GAFSA - Navire auxiliaire

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
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Terraillon Marc
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Re: GAFSA - Navire auxiliaire

Message par Terraillon Marc » jeu. juin 17, 2010 3:53 pm

Bonjour

GAFSA

Navire auxiliaire
Cargo réquisitionné de janvier 1915 à avril 1919 à La Rochelle
Utilisé comme charbonnier

A bientot :hello:
Cordialement
Marc TERRAILLON

A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.

Rutilius
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Re: GAFSA - Navire auxiliaire

Message par Rutilius » dim. oct. 27, 2013 9:06 pm


Bonsoir à tous,


GAFSA — Cargo — Compagnie Delmas Frères (Frank et Julien Delmas), La Rochelle.


Cargo de 2.239 t. jb et de 88,4 x 12,2 x 5,2 m. Lancé en 1895 sous le nom de Cento par le chantier Thompson Joseph L. & Sons, de Sunderland (Royaume-Uni) pour le compte de la société d’armement Nicholson Richard & Sons (Corinthian Shipping C°. Ltd.), de Liverpool (Royaume-Uni). Cédé en 1904 à la Compagnie Delmas Frères et renommé Gafsa. Cédé en 1926 à l’armement Napoli D., de Catane (Sicile, Italie), et renommé Santa-Rita. Perdu le 7 novembre 1930 à la suite d’un échouage, alors qu’il allait de Tunis à Bayonne avec un chargement de 3.500 t. de phosphates.

The Wreck Site —> http://www.wrecksite.eu/wreck.aspx?139782


■ Historique partiel.


— 1er juin 1916 : Repousse l’attaque d’un sous-marin.


Journal officiel du 27 juillet 1916, p. 6.675.


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Journal officiel du 31 octobre 1917, p. 8.726.


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Re: GAFSA - Navire auxiliaire

Message par Rutilius » dim. oct. 27, 2013 10:16 pm


Re,


■ Le commandant du cargo Gafsa.


— OLLIVE Arthur Abel, né le 3 août 1880 à Rezé (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –) et décédé le ... à ... (...). Capitaine au long-cours, inscrit à Nantes, n° 449.

Par décret en date du 30 décembre 1925 pris au titre du Ministère des Travaux publics (Ports, Marine marchande et Pêches) (J.O., 2 janv. 1926, p. 174), nommé en ces termes au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur :


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

Memgam
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Re: GAFSA - Navire auxiliaire

Message par Memgam » dim. nov. 10, 2013 8:25 am

Bonjour,

…"Evidemment, le père de notre hôte, qui se prénommait Arthur-Abel, a lui aussi été marin. Il eut une carrière fort bien remplie, dont quelques épisodes ont été relatés par le commandant Georges Aubin, autre Trentemousin, dans son ouvrage, En bourlinguant sur les sept océans. Arthur-Abel Ollive est second sur le trois-mâts Lamentin qui appareille du Havre, un jour de mars 1902, pour rejoindre Saint-Pierre de la Martinique. Retardé par des vents contraires, le navire met plus de temps que prévu pour accomplir sa traversée. Il arrivera à destination le 11 mai…trois jours après l'éruption de la Montagne Pelée. Cette catastrophe qui détruisit entièrement la ville de Saint-Pierre et entraîna le naufrage de tous les navires mouillés en rade, avait fait quarante mille victimes.
Trois ans plus tard, au mois de septembre 1905, dans le port écossais de Greenock, Arthur-Abdel (breveté capitaine au long cours à l'âge de vingt-quatre ans) prend le commandement du Jules Simon avec ordre de se rendre à Maurice puis à Java. Le Jules Simon est un trois-mâts barque en bois de huit cents tonnes de port en lourd. Il appartient à l'armement nantais Simon et Duteil et a été construit en 1901 au chantier Alleau de Trentemoult. C'est le plus grand navire jamais réalisé par ce constructeur, au point que son lancement va nécessiter un allongement conséquent des bers. Malheureusement, la glissade de la coque est brutalement sroppée par un banc de sable où l'étambot vient se planter à pleine mer. Il ne faut pas moins de trente-six heures de dragage pour éliminer l'obstacle. Mais la quille rest en porte-à-faux pendant trois marées basses, ce qui provoque d'importantes avaries structurelles. En dépit de plusieurs réparations successives, le dernier grand voilier construit à Trentemoult ne sera jamais tout à fait étanche. A son retour de Java, le Jules Simon fait route sur Belle-Ile. L'équipage, épuisé d'avoir dû pomper sans relâche, espère faire escale à Nantes. Mais, à la fin janvier 1907, au large des Açores, le mauvais temps à raison du grand mât et de l'artimon. Le capitaine Ollive tente bien de se mettre à l'abri dans l'archipel tout proche, mais sans succès. Le bâtiment s'enfonce et doit être abandonné après que l'équipage ait été recueilli par le pétrolier allemand Manhattan. Aucune faute n'ayant été relevée contre le capitaine, celui-ci commandera encore durant de longues années, en particulier à la compagnie Delmas-Vieljeux, avant d'achever sa carrière comme expert maritime et commandant du port de Nantes"…

Arthur-Abel Ollive à été mousse à 15 ans à bord du Brazileiro, un trois mâts barque nantais en bois commandé par le capitaine Alfred Boju (ainé d'une fratrie de quatre capitaines au long cours dont deux disparurent en mer : Alexandre avec le trois-mâts La Fayette, lors d'une traversée de Nouméa au Havre en 1902 et Lucien, en même temps que son fils, embarqué comme radio, avec le vapeur Lux lors d'une traversée d'Oran à Marseille en 1920. Le quatrième frère fera naufrage avec sa femme Celina et son fils Léon à bord du quatre mâts Emile Renouf qui talonnera le 6 février 1900 aux îles Loyauté, sans faire de victimes).
Il obtint le diplôme d'officier à l'école d'Hydrographie de Nantes.
Il embarque comme deuxième lieutenant à bord du trois mâts en acier Canrobert, commandé par Alfred Boju et ayant comme second Alphonse Rio, le futur sénateur et sous secrétaire d'Etat à la Marine, pour une campagne de 26 mois. Il fait son service militaire à bord des cuirassés Bouvines, Valmy et Brennus.
Il devient second sur le Lamentin, capitaine Piguet de l'armement Ambaud sur lequel il fait six voyages.
En juillet et août 1905, diplôme de capitaine en poche, il est lieutenant sur Loire, pour un transport de forcats en Guyane.
Il prend donc son commandement du Jules Simon en 1905.
Quand le navire est désemparé, il refuse d'abord l'assistance du trois mâts britannique Dalgonar (celui-là même dont l'équipage sera sauvé par le quatre mâts Loire, capitaine Jaffré, en 1913, au terme d'une assistance de plusieurs jours), le 26 janvier. Le 27, Dalgonar signale au transport de forcats Loire, la situation de Jules Simon. Le cargo mène de vaines recherches pendant vingt-quatre heures et c'est finalement le Manhattan qui recueillera l'équipage, non sans casse, car il abordera le Jules Simon au cours de la manoeuvre. L'équipage ayant été débarqué à Alger où le capitaine et ses hommes demeurèrent jusqu'à la fin de l'enquête, les inquiétantes nouvelles annoncées à Nantes par Loire firent un effet durable sur la famille des membres de l'équipage et sur leur salaire puisqu'il été interrompu dès le départ du Jules Simon.


Source, Arthur Ollive, marin et modéliste, chasse-marée n° 63, mars 1992, pages 52 à 65. Nota Bene : Arthur Ollive, est le fils d'Arthur-Abel Ollive.
Commandant Aubin, En bourlinguant sur les sept océans, Editions france-empire, 1968 : Le trois-mâts Jules Simon, pages 69 à 151.

Cordialement.

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