MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
Memgam
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par Memgam » sam. oct. 02, 2010 6:07 pm

Il semble que Jean Delignac, né à Talais, ait été inscrit maritime à Bordeaux, auquel cas sa matricule devrait être conservée aux archives départementales de la Gironde, dans le fonds Inscription Maritime, sinon au SHD de Lorient). Les dites archives ont été ventilées entre les archives départementales (Seine-maritime, Loire-Atlantique, etc) et celles de la Marine, (Cherbourg, Brest et Lorient).
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Yves D
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par Yves D » jeu. avr. 14, 2011 8:09 pm

Bonjour à tous

Le CLC Charles Boivin alors Capitaine de Marguerite Molinos entre 1906 et 1912.
C.Boivin disparaîtra lors du torpillage de Meuse en mai 1917

Image

Contribution reçue ce jour de Charles Cotrel, petit-fils du Capitaine, par l'intermédiaire de sa fille Tiphaine.
Merci à eux.
Cdlt
Yves
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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.

hector33
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par hector33 » mer. août 17, 2011 12:49 pm

Bonsoir à tous,


MARGUERITE MOLINOS :

Trois-mâts barque construit en 1897 au Havre par les Chantiers de la Méditerranée qui reçurent de l'Etat une prime à la construction de 130.325 francs alors que le navire revenais à 515.082 francs à ses armateurs havrais.

- A son premier voyage fit une belle traversée entre l'Angleterre et San Francisco en 113 jours,
- Lors du retour il devenait célébre en faisant, chargé de 2.450 tonnes de blé, une traversée entre San Francisco et le cap Lizard en 90 jours.
- Effectua d'autres belles traversées sur le même parcours, en 108 jours en 1900, 103 jours en 1901, 112 jours en 1904,
- semble avoir traversé la guerre sans problèmes particuliers,
- démoli en 1928.

[url]http://img11.imageshack.us/img11/6480/m ... linosy.jpg[/URL]

source : "Marseille et Marine en bois" d'Henri Picard

Cordialement,
Alain
bonjour a tous ereka jai enfin trouve la fiche matricule de monsieur jean delignac quel beau parcours encore quelques deplacements a rouen cherbourg nantes pour que le forum profite de mes recherches . merci encore a m mengam m rutilus
hector 33

caphornit
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par caphornit » dim. déc. 23, 2012 9:10 pm

En 1911 le Marguerite Molinos a dématé au large des Açores. Cet épisode n'est relaté dans aucun livre de Lacroix .Nous n'avons que le témoignage d'un de ces mousses J P , enregistré par p Nérisson quelques mois avant sa mort , en 1975.Et 2 clichés: l'un avec l'équipage et l'autre dans le port ou il avait trouvé refuge aux Açores. Avec Frédéric Grellier nous avons réussi à identifier ce port et avons lancer des recherches auprès des habitants de ce port.
Sur le net, nous avons trouvé un article du journal le stéphanois qui relatait le retour de quelques matelots à Marseille, sous bonne escorte.
Toutes infos sur le sujet sera apprécié . A plus

Memgam
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par Memgam » mar. déc. 25, 2012 10:29 pm

Bonjour,

Ouest-Eclair n° 4660 du 27 octobre 1911, édition de Rennes

Londres, 25 octobre. Un cablogramme reçu des Açores, annonce que le trois-mâts français Marguerite Molinos, cap. Boivin, allant de Mexillones à Hambourg, est entré en relâche à Anga, complétement démâté par un coup de vent.

Cordialement.
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par Memgam » mer. déc. 26, 2012 9:38 pm

Bonjour,

Ouest-éclair n° 4895 du jeudi 23 mai 1912, édition Bretagne et Ouest

La Marguerite Molinos est affrétée d'un port anglais pour le Chili et retour vers le continent, 2775 t à 30 sh. 3.

Cordialement.
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par Memgam » mer. déc. 26, 2012 9:48 pm

Bonjour,

Ouest-éclair n° 4896 du jeudi 24 mai 1912, édition Bretagne et Ouest

Voiliers long-courriers
Parti de Hambourg le 22, Marguerite Molinos, C. Boivin, pour Barry.

Cordialement.
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par Memgam » sam. déc. 29, 2012 5:46 pm

Bonjour,

Dans le volume 2 de Trésors Cap-Horniers, Frédéric Grellier présente une photo de Marguerite Molinos à Anga (Açores). Le navire est démâté de son mât de misaine et de son grand mât. Il lui reste l'artimon et le beaupré.
"A la fin octobre 1911, sous les ordres du capitaine Charles Boivin, le Marguerite Molinos subit une tempête au large des Açores et démâta de son mât de misaine et de son grand mât. Le navire qui dériva pendant huit jours s'approcha de l'île de Terceira. C'est alors que les habitants de l'île vinrent à son secours à bord d'une quarantaine de barques. Des remorques furent passées entre le voilier et la multitude d'embarcations. Huit heures d'efforts furent nécessaires pour conduire la Marguerite Molinos à l'abri dans la baie d'Angra de Heroismo. Le voilier demeura un mois sur place et fut ensuite emmené jusqu'à Hambourg par un remorqueur hollandais". page 76.

Effectivement, comme signalé par caphornit ci-dessus, cet événement de mer ne figure pas dans les récits des chroniqueurs que furent le CLC Louis Lacroix et Henri Picard. Rien d'étonnant à celà, car ils n'ont pu être exhaustif pour les 300 navires concernés et leurs quelques milliers de voyages. Pour autant, un démâtage était une avarie assez fréquente, et un remorquage longue distance consécutif n'était pas exceptionnel. Le 11 août 1900, à son premier voyage, le trois-mâts Ville de Dijon, capitaine Bony, chargé de nickel, est victime au large du Cap Horn d'un démâtage un peu moins destructeur que celui de Marguerite Molinos car il garde ses bas-mâts mais perd son beaupré. Sous voilure de fortune, il parcourt 1800 milles vers Montevideo, puis est remorqué sur 320 milles par le cargo allemand Amasys. Les deux navires arrivent au port le 16 septembre. Le navire est ensuite remorqué en 55 jours, de Montevideo à Swansea, par le remorqueur britannique Blazer. Il sera remâté au Havre où siège la Compagnie des Voiliers Havrais.

Les extraits de journaux publiés ci-dessus confirment la date de l'événement de mer et indiquent qu'un délai de six mois s'est passé en attente, remorquage, déchargement et réparations, le capitaine Boivin gardant son commandement. Cependant, l'année suivante, il changera de compagnie et emmenera le Bonchamp pour un voyage d'Australie (1913). L'aspect le plus curieux est le remorquage par les petites embarcations de l'île, renouant avec une technique ancestrale de déplacement des voiliers par temps calme ou en eaux protégées.

Sources : Louis Lacroix, Les derniers cap-horniers français, Imprimerie S. Pacteau, 1940.
Alan Villiers & Henri Picard, The bounty ships of France, PSL, 1972.
Jean Randier, Grands voiliers français, Editions des quatre seigneurs, 1974.
Henri Picard, La fin des cap-horniers, Edita-Vilo, 1976.
Patrick Ahern, Full sail beyond the three capes, Patrick Ahern, 2008.
Patrick Ahern, French sailing ships at Australian ports, arrivals and departures, Patrick Ahern, 2010.
Frédéric Grellier, Trésors cap-horniers, vol. 2, O Large éditions, 2012.

Cordialement.

La photo ci-dessous, parue dans Lacroix, page 77, Les derniers grands voiliers, Peyronnet, 1937, a été prise à 20° de gîte.



Image
Memgam

Rutilius
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MARGUERITE-MOLINOS ― Trois-mâts barque ― Société des voiliers français.

Message par Rutilius » dim. oct. 21, 2018 6:03 pm

Bonsoir à tous,

Le capitaine du trois-mâts barque Marguerite-Molinos de 1912 à 1916


— VITERBE Eugène Marie François Henri, né le 2 octobre 1878 à Evran (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor) et décédé le ... à ... (...).

• Fils de Hyacinthe Marie VITERBE, né le 1er février 1849 à Dinan (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor), laboureur [Cultivateur en 1910], et d’Eugénie Françoise Marie Louise ROUXEL, née le 1er juin 1849 à Evran, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Evran, le 3 novembre 1877 (Registre des actes de mariage de la commune d’Evran, Année 1877, f° ..., acte n° 29 ~ Registre des actes de naissance de la commune d’Evran, Année 1878, f° 46, acte n° 89).

• Époux de Louise Françoise HAUTIÈRE, née le 9 juillet 1884 à Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine), au lieu-dit « La Haute Ville », et décédée le 30 avril 1967 à Paramé (– d° –) (Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Méloir-des-Ondes, Année 1889, f° 7, acte n° 36), couturière, avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Méloir-des-Ondes, le 16 août 1910 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Méloir-des-Ondes, Année 1910, f° 7, acte n° 11). Lors de son mariage, était domicilié à Saint-Pierre-de-Plesguen (Ille-et-Vilaine).

Fille de :

— François Jean HAUTIÈRE, né le 30 octobre 1851 à Saint-Méloir-des-Ondes, disparu le 15 avril 1889 sur les bancs de Terre-Neuve par suite du chavirage d’un doris de la goélette Mignonne dans lequel il avait pris place avec un autre marin pour aller relever des lignes (Jug. Trib. civ. Saint-Malo, 23 juin 1894 : Registre des actes de décès de la commune de Saint-Méloir-des-Ondes, Année 1894, f° 9, acte n° 43), marin,

Et de :

— Louise Jeanne GIRONDÉ, née le 23 mai 1857 à Saint-Méloir-des-Ondes et y décédée, le 23 avril 1906, « ménagère » [Couturière en 1882] ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 28 novembre 1882 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Méloir-des-Ondes, Année 1982, f° 13, acte n° 24).

**********

Capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Dinan, n° 88 ; classe 1898, n° 1.023 au recrutement de Saint-Malo.

Par arrêté du Ministre des Travaux publics en date du 6 février 1931 (J.O. 8 févr. 1931, p. 1.670), admis à l’emploi de sous-lieutenant de port, à la suite du concours ouvert en 1930 (Centre d’examen de Nantes). Classé 34e sur une liste comportant 60 noms. Par arrêté du Ministre des Travaux publics en date du 25 avril 1931 (J.O. 28 avr. 1931, p. 4.617), nommé lieutenant de port stagiaire à la résidence de Sète.

Par arrêté du Ministre des Travaux publics en date du 26 octobre 1932 (J.O. 28 oct. 1932, p. 11.515), titularisé au grade de sous-lieutenant de port de 3e classe à compter du 16 mai 1932.

Par arrêté du Ministre des Travaux publics en date du 13 juillet 1934 (J.O. 23 juill. 1934, p. 7.476), affecté, sur sa demande, au service du port de Port-Vendres à compter du 1er août 1934.

Par arrêté du Ministre des Travaux publics en date du 28 novembre 1935 (J.O. 29 nov. 1935, p. 12.565), promu à la 2e classe de son grade à compter du 1er juillet 1935 (Au choix).

Par arrêté du Ministre des Travaux publics en date du 1er août 1939 (J.O. 1er août 1939, p. 9.829), promu à la 1re classe de son grade à compter du 1er juillet 1939 (Ancienneté).

Récompense

□ Aux termes d’un rapport, présenté par le Ministre de l’Intérieur et approuvé le 18 avril 1918 par le Président de la République (J.O. 24 avr. 1918, p. 3.564 et 3.567), lui fut décernée une médaille de sauvetage (Bronze) pour un acte de courage et de dévouement accompli, semble-t-il, au Chili. Alors capitaine du trois-mâts Marguerite-Molinos.

Pour ce motif, reçut la même distinction le matelot Émile Julien Marie PIVAUT.
Dernière modification par Rutilius le mer. oct. 24, 2018 7:37 pm, modifié 1 fois.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Memgam
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Re: MARGUERITE MOLINOS - Trois-mâts barque

Message par Memgam » dim. oct. 21, 2018 7:39 pm

Bonjour,

Le trois-mâts Marguerite Molinos, capitaine Eugène Viterbe, a effectué un voyage au Chili, du 10 août 1915 au 18 avril 1916, à l'aller avec du charbon et au retour du nitrate.
Au départ de ce voyage, le matelot Emile Julien Pivaut, né le 3 juillet 1887 à Billiers (Morbihan), inscrit à Vannes n° 56, a embarqué à Newcastle, au salaire de 90 francs. Il a été débarqué disciplinairement le 25 août, à l'issue de 14 jours et devant à l'armement 124,88 francs.

Source : AD de Loire-Atlantique, Inscription maritime, Journaux de bord, 7R4/784.

Cordialement.
Memgam

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