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SONTAY — Paquebot mixte — Compagnie des Messageries maritimes (1908~1917).

Publié : mar. juin 04, 2019 2:02 pm
par Rutilius
Bonjour à tous,


Le maître d'équipage du paquebot mixte Sontay lors de la perte de ce bâtiment


— BIGI Joachim, né le 26 avril 1875 à Ajaccio (Corse — aujourd’hui Corse-du-Sud), rue du Glacis, et décédé le 19 juin 1933 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Domicilié en dernier lieu à Marseille, au 7 bis, rue d’Hozier (IIe Arr.). Inscrit au quartier d’Ajaccio, n° 932 ; classe 1895, n° 22 au recrutement de Marseille.

• Fils de (Registre des actes de naissance de la ville d’Ajaccio, Année 1875, f° 46, acte n° 175) Étienne BIGI, né vers 1842 à Ajaccio et y décédé, le 20 décembre 1900 (Registre des actes de décès de la ville d’Ajaccio, Année 1900, suppl. f° 24, acte n° 512), marin, et de Catherine COSTANTINI, née vers 1849, « ménagère », son épouse.

• Époux de Françoise GIANINI, née le 12 septembre 1881 à Ajaccio (Registre des actes de naissance de la ville d’Ajaccio, Année 1881, suppl. f° 6, acte n° 299), avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 11 août 1903 (Registre des actes de mariage de la ville d’Ajaccio, Année 1903, f° 28, acte n° 86).

Fille de Louis GIANINI, chef pilote, et d’Annette CASAMARTA, son épouse.

Distinctions honorifiques

□ Objet le 19 septembre 1896 d’un témoignage officiel de satisfaction pour s’être jeté à la mer au secours d’un quartier-maître des Équipages de la flotte qui se noyait.

□ Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 28 mai 1917, p. 4.239) : « Biggi, maître d'équi-page (Ajaccio 932) : a fait preuve de courage et d’énergie lors du torpillage de son bâtiment. A parfai-tement secondé son commandant et n’a quitté le bord que sur son ordre formel. »

□ Par décret du Président de la République en date du 3 mai 1919 (J.O. 7 mai 1919, p. 4.718), nommé au grade de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur dans les termes suivants : « Bigi (Joachim), maître d'équipage sur le vapeur Sydney ; 22 ans de services. A fait preuve de courage et d’énergie lors du torpillage de son bâtiment (vapeur Sontay). Une citation. »

Alors maître d’équipage à bord du paquebot Sydney, de la Compagnie des Messageries maritimes.

SONTAY — Paquebot mixte — Compagnie des Messageries maritimes (1908~1917).

Publié : mar. juin 04, 2019 4:49 pm
par Rutilius
Bonjour à tous,

Récompenses consécutives à la perte du paquebot mixte Sontay

I. — Équipage.

Citations à l’ordre de l’armée

Journal officiel du 28 mai 1917, p. 4.239 ;
erratum Journal officiel du 31 mai 1917, p. 4.260.

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Témoignage officiel de satisfaction

Journal officiel du 28 mai 1917, p. 4.239.

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Inscriptions à titre posthume au tableau spécial
de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 22 octobre 1919 (J.O. 16 nov. 1919, p. 12.915), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier :

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Inscriptions à titre posthume
au tableau spécial de la Médaille miltaire

□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 4 janvier 1922 (art. 2 ; J.O. 12 janv. 1922, p. 602 et 606), les marins de l’État dont les noms suivent furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire :

— Benoit (Marie-Ange), quartier-maître canonnier, 29148–1 ;
— Durand (Charles-Alfred), quartier-maître mécanicien, 46715–5 ;
— Sabouraud (René-Alfred), matelot mécanicien, 16177–4 ;
— Courbis (Henri-Jean), matelot chauffeur, 46466–5 ;
— Stephan (Jean), matelot sans spécialité, Camaret – 3295.

« Glorieusement engloutis avec le vapeur Sontay, coulé, le 16 avril 1917. Croix de guerre avec étoile de bronze. »


□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 20 mars 1922 (art. 2 ; J.O. 2 avr. 1922, p. 3.653 et 3659), les marins du commerce dont les noms suivent furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire :

— Desvaux (François), Dinan – 4517 ;
— Tavernier (Hippolyte), Marseille – 4884 ;
— Christofini (Dominique), Marseille 1860 ;
— Bonnefoy (Jules), Marseille – 9180 ;
— Delisle (Paul), Marseille – 9475.

« Disparus en mer, le 16 avril 1917, au cours d’une attaque de leur bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. »
.

SONTAY — Paquebot mixte — Compagnie des Messageries maritimes (1908~1917).

Publié : mar. juin 04, 2019 5:33 pm
par Rutilius
[Suite]

II. — Passagers.

Médaille de sauvetage

Journal officiel du 28 mai 1917, p. 4.239.

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Citation à l’ordre de la division

LEMONNIER André Georges, enseigne de vaisseau de 2e classe. — Cité le 27 mai 1917 à l’ordre de la division dans les termes suivants : « Passager sur le Sontay, a fait preuve de courage et d’initiative en coopérant au sauvetage du personnel du Sontay torpillé. »

Le 2 du même mois, déjà cité à l’ordre de la division dans les termes suivants : « Enseigne de vaisseau Lemonnier, commandant la 3e batterie de marine de l’Armée d’Orient. Excellent officier. A maintenu à sa batterie un moral élevé malgré de très nombreux et intenses bombardements de gros calibre. A causé de nombreuses pertes à l’ennemi par son tir juste et précis. »

Inscription au tableau spécial
de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier

LEMONNIER André Georges, enseigne de vaisseau de 2e classe. — Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 19 juillet 1921 (J.O. 20 juill. 1921, p. 8.417), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants : « LEMONNIER (André-Georges), lieutenant de vaisseau : beaux services de guerre. Deux citations. »

SONTAY — Paquebot mixte — Compagnie des Messageries maritimes (1908~1917).

Publié : mer. juin 05, 2019 12:37 pm
par Rutilius
Bonjour à tous,


Membres de l’équipage et passagers disparus le 16 avril 1917
avec le paquebot mixte Sontay

(Liste sans doute non exhaustive : 37 noms)


I. ― Membres de l'équipage.

― MAGES Alexandre Baptiste Joseph, né le 22 octobre 1865 à Agde (Hérault), rue Saint-Julien. Capi-taine ; lieutenant de vaisseau auxiliaire. Capitaine au long-cours, inscrit au quartier d’Agde, n° 197. Classe 1885, n° 481 au recrutement de Béziers.

― BERGEROT Pierre, né le 13 janvier 1877 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Second capitaine, capitaine au long cours, inscrit au quartier de Marseille, n° 611.

― BONNEFOY Jules. Second cuisinier, inscrit à Marseille, n° 9.180. .

― CHRISTOFINI Dominique. Boucher, inscrit à Marseille, n° 1.860.

― DELISLE Paul. Garçon, inscrit à Marseille, n° 9.475.

― DESVEAUX François. Matelot, inscrit à Dinan, n° 4.715..

― TAVERNIER Hippolyte. Infirmier, inscrit à Marseille, n° 4.884. (Inhumé à Malte, au cimetière de Bighi).


II. ― Marins de l’État.

1. ― Marins de l’État affectés au Sontay.

― BENOIT Marie Ange Louis Julien Pierre, né lé 2 octobre 1884 à Bourseul (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Tours (Indre-et-Loire). Quartier-maître canonnier, matricule n° 29.148–1 (Jug. Trib. civ. Marseille, 4 déc. 1917, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1918).

― COURBIS Henri Jean Baptiste, né le 19 septembre 1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et y domicilié. Matelot de 2e classe chauffeur, matricule n° 46.466–5 (– d° –).

― PÉCOLLET Louis, né le 4 mars 1887 à Craponne (Rhône) et domicilié à Lyon (Rhône), au 25, rue Lamartine. Matelot de 2e classe canonnier, Front de mer de Marseille, matricule n° 41.933–5 (– d° –).

2. ― Marins de l’État passagers du Sontay.

― DURAND Charles Alfred, né le 7 décembre 1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et y domicilié. Quartier-maître mécanicien, Défense fixe de Bizerte, matricule n° 46.715–4 (Jug. Trib. civ. Marseille, 4 déc. 1917, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1918).

― SABOURAUD René Alfred, né le 22 février 1898 à Saint-Hippolyte (Charente-Inférieure ― aujourd’hui Charente-Maritime) et y domicilié. Matelot de 2e classe mécanicien à bord de l'aviso de 2e classe Chamois, matricule n° 16.177–4 (– d° –).

― STÉPHAN Jean, né le 12 avril 1885 à Crozon (Finistère) et y domicilié. Matelot de 3e classe sans spécialité appartenant à l'unité Goliath-Shamrock, inscrit au quartier de Camaret, n° 3.295 (Jug. Trib. civ. Marseille, 4 déc. 1917, transcrit à Crozon, le 1er sept. 1919).


III. ― Passagers militaires.

■ 18e Bataillon de chasseurs à pied.

― SAÏSSY Jacques Joseph, né le 12 janvier 1880 à Monaco (Principauté de Monaco). Chasseur de 2e classe, matricule n° 1.829 s., classe 1900, n° 852 au recrutement de Nice (Jug. Trib. civ. Marseille, 4 déc. 1917, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1918).

■ 18e Escadron du train des équipages militaires.

― BOISLIN Léon Louis, né le 1er août 1891 à Brest (Finistère). Vétérinaire auxiliaire, matricule n° 9.343, classe 1911/1914, n° 3.147 au recrutement de Brest (Jug. Trib. civ. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

■ 19e Régiment d’artillerie de campagne.

― BERLIER de VAUPLANE Marie Gaston Robert, né le 5 août 1896 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Maréchal des logis, matricule n° ..., classe 1916, n° 56 au recrutement de Marseille (Jug. Trib. civ. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

■ 1er Régiment d’artillerie de montagne.

— CHANIEL Marcel Louis Maximin, né le 31 octobre 1896 à Vence (Alpes-Maritimes). Maréchal des logis, classe 1916, n° 10.028 au corps, n° 1.069 au recrutement de Nice (Jug. Trib. civ. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

□ Inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire (Arr. 23 déc. 1921, J.O. — Cahier spécial — 1er août 1922, p. 2.898 et 2.915).

■ 35e Régiment d’infanterie.

― CAULIER Ernest Louis Léon, né le 8 octobre 1892 à Reims (Marne). Sous-lieutenant, matricule n° 1.528, classe 1912, n° 1.554 au recrutement de Reims (Jug. Trib. civ. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

■ 176e Régiment d’infanterie.

― CHAMBODUT Henri Gaston, né le 22 février 1890 à Valenciennes (Nord). Adjudant, matricule n° 06.125, classe 1910, n° 695 au recrutement de Valenciennes (Jug. Trib. civ. Marseille, 5 mars 1919, transcrit à Marseille, le 9 mai 1919).

■ 260e Régiment d’infanterie.

― RIGOULOT Cyrille Eugène, né le 5 mars 1889 à Purgerot (Haute-Saône) et y domicilié. Caporal, matricule n° 015.329, classe 1909, n° 47 au recrutement de Vesoul (Jug. Trib. civ. Marseille, 25 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

■ 59e Régiment d’infanterie territoriale.

― AYNIE Jean Baptiste, né le 10 février 1873 à Bompas (Ariège). Soldat de 2e classe, matricule n° 18.225, classe 1893, n° 660 au recrutement de Foix (Jug. Trib. civ. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

― GATAY Clément Joseph, né le 23 novembre 1873 à Mareuil (Cher). Soldat de 2e classe, matricule n° 17.806, classe 1893, n° 850 au recrutement de Bourges (– d° –).

― JUMELLE Michel, né le 23 décembre 1873 à Saint-Baudel (Cher). Soldat de 2e classe, matricule n° 17.836, classe 1893, n° 1.377 au recrutement de Bourges [Jug. Trib. civ. Issoudun (Indre), 27 mars 1922, transcrit à Issoudun, le 27 avr. 1922].

□ Soldats inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire (Arr. 23 déc. 1921, J.O. ― Cahier spécial ― 1er août 1922, p. 2.898 et 2.910).

■ 115e Régiment d’infanterie territoriale.

― BOUYSSOU André, né le 22 novembre 1873 à Montaigu-de-Quercy (Tarn-et-Garonne). Soldat de 2e classe, matricule n° 2.892 au corps, classe 1893, n° 40 au recrutement d’Agen (Jug. Trib. civ. Marseille, 30 juill. 1918, transcrit à Montaigu-de-Quercy, le 2 déc. 1919).

□ Inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire (Arr. 23 déc. 1921, J.O. ― Cahier spécial ― 1er août 1922, p. 2.898 et 2.912).

― DENAMIEL Paul, né le 16 juillet 1874 à Fleurance (Gers) et y domicilié. Sergent, matricule n° 3.050 bis, classe 1894, n° 131 au recrutement de Mirande (Jug. Trib. civ. Marseille, 30 juill. 1918, transcrit à Marseille, le 6 sept. 1918).

■ 2e Régiment du génie.

― ALMAND Victor Pierre Édouard, né le 4 novembre 1894 à Baume-les-Dames (Doubs). Adjudant, Compagnie 15/2, matricule n° 28.315, classe 1914, n° 280 au recrutement de Belfort (Jug. Trib. civ. Marseille, 25 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

□ Inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire (Arr. 23 juin 1921, J.O. ― Cahier spécial ― 7 juin 1922, p. ... et 2.332).

― NADEAU Pierre, né le 24 novembre 1878 à Usson-du-Poitou (Vienne) et domicilié à Paris (VIIIe Arr.). Sapeur de 2e classe, Compagnie 0/2, matricule n° 2.283, classe 1898, n° 6.380 au recrutement de Poitiers (– d° –).

― RIOU Louis Marius, né le 10 novembre 1887 à Meysse (Ardèche) et domicilié à La Voulte-sur-Rhône (Ardèche). Lieutenant, Compagnie 2/24, matricule n° 225, classe 1907, n° 321 au recrutement de Privas (– d° –).

□ Par arrêté du Ministre de la Guerre en date du 16 octobre 1920 (J.O. 30 déc. 1920, p. 21.745 et 21.746), inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier.

■ 5e Régiment du génie.

― CLUZEL Urbain Louis, né le 11 juin 1887 à Villefranche-d’Albigeois (Tarn). Caporal, Service des chemins de fer de l’Armée d’Orient, matricule n° 03.358, classe 1909, n° 4.849 au recrutement de la Seine, 3e Bureau (Jug. Trib. civ. Marseille, 25 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 28 mai 1918).

□ Inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire (Arr. 13 août 1920, J.O. 30 oct. 1920, p. 16.886 et 16.904).

■ 7e Section de chemins de fer de campagne.

― ESCANYÉ Étienne Jean Joseph, né le 7 juin 1876 à Urbanya (Pyrénées-Orientales) et domicilié à Toulouse, décédé le 16 avril 1917 à bord de la canonnière Capricieuse. Chef ouvrier (Traction), matricule n° 11.160 au corps, classe 1896, n° 1.224 au recrutement d’Alger [Acte de décès transcrit à Toulouse (Haute-Garonne), le 12 mars 1918].

□ Inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire (Arr. 6 sept. 1921, J.O. ― Cahier spécial ― 11 août 1922, p. 3.057).

■ 15e Section de commis et ouvriers militaires d’administration (S.C.O.A.).

― MONTPELLIER Paul Joseph Firmin, né le 14 avril 1878 à Corneilhan (Hérault). Soldat de 2e classe, matricule n° 782, classe 1898, n° 222 au recrutement de Montpellier (Jug. Trib. civ. Marseille, 23 avr. 1918, transcrit à à Marseille, le 28 mai 1918).

― PROUVOST André Adolphe Joseph Marie Guislain, né le 10 octobre 1888 à Roubaix (Nord) et domicilié à Ecully (Rhône). Soldat de 2e classe, matricule n° 02.462, classe 1918, n° 3.949 au recrutement de Lille (– d° –).

― QUENARD Félix Benoît, né le 16 mai 1889 à Chignin (Savoie) et y domicilié. Soldat de 2e classe, matricule n° 02.781 bis, classe 1909, n° 242 au recrutement de Chambéry (– d° –).

■ 15e Section d’infirmiers militaires.

― AURADON Joseph Louis Marius, né le 3 janvier 1886 à Mèze (Hérault). Soldat de 2e classe, matricule n° 01.448, classe 1906, n° 2.127 au recrutement de Montpellier (Acte transcrit à Mèze, le 3 mai 1921. Inhumé à Malte).

― BARBARROUX Louis Marius Henri, né le 18 août 1881 à Forcalqueiret (Var). Soldat de 2e classe, matricule n° 05.386, classe 1901, n° 2.062 au recrutement de Toulon (Jug. Trib. civ. Marseille, 18 janv. 1918, transcrit à Marseille, le 2 févr. 1918).

― FORT Armand Jean, né le 6 août 1891 à Gondeville (Charente). Soldat de 2e classe, matricule n° 103/12, classe 1911, n° 411 au recrutement d’Angoulême (– d° –).

― LECOIFFIER Paul Louis Joseph, né le 2 juin 1879 à Vassy (Calvados). Soldat de 2e classe, matricule n° C. 3.074, classe 1898, n° 531 au recrutement de Falaise (Jug. Trib. civ. Marseille, 30 juill. 1918, transcrit à Marseille, le 6 sept. 1918).

[Avant sa mobilisation, était curé de Sainte-Marguerite-d’Elle (Calvados) (« La preuve par le sang. Livre d'or du clergé et des congrégations (1914~1922 », Bonne Presse, Paris, 1925, Tome II., p. 87.).]

Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Publié : mer. juin 05, 2019 4:31 pm
par pierreth1
Bonjour
Andre georges Lemonnier EVII lors du nauffrage entre à l'ecole navale en 1913 comme major,
En 1939 il commande les batteries de DCA de la marine de Paris puis en 1940 lecroiseur georges Leygues d'aout 40 à aout 1941 il s'oppose donc au débarquement anglo-gaulliste a dakar, puis affecté en Afrique du nord, il reprend le combat apres le debarquement de novembre 1942
le général de Gaulle, le nomme le 18 juillet 1943, chef d’Etat-major de la marine et commandant des forces maritimes et aéronavales françaises à ce titre il dirige les opérations d elibération d ela Corse en 1943 et collabore avec le saliiès à la phase maritime du débarquement de provence d'aout 1944
Il avait été nommé en 1951 adjoint naval du general Eisenhower, poste qu'il gardera jusqu'en 1956 date de son départ du Shaef
Il fut en 1939 le plus jeune capitaine de vaisseau de la marine et avait été promu contre amiral a 47 ans

Cordialement

Pierre

Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Publié : mer. juin 05, 2019 6:24 pm
par Memgam
Bonjour,

André-Georges Lemonnier (1896-1963).

Embarqué à la déclaration de guerre sur le croiseur-cuirassé Gloire à l'escadre de la Manche, il passa en mars 1915 sur la Jeanne d'Arc avec laquelle il participa, les 25 et 26 avril, à l'attaque des Dardanelles. Sur la Patrie en octobre 1915, il fut nommé enseigne de 2ème classe en février 1916 et affecté aux batteries de canons lourds mis à la disposition de l'armée d'Orient. Enseigne de 1ère classe en mai 1917, il mérita deux citations pour sa conduite en Orient, en particulier lors du torpillage du transport Sontay sur lequel il était embarqué. Second de l'aviso Andromède à Brest, il passa en juillet 1917 comme second sur le Ville d'Ys à la division du Maroc et servit en 1918 sur le sous-marin Archimède, puis sur la canonnière Dubourdieu toujours dans les eaux marocaines.

Source : Etienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002.

Cordialement.

SONTAY — Paquebot mixte — Compagnie des Messageries maritimes (1908~1917).

Publié : sam. juin 08, 2019 8:23 am
par Rutilius
Bonjour à tous,

■ Historique (complément).

— En 1915 : Utilisé comme transport de troupes. Effectue notamment un voyage à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) afin d’y embarquer le contingent néo-calédonien.

Le Miroir, n° 82, Dimanche 20 juin 1915, p. 16.

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Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Publié : sam. juin 08, 2019 10:03 am
par Memgam
Bonjour,

"Le 23 avril 1915 a lieu le départ du premier contingent, fort de 700 soldats, par le navire Sontay, au milieu d'une grande ferveur populaire, et après une messe poignante à la cathédrale de Nouméa.
Pourtant, les circonstances sont tragiques, les nouvelles de la patrie lointaine souvent catastrophiques...et les moyens immédiats limités : l'ordre de convocation prescrivait que "tous les effets d'habillement ne pouvant parvenir dans la colonie avant le départ du Sontay, les réservistes sont invités à se munir d'effets pour la traversée et une bonne paire de souliers".
Notons que le vide causé par le départ de ces 700 combattants, pris parmi une population européenne d'environ 15 000 personnes dont 12 à 13 000 français seulement : les adultes n'y représentent que 3 000 individus, et les hommes valides ne devaient guère dépasser 2 000 unités : un tiers est parti au premier contingent...
...Mais la masse indigène commence à s'intéresser à l'effort de guerre. Hésitante au début, c'est le grand chef Mindia de Houaïlou, qui, dès 1915, lance son appel fameux au cours d'un gran rassemblement. Reprenant les formules, les gestes et les paroles d'autrefois, il galvanise son peuple, et donne l'exemple aux autres tribus : les engagements volontaires affluent et le 3 janvier 1916, c'est le départ du deuxième contingent calédonien qui présente pour la première fois, la particularité d'être principalement composé de volontaires autochtones : le premier bataillon de tirailleurs indigènes est créé et va se couvrir de lauriers.
Un troisième puis un quatrième contingents quitteront la Calédonie par le Gange et l'El Kantara pour rejoindre les troupes alliées combattantes.
Au total, 1006 européens et 1107 indigènes soit 2113 hommes iront sur les champs de bataille d'Europe. Ces chiffres sont considérables, quand on sait de quelles maigres populations ils sont extraits. 456 mourront au champ d'honneur (soit 21,5 %, près du quart, ce qui est énorme) sans compter les blessés, les amputés et les malades qui mourront avant l'âge. Eprouvés par le climat (surtout les indigènes), la dysenterie, la grippe, ils participeront avec le même entrain aux combats comme aux travaux (de routes et de manutention, notamment)."

Source : Bernard Brou, Histoire de la Nouvelle-Calédonie, les temps modernes : 1774-1925, Publications de la Société d'études historiques de la Nouvelle Calédonie, N° 4, Nouméa, 1973, pages 278-280.

Cordialement.