CRABE IV Chalutier patrouilleur

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
olivier 12
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Re: CRABE IV Chalutier patrouilleur

Message par olivier 12 » mar. mars 16, 2010 2:23 pm

Bonjour à tous,

CRABE IV

Patrouilleur auxiliaire


Chalutier CRABE construit par De la Brosse et Fouché à Nantes.
27 Avril 1907 Mis à flot
Immatriculation B 4 à Boulogne
16 Février 1915 Réquisitionné
1916-1918 Affecté à la 5e escadrille de patrouille de Méditerranée. Posté à Marseille.

30 Août 1917, sous les ordres du premier maître pilote Louis SARRAZIN, sauve plus de 300 passagers du paquebot NATAL des Messageries Maritimes, coulé après abordage près du phare du Planier.
(Voir récit du sauvetage à la fiche NATAL)

6 Février 1919 dé-réquisitionné.
15 Juillet 1929 renommé JACQUES CŒUR (F 700)
4 Septembre 1939 Réquisitionné
21 Mai 1940 Saisi à Dunkerque et renfloué par les Allemands. Devient patrouilleur M 4617.
Décembre 1942 Devient patrouilleur M 3600
17 Septembre 1943 saute sur une mine à Ostende.

Cdlt
olivier

Rutilius
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Re: CRABE IV Chalutier patrouilleur

Message par Rutilius » mar. mars 16, 2010 6:51 pm


Bonsoir à tous,


■ Le sauvetage des naufragés du paquebot Natal par l’équipage du patrouilleur auxiliaire Crabe IV (30 août 1917).

Patrouilleur auxiliaire Crabe IV , Journal de bord n° 5 / 1917 – 8 juill. / 11 oct. 1917 – : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 137, p. num. 222 à 225 :

« Le 30 août 1917.

10 h 50 – Appareillé de Marseille.

11 h 10 – Tiré pour essai du canon de 75 mm nouvellement mis en place 5 coups d’exercice.

11 h 40 – Débarqué au Vieux Port, près de l’Hirondelle, le commissaire de tir. Sorti du port, route pour le Secteur 1.

11 h 50 – Croisé vapeur italien Orseolo, route au N.-O.,

16 h 40 – et anglais Wesfield, route au N.-O.

17 h 45 – Croisé trois vapeurs à 3 milles dans le S., route au S.-E.

18 h 10 – Escorté vapeur anglais Antigone du travers de La Ciotat à Riou.

20 h 40 – Reçu S.O.S. de Natal abordé 6 milles E. de Planier. Mis immédiatement en route à toute vitesse, cap au S. 85 O.

20 h 46 – Envoyé au Natal signal
: « Secours 6 milles Est Crabe ».

J’ai mis le cap à cette aire de vent parce [que] j’avais vu le bâtiment sortir de Marseille à la tombée de la nuit et, avec la route qu’il faisait, j’ai calculé qu’il devait être dans le Sud et non à l’Est de Planier. Au moment du signal de secours du Natal, nous sommes à quatre milles de lui et, à 20 h 50, nous apercevons une lumière que nous distinguons être en approchant une bouée lumineuse. Nous voyons aussitôt des fusées rouges du vapeur abordeur et, sans changer notre route, à 21 h 05, nous sommes en plein au milieu des premiers radeaux et seuls sur les lieux du sinistre avec le vapeur abordeur dont nous ignorons le nom ; le Natal est déjà coulé et nous commençons le sauvetage avec nos embarcations mises aussitôt à la mer. La mer est agitée, mais heureusement que le bâtiment a, en coulant, laissé échapper de l’huile qui aplanit la mer pendant quelques temps.

Repêché d’abord les hommes qui sont à la mer ; puis nous commençons à ramener les radeaux. Notre projecteur, que nous avons allumé aussitôt que nous avons mis en route pour nous porter au secours, a, au dire des officiers que nous avons recueillis, grandement aidé à réconforter des personnes qui s’étaient affolées, car cela leur a fait espérer un prompt secours. Nous dégageons les radeaux au fur et à mesure qu’ils sont vides. J’ai manœuvré pour ramasser les premiers radeaux qui sont sous le vent, mais les radeaux dérivent de tous côtés sur nous et le mieux est de rester stoppé et de faire en avant et en arrière pour arrêter les radeaux au passage, car nous risquons de faire passer dans l’hélice des gens qui sont à la mer. La manœuvre de remorquage des radeaux par nos embarcations se fait avec calme et courage, et deux heures après, le sauvetage est terminé. La mer sur la fin est devenue plus agitée et le sauvetage s’effectue plus difficilement, car il faut remorquer les radeaux pour les accoster sous le vent. Enfin, tout s’est passé sans blessure et sans perte d’hommes, du moins à partir du moment où nous sommes arrivés sur les lieux.

L’Orb, arrivé sur les lieux environ trois-quarts d’heure à une heure après nous, a contribué au sauvetage.

11 h
[23 h] – Mis en route après avoir hissé nos embarcations pour rechercher des radeaux qui auraient pu dériver sous le vent. Fait des routes N.-S. parallèles et de 2 milles de longueur sous le vent du naufrage et jusqu’à 4 milles au large sans rien rencontrer. J’en conclus que les radeaux n’ont pas dérivé plus vite que nous les recueillions et que nous n’en avons laissé passer aucun.

Le 31 août 1917.

0 h 30 – A 0 h 30, fait route pour retourner sur les lieux du naufrage.

1 h 05 – Reçu ordre de l’Henriette d’aller débarquer nos naufragés à Marseille.

3 h 30 – Nous nous amarrons à la Joliette par ordre de l’amiral du Front de mer, le long du ponton de la Compagnie transatlantique. Débarqué les naufragés. Le gendarme de service a compté 296 hommes ; il reste encore les officiers, soit une dizaine, 5 femmes et 4 enfants.

5 h 45 – Appareillé de la Joliette. Route pour rejoindre le secteur 3.
[...]»
_____________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Re: CRABE IV Chalutier patrouilleur

Message par Rutilius » mer. mars 17, 2010 12:19 am


Bonsoir à tous,


■ Observations générales :

– Commandants successifs :

En se référant aux mentions apposées sur la couverture ou figurant dans le texte même des fascicules constituant le Journal de bord ou le Journal de navigation du patrouilleur auxiliaire Crabe-IV (S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 137, p. num. 43 à 436), ont commandé ce bâtiment :

● Depuis le 23 mars 1915 au moins jusqu’au 11 décembre 1915 : J. Aliquot (Lecture probable) (Journal de bord n° - / -, – 23 mars / 21 mai 1915 –, p. num. 43 et s. ― Signature) );

● Du 11 au 22 décembre 1915 : Fr... (Journal de bord n° - / -, – 20 oct. / 28 déc. 1915 –, mention spéciale, p. num. 133) ;

● Depuis le 22 décembre 1915 jusqu’au 31 décembre 1916 au moins : le premier maître de timonerie Hervé (Journal de bord n° - / -, – 28 déc. 1915 / 2 avr. 1916 –, p. num. 137) ;

● Depuis le 7 janvier 1917 au moins jusqu’au 14 juin 1917 : le premier maître de manœuvre Silvère Parès (Journal de navigation n° 4 / 1917, – 7 janv. / 3 juill. 1917 –, p. num. 301) ;

● Depuis le 14 juin 1917 jusqu’au 7 juillet 1918 : le premier maître patron pilote Louis Sarrazin (Journal de navigation n° 4 / 1917, – 7 janv. / 3 juill. 1917 –, mention spéciale, p. num. 331) ;

● Depuis le 7 juillet jusqu’au 25 novembre 1918 au moins : le premier maître de timonerie Ollivier, qui sera promu enseigne de vaisseau en Novembre 1918 (Journal de navigation n° 1 / 1918, – 8 juill. / 17 sept. 1918 –, p. num. 341).


■ Observations particulières :

Du 23 mars 1915 au moins jusqu’au 11 décembre 1915 : Flottille des chalutiers de la Manche, base de Boulogne-sur-Mer.

De Janvier 1916 jusqu’au 11 juillet 1916 : Base de Corfou, dans une division qui comprenait notamment le Wagram, la Louise-Marguerite et la Providence.

Du 13 juillet 1916 jusqu’au 25 novembre 1918 au moins : Base d’Ajaccio, puis base de Marseille.
_____________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

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markab
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Re: CRABE IV Chalutier patrouilleur

Message par markab » dim. juin 19, 2022 4:50 pm

Bonjour,

La fiche MIRAMAR :

CRABE
CRABE
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A bientôt.
Cordialement / Best regards
Marc.

A la recherche des navires et des marins disparus durant la Grande Guerre.

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