KARNAK - Compagnie des Messageries Maritimes

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
Rutilius
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Re: KARNAK - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par Rutilius » sam. mai 04, 2013 1:07 pm



■ Le second du paquebot-poste Karnak lors de la perte de ce bâtiment.


— SABIANI Jean Baptiste Georges Martin, né le 16 décembre 1879 à Calvi (Haute-Corse) et décédé le ... à ... (...). Capitaine au long-cours, inscrit à Marseille, n° 1.138.

Par décret en date du 6 novembre 1923 (J.O., 9 nov. 1923, p. 10.554), nommé dans les termes suivants chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur :

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A cette date, était embarqué comme second sur le paquebot André-Lebon.


Rutilius
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KARNAK — Paquebot-poste ― Compagnie des Messageries maritimes.

Message par Rutilius » sam. mai 04, 2013 1:42 pm

Bonjour à tous,


Récompenses accordées consécutivement à la perte du paquebot-poste Karnak.


□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 1er ; J.O. 2 avr. 1922, p. 3.653), fut inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur :

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□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 2 ;J.O., 2 avr. 1922, p. 3.653 et 3.656), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire :

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Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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KARNAK — Paquebot-poste ― Compagnie des Messageries maritimes.

Message par Rutilius » jeu. janv. 28, 2016 9:51 pm

Bonsoir à tous,

Fiche établie à l’intention du Staatssekretär des Reichsmarinemats par le Kapitänleutnant Kurt Hartwig, commandant le sous-marin allemand U-32, à la suite du torpillage du paquebot-poste Karnak, le 15 décembre 1916. Position indiquée : 35° 01’ N. et 15° 31’ E.

—> http://tsamo.germandocsinrussia.org/de/ ... ect/zoom/8

[Central Archive of the Ministry of Defense of the Russian Federation. — German documents of the First World War (TsAMO RF, Fond 500, Series 12519)].
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Bien amicalement à vous,
Daniel.

olivier 12
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Re: KARNAK - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par olivier 12 » dim. sept. 11, 2016 3:19 pm

Bonjour à tous,

Voici quelques documents complémentaires sur le torpillage du KARNAK (dont le rapport de mer du capitaine Schwab qui a disparu du forum et ne figure plus que sur le site Navire 14-18).

Renseignements généraux

KARNAK, paquebot postal français de la Compagnie des Messageries Maritimes. 6816 tx JB. Quitte Malte le 27 Novembre 1916 à 10h00, à destination du Pirée sous le commandement du CLC Victor SCHWAB, inscrit à Marseille n° 150.

Le 27 Novembre à 17h10 par 35°02 N et 15°27 E le KARNAK est frappé par une torpille et coule et disparaît à 17h25.

Le KARNAK a eu le temps d’envoyer un SOS avec son appareil de secours, l’électricité ayant manqué partout dès l’explosion de la torpille.
Tout le courrier postal a disparu avec le bâtiment. Les documents secrets ont coulé dans un sac lesté.
17 disparus dont un second mécanicien et 13 chauffeurs et soutiers tués ou noyés dans la chaufferie avant au moment de l’explosion de la torpille. 3 agents de service ont disparu accidentellement au moment de l’évacuation.

Passagers et survivants de l’équipage, réfugiés dans 8 embarcations sont restés groupés dans un ordre parfait pendant quatre heures faisant route au NW et brûlant de temps à autre des artifices éclairants pour signaler leur position. Recueillis vers 21h00 par le navire hôpital anglais LETITIA qui allait à Alexandrie et les y a débarqués.

Lettre de l’Amiral de Bon, du 11 Février 1916, à l’Attaché Naval à Londres

Du rapport du Consul de France à Alexandrie relatif aux rescapés du paquebot KARNAK torpillé le 27 Novembre 1916, j’extrais le passage suivant :

« A 21h00 les 8 embarcations du KARNAK furent rencontrées par le navire hôpital anglais LETITIA. Le commandant Schwab, ses officiers, tous les passagers indistinctement n’ont pas eu assez d’éloges pour les attentions dont ils ont été l’objet de la part du capitaine Mac Weil, du lieutenant colonel Charles Milne, ainsi que des officiers et du personnel du LETITIA et demandent de bien vouloir leur transmettre les remerciements de la Marine française. »

Télégramme du 7 Août 1917 du chef du bureau d’inscription des passagers des Messageries Maritimes au LV Marcillac

En réponse à votre demande téléphonique, je vous informe que sur notre paquebot KARNAK torpillé le 27 Novembre 1916 il ne se trouvait pas de troupes françaises au moment de l’accident. Seuls des passagers isolés, officiers français et anglais ainsi que des civils se trouvaient à bord.

Rapport de mer du Capitaine Schwab

Quitté La Valette (Malte) le 27 Novembre 1916 à 09h45. Sorti du port, débarqué le pilote et route libre à 10h15. Réglé allure des machines à 72 tours (12 nœuds, vitesse postale) organisé le service de veille réglementaire et fait route au N66E (chenal de sécurité) puis à 10h45 au S37E. A midi, commencé navigation en lacets avec embardées d 30° de chaque côté de la route vraie au rythme de 8, 10 et 12 minutes par heure.
Beau temps. Mer houleuse.
A 13h00 reçu un « Allo » par TSF dont la position est à plus de 20 milles de la route de sécurité que je suis. Continué à cette route en recommandant à l’officier de quart et aux hommes de veille de redoubler d’attention. Pris les dispositions de combat.

A 17h10, occupé à travailler dans ma cabine avec le chef mécanicien, je ressens une violente commotion, accompagnée d’une détonation assourdissante. Tout vole en éclat dans ma cabine qui est plongée dans un désordre inexprimable tandis que l’électricité s’éteint. Le chef mécanicien et moi montons sur la passerelle et reconnaissons que nous avons été torpillés à tribord par le travers des chaufferies. Une fumée noire et épaisse s’échappe par la claire-voie machine. Le signal de détresse est envoyé avec l’appareil de secours TSF car le courant manque à la dynamo.

Les embarcations sont amenées au ras du spardeck des 1ères classes. Le chef mécanicien, descendu dans les machines, m’avertit qu’en raison de l’explosion et de l’invasion de l’eau extrêmement rapide on n’a pas pu fermer la porte de la cloison étanche située entre les deux chaufferies. Les machines, pleines d’eau, se sont stoppées immédiatement et une partie du personnel de quart a été tuée ou noyée.

Le monde a pris place dans les embarcations qui sont amenées. Quelques officiers et quelques hommes d’équipage qui étaient aux garants sont encore à bord. Peu à peu, ils descendent et rejoignent les canots. Le navire s’emplit, s’enfonce et donne de plus en plus de bande sur tribord. Je donne l’ordre à ceux qui sont encore à bord de quitter le navire. De ce nombre sont :
- Monsieur Maurice Du Parc, Enseigne de Vaisseau passager, qui en l’occurrence nous prête une assistance matérielle et morale digne des plus grands éloges
- Messieurs Jean-Baptiste Sabiani, 2e capitaine, Marius Lafont, chef mécanicien, François Valéry, 1er lieutenant, Pierre Cottet, second mécanicien, Robert Lenier, 1er télégraphiste, qui montra un zèle et un sang froid remarquable, Dominique Paccini, maître d’équipage, Barthélémy Grino, matelot, Ange Ferrandi, Garçon, Yves Marie Corlouer, QM canonnier, Jean Marzin et Pierre l’Huillier, matelot canonniers, qui sont restés à leur pièce jusqu’à la fin.
Finalement, je reste seul à bord avec le 2e lieutenant, Monsieur Paul Fayol, et le matelot André Mourrut qui se refusent à quitter le bord sans moi. La situation du navire étant désespérée, nous nous lançons à la mer au moment où, couché sur tribord, il nous manque sous les pieds. J’emporte avec moi le sac lesté où j’ai mis les papiers confidentiels que je veux essayer de sauver.

Une grosse lame m’arrache et me rejette contre le bord. Je coule en laissant échapper mon sac. A moitié noyé, je réussis à remonter à la surface et, non loin de moi, j’aperçois Monsieur Fayol, cramponné à des épaves. Nous assistons à la fin du KARNAK qui, brusquement, plonge par l’avant, devient presque vertical l’arrière complètement hors de l’eau, et disparaît aussitôt.

Le drame a duré environ 15 minutes depuis le moment de l’explosion. La nuit s’est faite. Guidée par nos cris, une embarcation commandée par le 2e capitaine, nous recueille Monsieur Fayol et moi au moment où, à bout de force, nous allions couler. Dans cette embarcation se trouve déjà le jeune Mourrut. On se reconnaît. Tout le monde a pu se réfugier dans 8 grosses chaloupes. Celles-ci se regroupent pour former convoi. Nous restons un instant à explorer les lieux du sinistre puis, n’apercevant plus personne à l’eau, n’entendant aucun cri, nous nous éloignons à l’aviron en direction du NW. Un fanal est hissé en tête d’un aviron mâté et nous allumons de temps en temps des bombettes et des signaux pyrotechniques. Vers 20h00, nous apercevons les feux d’un navire sur lequel nous nous dirigeons. Bientôt, nous comprenons qu’il nous cherche et a stoppé. Vers 21h00, les 8 embarcations accostent et nous montons tous à bord de LETITIA, navire hôpital anglais, où nous sommes reçus et soignés d’une façon touchante et délicate.

Le Mardi 28 au matin, je fais procéder à l’appel des passagers et de l’équipage. Nous nous rendons compte que tous les passagers sont sauvés. Il n’en est malheureusement pas de même de l’équipage. Nous constatons l’absence de Monsieur Bernard, 4e second mécanicien, et de 13 hommes de la machine qui, étant de quart au moment de la catastrophe, ont du être broyés ou noyés dans la chaufferie avant au moment de l’explosion. Le 1er cambusier Pelloux, le 2e maître d’hôtel Annibal Primavera et le 3e cuisinier Vaillant manquent aussi. Ce dernier est tombé à la mer alors qu’il embarquait dans le canot major qui, suite à une fausse manœuvre, chavira alors qu’il touchait l’eau. Il n’a pas reparu et n’a pu être sauvé. L’absence du 2e maître d’hôtel ne peut s’expliquer. Après enquête, j’ai appris qu’il s’était trouvé un moment à portée d’une embarcation où on l’a engagé à monter, puis on l’a perdu de vue. Le 1er cambusier Pelloux allait, paraît-il embarquer dans une chaloupe lorsqu’il se rappela qu’il avait oublié quelque chose (de l’argent) dans sa cambuse que l’eau avait du reste commencé à envahir. Il s’y rendit malgré les exhortations des personnes présentes et tout laisse supposer qu’il a été noyé.

Je dois rendre hommage à la bonne tenue de chacun, équipage et passager. L’état-major a eu une attitude remarquable que tous les passagers se plaisent à reconnaître.

En dehors des personnes mentionnées plus haut, je me fais un devoir d’attirer l’attention sur Monsieur le commissaire Etienne Vidal, sur Messieurs les officiers Louis Castagnier et Auguste Aymar, dont la conduite dans les embarcations a provoqué un élan de reconnaissance de la part des passagers. Je signale également le zèle et le dévouement du chef de bordée Dominique Mariani, des matelots Charles Marcaggi, Ange Franceschi, François Alats, des 1er chauffeurs Emile Franceschini, Dominique Spagnolli, du garçon Jean Crucciani et du boy de cuisine Paul Waro.

Je dois dire que, non seulement aucun avertissement ne nous a été donné par le sous-marin dont nous avons été victimes, mais encore que, malgré la veille sérieuse à laquelle nous nous livrions, personne à bord ne l’a aperçu avant la catastrophe. Cependant, quelques personnes qui étaient accoudées sur la lisse tribord du pont des 1ères classes déclarent avoir vu le sillage de la torpille au moment où celle-ci arrivait contre le navire. D’autres disent avoir vu le sous-marin émerger non loin du lieu de la catastrophe peu après la disparition du KARNAK.

Voici la liste des 17 hommes disparus : (Nota : il existe plusieurs variantes de certains noms)

BERNARD 4e second mécanicien
BAUSA François 1er chauffeur
GRAZIANI Ange Chauffeur
DOUYON André Chauffeur
GESCHINI Antoine Chauffeur
GASSIN Auguste Chauffeur
POLESI François Chauffeur
ISCARDO Marius Chauffeur
BERNADAC Roc Chauffeur
BOLLA Etienne Soutier
CURVELIER Louis Soutier
SANDRINI Jean Soutier
PISSATO Enrico Soutier
VINCENTI Frédéric Soutier (tous de quart)
PRIMAVERA Annibal 2e maître d’hôtel
VAILLANT Joseph 3e cuisinier
PELLOUX Edouard 1er cambusier

En terminant, je rendrai hommage à l’accueil courtois et sympathique et aux soins délicats que nous avons tous reçus de MM. Le capitaine Mac Neill et du Lieutenant Colonel Charles Milne, ainsi que du personnel du navire hôpital anglais LETITIA qui nous a recueillis et rapatriés à Alexandrie, son lieu de destination, où nous avons débarqué.

Note du 8 Décembre 1916 du Contre Amiral Commandant la Division de Syrie

Monsieur l’Enseigne de Vaisseau Du Parc était passager sur le KARNAK quand ce bâtiment a été torpillé. Il a été sauvé et ramené à Alexandrie par le navire hôpital anglais LETITIA. J’ai ordonné au PIERRIER, qui se trouvait alors à Alexandrie, de le prendre comme passager et de le conduire au Pirée, destination qui lui avait été assignée à son départ de France.

En vous adressant le rapport ci-joint, adressé par Monsieur Du Parc au commandant du PIERRIER, j’ai l’honneur de vous signaler les éloges dont cet officier passager a été l’objet de la part du commandant du KARNAK, bien que ce dernier ne m’ait adressé aucun rapport.

Rapport de l’EV Maurice Du Parc à Mr le LV commandant le PIERRIER. 3 Décembre 1916

Commandant,

J’ai l’honneur de vous rendre compte des faits suivants :

J’ai embarqué à Marseille le 22 Novembre 1916 sur le paquebot de Messageries Maritimes KARNAK me rendant au Pirée, conformément au télégramme 2462 de Monsieur le CV Chef de la Division des patrouilles de Méditerranée occidentale.
Arrivé à bord, je me suis présenté au commandant SCHWAB, du Paquebot KARNAK et il a été entendu avec lui que je serais chargé du canon de 90 mm qui venait d’être installé sur le couronnement et qui était armé par le QM Corlouer et les matelots canonniers Marzin et l’Huillier.
Pendant le cours de la traversée de Marseille à Malte, je me suis assuré à plusieurs reprise que la veille des canonniers était effective et que le QM Corlouer avait mis en parfait état le matériel qui lui avait été confié et qui avait été installé à la hâte au dernier moment.

Après la relâche de Malte, nous reprîmes la mer le Lundi 27 à 10h00 du matin. Vers 13h00, le commandant Schwab m’informa qu’il venait de recevoir un « Allo », mais que la route du KARNAK le faisait passer à plus de 20 milles du point où le sous-marin était signalé. Il avait décidé de ne pas modifier sa route. Il fut néanmoins convenu que la pièce serait chargée et la veille renforcée, et que l’on ferait appel à des hommes devant assurer le passage des projectiles. Je veillai moi-même au chargement de la pièce et assistai à l’appel.

A 17h15, nous recevions une torpille par le travers tribord à mi-longueur du navire. Je me portai aussitôt à la pièce et trouvai les 3 canonniers à leur poste, parfaitement calme et cherchant à découvrir le sous-marin pour ouvrir le feu. Rien ne fut aperçu.
Tout en veillant avec les canonniers, je dirigeai la mise à l’eau par l’équipage du bord du canot n° 13, qui se trouvait sur ses chantiers près du canon. Dans ce canot n° 13 embarquèrent un certain nombre de passagers qui, n’ayant pu trouver place dans les canots de l’avant, affluèrent au dernier moment sur l’arrière. Malgré le nombre exagéré de personnes y ayant pris place, le canot 13 fut amené dans de bonnes conditions. Le KARNAK prenait de la bande sur tribord et s’enfonçait de l’avant. Les canonniers étaient toujours à leur poste et la garde était toujours assurée.

Un homme de l’équipage vint apporter à ce moment l’ordre à tous, du commandant, de sauter à l’eau. Les quelques hommes de l’équipage restant sur le couronnement, un passager et les canonniers se jetèrent à l’eau. Je réussis à m’affaler par les garants dans le canot 13 qui poussait. Nous recueillîmes le QM Corlouer qui nageait à côté, ainsi que l’un des canonniers. Le second canonnier fut recueilli par un autre canot.

A 17h25, le KARNAK disparaissait, s’enfonçant par l’avant et l’arrière s’étant mâté, les hélices hors de l’eau.
A 21h30 nous étions recueillis par le navire hôpital anglais LETITIA. Tous les passagers étaient sauvés, mais 17 hommes de l’équipage manquaient. Un ordre parfait avait régné dans les embarcations depuis le moment de l’évacuation du KARNAK. En plus des 2 canonniers faisant partie de l’équipage, il y avait sur le KARNAK en qualité de passager le matelot gabier Potdevin et le matelot fourrier Luccioni. Tous deux furent sauvés et leur attitude fut parfaite.

Je tiens à signaler la belle attitude des canonniers, et en particulier du QM Corlouer, déjà cité à l’Ordre de l’Armée Navale lors de la perte de RIGEL. Les 3 canonniers restèrent calmes et attentifs à leur poste jusqu’au tout dernier moment, faisant preuve du plus beau sang froid. Si le sous-marin était monté en surface avant l’engloutissement, le feu aurait été ouvert dans de très bonnes conditions. Ayant l’impression, mais sans avoir de preuve certaine, que la torpille avait été lancée à petite distance, j’avais, en arrivant sur le couronnement, fait régler la hausse à 500 m.

Voici la signature de l’EV Du Parc.

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Rapport de la commission d’enquête

Celle-ci reprend tous les éléments des divers rapports, notamment ceux du commandant et du second capitaine. Dans ses conclusions, elle souligne les faits suivants :

La chaufferie avant a été envahie instantanément, puis la chaufferie arrière et la machine. Le tuyautage principal de vapeur a été éventré et il y a eu extinction instantanée de tout l’éclairage.
Il y a lieu de remarquer qu’il existait une porte-vanne étanche dans la cloison séparant le compartiment chaufferie avant du compartiment chaufferie arrière – machine. Cette porte se trouvait au centre et à hauteur du parquet de chauffe. Les nécessités du service ne permettaient absolument pas de tenir cette porte fermée en permanence, aucun moyen de communication mécanique, acoustique ou électrique n’existant entre ces deux compartiments.
Au moment de l’explosion de la torpille, le chef mécanicien, qui était chez le commandant, s’est précipité à l’étage inférieur où se trouvait le volant de manœuvre de la porte vanne en question. Il est arrivé en moins de 30 secondes, mais tous les efforts faits par lui pour faire tourner le volant de manœuvre ont été infructueux. Les glissières de la porte-vanne avaient été évidemment faussées ou arrachées.
Ceci montre une fois de plus qu’au point de vue risque de torpillage, toute porte étanche non fermée au préalable est pratiquement inexistante. A ce point de vue, LOTUS est exactement dans la même situation que KARNAK.

Les passagers militaires étaient au nombre de 13 dont 11 officiers anglais, 1 Enseigne de Vaisseau français et 1 soldat français (nota : auxquels il faut ajouter 2 marins français signalés par l’EV Du Parc)

Attitude de l’équipage et des passagers remarquable. Ni émoi, ni désordre. Le commandant, le lieutenant Fayol et le matelot Mourrut, restés les derniers à bord, se sont jetés à la mer. Ceci fait honneur au commandant, aux officiers et à l’équipage du bâtiment.

Récompenses

Citation à l’Ordre de la Division


SCHWAB Victor CLC 1ère classe Marseille 150 46 ans

Son bâtiment ayant été frappé par une torpille et coulé en 15 minutes, a dirigé avec autant d’ordre que de sang froid l’évacuation du personnel et sauvé tous ses passagers. Organisation préventive parfaite, attitude personnelle remarquable.

Citation à l’Ordre de la Brigade

SABIANI Jean-Baptiste Georges CLC Bastia 257 37 ans 2e capitaine

Attitude personnelle remarquable lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi. A admirablement secondé son commandant pendant l’évacuation et de l’équipage. Organisation préventive parfaite.

LAFONT Marius OM1 Toulon 3182 38 ans Chef mécanicien

Attitude personnelle remarquable lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin. A admirablement secondé son commandant pour l’évacuation des passagers et de l’équipage.

FAYOL Paul CLC Alger 20 32 ans 2e lieutenant

Attitude personnelle remarquable lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi. Est resté volontairement à côté du commandant jusqu’au dernier moment.

MOURRUT André Narbonne 874 19 ans Matelot

Attitude personnelle remarquable lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi. Est resté volontairement à côté du commandant jusqu’au dernier moment.

Témoignage de satisfaction du Ministre

VALERY François
CLC Marseille 786 34 ans 1er lieutenant

Excellente attitude personnelle lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi. A admirablement secondé son commandant pour l’évacuation des passagers et de l’équipage.

COTTET Pierre OM1 La Ciotat 1164 38 ans 1er second mécanicien

Excellente attitude personnelle lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi. A admirablement secondé son commandant pour l’évacuation des passagers et de l’équipage.

LENIER Jean Bordeaux 4386 27 ans 1er télégraphiste

A fait preuve d’un zèle et d’un sang froid remarquable lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi.

PACCINI Dominique Bastia 5323 52 ans Maître d’équipage

Excellente attitude personnelle lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi. A admirablement secondé son commandant pour l’évacuation des passagers et de l’équipage.

GRINO Barthélémy Bastia 756 46 ans Matelot

Excellente attitude personnelle lors du torpillage du KARNAK par un sous-marin ennemi. A admirablement secondé son commandant pour l’évacuation des passagers et de l’équipage.

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Re: KARNAK - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par bruno17 » lun. sept. 26, 2016 6:38 pm

Bonjour,
Les rescapés du Karnak à bord des chaloupes de sauvetage. (Dessin de A. Matignon)
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Bruno BAVEREL - Romans: "Lieutenant indigène" (2007 La Découvrance éditions) - "Le tombeau des quatre ours" (2015 éditions du Croît-Vif) - "La voiture de Vandier" (2019 éditions des Indes Savantes)

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Re: KARNAK - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par olivier 12 » sam. janv. 12, 2019 1:28 pm

Bonjour à tous,

Voici un autre dessin (auteur inconnu) montrant le naufrage du KARNAK torpillé par l'U 32

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Rutilius
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KARNAK — Paquebot-poste ― Compagnie des Messageries maritimes.

Message par Rutilius » ven. mai 10, 2019 2:55 pm

Bonjour à tous,


Le chef mécanicien du paquebot Karnak lors de la perte de ce bâtiment


— LAFONT Lubin Marius, né le 27 décembre 1870 à Saint-Jean-de-Muzols (Ardèche) et décédé le 26 février 1932 à Marseille (Bouches-du-Rhône).

• Fils d’Alexandre François LAFONT, né le 4 octobre 1831 à Issarlès (Ardèche), receveur-buraliste, et de Marie Françoise CHAPELLE, née le 17 mars 1831 à Saint-Barthélémy-le-Plein — aujourd’hui Saint-Barthélémy-le-Plain — (– d° –), « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Saint-Barthélémy-le-Plain, le 27 janvier 1869 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Barthélémy-le-Plain, Année 1869, acte n° 2 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Jean-de-Muzols, Année 1870, acte n° 40).

• Époux d’Angèle Alphonsine FABRE, née le 29 novembre 1885 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) (Registre des actes de naissance de la ville d’Aix-en-Provence, Année 1885, f° 57, acte n° 449), avec laquelle il avait contracté mariage à Marseille, le 29 avril 1915 (Ibid.).

Fille de Louis Édouard FABRE, né le 10 février 1862 à Aix-en-Provence, jardinier, et d’Adèle Josèphe MARTIN, née le 8 avril 1868 à Aix-en-Provence, sans profession ; époux ayant contracté mariage dans cette ville, le 8 octobre 1884 (Registre des actes de mariage de la ville d’Aix-en-Provence, Année 1884, suppl. f° 7, acte n° 133).

**********

Officier mécanicien breveté de 1re classe de la marine marchande, inscrit au quartier de Marseille, n° 8.544.

Par décret du 15 janvier 1904 (J.O. 17 janv. 1904, p. 448), nommé au grade de mécanicien principal dans la réserve de l’armée de mer en sa qualité d’officier mécanicien de la marine marchande. Par décision ministérielle du 10 juillet 1922 (J.O. 14 juill. 1922, p. 7.438), maintenu à ce grade sur sa demande.

En 1918, chef mécanicien du croiseur auxiliaire Australien [Capitaine Joseph Antoine PERBEN, capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Marseille, n° 935], de la Compagnie des Messageries maritimes, bâti-ment torpillé le 20 juillet 1918 par le sous-marin allemand UC-54 [Oberleutnant zur See Otto LOYCKE], à 26 milles dans le N.-E. du Cap Bon (Tunisie), alors qu’il allait de Marseille à Port-Saïd (Égypte), étant escorté par un sloop britannique et quatre destroyers japonais.

En 1930, président de la Fédération nationale des officiers mécaniciens de la marine marchande.


Distinctions honorifiques

□ Cité à l’ordre de la brigade dans les termes suivants : « Attitude personnelle remarquable lors du torpil-lage du Karnak par un sous-marin. A admirablement secondé son commandant pour l’évacuation des passagers et de l’équipage. »

□ Par décision du Commissaire aux Transports maritimes et à la Marine marchande en date du 27 avril 1918 (J.O. 29 avr. 1918, p. 3.737 et 3.738), félicité pour la bonne tenue des machines, chaudières et apparaux du paquebot Cordillère [Capitaine Antoine CAZALS, capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Marseille, n° 467], de la Compagnie des Messageries maritimes.

□ Par décret du 16 avril 1921 (J.O. 20 avr. 1921, p. 4.878), nommé dans les termes suivants au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur :

J.O. 20-IV-1921 - .jpg
J.O. 20-IV-1921 - .jpg (56.51 Kio) Consulté 103 fois

□ Par décrets des 6~14 juillet 1929 (J.O. 4 août 1929, p. 8.986), promu au grade d’officier dans l’Ordre de la Légion d’honneur.

□ Par décret du 11 août 1930 (J.O. 15 août 1930, p. 9.482), nommé au grade de commandeur dans l’Ordre du Mérite maritime.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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KARNAK — Paquebot-poste ― Compagnie des Messageries maritimes.

Message par Rutilius » lun. mai 13, 2019 3:49 pm

Bonjour à tous,


Marins disparus le 20 juillet 1918 avec le paquebot-poste Karnak

[17]

État-major

— BERNARD Gabriel Marius, né le 25 novembre 1886 à Marseille (Bouches-du-Rhône), au 3, impasse Guibal (Ier Arr.). Quatrième second mécanicien, inscrit le 18 janvier 1910 au quartier de Marseille, n° 6.084 ; classe 1906, n° 1.911 au recrutement de Marseille.

• Fils d’Antoine Hippolyte BERNARD, né vers 1857, maître d’hôtel, et de Victoire Marie DUDON, née vers 1858, lingère, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Marseille, Année 1886, Registre 9, f° 55, acte n° 323).

Équipage

[Ordre alphabétique]

— BAUSA François, né le 1er novembre 1870 à Bastia (Haute-Corse). Premier chauffeur, inscrit au quartier de Bastia, n° 1.572 ; classe 1890, n° 786 au recrutement de Bastia.

• Fils de Jacques BAUSA, né vers 1838, vigneron, et de Nonciade ERSA, née vers 1839, sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Bastia, Année 1870, f° 143, acte n° 336).


— BERNADAC Roch, né le 12 octobre 1876 à Saint-Laurent-de-la-Salenque (Pyrénées-Orientales). Chauffeur, inscrit au quartier de Narbonne, f° et n° 2.772 ; classe 1896, n° 461 au recrutement de Narbonne.

• Fils de Roch BERNADAC, né le 22 mars 1833 à Saint-Laurent-de-la-Salanque, marin, et de Marie THÈNE, née le 21 décembre 1838 à Saint-Laurent-de-la-Salanque, sans profession ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 24 novembre 1858 (Registre des actes d’état civil de la commune de Saint-Laurent-de-la-Salanque, Année 1858, f° 61, acte n° 305).

• Époux en premières noces d’Emma DAMBRUN, née le 27 septembre 1873 à Marseille et décédée le ... à ... (...), repasseuse, avec laquelle il avait contracté mariage à Marseille, le 20 décembre 1904 (Registre des actes de mariage de la ville de Marseille, Année 1904, Registre 9, f° 390, acte n° 383).

Époux en secondes noces d’Augustine PICARD, avec laquelle il avait contracté mariage à Marseille, le 30 avril 1908.


— BOLLA Étienne Marius, né le ... à ... (...). Soutier, inscrit au quartier de La Ciotat, f° 795, n° 1.388. [Non retrouvé]


— CECCHINI Antoine François, né le 5 janvier 1876 à San-Martino-di-Lota (Haute-Corse). Chauffeur, inscrit au quartier de Bastia, n° 1.298 ; classe 1897, n° 299 au recrutement d’ Ajaccio.

• Fils de Toussaint CECCHINI — ressortissant italien —, né vers 1838, ouvrier au port de Bastia, et de Clorinde MIGALETTI, née vers ..., sans profession, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de San-Martino-di-Lota, Année 1876, f° 2, acte n° 1).

[Marin mis le 4 décembre 1914 à la disposition du Ministère de la Guerre. Affecté au 8e Régiment d’infanterie coloniale ; arrivé au corps le 10 janvier 1915, matricule n° 027.246. Placé en sursis d’appel le 31 octobre 1915 et mis à la disposition de la Compagnie des Messageries maritimes, sursis ultérieurement prolongé jusqu’au 30 septembre 1916. Reversé au Ministère de la Marine le 4 décembre 1916.]


— CRUVELLIER Louis, né le ... à ... (...). Soutier, inscrit au quartier de ..., n° ... [Non retrouvé]


— DOUYON André, né le ... à ... (...). Chauffeur, inscrit au quartier de ..., n° ... [Non retrouvé]


— GASSIN Auguste Joseph Benoît, né le 20 mars 1879 à Nice (Alpes-Maritimes). Chauffeur, inscrit au quartier de Nice, n° 638 ; classe 1899, n° 1.772 au recrutement de Nice.

• Fils d’Honoré GASSIN, né le 7 novembre 1845 à Nice, pêcheur, et de Marie Honorée CLERISSI, née le 12 février 1848 à Nice, journalière ; époux ayant contracté mariage dans cette ville, le 15 juin 1878 (Registre des actes de mariage de la ville de Nice, Année 1878, f° 200, acte n° 198 ~ Registre des actes de naissance de la ville de Nice, Année 1879, f° 132, acte n° 513).

• Époux de Joséphine TIBAU, née le 4 juillet 1874 à Nice et y décédée, le 11 août 1954 (Registre des actes de naissance de la ville de Nice, Année 1874, f° 269, acte n° 1.051), avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 22 décembre 1910 (Registre des actes de mariage de la ville de Nice, Année 1910, f° 252, acte n° 1.044).


— GRAZIANI Ange François, né le 12 août 1869 à San-Martino-di-Lota (Haute-Corse). Chauffeur, inscrit le 23 février 1893 au quartier de Bastia, n° 1.211 ; classe 1889, n° 769 au recrutement d’Ajaccio.

• Fils de Joseph Marie GRAZIANI, né vers ..., et d’Angèle Marie MARCUSSI, née vers ..., son épouse, cultivateurs (Registre des actes de naissance de la commune de San-Martino-di-Lota, Année 1869, f° 9, acte n° 33).

• Époux de Rosalie Marie Joséphine POGGI, née le 16 mai 1873 à Marseille, giletière, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 4 novembre 1897 (Registre des actes de mariage de la ville de Marseille, Année 1897, Registre 6, f° 381, acte n° 374).

[Marin mis le 7 novembre 1914 à la disposition du Ministère de la Guerre ; placé en sursis d’appel le 28 juin 1915. Reversé au Ministère de la Marine le 28 novembre 1916.]


— ISOARDO Marius Hippolyte Jean, né le 19 avril 1876 à Vallauris (Alpes-Maritimes). Chauffeur, inscrit au quartier d’Antibes, n° 91.

• Fils de Jacques ISOARDO, né vers 1850 à Monterosso Grana (Piémont, Italie), journalier, et de Marie REBUFFO, née vers 1854 à Roccabruna (– d° –), journalière, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Vallauris, Année 1876, f° 11, acte n° 37).

• Époux de Marianne Augustine GARRO, née le 23 février 1884 à Saint-Paul-du-Var (Alpes-Maritimes), sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage à Villeneuve-Loubet (– d° –), le 21 février 1903 (Registre des actes de mariage de la commune de Villeneuve-Loubet, Année 1903, f° 2, acte n° 4). Alors employé d’une compagnie de chemins de fer.


— PELLOUX Édouard Auguste Ernest, né le 19 octobre 1864 à Ventavon (Hautes-Alpes). Premier cambusier, inscrit au quartier de Marseille, n° 6.460 ; classe 1884, n° 295 au recrutement de Gap.

• Fils de Jean-Baptiste Auguste PELLOUX, né le 21 mars 1831 à Ventavon, boulanger, et de Clarisse Émilie PRÈVE, née le 6 mai 1835 à Tallard (Hautes-Alpes) ; époux ayant contracté mariage à Ventavon, le 21 janvier 1864 (Registre des actes de mariage de la commune de Ventavon, Année 1864, f° 1, acte n° 1 – 9 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Ventavon, Année 1864, f° 7, acte n° 21 – 16).

• Époux de Marie Henriette CHAIX, née le ... à ... (...), avec laquelle il avait contracté mariage à Marseille, le 8 août 1916 (Ibid. — Mention marginale).

[Avait été embarqué en qualité de boulanger sur les bâtiments suivants, appartenant tous à la flotte de la Compagnie des Messageries maritimes :

— En 1899, cargo mixte Dordogne (1899~1911) et paquebot Sénégal (1870~1913) ;
— En 1901, paquebot mixte Sinaï (1898~1916) ;
— En 1902, paquebot Ernest-Simons (1893~1917).]



— PISSATO Enrico, né le ... à ... (...). Soutier, inscrit au quartier de ..., n° ... [Non retrouvé]


— POLESE François, né le 25 février 1887 à Algueri (Sardaigne, Italie). Chauffeur, inscrit au quartier d’Ajaccio, n° 1.744 ; classe 1907, n° 211 au recrutement d’Ajaccio. Naturalisé français.

• Fils naturel d’Angèle Marie POLESE, née vers ... — ressortissante italienne.


— PRIMAVERA Annibal, né le 15 avril 1859 à Lavatoggio (Haute-Corse). Second maître d’hôtel, inscrit au quartier de Marseille, n° 1.572.

• Né de parents inconnus. Trouvé sur le pas de sa porte par un sieur Antoine François LECA, étant « emmailloté de chiffons et enveloppé dans un petit sac de vieille toile, soutenu par un morceau de corde. » Ainsi nommé et prénommé par l’officier de l’état civil (Registre des actes d’état civil de la commune de Lavatoggio, Année 1859, f° 4, acte n° 9).

• Époux de Joséphine Marie Augustine PEROCHEAU, née le 10 décembre 1868 à Toulon (Var), femme de chambre, avec laquelle il avait contracté mariage à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 15 décembre 1888 (Registre des actes de mariage de la ville de Marseille, Année 1888, Registre 8, f° 183, acte n° 181 – 37).


— SANDRINI Joseph Jean, né le ... à ... (...). Soutier, inscrit au quartier de ..., n° ... [Non retrouvé]

[Inscrit sur le monument aux morts de Ceyreste (Bouches-du-Rhône)]


— VAILLANT Joseph Antoine Pierre, né le 16 octobre 1898 à Latour-de-France (Pyrénées-Orientales). Troisième cuisinier, inscrit au quartier de ..., n° ... ; classe 1918, n° 49 au recrutement de Perpignan.

• Fils d’Antoine Pierre VAILLANT et de Marie ABADIE, son épouse.


— VINCENTI Frédéric, né le ... à ... (Italie). Soutier, inscrit au quartier de ..., n° ... [Non retrouvé]

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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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