SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
dbu55
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Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par dbu55 » sam. mai 09, 2009 9:45 pm

Bonsoir Daniel,

:jap: Vous avez raison, il est difficile d'Inhumé en mer (sauf si on à un scaphandrier sous la main :lol: )

Immergé est bien mieux

Merci

Cordialement
Dominique
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]

dbu55
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Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par dbu55 » jeu. oct. 22, 2009 11:02 pm

Bonsoir à toutes et à tous,

un autre marin du SONTAY :

DURAND Charles Alfred né le 07/12/1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Quartier Maître Mécanicien - Décédé le 16/04/1917 (325 Ans) à bord du SONTAY - Disparu en mer

Cordialement
Dominique
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Rutilius
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Message par Rutilius » ven. janv. 01, 2010 10:06 am

Bonjour à tous,


Les circonstances de la perte du Sontay, survenue le 16 avril 1917


I. – Rapport de mer du lieutenant de vaisseau Charles Louis Édouard Tariel, commandant la canonnière Moqueuse (19 avril 1917).

• Canonnière Moqueuse, Chemise « Correspondance reçue, notes, instructions pour les convois » — 18 déc. 1916 ~ 30 oct. 1918 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 360, p. num. 750 à 752 — Manuscrit original.

« Canonnière Moqueuse
n° 11. —


Malte, le 19 avril 1917.


Le Lieutenant de Vaisseau Tariel (C. L. E.), Commandant la canonnière Moqueuse,
à Monsieur le Capitaine de Vaisseau, Chef de la Division des Patrouilles
de la Méditerranée Orientale à bord de l’Hélène.

Commandant,

Le 14 avril, à 11 heures orientale, la Moqueuse appareille de Milo avec la Capricieuse pour escorter le convoi Lybia, Sontay et Géo, conformément aux instructions ci-jointes.
Après quelques flottements au début et trois rappels à l’ordre, le convoi conserve fort bien sa formation le 14 et le 15 à l’allure moyenne de 9 nœuds.
Le 15, à 15 heures centrale, nous recevons un allo par 36° 16’ et 17° 30’ Est pouvant intéresser le convoi qui est alors par 35° 58’ et 19° 22’ Est, route au N. 86 O. Ne pouvant dérouter le convoi et malgré tout craignant que le sous-marin ne l’atteigne au petit jour, je donne l’ordre par signaux à bras à chaque bâtiment de prendre la formation sans signal à 4 heures centrale le lendemain matin.
Le 16, la formation est prise à l’heure indiquée. Brise d’O. N.-O., commençant à forcer à partir de 6 h. A 6 h 40, le convoi commence à avoir un peu de flottement. A 8 h. 00, je donne l’ordre au Lybia, guide de navigation, de diminuer l’allure d’un demi-nœud. Le Géo reprend son poste pour
[le] reperdre plus tard vers 11 h. 00 A midi, nous marchons environ 5 nœuds sur le fond et le Géo est en arrière de son poste de 6 à 800 mètres. J’attends pour faire diminuer encore la vitesse, d’autant que la mer grossissant de plus en plus me semble une protection.
Au moment précis de la méridienne, 11 h. 53 centrale, par 35° 04’ et 16° 18’, j’aperçois, ainsi que l’officier de quart, une fumée jaunâtre entre le mât avant et la passerelle du Sontay. Aucun bruit, aucune gerbe d’eau. Puis le Sontay plonge de l’avant en moins d’une minute. Alerte et appel au branlebas de combat. Je manœuvre immédiatement en augmentant de vitesse pour passer sur l’arrière du Lybia, venir me placer au vent du Sontay et mettre à l’eau les embarcations, car, par la mer très grosse du moment, je ne peux songer à accoster avec la Moqueuse rien d’autre que des canots.
Le Sontay envoie un S.O.S. faible par 35° 05’ et 15° 17’ (à 11 h. 55) et, à 12 h. 04, après sa disparition, j’envoie un S.O.S. rectificatif par 35° 04’ et 16° 18’.
Le Sontay s’enfonce par l’avant très rapidement et finit par couler, complètement vertical, l’arrière en l’air, hélice stoppée. Le tout a duré 5 à 6 minutes.
Je suis alors à 200 ou 300 mètres du Sontay et ma baleinière placée sous le vent est mise à l’eau comme l’arrière disparaît. Elle est commandée par le second, l’enseigne de vaisseau Leportier qui a ordre de repêcher les isolés.
Je manœuvre pour mettre le youyou à l’eau sous le commandement du premier maître de manœuvre Delalande, deuxième officier de quart ; il reçoit les mêmes ordres.
Je fais route sur l’embarcation la plus proche et, me tenant stoppé vent arrière à 160° tribord, je lui fais signe de m’accoster bâbord avant. Je la vide et je la réarme immédiatement sous le commandement de Mr l’aspirant Grabas, avec ordre de se porter au secours d’un radeau surchargé de monde qui coule et ensuite de s’occuper des isolés.
En même temps, une deuxième embarcation accostait sur l’avant de la première et contre mon ordre. L’embarquement des occupants de cette embarcation a amené les deux seuls accidents à déplorer (deux jambes cassées).
Toutes les embarcations sont alors aussi groupées qu’il est possible et dérivent assez rapidement. Je les laisse pour aller me replacer vent arrière au vent des épaves.
En ce qui concerne le convoi, après le torpillage, le Lybia me signale
: " Sous-marin par bâbord ! " et continue sa route ; la Capricieuse s’occupe du Géo qui était venu sur sa gauche et que je ne pouvais rejoindre, à moins de passer sur tous les débris et des survivants isolés. La Capricieuse conduit le Géo vers le Lybia.
J’ai estimé alors que les deux bâtiments faisant route dans la même direction, à l’opposé du sous-marin ayant des ordres de route très précis, étaient en sûreté momentanément et que le sauvetage primait tout dans les circonstances actuelles.
La Capricieuse me rejoint ensuite et les deux bâtiments s’occupent de l’embarquement des survivants. La baleinière et le youyou viennent décharger leurs rescapés à l’un ou l’autre bâtiment ; je laisse la Capricieuse au commencement des épaves et j’embarque les survivants des canots et des radeaux en utilisant des canots.
Je prends la mer de l’arrière par 160° tribord et chaque canot vient accoster un à un à bâbord devant. Les hommes sont embarqués par des bouts autour du corps. Malgré les roulis formidables (quelques marins embarquent des canots sur la Moqueuse de plain-pied sur la lisse supérieure), aucun accident ne s’est produit. Obligé de faire en arrière pour me tenir à la position voulue, les lames déferlent sur le pont arrière d’une façon inquiétante ; les affolements de l’hélice sont très durs.
A 14 h. 40, tous les survivants sont embarqués ; il ne reste à l’eau que nos deux embarcations qui viennent de faire un dernier tour dans les épaves. Je donne l’ordre à la Capricieuse de rejoindre le convoi et
[de] le garer à Marsa-Sirocco.
A 15 h 30, toutes les embarcations sont hissées au prix de grosses difficultés et je fais route. J’ai recueilli 317 survivants, hommes, femmes et enfants, plus un noyé que nous n’avons pu ranimer.
La mer continuant à forcer, je ne peux songer à rejoindre le convoi avec 317 hommes à bord ; je préviens par T.S.F. la Capricieuse d’exécuter l’ordre de garer le convoi à Marsa-Sirocco, conformément au télégramme 989 de l’Amiral Atmah.
A 18 h. 20, le télégramme 1001 de l’Amiral Atmah nous donne l’ordre de rentrer directement à Malte où j’arrive le lendemain 17 à 13 heures centrale, retardé par une mer très grosse de N.-O.
Toutes les opérations de mise à l’eau et de hissage des embarcations, et même le retour à Malte (200 malades au moins), ont été extrêmement difficiles par suite de l’état du temps et de la mer qui n’a fait qu’augmenter jusqu’au lendemain matin.
Heureusement, l’évacuation du Sontay avait été faite dans des conditions merveilleuses étant donné l’état de la mer et la rapidité avec laquelle le bâtiment a coulé. Le commandant et le second du Sontay l’avaient préparé avec le plus grand soin par des exercices préliminaires dont un la veille. L’évacuation s’est effectuée ainsi dans un calme parfait sous leur direction. Ils ont tous deux été engloutis avec leur bâtiment et n’ont pu être sauvés.
Il y avait 425 personnes à bord du Sontay. Les survivants recueillis sont au nombre de 381 : Moqueuse, 317 ; Capricieuse, 64. Les pertes subies doivent être considérées comme très faibles dans la circonstance.
L’équipage de la Moqueuse m’a secondé avec le plus grand dévouement ; tous ont fait leur devoir sans compter. Je tiens toutefois à signaler plus particulièrement les armements des embarcations et principalement celui de la baleinière qui est rentré complètement épuisé.

● Baleinière :

— Enseigne de vaisseau de 1re classe Leportier (M. A. H.) ;
Julé Yves, Quartier-maître de manœuvre (4.922 – Lorient) ;
Chrétien Raymond, Matelot canonnier breveté (99.373–2) ;

● Youyou :

— Premier maître de manœuvre Delalande Fernand (1.844 – Granville) ;
Niobé Henri, Gabier breveté (28.837–3) ;
Salin Mathurin, Mécanicien breveté (16.052–Lorient) :
Lapeyre Ambroise, Matelot chrpentier (61.696–5) ;

● Embarcation du Sontay :

— Aspirant Grabas (B. L. E.) ;
Bonneau Maxime, Cuisinier breveté (28.806 –3) ;
Thierry Jean, Timonier breveté (39.030 –1).

J’y ajouterai également le matelot infirmier Hachet Émile (9.125 – Le Croisic) qui a soigné et veillé tous les blessés d’une façon parfaite, leur permettant ainsi d’arriver à Malte.
Malgré le mal de mer dont souffraient les passagers, le moral de tous est resté très élevé et le soir au coucher du soleil, ayant fait malgré l’état du temps amener moi-même règlementairement les couleurs, tous m’ont répondu par un hourrah en l’honneur de la France et des morts.


Signé : C. TARIEL. »
[A suivre]
Dernière modification par Rutilius le mar. juin 04, 2019 6:08 pm, modifié 2 fois.

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Message par Rutilius » ven. janv. 01, 2010 2:20 pm

[Suite]

II. — Rapport de mer du lieutenant de vaisseau René Émile Godfroy, commandant la canonnière Capricieuse (17 avril 1917).

• Canonnière Moqueuse, Chemise « Correspondance reçue, notes, instructions pour les convois » — 18 déc. 1916 ~ 30 oct. 1918 — : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 360, p. num. 753 à 755.

« A bord de La Capricieuse

Malte, le 19 avril 1917.


Le Lieutenant de vaisseau Godfroy, commandant la Capricieuse,
à Monsieur le Lieutenant de vaisseau, commandant la Moqueuse, Chef d’escorte

Commandant,

J’ai l’honneur de vous adresser ci-dessous mon rapport au sujet du torpillage du Sontay qui faisait partie du convoi que j’escortais sous vos ordres de Milo à Malte, torpillage survenu le 16 avril 1917 à 12 heures 50 été centrale par 35° de latitude et 16° 30 de longitude Est.

**********
Le convoi des trois bâtiments Lybia, Sontay, Géo faisait route au N. 86 W. La brise de N.-W. soufflant grand frais depuis le matin, avait rendu la mer très grosse, et la marche du convoi en était considérablement ralentie (vitesse de 4 nœuds 5 environ d’après les points astronomiques du matin).
En particulier, le Géo, complètement lège et dont l’hélice était à moitié hors de l’eau, suivait pénible-ment sa route et se trouvait malheureusement assez loin en arrière de son poste, laissant découvert le flanc bâbord du Sontay. A 12 heures 50, celui-ci était torpillé, malgré l’état de la mer, par un sous-marin dont le périscope fut aperçu, paraît-il,
" tout près du bord."
Je vis, de la Capricieuse, l’explosion se produire entre le mât avant et la passerelle et le Sontay s’enfoncer immédiatement par l’avant. Il coulait en 5 minutes après s’être mâté verticalement.
A la vue de l’explosion, j’ai mis immédiatement en marche à la vitesse maximum pour passer sur l’avant du Géo et chercher à attaquer le sous-marin par la torpille Marseillaise qui avait été filée rapidement derrière à bout de remorque. Le Sontay disparaissait au moment où nous arrivâmes par son travers à 500 mètres. Rien ne fut aperçu qui pût nous permettre de situer le sous-marin et me guider dans ma recherche.
A ce moment, il importait surtout, du reste, de protéger le Géo qui avait d’abord embardé à droite, puis était revenu à gauche, manœuvrait difficilement dans la grosse mer et risquait d’être torpillé à son tour. En faisant des lacets rapides sur son avant et son flanc tribord exposé, je le conduisis vers le Nord à la suite de la Lybia qui, d’elle-même, s’échappait dans cette direction. La vitesse du convoi n’étant pas supérieure à celle du sous-marin en plongée, je l’escortai à 2 milles environ du lieu du naufrage et à ce moment, estimant que le risque n’existait plus, je rejoignis la Moqueuse pour l’aider au sauvetage des survivants.
Après avoir recueilli une quarantaine de naufragés isolés qui se soutenaient à des débris flottants, le sauvetage des passagers de deux embarcations et d’un youyou a ensuite été opéré. Au total, la Capricieuse a ainsi recueilli 69 survivants, dont trois grièvement blessés, 4 malades graves, et une dizaine de blessés légers. Des soins leur furent donnés aussitôt et 3 hommes qui semblaient noyés purent être ramenés à la vie grâce au patient dévouement du Ier maître de manœuvre temporaire Dupuis, assisté de l’infirmier Bouzigon. L’un d’eux a succombé cependant le lendemain matin, deux heures avant l’arrivée à Malte, à la suite des fatigues de la nuit, pendant laquelle le très gros temps a durement éprouvé les malheureux naufragés.
A 16 heures, sur votre ordre, j’ai quitté les lieux du naufrage pour me porter à la recherche du convoi que je ne pus réussir à rejoindre dans le courant de la nuit.
Ces opérations de sauvetage, rendues très pénibles et délicates par l’état de la mer, qui a malheureusement contribué à faire des victimes, ont été entreprises et conduites par tous les hommes de la Capricieuse avec un ardent dévouement.
Parmi ceux qui ont donné le plus bel exemple de ce dévouement complet (que j’ai rencontré toujours chez nos hommes dans les circonstances graves), je dois vous citer les quartiers-maîtres de manœuvre Le Tallec et Requigny, les gabiers Bedex et Poiraud, le canonnier Dupin, le fusilier Léger, le timonier Giammattei qui ont armé, dans des circonstances périlleuses, une embarcation du bord pour aller recueillir de nombreux naufragés isolés qui se trouvaient à bout de forces et ont réussi à les ramener à bord en plusieurs voyages.
Le quartier-maître canonnier Abraham, le matelot sans spécialité Gourronc, le matelot fourrier Royne qui se sont laissés glisser à l’eau le long de la coque pour amarrer les naufragés blessés d’une baleinière qui venait de chavirer le long du bord, menaçant de les écraser, et ont réussi à les sauver tous.
Je ne puis oublier non plus de vous signaler la belle conduite de votre second, Monsieur l’enseigne de vaisseau Leportier, que j’ai vu dans la baleinière de votre bord mener avec une tranquillité parfaite et une grande habileté manœuvrière des opérations particulièrement délicates.
Après notre séparation, j’ai rallié La Valette où je suis entré à 11 heures le 17, un télégramme de l’Atmah nous ayant signalé de rallier et l’Impatiente ayant été chargée du convoi.


Signé : R. E. Godfroy. »
Dernière modification par Rutilius le mar. juin 04, 2019 6:09 pm, modifié 3 fois.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Message par Rutilius » sam. janv. 09, 2010 7:32 pm

[Message supprimé]
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Terraillon Marc
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Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par Terraillon Marc » sam. févr. 06, 2010 5:09 pm

Bonjour,
Bonsoir

Sur le site http://www.ambafrance-mt.org/ (Ambassade de France à Malte), il y a un relevé des marins et soldats enterrés à MALTE



SOLDATS ENTERRES AU CIMETIERE DE BIGHI

...

JUMELLE Michel, soldat du 59ème territorial, 19ème compagnie , né le 23 décembre 1873 à St BAUDEL, victime du torpillage du « SONTAY », mort des suites de ses blessures le 17 avril 1917, inhumé le 19.

...

TAVERNIER, 28 ans, soldat infirmier à bord du « SONTAY », victime du torpillage du « SONTAY », mort des suites de ses blessures le 17 avril 1917 , inhumé le 19.

...

A bientot :hello:
Cordialement
Marc TERRAILLON

A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.

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Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par olivier 12 » mer. mars 17, 2010 3:26 pm

Bonjour à tous,

Avant son naufrage d'Avril 1917, le SONTAY avait déjà rencontré un sous-marin.

Rapport

SONTAY, 7247 tx JB, vapeur des Messageries Maritimes affrété pour le ravitaillement de l'Armée d'Orient a quitté Salonique le 18 Décembre 1916 pour Marseille.

Capitaine Julien PERSIN CLC inscrit à Saint Nazaire n° 234

Le 24 Décembre 1916 à 16h20 il se trouve par 35°29 N et 19°17 E faisant route en convoi avec l'ARGENFELS à 1,5 mille sur l'avant et le CAMERONIAN à 500 m et 30° sur bâbord AR. Vitesse 10 noeuds, route au N64W.

Très beau temps, mer calme, horizon clair.

Canon de 95 mm modèle 88 installé à l'arrière.
Equipage 80 dont 3 Suisses
Passagers militaires 208
Passagers civils 10 dont 2 Belges et 1 Serbe.

Le sillage d'une torpille est alors aperçu à 150 m sur bâbord. Le capitaine vient toute à droite. La torpille passe à 10 m sur l'avant de l'étrave, puis continue sur tribord sur environ 2000 m avant de faire un bond en surface et de couler.

Message d'alerte envoyé, auquel ont répondu Malte, Milo, ARGENFELS et PROVENCE.

Conclusions de l'officier enquêteur

Bonne veille exercée sur ce navire.
Bonne manoeuvre du commandant.

Le sous-marin attaquant

Le sous-marin ennemi est resté invisible. Non identifié.

Peut-être avec la date et la position un spécialiste pourra-t-il retrouver la trace de ce submersible ? ;)

Cdlt
olivier

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Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par Yves D » mer. mars 17, 2010 5:19 pm

Bonjour Olivier, bonjour à tous
Il s'agit vraisemblablement de UB 47, Oblt z.S. Steinbauer, seul selon mes renseignements a s'être trouvé dans ce secteur à cette date.
Source : Der Handelskrieg mit U-Booten, K.Adm Arno Spindler, vol.3
"Le 24 décembre, une torpille fut lancée sans succès contre un transport escorté dans la mer Ionienne"

Trois jours plus tard, il coulait le Gaulois.
Amts
Yves

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Message par Rutilius » mer. mars 17, 2010 6:58 pm

Bonsoir à tous,


L’attaque du Sontay par un sous-marin, survenue le 24 décembre 1916 en mer Ionienne

[Complément]


• Transport auxiliaire Argenfels — alors commandé par le lieutenant de vaisseau Henri Paul Victor Gilbert ARNAULD —, Journal de navigation n° 5 / 1916 — 20 nov. 1916 ~ 15 févr. 1917 — : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 30, p. num. 221 à 223 (Extraits).

« Le Vendredi 22 décembre 1916.

Appareillé [de Salonique à destination Marseille] à 9 h. 00 ; passé les filets à 9 h. 55. Ciel nuageux ; horizon clair.

10 h. 30 — Convoi avec Cameronian
[Cameronian-of-Liverpool, selon le Journal de navigation du Carabinier] et Sontay, convoyé par Carabinier. Rondes.

....................................................................................................................................


Le Samedi 23 décembre 1916.

....................................................................................................................................

A 10 h. 00, le Cavalier nous quitte.


....................................................................................................................................

[Le Dimanche 24 décembre 1916.]

....................................................................................................................................

Quart de 12 h. 00 à 16 h. 00.

16 h. 00 — Beau temps clair. Navigation en convoi. A 14 h 50 rencontré Arcturus. Bonne veille. Rien de particulier.

16 h. 30 — Sontay signale alerte L. = 35° 29’ N. ~ G.= 19° 17’ E. L’équipage au poste de combat de 16 h. 30 à 17 h. 30.

18 h. 00 — L. = 35° 31’ N. ~ G.= 19° 17’ E. »
Dernière modification par Rutilius le dim. juin 02, 2019 10:43 pm, modifié 1 fois.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Re: SONTAY - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par Yves D » mer. août 10, 2011 1:13 am

Bonjour à tous
Sur un site US, cette photo prise lors de la perte de Sontay.

http://americanphotoarchive.photoshelte ... wAxGgmzQ--

Cdlt
Yves
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