LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
catoupouj
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Re: LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par catoupouj » ven. janv. 19, 2018 2:54 pm

Au centre du plateau d'argent
Au centre du plateau d'argent
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Memgam
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Re: LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par Memgam » sam. janv. 20, 2018 12:48 pm

Bonjour,

A l'attention de catoupouj,

Merci d'avoir pris la peine de me répondre en publiant une photo lisible du fond de ce plat d'argent en récompense de faits de bravoure.

Cordialement.
Memgam

catoupouj
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Re: LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par catoupouj » sam. janv. 20, 2018 9:40 pm

Mon arrière Grand-père (du côté de mon père cette fois) François Egidius Dieudonné Marie Poujade a effectué un voyage au long cours lorsqu'il avait 15 ans comme pilotin à bord de La Clotilde en 1872 en partant de Bordeaux, 11 mois et 1 jour pour aller à Cobija.
Il a peint un très beau tableau de La Clotilde avec un texte très émouvant.
Si cela vous intéresse, je peux en faire une photo.
Cordialement

Dennou
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Re: LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par Dennou » lun. mai 27, 2019 10:01 pm

J'ai évoqué,quelques pages plus haut,le plateau en argent attribué à mon grand-père,le Capitaine Yves-Marie CADIC,second du "Loire".Ce plateau est identique à celui attribué au premier Lieutenant Paul BOULET.Voici ce plateau et l'inscription gravée en son centre:
Pièces jointes
Plateau attribuée au Capitaine CADIC
Plateau attribuée au Capitaine CADIC
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Re: LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par Dennou » lun. mai 27, 2019 10:06 pm

Inscription gravée en son centre
Inscription gravée en son centre
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Rutilius
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LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par Rutilius » dim. janv. 10, 2021 9:51 am

Manook a écrit :
dim. janv. 10, 2021 12:30 am

Bonjour, je laisse ce message ici parce que je suis nouveau et que je ne sais pas encore très bien comment faire. Je suis à la recherche de deux faits précis et liés concernant le quatre mâts La Loire.
Le 25 septembre 1911 son second, Pierre Tréhiou, né en 1880 à Ploubalzanec, est blessé lors d'un appa-reillage à Port Talbot en Angleterre (Pied pris dans une haussière suite à la rupture d'un chaumard). Selon ses descendants, la blessure est gagnée par la gangrène et Tréhiou est amputé du pied à bord une première fois, puis une seconde fois de la jambe gauche. Apparemment le La Loire est au milieu de 'Atlantique alors et le Capitaine le déroute vers l'hôpital français le plus proche, celui de Faskrudfjordur en Islande. j'ai la confirmation de la date de l'accident à Port-Talbot et de la présence de Tréhiou à bord du La Loire comme second ainsi que de son hospitalisation à Faskrudfjordur. Je cherche, pour la rédaction d'un livre ( Je suis auteurs de thrillers et de romans noirs sous les pseudos de Ian Manook et de Roy Braverman, mais je travaille cette fois sur la biographie romancée de l'infirmière qui a soigné Tréhiou en Islande et qui l'a épousé par la suite), je cherche donc toute référence concernant l'accident ou tout document de bord qui l'aurait consigné , et tout document qui pourrait confirmer ou invalider l'hypothèse du déroutement vers l'Islande en septembre 1911 ainsi que la destination première du La Loire.
Si se message ne s'inscrit pas à la bonne place, merci de m'aider à faire connaître ma demande à l'ensemble de la communauté qui semble connaître tant de choses sur le La Loire. Merci de toute l'aide que vous pourrez m'apporter. Manook
Dernière modification par Rutilius le dim. janv. 10, 2021 10:30 pm, modifié 1 fois.

Rutilius
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Message par Rutilius » dim. janv. 10, 2021 10:19 pm

Bonsoir Manook et bienvenue


21e voyage du quatre-mâts barque Loire


Le quatre-mâts barque Loire, immatriculé à Dunkerque au nom de l’armement Antoine-Dominique Bordes et Fils, f° 442, n° 1.205, était arrivé dans ce port le 27 juillet 1911 (L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 4.570, Samedi 29 juill. 1911, p. 5), venant du Chili, avec très vraisemblablement un chargement de nitrate pris à Iquique. Pour ce 20e voyage, commencé le 27 juillet 1911, le bâtiment était commandé par le capi-taine Pascal Sauveur ANGIOLINI (1), qui avait second Pierre François Marie TRÉHIOU (2).

Réarmé au long-cours à Dunkerque pour un nouveau voyage à Iquique, via Port-Talbot (Pays de Galles, Royaume-Uni) (21e voyage), et demeurant commandé par le capitaine Pascal Angiolini, il réappareilla de ce port le 14 septembre 1911 (L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 4.619, Samedi 16 sept. 1911, p. 5), avec de nouveau pour capitaine en second Pierre Tréhiou et pour lieutenant Raoul Édouard — dit AlphonseRIOU (3).

Le 15 septembre 1911, il était passé au large de St-Catherine’s Point (Île de Wight) (L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 4.620, Dimanche 17 sept. 1911, p. 5). Reparti de Port-Talbot le 28 septembre 1911 pour Iquique (L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 4.632, Vendredi 29 sept. 1911, p. 5) avec un chargement de charbon, il parvint à sa destination le 21 décembre 1911.

Selon les meilleurs auteurs, l’accident dont fut victime Pierre Tréhiou survint le 25 septembre 1911 à Port-Talbot. Après l’aggravation de son état de santé, celui-ci fut débarqué à Swansea (Pays de Galles), où il fut hospitalisé [Communication de Memgam]. Le lieutenant Alphonse Riou fut alors promu second capitaine.

Le long-courrier fut de retour à Dunkerque le 8 mai 1912 (L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 4.881, Jeudi 9 mai 1912, p. 5). C’est donc dans ce port que fut déposé le rôle de désarmement, document auquel se trouvent nécessairement annexées les pièces relatant les circonstances de l’accident et mentionnant la date d'admission du blessé à l’hôpital de Swansea.

Le récit familial selon lequel ce quatre-mâts aurait été contraint de toucher à Fáskrúdsfjördur (Islande), afin de faire admettre Pierre Tréhiou à l’hôpital de la Société des Œuvres de Mer, est pure légende. D’une part, l’armement Bordes interdisait strictement les relâches, sauf en cas d’innavigabilité du navire (démâtage, voie d’eau, ...) ; d’autre part, l’Islande ne se trouvait manifestement pas sur la route de Port-Talbot à Iquique qu'empruntaient les voiliers longs-courriers d’alors, lorsqu'ils effectuaient le « voyage au nitrate » [Communication de Memgam].

____________________________________________________________________________________________


(1) ANGIOLINI Pascal Sauveur, né le 20 décembre 1868 à Bastia (Corse — aujourd’hui Haute-Corse). Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Bastia, n° 476 [Brevet conféré par une décision ministérielle du 8 juin 1893 (J.O. 11 juin 1893, p. 2.878)] ; classe 1888, n° 1.200 au recrutement de Marseille.

• Fils de François ANGIOLINI et de Nonciade SUZZONI, son épouse.


(2) TRÉHIOU Pierre François Marie, né le 22 septembre 1880 à Ploubazlanec (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor) et décédé le 19 octobre 1952 à Kérity (– d° –). Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Paimpol, n° 54 [Brevet simple conféré en Novembre 1907 (La Dépêche de Brest, n° 7.665, Jeudi 14 nov. 1907, p. 3). Initialement inscrit au même quartier le 15 septembre 1900, f° et n° 13.937.].

• Fils de Pierre Marie TRÉHIOU, né le 4 août 1843 à Pléguien (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor), sous-patron des Douanes, et de Marie Ollive LE GOASTER, née le 7 juillet 1851 à Ploubazlanec, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 8 novembre 1879 (Registre des actes de mariage de la commune de Ploubazlanec, Année 1879, f° 15, acte n° 14 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Ploubazlanec, Année 1880, f° 15, acte n° 14).

• Époux en premières noces de Marie Anne BAUDET, née le 26 juillet 1880 à Saint-Cast (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor) (Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cast, Année 1880, f° 12, acte n° 22) et décédée le 27 mars 1933 à Kérity, infirmière, avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor), le 18 janvier 1913 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Quay-Portrieux, Année 1913, f° 2, acte n° 1).

Fille d’Alfred Yves Marie Désiré BAUDET, né le 29 mars 1843 à Bréhat (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor), patron des Douanes, et de Marie Françoise TRÉHIOU, née le 2 mars 1853 à Pléguien, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 2 juillet 1876 (Registre des actes de mariage de la commune de Pléguien, Année 1876, f° 12, acte n° 11).

• Époux en secondes noces de Reine Marie BAUDET, née le 1er janvier 1894 à Saint-Quay Portrieux (Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Quay-Portrieux, Année 1894, f° 2, acte n° 1), avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 16 février 1935 (Ibid.— Mention margi-nale). [Cousine par son père de Marie Anne BAUDET, qui précède]

Fille d’Édouard Marie BAUDET, né le 24 septembre 1854 à Saint-Quay-Portrieux, capitaine au long-cours [Brevet conféré en Avril 1885 (J.O. 9 avr. 1885, p. 1.866). Entre 1891 et 1896, capitaine de port à Obock (Protectorat français de la Côte des Somalis), avec le grade d’ « agent supérieur spécialiste de 3e classe des affaires indigènes »], et de Reine Marie LE BRETON, née le 21 janvier 1870 à Saint-Quay-Portrieux, modiste ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 24 juin 1891 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Quay-Portrieux, Année 1891, f° 12, acte n° 11).

**********
Réformé par une décision prise le 20 décembre 1914, à Paimpol, par le Conseil de révision des Côtes-du-Nord. Maintenu réformé le 21 mars 1917 par la Commission de réforme de Saint-Brieuc pour : « Amputation de la cuisse gauche ».

Fin Avril 1917, ouvre à Paimpol L’agence maritime de l’Ouest, « cabinet d’affaires maritimes pour achats, vente de navires de tous tonnages, affrètements, assurances sur corps, cargaisons et frets, placements hypothécaires, etc... Adresse télégraphique : TRÉHIOU-PAIMPOL. » (L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 6.391, Mardi 1er mai 1917, p. 3). Par jugement du Tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, prononcé le 31 juillet 1919, condamné à une amende de 333,33 fr. pour « exercice illégal des fonctions de courtier maritime », condamnation qui fut amnistiée par la loi du 24 décembre 1931 portant amnistie (J.O. 27 déc. 1931, p. 13.158). A en croire les annonces qu'il persista à publier dans l’édition rennaise de L’Ouest-Éclair, a néanmoins poursuivi une carrière d’ « agent maritime », au moins jusqu’en 1922.


(3) RIOU Raoul Édouard, né le 23 août 1884 à Dieppe (Seine-Inférieure — aujourd’hui Seine-Maritime). Disparu le 26 septembre 1917 avec le quatre-mâts barque Jacqueline, appartenant au même armement, bâtiment à bord duquel il était embarqué comme second capitaine, qui fut torpillé à son 26e voyage, par environ 46° 25’ N et 13° 10’ W., par le sous-marin allemand U-101 (Kapitänleutnant Karl KOOPMANN), alors qu’il allait d’Iquique en Europe avec un chargement de nitrate. Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Dieppe, n° 54 ; classe 1904, n° 1.240 au recrutement du Havre.

• Fils d’Hippolyte Alphonse RIOU, typographe, et de Clarisse Eugénie CLOQUETTE, cigarière. Célibataire (Jug. Trib. civ. Saint-Nazaire, 8 nov. 1918, transcrit à Dieppe, le 31 déc. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dieppe, Année 1918, f° 101, acte n° 2.048 bis).
.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par Rutilius » mar. janv. 12, 2021 4:26 pm

Bonsoir à tous,

Éléments complémentaires communiqués par Memgam.

Brigitte & Yvonnick LE COAT : « Cap-horniers français », Tome I. « Mémoire de marins de l’armement Bordes », Le Chasse-marée & Éditions Ouest-France, 2002, p. 110 et 112.

« Adolphe Nicolas (*), arrivé à Port Talbot avec l’Asie en septembre 1911, vient de voir le second de la Loire, Pierre Tréhiou, dans un triste état et le raconte à son épouse :

" Nous devions continuer à charger hier au soir, après le départ de la Loire sous le spout, mais un déplorable accident auquel s’est joint le vent, nous a forcés à demeurer à notre poste jusqu’à ce matin. La Loire commençait à déhaler à 5 h. hier après-midi pour nous céder la place ; il y avait beaucoup de vent. A 5 h. 30, voyant qu’il n’avait pas encore bougé, je me suis rendu à bord pour savoir ce qu’ils comp-taient faire par ce temps. De déhaler, il n’en était plus question. Le pauvre second était étendu sur la table du salon, la jambe gauche pendante, l’os était à nu, la jambe brisée en trois endroits ; les plaies étaient affreuses. Pendant la manœuvre, une bitte a été arrachée et il a été coincé par une aussière faisant toute force. On l’a envoyé à l’hôpital de Swansea. Demain, les docteurs doivent se consulter pour savoir s’il pourra conserver sa jambe. Aujourd’hui, il y a encore un peu d’espoir, c’est d’autant plus mal-heureux que c’est la pâte des hommes.

La Loire doit partir jeudi ; on attend des ordres supérieurs pour son remplacement. Le premier lieutenant va-t-il passer second ? Le second viendra-t-il de France ? Ou bien ce sera-t-il l’un de nous trois ici présents ? En tout cas, je ne pense pas que l’on ait le malheur de me désigner, d’autant que nous sommes les premiers à partir, espérons-le, car j’aurais le regret de refuser, ne tenant pas à faire connaissance avec Angiolini. Mais ce n’est qu’une supposition inadmissible."


La Loire, dont le capitaine est le bastiais Pascal Angiolini, va repartir sans Pierre Trihiou. A la suite de ce terrible accident, il est en effet amputé de la jambe gauche et ne peut plus naviguer au long-cours ; il a tout juste trente et un ans ! Il est remplacé sur le navire en partance par le premier lieutenant Alphonse Riou qui est promu second. Par la suite, Pierre Tréhiou, qui est originaire de Ploubazlanec, acquerra un petit caboteur, le Thrift avec lequel il fera du transport de marchandises, principalement avec l’Irlande. Les paimpolais se souviennent encore de lui, traînant sa jambe de bois au bord des bassins. »

____________________________________________________________________________________________

(*) — NICOLAS Adolphe Pierre, né le 11 septembre 1883 à Brest (Finistère) et y décédé, le 11 août 1966. Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Brest, n° 371 [Initialement inscrit au même quartier, f° et n° 1.865] ; classe 1903, n° 566 au recrutement de Brest.

• Fils d’Aimé Adolphe NICOLAS, né le 21 janvier à Brest-Recouvrance, employé de perception [En 1908, caissier à la Société bretonne], et de Marie Julie LE NOTRE, née le 15 août 1857 à Brest-Recouvrance, sans profession ; époux ayant contracté mariage à Brest-Recouvrance, le 6 décembre 1881 (Registre des actes de mariage de la section de Brest-Recouvrance, Année 1881, f° 67, acte n° 131 ~ Registre des actes de naissance de la ville de Brest, Année 1883, Vol. II., f° 53, acte n° 857).

• Époux de Jeanne Augustine Marie PAUL, avec laquelle il avait contracté mariage à Brest-Recouvrance, le 19 août 1908 (Registre des actes de mariage de la section de Brest-Recouvrance, Année 1908, f° 47, acte n° 92).

Fille de Charles Marie PAUL et de Marie Madeleine PHARAMUS, son épouse.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Jean31
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Re: LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par Jean31 » dim. mars 21, 2021 2:41 pm

Dalgonar 1914
Le drame du sauvetage de l’équipage du Dalgonar par le Loire s’est déroulé en 1914.
Plus de 100 ans plus tard (107 pour être précis) vient de paraître un récit, celui du Capitaine John Isbester par son petit fils, Jack Isbester !
Il s’agit d’une compilation de souvenirs familiaux et maritimes, publiés en Anglais sous le titre « HARD DOWN ! HARD DOWN ! »
Le Capitaine du Dalgonar, dont la disparition est restée énigmatique dans le récit du second Capitaine, monsieur Mull.
D’après le récit de Mull, le Capitaine Isbester a « chuté » vers le portant du canot bâbord.
Cette chute était ‘elle accidentelle ou volontaire ? Il y eut de nombreuses interrogations sur ce sujet.
Les Capitaines de grands voiliers étaient soumis à d’énormes pressions de leurs armateurs et de leurs équipages. Un acte de « dépression » subite aurait été possible, une chute accidentelle dans un coup de roulis aussi !
Plus de 100 ans après, inutile de chercher une vérité mais la mémoire de ce Capitaine mérite qu’on lui rende justice. Ce livre permet de placer le personnage dans son contexte, familial et professionnel.
Du même coup, le témoignage de Mull reste valable mais sujet à interrogations.
Jean

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LOIRE ― Quatre-mâts barque — Armement Antoine-Dominique Bordes & Fils.

Message par Rutilius » lun. mars 22, 2021 2:05 pm

Bonjour à tous,

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xXx - .JPG (75.94 Kio) Consulté 98 fois


— Captain Jack ISBESTER : « Hard Down ! Hard Down ! The Life and Times of Captain John Isbester from Shetland (1852~1913) », Whittles Publishing, Dunbeath, Caithness (Écosse, Royaume-Uni), 2019, 256 p. + photographies, documents et schémas. ISBN-10 : 184995402X ~ ISBN-13 : 978-1849954020

“ Captain Jack Isbester spent 35 years in the Merchant Navy, served as Chief Officer on the topsail schooner, Sir Winston Churchill, was Deputy Headmaster and Director of Nautical Studies at H.M.S. Conway and latterly a marine consultant. He has an enduring fascination with ships, the sea and his Shetland origins.”

“ Hard Down ! Hard Down ! describes the eventful life of a Shetland man in pursuit of his ambitions — to reach the top in his profession, to find a wife, to cherish a family, to do his job well and to be respected by his peers. The account is enlivened by extracts from numerous well-chosen family letters, diaries and postcards revealing the minutiae of shipboard and family life 120 years ago. These include a bachelor night out in ’Frisco, buying slippers in Dantzig and a captain who changed his underclothes at midweek because he could not remember which weekend his wife had suggested !

After four years as a fisherman in the stormy waters around Shetland, John Isbester chose to spend his next forty years in large square-rigged sailing ships from Liverpool at a time when shipping casualties were all too common. Remarkable feats of survival and tragic deaths are described with clarity and detail. Happier times are also remembered with picnics in Sydney harbour with captain, family and friends transported in the ship’s longboat, rowed by the eight apprentices.

John Isbester’s wife, and sometimes their children, sailed with him on several year-long voyages accompanied by her upright piano. Her letters provide an extra dimension, describing conditions ashore in Sydney, ’Frisco, Antwerp and La Rochelle. She also describes the birth aboard ship of her ninth child ! Extracts from the diary of an observant young Scots solicitor on a voyage from Liverpool to Sydney provide many insights into the nature of life aboard a large square-rigged sailing ship on a long voyage.

The author, also a professional mariner, has compiled a record of the life of his grandfather from diligent research of shipping records held in the many parts of the world to which John Isbester sailed. Technical issues are illustrated with numerous diagrams for the reader and there are new insights into the loss of the Dalgonar and the acclaimed saving of 26 of the crew.”
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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