MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
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Yves D
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Re: MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Message par Yves D » ven. juil. 02, 2010 3:38 pm

Bonjour à tous

Une reconstitution à partir des éléments dont nous disposons :

Les heures précédant le torpillage et la fin de Meuse

Nous savons que dans les heures précédant son torpillage, Meuse a connu un engagement au canon avec un sous-marin en compagnie d’un autre vapeur, celui justement qualifié de suspect dans le compte rendu d’enquête ci-dessus.
La recherche dans les archives de la guerre sous-marine a permis depuis d’identifier l’étrange navire. Il s’agit de l’anglais Carrigan Head, un bateau-piège (Q-Ship).
En mettant en perspective les documents actuels, on peut reconstituer le film des évènements comme suit :
Tout d’abord il y a cet appel au secours émanant d’un vapeur non identifié et qui selon l’opérateur radio de Meuse qui l’a reçu, doit se situer à plusieurs dizaines de milles de là. C’est vraisemblable mais faute d’avoir un nom, il n’est pas possible de recouper cette information. On ne peut cependant pas écarter l'hypothèse qu’il proviendrait du Carrigan Head ; ce message de détresse étant dans ce cas destiné à conforter le sous-marin dans son idée qu’il a affaire à un inoffensif vapeur marchand. Mais c'est un élément secondaire.

Commençons par le moment où le Carrigan Head est repéré par le sous-marin. Le Commandant Edeling écrit dans son journal (KTB) :

In 130° Dampfer in Sicht mit ungefähr 270° Kurs...

Getaucht, Bugangriff angesetzt. Schwarzer Dampfer mit weißen Brückenaufbau und roten Schornstein mit schwärrer Kappe, 2 Masten, ungefähr 6000 t. Steuert Zickzackkurse…


Un vapeur est repéré dans l’azimut 130 alors qu’il fait route à un cap moyen de 270° en suivant une route en zigzag dans le but de rendre plus difficile le tir d’une torpille. L’U 48 plonge et fait route en direction de ce navire tout en l’observant au périscope. Edeling remarque qu’il s’agit d’un vapeur d’environ 6000 tonnes à coque noire avec des superstructures blanches, deux mâts et une cheminée rouge. Prudent, il examine attentivement ce navire, cherchant à y déceler d’éventuels signes d’un bateau-piège. Après les pertes subies dans ce genre d’attaque, les Allemands sont méfiants.

Da keine Armierung zu erkennen, außerdem Kurs des Dampfers auslaufend und Wetter für Artilleriegefecht und Verfolgung günstig, aufgetaucht…


L’examen visuel est en apparence concluant, ce vapeur n’a pas l’air d’être armé. Le temps est beau et se prète à une attaque au canon. U48 s’éloigne et fait surface à une distance d’environ 8000 mètres. Les servants de l’artillerie se rendent à leur poste de combat et un tir de semonce est effectué en direction du vapeur.
Celui-ci ne répond pas. Graduellement, U 48 se rapproche pour renouveler son tir de semonce quand soudain alors que la distance est tombée à 7500 m., le vapeur dévoile sa véritable nature et ouvre aussitôt un feu nourri sur le sous-marin.

Dampfer eröffnet plötzlich Feuer aus 2 leichten und einen schweren Geschütz / Anscheinend 2-7 cm und 1-10 oder 12 cm)…

Edeling constate d’après les gerbes faites par les obus que le vapeur tire avec 2 pièces d’un calibre d’environ 70mm et une plus grosse de 100 à 120mm. Aucun doute n’est plus permis, avec un tel armement, il s’agit d’un bateau-piège. Le Carrigan Head intensifie son feu et les salves suivantes se font plus précises encadrant dangereusement le sous-marin. Le combat est inégal, U 48 vire de bord rapidement et s’éloigne.

In der Nähe des aufgegebenen Dampfers ein anderer einlaufender Dampfer in Sicht.

Dans les parages du Q-Ship, un second vapeur est à présent en vue. Cette fois c’est de Meuse dont il s’agit. Apparemment, remarque-t-il, ce vapeur est en relation avec le premier et lui aussi tire à son tour. Les deux navires suivent une route en zigzag vers l’ouest puis le second (Meuse) vire de bord vers le Nord sans doute pour s’échapper à la faveur de la nuit tombante. Celui-ci étant le premier à sa portée, Edeling le prend en chasse et maintient le contact à distance…

Ich muß mich also mit den einen, der mir kaum noch entgehen kann, begnügen…

La chasse est alors engagée et comme nous l’avons vu précédemment, le destin de Meuse est désormais scellé. U 48 naviguant en surface va passer sur son avant à la faveur de l’obscurité et se placer en bonne position pour lancer une première torpille. (Pour information, par 52N 15W, le coucher du soleil était à 20h44 le 14 mai 1917)

Je reprends le KTB :
Nach Sonnenuntergang allmänlich herangeschlosen zum Nachtangriff
Il est 20h45, le soleil se couche. Le vent est faible, la mer belle. Sous un ciel en partie couvert qui s’assombrit de plus en plus, l’U 48 a maintenu le contact sans être aperçu de Meuse.

über Wasser gefahren mit E-motoren, da bei der ganz ruhigen Nacht Ölmaschinen gehört worden wären...
La nuit est tellement calme que c’est en surface et sur ses moteurs électriques que le sous-marin remonte la route de Meuse ; l’utilisation des diésels serait trop bruyante. La silhouette du vapeur est difficile à repérer sur un horizon de nuages.

Wir kommen vor seinen Bug hart auf ihn zu und abgedreht zum Heckschuß
Lorsqu’il est parvenu en bonne position sur l’avant de Meuse, Edeling vire rapidement pour présenter l’arrière de l’U 48. Son intention est de faire feu par le tube de poupe.

Schuß aus V. Rohr, 2 m. Tiefeneinstellung, Entfernung 400 m.
Tir avec le tube 5, profondeur règlée à 2 mètres, distance 400 m.

Treffer ganz vorn Dampfer...
Coup au but tout à l’avant du vapeur qui émet aussitôt un signal de détresse destiné notamment à la station de Queenstown en Irlande, là où sont basés les flottilles alliées opérant dans ces eaux. Par ce message, Edeling va connaître le nom et la nationalité du navire qu’il vient d’atteindre.

Er stoppt, setzt ein Boot aus, sackt vorn etwas tiefer, scheint aber schwimmfähig zu bleiben...
Meuse s'arrète, met une embarcation à la mer, s’enfonce un peu de l’avant mais semble vouloir rester à flot. Trente minutes plus tard, la situation est inchangée, une partie de l’équipage est toujours à bord, Edeling craint qu’à la faveur de l’obscurité il puisse remettre en route car sa machine est intacte ou qu’il attire vers lui des destroyers…

Zweiter Torpedoschuß, Bugschuß aus III Rohr. Treffer Mitte Dampfer bricht in der Mitte durch und sinkt in wenigen Sekunden mit hohen Bug und Heck
U 48 lance une seconde torpille par le tube 3 (l'un des tubes d’étrave). Elle fait but en plein milieu du vapeur qui se casse en deux et coule en quelques secondes, présentant la poupe et la proue fortement inclinées.

C’en est fini de Meuse… L’engloutissement a été si soudain que personne n’aura eu le temps d’évacuer dans une embarcation. La suite de l’histoire dépend désormais du Lieutenant Boucard qui se trouve dans l’embarcation mise à l’eau après la première torpille.

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Message par Yves D » jeu. avr. 14, 2011 8:14 pm

Bonjour à tous

En mémoire du CLC Charles Boivin, Commandant de Meuse, une vue de l'époque où il commandait Marguerite Molinos

Image

Contribution reçue ce jour de Charles Cotrel, petit-fils du Capitaine, par l'intrmédiaire de sa fille Tiphaine.
Merci à eux.
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Message par Rutilius » lun. oct. 20, 2014 8:32 pm

Bonsoir à tous,

Marins disparus avec le cargo Meuse à une date judiciairement fixée au 14 mai 1917.

[23]

Jugement rendu le 27 juin 1919 par le Tribunal civil du Havre et transcrit au Havre le 30 juillet 1919 (Registre des actes de décès de la ville du Havre, Année 1919, Vol. I., f° 89, p. 6.981 et s., acte n° 2.554). Par la même décision, les 23 marins dont les noms suivent furent expressément déclarés « Morts pour la France ».

« Attendu qu’il est établi par les pièces et documents versés au dossier que le vapeur Meuse, armé au Havre, a été coulé par deux sous-marins allemands, le quatorze mai mil neuf cent dix-sept à vingt-deux heures dix, par cinquante-deux degrés latitude Nord et quinze degrés quarante-six longitude Ouest, à trois cent soixante-dix milles des côtes d’Irlande, et que le décès des vingt-trois membres de l’équipage disparus lors de ce torpillage est certain ; ... »

Marins du commerce

[20]


État-major

[5]

— BOIVIN Charles Arsène, né le 5 janvier 1875 à Plouër-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié. Capitaine, capitaine au long-cours, inscrit à Dinan, n° 83.

Fils de Jean Joseph BOIVIN et de Joséphine Françoise ROUAULT. Époux de Céline Marie Joséphine BEAULIEU, avec laquelle il avait contracté mariage à Plouër-sur-Rance, le 27 mai 1901.

— LE DIABAT Théodore Henry, né le 21 février 1875 à L’Île-aux-Moines (Morbihan) et domicilié à Carnac (– d° –). Second capitaine, inscrit à Auray, n° 69.

Fils de Théodore Marie LE DIABAT et d'Henriette Marie THÉBAUD. Époux d’Angèle Marie EZANNO, avec laquelle il avait contracté mariage à Carnac, le 29 janvier 1900.

— AUTHIER Ernest, né le 10 avril 1887 à Bordeaux (Gironde) et y domicilié, quai Nord des Écluses. Chef mécanicien, inscrit à Bordeaux, n° 9.561.

Fils de Jean AUTHIER et de Suzanne LABAT. Célibataire.

— SÉGALO Joseph Marie, né le 15 juillet 1864 à L’Île-aux-Moines (Morbihan) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 3, rue du Bastion. Officier mécanicien, inscrit à Paimpol, n° 12.864.

Fils de Nicolas Marie SÉGALO et de Marie Louise BRÉGEN. Époux de Marie Élisa LE CARDINAL, avec laquelle il avait contracté mariage à Pleumeur-Gautier (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor), le 31 octobre 1883.

— COLIN Charles Alfred Robert Lucien, né le 5 février 1889 à Bayeux (Calvados) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 45, rue Raspail. Officier mécanicien, inscrit au Havre, n° 6.505.

Fils d’Édouard Alphonse Eugène COLIN et de Marie Charlotte MIRAY. Époux de Marie Louise Mathilde LÉGER, avec laquelle il avait contracté mariage à Quillebeuf-sur-Seine (Eure), le 17 juillet 1911.

Hommes d’équipage

[15]

— ALLANIC Joseph Marie, né le 19 avril 1897 à Baden (Morbihan) et y domicilié. Chauffeur, inscrit à Auray, n° 1.213/4.861.

Fils de Marie Joseph ALLANIC. Célibataire.

— ANSQUER François, né le 14 mars 1891 à Audierne (Finistère) et y domicilié. Chauffeur, inscrit à Audierne, n° 6.198.

Fils d’Yves Marie ANSQUER et de Jeanne Marie GAÏFFAS. Célibataire.

— BRIÈRE Charles Jean Eugène, né le 23 janvier 1900 à Saint-Hélier (Île de Jersey, Royaume-Uni) et domicilié à Cherbourg (Manche), au 2, impasse Desjardins. Novice, inscrit à Cherbourg, n° 1.097.

Fils de Charles Raoul BRIÈRE et de Pauline Marie Léonie GUÉRARD. Célibataire.

— CHACUN Sébastien Joseph, né le 25 mai 1879 à Concarneau (Finistère) et y domicilié. Matelot, inscrit à Concarneau, n° 3.733.

Fils de René Marie CHACUN et d'Anne Marie LE BIHAN. Époux de Marie Françoise HÉLOU, avec laquelle il avait contracté mariage à Concarneau, le 10 juillet 1905.

— CONGARD Toussaint Pierre Marie, né le 1er novembre 1882 à Rospez (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Brélévenez (– d° –). Chauffeur, inscrit à Tréguier, n° 3.891.

Fils de Charles CONGARD et de Marie Catherine COZANNET. Célibataire.

— DELORME Marcel Henry, né le 27 mai 1898 à Bordeaux (Gironde) et y domicilié, au 165, rue du Palais Gallien. « Garçon navigateur », inscrit à Bordeaux, n° 1.935-A.S.G.

Fils d’Alexandre DELORME et d’Henriette Baptistine DEMON. Célibataire.

— DENIS Louis François Marie, né le 19 septembre 1877 à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –). Matelot, inscrit à Binic, n° 2.225/4.450.

Fils de Louis François Xavier DENIS et d’Anne Marie MOREL. Veuf en premières noces de Marie Célina Sidonie HOUARD, avec laquelle il avait contracté mariage à Étables (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor), le 26 octobre 1901 ; époux en secondes noces de Marie Françoise LE QUELLEC avec laquelle il avait contracté mariage à ... (...), le ...

— EVENO Guillaume Marie, né le 9 octobre 1885 à Pordic (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié. Matelot, inscrit à Binic, n° 2.686.

Fils de Guillaume Marie EVENO et de Mathurine BRÉHU. Célibataire.

— JAN Jules François Léon, né le 30 novembre 1890 à Fécamp (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –) et y domicilié. Graisseur, inscrit à Fécamp, n° 4.278.

Fils de François Mathurin JAN et d’Irma Virginie CARPENTIER. Époux de Françoise Marie Louise LEROY, avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Pierre-en-Port (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), le 24 janvier 1914.

— LE CORVEC François Marie, né le 22 mai 1869 à Lanmerin (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 17, rue Percanville. Chauffeur, inscrit à Tréguier, n° 3.433.

Fils de Charles LE CORVEC et de Marie Yvonne HELLEQUIN. Époux de Marie Jeanne RIOU, avec laquelle il avait contracté mariage à Pommerit-Jaudy (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor), le 18 janvier 1894.

— LERAY Joachim Marie, né le 11 septembre 1873 à Surzur (Morbihan) et domicilié à Billiers (– d° –). Matelot, inscrit à Vannes, n° 1.685/169.

Fils de Bertrand LERAY, forgeron, et de Marie Perrine SAHANNAS, cultivatrice. Époux de Marie Louise BOULHUEC, avec laquelle il avait contracté mariage à Billiers, le 9 avril 1913.

— LE ROY François Jean Michel, né le 22 mai 1887 à Châteauneuf-du-Faou (Finistère) et y domicilié. Radiotélégraphiste, inscrit au Havre, n° 2.095-A.S.G.

Fils de Jean LE ROY et de Marguerite L’HÉRROU. Époux de Marguerite Germaine BOISGAUTIER, avec laquelle il avait contracté mariage à Paris (Ier Arr.), le 8 juillet 1913.

— QUENTIN Charles Marcel, né le 6 juin 1885 à Fismes (Marne) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 10, rue de la Fontaine. ..., inscrit au Havre, n° 4.331- A.S.G.

Fils d’Auguste Clément QUENTIN et de Marie Louise Zéphirine DUBOIS. Célibataire.

— SAUVAGE Jules Albert, né le 19 juin 1888 à Isigny (Calvados) et y domicilié. Soutier, inscrit à La Hougue, n° 5.200.

Fils de Pierre Auguste SAUVAGE et de Jeanne MARIE. Célibataire.

— TAILLADE Joseph Alphonse, né le 9 mars 1876 à La Bastide-Murat (Lot) et domicilié à Bordeaux (Gironde), au 35, rue Lombard. Mécanicien, inscrit à Bordeaux, n°8.641.

Fils d’Adrien Louis TAILLADE et de Rose DÉNIN. Célibataire.

Marins de l’État

[3]

— LE CORRE Pierre Joseph Marie, né le 22 avril 1895 à Brest (Finistère) et y domicilié, au 22, rue Voltaire. Matelot de 2e classe canonnier, Direction du port de Cherbourg, Matricule n° 107.560–2.

Fils de Pierre Marie LE CORRE et de Marie Catherine SIZORN. Célibataire.

— LEROY Raoul Gaston, né le 25 octobre 1894 au Petit-Quevilly (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –) et y domicilié. Matelot de ... classe canonnier, Matricule n° 40.181–1. [Ne figure pas dans la base « Mémoire des hommes »].

Fils de Victor Raoul Alfred LEROY et de Joséphine ALEXANDRE. Célibataire.

— POILPOT Yves Marie Alexis, né le 17 janvier 1888 à Lanvollon (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Paris (XIe Arr.), au 145, rue de Charonne. Quartier-maître fusillier, Direction du port de Cherbourg, Matricule n° 24.753–1.

Fils de François POILPOT et de Jeanne Marie OLLIVIER. Époux de Louise MATHIEU, avec laquelle il avait contracté mariage à Paris (XIe Arr.), le 21 octobre 1911.
Dernière modification par Rutilius le dim. oct. 21, 2018 8:24 pm, modifié 1 fois.

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Re: MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Message par Rutilius » mar. oct. 21, 2014 12:21 am




■ Récompenses accordées consécutivement à la perte du cargo Meuse.


Journal officiel du 25 octobre 1919, p. 11.886.


Image
Image


Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 4 janvier 1922 (art. 2 ; J.O., 12 janv. 1922, p. 602 et 607), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire en ces termes : « Glorieusement disparus lors de la perte de leur bâtiment, le vapeur Meuse, coulé le 14 mai 1917. Croix de guerre avec étoile de bronze. » les marins de l’État dont les noms suivent :

— POILPOT Yves Marie Alexis, Quartier-maître fusilier, Matricule n° 24.753–1 ;

— LE CORRE Pierre Joseph Marie, Matelot de 2e classe canonnier, Matricule n° 107.560–2 ;

— LEROY Raoul Gaston, Matelot de ... classe canonnier, Matricule n° 40.181–1.

[Ordre de nomination].


Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 1er ; J.O., 2 avr. 1922, p. 3.653 et 3.654), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier avec ce motif : « Disparus en mer, le 14 mai 1917, au cours d’une attaque de leur bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. » les officiers de la marine marchande dont les noms suivent :

— BOIVIN Charles Arsène, Capitaine, capitaine au long-cours, inscrit à Dinan, n° 83 ;

— LE DIABAT Théodore Henry, Second capitaine, inscrit à Auray, n° 69 ;

— SÉGALO Joseph Marie, Officier mécanicien, inscrit à Paimpol, n° 12.864 ;

— AUTHIER Ernest, Chef mécanicien, inscrit à Bordeaux, n° 9.561 ;

— COLIN Charles Alfred Robert Lucien, Officier mécanicien, inscrit au Havre, n° 6.505.

[Ordre de nomination].


Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 2 ; J.O., 2 avr. 1922, p. 3.653 et 3.657), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire en ces termes : « Disparus en mer, le 14 mai 1917, au cours d’une attaque de leur bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. » les marins du commerce dont les noms suivent :

— TAILLADE Joseph Alphonse, Mécanicien, inscrit à Bordeaux, n°8.641 ;

— LERAY Joachim Marie, Matelot, inscrit à Vannes, n° 1.685/169 ;

— ALLANIC Joseph Marie, Chauffeur, inscrit à Auray, n° 1.213/4.861 ;

— CONGARD Toussaint Pierre Marie, Chauffeur, inscrit à Tréguier, n° 3.891 ;

— CHACUN Sébastien Joseph, Matelot, inscrit à Concarneau, n° 3.733 ;

— JAN Jules François Léon, Graisseur, inscrit à Fécamp, n° 4.278 ;

— ANSQUER François, Chauffeur, inscrit à Audierne, n° 6.198 ;

— DELORME Marcel Henry, « Garçon navigateur », inscrit à Bordeaux, n° 1.935-A.S.G. ;

— DENIS Louis François Marie, Matelot, inscrit à Binic, n° 2.225/4.450 ;

— SAUVAGE Jules Albert, Soutier, inscrit à La Hougue, n° 5.200 ;

— EVENO Guillaume Marie, Matelot, inscrit à Binic, n° 2.686 ;

— QUENTIN Charles Marcel, ..., inscrit au Havre, n° 4.331- A.S.G. ;

— LE ROY François Jean Michel, Radiotélégraphiste, inscrit au Havre, n° 2.095-A.S.G. ;

— LE CORVEC François Marie, Chauffeur, inscrit à Tréguier, n° 3.433 ;

— BRIÈRE Charles Jean Eugène, Novice, inscrit à Cherbourg, n° 1.097.

[Ordre de nomination].

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Re: MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Message par Rutilius » mar. oct. 21, 2014 1:37 am



Par une décision du Président de la République en date du 1er juillet 1938 (J.O. 21 juill. 1938, p. 8.709), l’officier mécanicien Armand LE DOUAREC se vit enfin concéder la Médaille militaire — avec traitement, certes — dans les termes suivants :

« Le Douarec (Armand-Marcel), mle 3008 H.S. Le Havre, ex-second maître mécanicien. Service actifs : 1 an 8 mois, dont 1 an 7 mois à la mer. Campagnes : 2. Titres exceptionnels : combattant volontaire. 1 citation. Invalidité : 15 p. 100. »
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Re: MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Message par sygalle » mar. avr. 07, 2015 2:55 pm

Je suis la petite fille de Charles Colin, officier mécanicien à bord du Meuse et disparu lors du torpillage de ce navire. Quelqu'un aurait il des photos de ce bateau ou de son équipage ? J'ai retrouvé une lettre qu'un rescapé a écrite a ma grand mère des son retour afin qu'elle ne perde pas espoir, elle est signée Fatou. Si quelqu'un est de sa famille ?

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Re: MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Message par Yves D » mer. avr. 08, 2015 11:24 am

Bonjour sygalle
Pas de photo de Meuse mais l'essentiel de ce que je connais de ce torpillage est sur mon site internet à cette page :

http://www.histomar.net/GSM/htm/meuse.htm

Cordialement
Yves
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Re: MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Message par treby » sam. oct. 20, 2018 11:23 am

Bonjour à tous les contributeurs de cette discussion,
Je suis tombée sur vos échanges en recherchant des renseignements sur le capitaine Viterbe, car mon grand-père, Ernest Ybert,a écrit des Mémoires dans lesquels il le cite.
Il écrit qu'il l'a rencontré à Iquique (Chili) en 1913 alors qu'il commandait le trois-mats Versailles, et ajoute qu'il était de Saint-Servan, et que , plus tard, il acheta une goélette, puis fut capitaine de port à Port-Vendres, où il le vit en 1936.
Je ne pense pas qu'il s'agit du capitaine Eugène Viterbe. Mais, est-ce un autre membre de la famille? Avez-vous, les uns ou les autres, des infos à me communiquer?
Avec mes cordiales salutations.
Treby
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Message par Rutilius » sam. oct. 20, 2018 7:07 pm

Bonsoir, ,

VITERBE Eugène Marie François Henri, capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Dinan.

V. le sujet : « MARGUERITE-MOLINOS ― Trois-mâts barque ― Société des voiliers français ».

—> viewtopic.php?f=29&t=44738&p=350166#p350166
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Re: MEUSE - Compagnie d'Orbigny

Message par Memgam » sam. oct. 20, 2018 10:22 pm

Bonjour,

A l'attention de Treby.

Il semble bien que le capitaine Viterbe soit bien le capitaine au long cours Eugène Viterbe, inscrit à Dinan car :

En 1922, la goélette Aubépine, capitaine Viterbe, arrive à Quimper le 15 février 1922 venant de Cardiff avec du charbon et repart sur lest pour Cardiff le 27 février. (La Dépêche de Brest des 17 février et 2 mars 1922).
En 1923, la goélette Aubépine, du port de Saint-Malo, capitaine Eugène Viterbe, quitte Lannion, sur lest, pour Boulogne (La Dépêche de Brest, du 14 juin 1923).

C'est à partir de 1930 que le capitaine au long cours Eugène Viterbe entame une carrière d'officier de port en passant le concours de 1930, où il est reçu 34 ème sur 60, (arrêté du 6 février 1931, Ouest-Eclair, édition de Nantes du 10 février 1931). Il a été affecté à Sète, puis à un autre port en 1934 (Ouest-Eclair, édition de Nantes du 9 août 1934). Il devient sous-lieutenant de port de 2ème classe en 1935 (Ouest-Eclair, édition de Nantes du 1er décembre 1935) ; puis de 1ère classe en 1939 (Ouest-Eclair du 4 août 1939).

Pour en savoir plus sur la carrière maritime d'Eugène Viterbe, il y a lieu de consulter sa matricule aux archives de l'Inscription maritime, qui doit être disponible au SHD de Brest ou plutôt aux archives départementales d'Ille et Vilaine à Rennes. En 1900, il devait faire son service militaire car on signale un matelot voilier Eugène Viterbe, du 2 ème dépôt (Brest), blessé à la main gauche et conduit à l'hôpital maritime en salle 3 (La Dépêche de Brest du 6 février 1900).

N.B. La carrière maritime d'Ernest Ybert a été évoquée dans les sujets Asnières et Ville du Havre.

Cordialement.
Memgam

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