SAINT MICHEL

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
maurice V
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Re: SAINT MICHEL

Message par maurice V » ven. mai 01, 2009 12:57 pm

ss SAINT MICHEL

5202 1914 blt Société des Ateliers & Chantiers de France, Dunkirk (97) L 14.1.1914 C 2.1914
4290 under deck 3277 net 7650 dwt 352.5 x 52.5 x 28.7 ft
107,42 x 16,00 x 7,75 m (tirant d'eau)
T 3 cyl 26", 42" & 70"-48" by builders 339 NHP 12 kn
2 decks
14-38 SAINT MICHEL Société Navale de l'Ouest,
Le Havre Fr/
38-42 CONGO Cie Navale Afrique du Nord,
(Comptoir Maritime Franco-Belge, mgrs)
Le Havre Fr/
Cédé à l'Allemagne suite aux accords Laval/Kaufmann entérinés le 23.1.1943
3 December 1942 seized by the Germans at Marseille
Transferred to Italy.
42-43 FROSINONE Italian Government, Trieste It/
("Adriatica" S.A. di Nav., mgrs)
September 1943 badly damaged by German gunfire at Bari and left there unseaworthy.
other source: tente de quitter Bari le 9.9.1943 pour rejoindre un port allié (sans doute Malte) mais s'échoue
2 December 1943 sunk by German Ac/B.
1947 raised and probably BU
maurice

olivier 12
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Re: SAINT MICHEL

Message par olivier 12 » ven. mai 01, 2009 1:42 pm

Le SAINT MICHEL, lancé le 14 Janvier 1914 à Dunkerque, faisait partie d'une série de 4 navires dits des 7650 tpl, tous construits entre 1912 et 1914. C'étaient les

- SAINT BARNABE
- SAINT VINCENT
- SAINT LOUIS
- SAINT MICHEL

Voici un cliché du SAINT LOUIS, donc sister-ship du SAINT MICHEL.

Image

Cdlt
olivier

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Terraillon Marc
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Re: SAINT MICHEL

Message par Terraillon Marc » ven. mai 01, 2009 11:38 pm

Bonsoir

Un lien vers le Saint Vincent

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... 1032_1.htm

A bientot
Cordialement
Marc TERRAILLON

A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.

olivier 12
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Re: SAINT MICHEL

Message par olivier 12 » jeu. nov. 26, 2009 11:08 am

Bonjour à tous,

SAINT MICHEL
Société Navale de l’Ouest

Le 24 Février 1917, le SAINT MICHEL rencontra un sous-marin allemand. Voici des extraits du rapport du capitaine et du rapport d’enquête.

A 07h25 du matin une torpille est vue passant sur l’arrière du bâtiment par le chef mécanicien Mr. Raffard et deux hommes : le QM Falco (passager) et le matelot Deluche (canonnier). Elle est aussitôt signalée au commandant qui était sur la passerelle.

Par ordre du commandant, les dispositions de combat sont aussitôt prises et la pièce chargée. Le personnel canonnier du bord et le QM Falco arment la pièce. Le chef mécanicien descend dans la machine et fait pousser les feux. Le commandant présente l’arrière à la position estimée du sous-marin.

A 08h00, le sous-marin émerge à 6000 m sur l’arrière et ouvre le feu. Le SAINT MICHEL riposte aussitôt. Le second capitaine Mr. Mary et le personnel militaire passager se portent près de la pièce et aident le personnel du bord.
Le combat va durer une demi-heure. La distance de combat commence à 6000m, décroit jusqu’à 5000m puis revient à 6700m. Dès le début le tir est bien encadrant des deux côtés. Le SAINT MICHEL est touché une seule fois, au milieu, au cours de l’engagement.
Le sous-marin semble aussi avoir été touché vers la fin du combat. Les témoignages des officiers qui étaient sur la passerelle et des hommes qui armaient la pièce sont concordants. Ils ont vu, quelques instants avant l’abandon de la poursuite, une fumée grisâtre, différente des gerbes d’eau.
Toutefois, il est difficile d’affirmer que ce soit pour ce motif que le sous-marin ait abandonné la poursuite.
Le commandant signale en effet la présence d’un second vapeur qui effectue une manœuvre telle qu’il finit par se mettre entre le SAINT MICHEL et le sous-marin. Il est alors pris pour cible. Il finit par hisser trois pavillons dont on ne comprend pas la signification et stoppe. Manifestement il cherche à se rendre, ce qui déçoit beaucoup le commandant qui ne peut poursuivre un combat qui aurait pu tourner au désavantage du sous-marin.
Il veut espérer que ce navire était un neutre non armé.
Craignant que le sous-marin ne plonge et ne lance une nouvelle torpille, il quitte les lieux et poursuit sa route.
La position du combat est 36°35N et 12°35 E, dans le canal de Sicile, au SE de Pantellaria (Le SAINT MICHEL fera escale le lendemain à Sidi Abdallah – Bizerte)

Vers 10h00, le SAINT MICHEL croise un transport de troupes anglais et lui signale par pavillons la présence du sous-marin.

L’officier enquêteur estime que le SAINT MICHEL a échappé à l’ennemi grâce à la belle attitude de son commandant, des officiers, de l’équipage et des passagers, tous ayant fait leur devoir. Le SAINT MICHEL a répondu coup pour coup au sous-marin. Il a tiré 39 obus et le sous-marin 41.
En admettant que le sous-marin n’ait pas été coulé, il est hors de doute que c’est devant l’attitude énergique de son adversaire qu’il a renoncé.

Récompenses

Chevalier de la Légion d’Honneur

ROZE Fernand, Capitaine au Long Cours, Lieutenant de Vaisseau auxiliaire

« Depuis le début des hostilités a fait preuve des plus grandes qualités d’énergie et de valeur militaire dans le commandement de son navire. A sauvé son bâtiment attaqué par un sous-marin le 24 Février 1917 grâce au sang froid et à l’esprit de décision dont il a fait preuve dans la riposte » (Croix de guerre)

Citation à l’ordre de la brigade

Officiers

MARY Jules Capitaine au Long Cours Second capitaine

« Lors de l’attaque au canon de son bâtiment par un sous-marin, a fait preuve de sang froid dans la direction du tir »

BESNARD Roger 2e lieutenant

« Malgré son jeune âge, 19 ans, a donné le plus bel exemple de calme et de sang froid en observant, sur l’ordre du commandant, une hauteur de soleil et en calculant le point, sous le feu de l’ennemi, avec rapidité et exactitude »

(nota : l’attitude de ce jeune officier est tout particulièrement soulignée dans le rapport de l’officier enquêteur)

RAFFARD Gaston Chef Mécanicien

« A contribué à sauver le SAINT MICHEL en demeurant tout le temps dans la machine pour faire activer les feux, augmenter la vitesse et maintenir l’ordre et le calme alors qu’on pouvait craindre l’affolement en raison de l’ébranlement provoqué par les explosions sur le pont, qui emplissait la chaufferie de suie et de fumée »

Equipage

Sd maître canonnier LE COADOU Tréguier
QM canonnier LE GALL Marcel 2e dépôt
Mlot canonnier DELUCHE Etienne
Mlot canonnier DEPRAT Pascal 5e dépôt

« Lors de l’attaque du SAINT MICHEL par un sous-marin, ont fait preuve d’une grande qualité professionnelle dans la direction du tir »

Passagers

QM fusilier LE CORNEC (croiseur BRUIX)
QM FALCO Antibes (NEA GENEA)
QM MALEJAC Brest (VERITE)
QM GALLAIS 5e dépôt (VERITE)

« Belle attitude sous le feu lors de l’attaque du SAINT MICHEL par un sous-marin »

Il serait bien sûr intéressant de connaître le nom du sous-marin qui a engagé le SAINT MICHEL, et du 2e vapeur se trouvant sur les lieux...;)

Cdlt
olivier

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