’Escadre du Nord (J.O. 13 août 1907, p. 5.858).

Par décision ministérielle du 17 août 1907 (J.O. 22 août 1907, p. 6.074), breveté officier torpilleur.

En Novembre 1907, désigné pour embarquer comme officier torpilleur sur la Couronne, École de canonnage (Capitaine de vaisseau Pierre Joseph Gabriel Georges DARRIEUS, commandant) (J.O. 25 févr. 1904, p. 1.251).

Au 1er janvier 1910, embarqué sur le bâtiment-école Tourville, ex-Gironde, École de canonnage (Capi-taine de vaisseau Eugène Marie Clément BARTHES, commandant) (Annuaire de la Marine 1910, p. 791).

Par décret du 30 juin 1910 (J.O. 2 juill. 1910, p. 5.691), promu au grade de lieutenant de vaisseau.

En Octobre 1910, placé en congé d’études de 10 mois pour suivre les cours de l’École supérieure d’aéro-nautique et d’électricité, à Paris (J.O. 13 oct. 1910, p. 8.474).

Désigné pour exercer, à compter du 25 mars 1914, les fonctions d’officier d’ordonnance du Ministre de la Marine, Elzéar GAUTHIER, dit Armand GAUTHIER de l’AUDE (J.O. 25 mars 1914, p. 2.727).

Exerce le commandement du Centre d’aviation maritime de Venise du 25 mai au 31 octobre 1916, date de sa mort. Lui succéda le lieutenant de vaisseau André Philippe Adolphe WOLTZ.

Distinctions honorifiques

□ Par arrêté du Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts en date du 16 février 1909 (J.O. 22 févr. 1909, p. 1.830 et 1.840), nommé officier d’académie.

□ Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 1913 (J.O. 1er janv. 1914, p. 54 et 55), nommé au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants :

« Reynaud (Antoine-Lucien), lieutenant de vaisseau ; 16 ans 3 mois de services, dont 14 ans 6 mois à la mer. Chine 1900-1901-1902. »

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 1er déc. 1916, p. 10.414) :

« Reynaud (A.-L.), lieutenant de vaisseau pilote-aviateur : a déployé les plus belles qualités de courage et de volonté dans la création et le commandement d'un centre d’aviation maritime, prenant part à des opérations de guerre très actives, mort à la suite d’une explosion de bombe, victime de son devoir. »

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Centre d’aviation maritime de Venise.

Publié : dim. sept. 20, 2020 9:14 am
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ROULIER Jean Jules Henri


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Né le 11 août 1891 à Paris, au 23, rue de Lille (VIIe Arr.), et domicilié à Paris (VIe Arr.). Tué en combat aérien le 15 août 1916 au dessus du port de Trieste (alors Autriche-Hongrie), lors d’un raid de bombardement des installations portuaires qu’il effectuait à bord de l’hydravion F.B.A. 150 cv n° 308, avec pour observateur et lanceur de bombes le quartier-maître Auguste COSTEROUSSE ; abattu par l’aviateur austro-hongrois Gottfried von BANFIELD, qui pilotait l’hydravion Löhner L. 16 [Acte de décès établi le 16 août 1916 à Venise et transcrit le 12 oct. 1916 à Paris (VIe Arr.) : Registre de transcription des actes de décès du VIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1916, f° 68, acte n° 315 ~ Initialement inhumé à Venise dans le carré militaire du cimetière de l'île San-Michele ; corps rapatrié en 1919 et inhumé à Paris, cimetière du Montparnasse.]

• Fils de Jules Auguste Clément Marie ROULIER, né le 29 juillet 1852 à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) et décédé le 24 mars 1913 à Paris (VIe Arr.), avocat général près la Cour d’appel de Paris [Conseiller à la Cour de cassation en fin de carrière], et de Marie Alice CROS, née le 13 février 1863 à Longjumeau (Seine-et-Oise — aujourd’hui Essonne), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Paris (VIIe Arr.), le 28 mai 1889 (Registre des actes de mariage du VIIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1889, suppl. f° 29, acte n° 330 ~ Registre des actes de naissance du VIIe arrondissement de la ville de Paris, Année 1891, f° 66, acte n° 1.195).

Carrière militaire

Classe 1911, n° 1.794 au recrutement de la Seine, 3e Bureau.

Admis à l’École navale en 1908 à la suite du concours ouvert la même année, étant classé 19e sur une liste de 55 élèves (Déc. min. 13 sept. 1897, J.O. 14 sept. 1897, p. 5.214).

Engagé volontaire pour trois ans le 17 octobre 1908 à la mairie de Brest au titre du 2e Dépôt des équipages de la flotte, à Brest. Arrivé au corps le même jour, matricule n° 93.305 – 2.

Par décision ministérielle du 30 août 1910 (J.O. 31 août 1910, p. 7.362), nommé au grade d’aspirant de 2e classe à compter du 1er octobre 1910, étant classé 1er sur une liste de 53 élèves.

Embarque ensuite sur le croiseur Duguay-Trouin (Capitaine de vaisseau François Marie Louis de la CROIX de CASTRIES, commandant), de l’École d’application des aspirants, à Brest.

Par décret du 10 août 1911 (J.O. 12 août 1911, p. 6.802), promu au grade d’enseigne de vaisseau de 2e classe à compter du 5 octobre 1911, étant classé 1er sur une liste de 51 élèves. Attaché au port de Toulon (J.O. 18 août 1911, p. 6.895).

En Septembre 1911, destiné au croiseur cuirassé Dupleix, dans la Division navale de l’Extrême-Orient (J.O. 8 sept. 1911, p. 7.352 — Liste de destinations). En 1912, fait partie de l’état-major général du contre-amiral Henri Augustin CALLOCH de KÉRILLIS, commandant cette division (Annuaire de la Marine 1912, p. 750) et ayant son pavillon sur le croiseur cuirassé Dupleix (Capitaine de vaisseau Édouard Adolphe VERGOS, commandant).

Au 1er janvier 1913, embarqué sur l’aviso-torpilleur D’Iberville (Capitaine de frégate Louis Prosper Michel Auguste ROMIEUX), dans la Division navale de l’Extrême-Orient (Annuaire de la Marine 1913, p. 778).

Par décision ministérielle du 4 avril 1913 (J.O. 5 avr. 1913, p. 3.056), bénéficie d’un congé de convales-cence de 3 mois à solde entière à compter du 3 avril 1913.

En Juin 1913, destiné au torpilleur d’escadre Bisson (Lieutenant de vaisseau François Georges TERLIER, commandant), appartenant à la 6e Escadrille de la 1re Armée navale (J.O. 23 juin 1913, p. 5.448 — Liste de destinations ~ Annuaire 1914, p. 797).

Par décret du 30 août 1913 (J.O. 1er sept. 1913, p. 6.802), promu au grade d’enseigne de vaisseau de 1re classe à compter du 5 octobre 1913.

En Mai 1914, destiné l’Aviation maritime (X., commandant), à Fréjus (J.O. 13 mai 1914, p. 4.333 — Liste de destinations). Alors embarqué sur le torpilleur d’escadre Hussard (Capitaine de frégate Antonin Henri ESTOURNET, commandant) (Ibid.).

Affecté à compter du 25 mai 1915 au Centre d’aviation de Venise (Lieutenant de vaisseau Antoine Lucien REYNAUD, commandant).

Distinctions honorifiques

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 18 août 1915, p. 5.780) : « Roulier (J.-J.-H.), enseigne de vaisseau de 1re classe : pilote habile et courageux, a réussi au cours d'un vol récent à lancer deux bombes sur un sous-marin ennemi. »

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 3 sept. 1916, p. 7.926) : « M. Roulier (Jean-Jules-Henri), enseigne de vaisseau : pilote-aviateur, hardi et courageux, qui s’est signalé dans de nombreuses opérations. Tué à l’ennemi au cours d'un combat aérien ; déjà cité à l’ordre de l'armée. »

□ Honoré par l’Italie de la Medaglie alla valore militare (Argent).

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 4 juin 1919 (J.O. 7 juin 1919, p. 5.933 et 5.933), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants : « Roulier (J.-J.-H.), enseigne de vaisseau de 1re classe, pilote aviateur : pilote aviateur hardi et courageux, qui s'est signalé dans de nombreuses opérations. Tué à l'ennemi au cours d’un combat aérien. Déjà cité à l’ordre de l'armée. »

□ Croix de guerre avec deux palmes.

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Centre d’aviation maritime de Venise.

Publié : dim. sept. 20, 2020 11:37 am
par Rutilius
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L’Aérophile, n°s 21-22, 1er-15 novembre 1915, p. 343.

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Publié : lun. sept. 21, 2020 10:37 am
par Rutilius
Bonjour à tous,


CONNEAU Jean Louis Camille, dit André BEAUMONT


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Né le 8 février 1880 à Lodève (Hérault), rue des Cordeliers, et décédé dans cette ville le 10 août 1937 .

• Fils d’Eugène Antoine Simon CONNEAU, né le 17 novembre 1835 à Lodève et y décédé, le 26 décembre 1917, capitaine de frégate, et de Jeanne Louise Marie Joséphine Agénorie de BRUCHARD, née le 9 no-vembre 1854 à Lodève et y décédée, le 24 avril 1945 ; époux ayant contracté mariage à Lodève, le 4 janvier 1877 (Registre des actes de naissance de la commune de Lodève, Année 1880, f° 5, acte n° 26 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Lodève, Année 1880, f° 5, acte n° 26).

Par ordonnance judiciaire, autorisé en 1920 à être désigné sous le nom de CONNEAU-BEAUMONT (Ibid. — Mention marginale). Demande publiée au Journal officiel du 8 no-vembre 1918, p. 9.605.

Carrière militaire

Classe 1900, n° 2.107 au recrutement de Toulon.

Admis le 30 septembre 1898 à l’École navale à la suite du concours ouvert la même année, étant classé 48e sur une liste de 76 élèves (Déc. min. 10 sept. 1898, J.O. 11 sept. 1898, p. 5.750).

Par décision ministérielle du 7 août 1900 (J.O. 8 août 1894, p. 5.269), nommé au grade d’aspirant de 2e classe à compter du 1er août 1900, étant classé 35e sur une liste de 74 élèves.

Par décret du 7 août 1901 (J.O. 10 août 1901, p. 5.058), promu au grade d’aspirant de 1re classe à comp-ter du 1er octobre 1901, étant classé 41e sur une liste de 73 élèves. Attaché au port de Brest (J.O. 11 août 1901, p. 5.124).

Fin Août 1901, désigné pour embarquer en qualité d’aspirant de majorité sur le croiseur de 1re classe Tage (Capitaine de vaisseau Adolphe SOMBORN, commandant), dans la Division navale de l’Atlantique (J.O. 27 août 1901, p. 5.571). Rejoint ce bâtiment à Rio-de-Janeiro (Argentine) (J.O. 13 sept. 1901, p. 5.902).

En Mars 1903, se trouvant en congé de convalescence, destiné à l’Escadre de la Méditerranée à l’expiration dudit congé (J.O. 10 mars 1903, p. 1.532).

Par décret du Président de la République en date du 21 septembre 1903 (J.O. 23 sept. 1903, p. 5.917), nommé au grade d’enseigne de vaisseau à compter du 1er octobre 1903. Autorisé à servir temporairement au port de Toulon à son débarquement de l’Escadre de la Méditerranée (J.O. 1er oct. 1903, p. 6.078).

Au 1er janvier 1904, embarqué sur le cuirassé d’escadre Bouvet (Capitaine de vaisseau Alphonse GUILLOU), dans l’Escadre de la Méditerranée (Annuaire de la Marine 1903, p. 770).

En Février 1904, désigné pour embarquer à Quan-Chan-Wan (Tonkin) sur la chaloupe canonnière Estoc (Lieutenant de vaisseau Jean-Baptiste MÈRE, commandant), de la Station locale du Tonkin (J.O. 14 févr. 1904, p. 1.066).

Fin Juin 1906, désigné d’office pour suivre, à compter du 1er juillet 1906, les cours de canonnage à bord de la Couronne (Capitaine de vaisseau François Octave LE CANNELIER, commandant), École de canon-nage (J.O. 23 juin 1906, p. 4.255). Attaché en second à la 2e escouade d’apprentis canonniers (Annuaire de la Marine 1907, p. 834).

Fin Avril 1907, étant alors embarqué sur le croiseur cuirassé Pothuau, autorisé à servir temporairement à Toulon après son débarquement,(J.O. 26 avr. 1907, p. 3.140).

Désigné pour embarquer le 1er juillet 1907 comme canonnier sur le cuirassé Patrie (Capitaines de vaisseau Marie Joseph Augustin de la CROIX de CASTRIES, puis Charles François Édouard DIDELOT, comman-dants), dans l’Escadre de la Méditerranée (J.O. 25 juin 1907, p. 4.425).

En Octobre 1909, avec l’enseigne de vaisseau Pierre Amédée Firmin CAYLA, placé en congé d’étude de 10 mois pour suivre les cours de la première promotion de l’École supérieure d’aéronautique et de construc-tion mécanique — fondée et dirigée par le commandant ROCHE (Navigazette, n° 1.067, Jeudi 7 oct. 1909, p. 3, en rubrique « Ministère de la Marine ~ Officiers de vaisseau ~ Spécialités »).

A la suite des examens de sortie ayant eu lieu à la fin de l’année scolaire 1909~1910, obtient, avec son condisciple, le diplôme d'ingénieur de cette école (J.O. 23 août 1910, p. 7.186).

Obtient le 3 décembre 1910 le brevet civil de pilote n° 322 à l’École Blériot de Pau.

Obtient le 10 avril 1911 le brevet militaire de pilote n° 40.

Par décision ministérielle du 15 avril 1911 (J.O. 16 avr. 1911, p. 3.107), lui est accordé un congé sans solde et hors cadres pour servir en qualité d’ingénieur, à compter du 20 avril 1911, à la société Blériot, établie à Levallois, au 39, rue de la Révolte.

Par décret du 21 avril 1914 (J.O. 23 avr. 1914, p. 3 .734), est acceptée la démission de son grade. Rayé des contrôles de l’activité le 20 avril 1914.

Par décret du 16 mai 1914 (J.O. 19 mai 1914, p. 4.549), promu au grade d’enseigne de vaisseau de 1re classe dans la réserve de l’armée de mer, à compter du jour de sa radiation des contrôles de l’activité.

Rappelé à l’activité par l’effet du décret du 1er août 1914 prescrivant la mobilisation des armées de terre et de mer (J.O. 2 août 1914, p. 7.054). Affecté au Centre d’aviation maritime de Dunkerque.

Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 22 avril 1915 (J.O. 23 avr. 1915, p. 2.501), inscrit d’office au tableau d’avancement pour le grade de lieutenant de vaisseau dans la réserve de l’armée de mer dans les termes suivants : « M. Conneau (J.-L.-C.), enseigne de vaisseau de réserve aviateur : a effectué de nombreux et périlleux bombardements. Est rentré, le 10 février, avec une commande de gouvernail cou-pée par un éclat d’obus. »

Par décret du 23 avril 1915 (J.O. 25 avr. 1915, p. 2.573), promu au grade de lieutenant de vaisseau dans la réserve de l’armée de mer.

Affecté à compter du 25 mai 1916 au Centre d’aviation maritime de Venise.

Par décret du 22 avril 1931 (J.O. 23 avr. 1931, p. 4.452), promu au grade de capitaine de corvette dans la réserve de l’armée de mer.

Distinctions honorifiques

□ Par décret du Président de la République en date du 3 juin 1911 (J.O. 4 juin 1911, p. 4.417), nommé au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants : « M. Conneau (Jean-Louis-Camille), enseigne de vaisseau de 1re classe ; 12 ans 6 mois de services, dont 9 ans 9 mois à la mer : s’est distingué d’une manière exceptionnelle dans la pratique de l’aviation. »

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 14 juill. 1915, p. 4.789) : « Conneau (J.-L.-C.), lieutenant de vaisseau. A effectué de nombreux et périlleux bombardements. Est rentré, le 10 février, avec une commande de gouvernail coupée par un éclat d’obus. »

□ Croix de guerre avec palme.
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