KLEBER - Croiseur

Rutilius
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Re: KLEBER - Croiseur

Message par Rutilius » ven. oct. 31, 2008 5:46 pm


Bonsoir à tous,

■ Au nombre des 38 disparus avec croiseur-cuirassé Kléber :

― AURILLAC Jean Edmond Émile Alfred, né le 6 novembre 1871 à Ribérac (Dordogne) et domicilié à Toulon (Var), « disparu avec le bâtiment coulé par une mine », Capitaine de corvette, Officier en second.

― BLÉAS Laurent, né le 23 décembre 1875 à Brest (Finistère) et y domicilié, « disparu en mer sur le Kléber », Mécanicien principal de 2e classe.

― CESSAT Léopold, né le 10 juin 1894 à Saint-Christophe-de-Chalais (Charente) et domicilié à Angoulême (Charente), mort « à bord du Kléber [à la suite de la] perte du bâtiment », Matelot de 2e classe chauffeur, Matricule n° 16.003-4.

― HAMELIN Georges Marin Aristide, né le 30 mai 1897 à Tourlaville (Manche) et y domicilié, « disparu en mer lors de la perte de son bâtiment », Matelot de ... classe armurier, Matricule 503-T.

― LE FOLL Joseph Marie, né le 11 juillet 1870 à Calanhel (Côtes-du-Nord) et domicilié à Callac (Côtes-du-Nord), « disparu avec son navire », Maître canonnier, Matricule n° 20.651-Tréguier.

― MAINGOURD Marius, né le 31 août 1890 à l'Île-d'Yeu (Vendée) et y domicilié, « disparu en mer lors de la perte du Kléber », Matelot de ... classe chauffeur, Matricule n° 936-Ile-d'Yeu.

― MAUGER Louis Victor Auguste, né le 24 juillet 1892 à Jobourg (Manche) et y domicilié, « disparu en mer lors de la perte du Kléber », Matelot de 2e classe canonnier breveté, Matricule n° 32577-1.

― MUSSET Paul Constant Marie, né le 21 décembre 1893 à Saint-Marc-de-Coutais (Loire-Inférieure) et domicilié à Port-Saint-Père (Loire-Inférieure), « disparu en mer », Quartier-maître mécanicien, Matricule n° 27.360-3.

― STEUN René, né le 5 juin 1890 à Ploujean (Finistère) et y domicilié, « présumé disparu en mer à bord du Kléber », Quartier-maître chauffeur, Matricule n° 92.337-2.
_____________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par Rutilius » ven. oct. 31, 2008 7:18 pm


Bonsoir à tous,

Furent cités de la sorte à l'ordre de l’armée (L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.546, Mercredi 10 août 1917, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes ») :

« Ont accompli bravement leur devoir militaire pendant la perte du croiseur cuirassé Kléber, explosé par une mine ; ont disparu glorieusement avec leur bâtiment. » :

- le capitaine de corvette Jean Aurillac, officier en second ;

- le lieutenant de vaisseau Louis Collos ;

- le mécanicien principal de 2e classe Laurent Bléas ;

- le médecin de 2e classe Georges Collin ;

- le premier maître de manoeuvre Charles Lardier ;

- le second maître mécanicien-torpilleur Jean Corre ;

- le quartier-maître canonnier Prosper Le Dall ;

- le quartier-maître mécanicien Jean-Marie Mazéas ;

- le quartier-maître mécanicien Paul Musset ;

- le quartier-maître chauffeur René Steun ;

- le quartier-maître chauffeur Alain Mercier ;

- le matelot de 2e classe chauffeur breveté Louis Guichaoua ;

- le matelot de 3e classe sans spécialité Yves Le Rest ;

- le matelot de 2e classe chauffeur Léopold Cessat ;

- le matelot chauffeur breveté Marius Maingourd ;

- le matelot de 2e classe chauffeur breveté François Galliou ;

- le matelot de 3e classe sans spécialité Yves Quillien.
_____________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par Rutilius » ven. oct. 31, 2008 10:51 pm


Bonsoir à tous,


L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.543, 7 octobre 1917, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes » :

« L’ÉQUIPAGE DU CROISEUR "KLÉBER" A L’HONNEUR. ― PARIS, 6 octobre. ― L’enquête sur la perte du croiseur Kléber, qui coula sur une mine le 27 juin dernier, a mis en lumière la belle conduite d’un certain nombre d’officiers et de marins disparus avec ce bâtiment. Le ministre de la Marine a cité à l’ordre de l’armée le capitaine de corvette Aurillac, officier en second ; le lieutenant de vaisseau Collos, le mécanicien principal Bléas et le premier maître Lardier, qui ont donné l’exemple de l’abnégation et de la fidélité au devoir, en restant bravement sur le pont arrière que l’eau envahissait pendant les dernières tentatives pour mettre un canot à la mer ; le médecin de 2e classe Collin, qui a porté un blessé dans ses bras, n’a quitté l’infirmerie qu’après l’embarquement de tous les malades et est mort des suites des blessures dues à l’explosion pendant le chavirement du navire ; et douze gradés ou matelots du personnel des machines qui ont accompli bravement leur devoir militaire dans la chaufferie contre laquelle a explosé la mine qui a fait sombrer le Kléber. »
_____________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par olivier 12 » dim. févr. 15, 2009 1:57 pm

Bonjour à tous,

Une autre vue du KLEBER

Image

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par GENEAMAR » ven. févr. 20, 2009 6:55 am

AURILLAC Jean Edmond Émile Alfred

Né le 6 novembre 1871 à RIBÉRAC (Dordogne) - Décédé le 27 juin 1917 en mer d'Iroise, devant MOLÈNE.
Entre dans la Marine en 1888, Aspirant le 5 octobre 1891, port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1894, sur l'aviso-torpilleur "BOMBE", Escadre de Méditerranée (Cdt Jean BOUHET des GENNETIÈRES). Enseigne de vaisseau le 27 janvier 1894. Officier breveté Fusilier. Au 1er janvier 1897, sur le transport "DRÔME", Service du littoral (Léon PONCELET, Cdt). Officier breveté Torpilleur; Aux 1er janvier 1899, 1901, port ROCHEFORT. Lieutenant de vaisseau le 1er octobre 1901. Le 8 novembre 1902, Commandant un torpilleur de la Défense mobile de DUNKERQUE. Officier breveté Canonnier. Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1911, port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1914, Second sur le torpilleur "CASSINI", groupe de mouilleurs de mines de la 1ère Escadre (Cdt non identifié). Le 27 juin 1917, Capitaine de corvette, Second sur le croiseur cuirassé "KLÉBER", il disparaît avec le bâtiment qui heurte une mine. Cité à l'ordre de l'Armée navale : " Officier en second du croiseur KLEBER : après l'explosion d'une mine, a fait prendre les mesures de circonstances avec sang-froid et a maintenu l'équipage dans le calme. A tenu le commandant au courant de la situation intérieure avec jugement et mesure. Exemple d'abnégation et de fidélité au devoir est resté bravement sur le pont pendant les dernières tentatives pour amener un canot, l'eau envahissant le pont arrière. A disparu pendant le chavirement.".--- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG, transcrit dans cette commune le 13 décembre suivant.
Cordialement. Malou

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par GENEAMAR » ven. févr. 20, 2009 7:01 am

COLLOS Léon Emmanuel

Né le 12 novembre 1879 à NOUMÉA, NOUVELLE-CALÉDONIE - Décédé le 27 juin 1917 en mer d'Iroise, devant MOLÈNE.
Entre dans la Marine en 1897, Aspirant le 5 octobre 1900, Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1902; port BREST. Au 1er janvier 1903, sur la canonnière "OLRY", Escadre d'Extrême-Orient (Louis AUDEMARD, Cdt). Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1911, sur le cuirassé "CHARLES-MARTEL", 2ème Escadre (Jean DEGOUY, Cdt). Lieutenant de vaisseau le 9 janvier 1911. Chevalier de la Légion d'Honneur. Le 27 juin 1917, sur le croiseur cuirassé "KLÉBER", il disparaît avec le bâtiment qui heurte une mine. Cité à l'ordre de l'Armée navale : " A gardé un sang-froid inaltérable pendant la perte du KLEBER, a maintenu l'ordre sur le pont et dirigé personnellement l'embarquement des passagers. Exemple d'abnégation et de fidélité au devoir, est resté bravement sur le pont pendant les dernières tentatives pour amener un canot, l'eau envahissant le pont arrière, a disparu pendant le chavirement.".--- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG, transcrit dans cette commune le 13 décembre suivant.--- dernier domicile à BREST.
Cordialement. Malou

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par GENEAMAR » ven. févr. 20, 2009 7:08 am

BLÉAS Laurent

Né le 23 décembre 1875 à BREST (Finistère) - Décédé le 27 juin 1917, en mer d'Iroise, devant MOLÈNE.
Entre dans la Marine en 1892; port BREST. Mécanicien principal de 2ème classe le 13 août 1914. Le 27 juin 1917, sur le croiseur cuirassé "KLÉBER", il disparaît avec le bâtiment qui heurte une mine. Cité à l'ordre de l'Armée navale : " A secondé son chef de service avec un zèle intelligent pendant la perte du KLEBER. Exemple d'abnégation et de fidélité au devoir, est resté bravement sur le pont pendant les dernières tentatives pour amener un canot, l'eau envahissant le pont arrière. A disparu pendant le chavirement.".--- Jugement déclaratif de décès rendu le 5 décembre 1917 à CHERBOURG. --- Dernier domicile à BREST.
Cordialement. Malou

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par GENEAMAR » ven. févr. 20, 2009 7:20 am

COLLIN Georges

Né le 24 août 1884 à VANNES (Morbihan) - décédé le 29 juin 1917 à l'Hôpital maritime de BREST (Finistère).
Entre dans la Marine en 1911, Médecin de 3ème classe le 22 décembre 1911. Médecin de 2ème classe le 1er juillet 1912; port LORIENT. Au 1er janvier 1914, sur le croiseur cuirassé "MONTCALM", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Louis VIAUX). Au 1er janvier 1915, sur le "DUPLEIX". Affecté sur le croiseur "KLÉBER", ce bâtiment saute sur une mine larguée par le sous-marin allemand UC 61 en face MOLÈNE le 27 juin 1917. Cet Officier décède à l'Hôpital maritime de BREST des suites des contusions multiples et d'une péritonite généralisée consécutive à la commotion reçue lors de l'explosion et du chavirement du bâtiment. Chevalier de la Légion d'Honneur, Citation à l'ordre de l'Armée navale à titre posthume.
D'un dévouement sans bornes, s'est particulièrement distingué lors du naufrage du KLÉBER. Blessé mortellement au moment où le bateau coulait".
:jap:
Cordialement. Malou

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par Yves D » ven. févr. 27, 2009 10:06 am

Pour servir à l'histoire du Kleber :
Trouvé ceci dans le Starke Reg. de 1901
HUGOMA US 1T
2,183 Hugoma Steamship Co., Rochester, N.Y. 250.6 x 40.2
C Detroit SB. Co., Wyandotte, Mich. (10) #141 96585
07 - United States & Porto Rico Navigation Co., New York
Sunk in collision with the French cruiser KLÉBER, 20 Feb 1907, in the Mississippi River, off New Orleans, voy. Puerto Rico - New Orleans, general cargo

Cdlt
Yves
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.

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Re: KLEBER - Croiseur

Message par olivier 12 » mar. mars 03, 2009 11:28 am

Bonjour à tous,

Une autre photo du KLEBER

Image

et quelques anecdotes le concernant, rapportées par l'enseigne de vaisseau Thoreux, qui y fut embarqué d'Août 14 jusqu'à son naufrage.

"J'ai embarqué à la déclaration de guerre sur le KLEBER qui était en réserve à Landevennec. En Avril 1915, nous ralliâmes l'escadre des Dardanelles. Nous arrivâmes début Mai à Moudros. L'irruption des sous-marins allemands, notamment de l'U 21 qui remporta de brillants succès en coulant le TRIUMPH, le MAJESTIC et le CARTHAGE avait changé l'ambiance du tout au tout.

La division, constituée des croiseurs KLEBER, DESAIX et DUPLEIX fut surtout utilisée pour détruire casernements et dépôts de munitions sur la côte d'Asie Mineure.
Le 26 Mai, le KLEBER fut chargé d'une mission dans la baie de Scala Nova (aujourd'hui Kusadasi)
Notre commandant était le capitaine de Frégate Du Couëdic de Kererant, un officier de grande classe, adoré de son équipage.
Un officier de navigation était chargé de contrôler la route pour éviter les bancs de sable situés dans l'est de la baie.
Comme nous entrions dans la baie, nous ressentîmes un choc et le navire s'immobilisa. Nous étions échoués juste sous le feu des batteries turques. J'étais enfermé dans la tourelle bâbord, avec mes canonniers, attendant l'ordre d'ouvrir le feu. Je fus alors chargé, avec une vingtaine d'hommes, d'aller mouiller une ancre reliée à un solide fil d'acier, sur le côté bâbord du navire. Le reste de l'équipage commença le transfert du charbon des soutes arrière pour alléger le navire et corriger son assiette. Vu l'exiguïté des soutes et la chaleur accablante, c'était un travail exténuant.
Vers 19h00 des balles de mitrailleuses commencèrent à siffler, tuant ou blessant plusieurs hommes. Nous ripostâmes en tirant sur les hauteurs. Le lendemain le tir ennemi reprit, mais avec des canons de 77 mm, et nous apprîmes qu'un sous-marin allemand avait quitté Smyrne pour venir nous couler.
Nous tentâmes un ultime effort pour nous déséchouer en utilisant toute la puissance de nos trois machines. Faute de quoi nous étions résolus à dynamiter le navire, puis à tenter de gagner la côte dans les embarcations et radeaux. Mais la perspective d'être faits prisonniers n'était guère réjouissante.
A 01h00 du matin, par nuit noire, le KLEBER glissa doucement en arrière et flotta. Le sous-marin arriva au petit jour et nous lança deux torpilles qui nous encadrèrent sans nous toucher. Malgré sa fatigue, l'équipage entonna la Marseillaise.

Le commandant du Couëdic prit sur lui toute la responsabilité de l'échouement, blanchissant son officier de navigation, en fait responsable. Il fut relevé de son commandement. Nous eûmes beaucoup de chagrin de le voir partir car c'était un officier d'une droiture remarquable, pourvu des qualités qui font les véritables chefs.
Plus tard, il reçut quand même le commandement d'un cuirassé moderne et se distingua en mer Noire....

Au lendemain de la déclaration de guerre à la Bulgarie, nous participâmes à un bombardement sur Dédéagatch avec le croiseur russe ASKOLD et le croiseur italien PIEMONTE.
L'ASKOLD, rescapé de la guerre russo-japonaise - il s'était échappé de Port Arthur- était caractérisé par cinq cheminée très hautes et très grêles. Les marins anglais l'avaient surnommé Woodbine (nom d'une marque de cigarettes anglaises alors prisées des fumeurs.)

Voici une photo de l'ASKOLD au mouillage de Moudros.

Image

Quand le navire amiral SUFFREN reçut l'ordre de rentrer en France, l'amiral Jaurès hissa sa marque sur le KLEBER. Le SUFFREN n'arriva jamais en France, et l'amiral fut un peu considéré comme une mascotte qui portait la chance avec lui.
KLEBER, DESAIX et DUPLEIX furent alors envoyés à Dakar où ils formèrent la 6e division légère.
L'amiral Jaurès, frère du tribun socialiste, était une figure curieuse. Erudit, ayant des idées sociales d'avant garde qui choquaient certains, il n'en était pas moins un chef respecté et aimé de ses hommes. Il commandait le LIBERTE quand celui-ci explosa à Toulon en Septembre 1911. Mais il se trouvait alors en permission. Son débarquement du SUFFREN avait encore accru sa réputation de chanceux.
Quand le KLEBER reçut l'ordre de rentrer en France, on lui fit savoir qu'il restait à Dakar et hissait sa marque sur le DUPLEIX. Il était inquiet de nous voir partir... et il avait raison.
Après une traversée normale, le 17 Juin 1917 à 05h00 du matin, une explosion énorme se produisit et le navire coula sous nos pieds, engloutissant la moitié des officiers et un grand nombre d'hommes d'équipage.
J'eus la chance d'être parmi les rescapés après un bain prolongé dans les eaux froides de l'Atlantique et je fus repêché par le torpilleur GRONDEUR qui me ramena en piteux état à Brest. "

nota : l'EV Thoreux fit une brillante carrière dans la marine marchande, à la Compagnie Générale Transatlantique. Il finit commandant du prestigieux NORMANDIE. Il était originaire de Saint Briac et fils d'un capitaine au long cours de la compagnie Bordes qui avait notamment commandé le trois-mâts barque PACIFIQUE, avant d'être nommé capitaine d'armement chez Bordes

Bien que ceci ne concerne pas la grande guerre, voici un bref résumé de la carrière de son fils.
Le futur EV (R) avait commencé sa navigation comme novice sur le vieux NORMANDIE construit en 1880 (même nom que son dernier navire - hasard des embarquements- mais fort différent !) Voici ce navire

Image

Ayant passé son brevet d'officier il avait embarqué comme lieutenant sur le quatre-mâts barque VALPARAISO, devenant ainsi cap-hornier, comme la plupart des officiers de la Mar Mar de cette époque. Voici un cliché qu'il a rapporté du VALPARAISO dans le gros temps, dans les parages du Horn

Image

Après de nombreux embarquements à la Transat, il obtint son bâton de Maréchal avec NORMANDIE

Image

En résumé, une belle carrière de marin.

cdlt
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