AVENTURIER Contre-torpilleur

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
NIALA
Messages : 1018
Inscription : lun. févr. 14, 2011 1:00 am

Re: AVENTURIER Contre-torpilleur

Message par NIALA » mar. mars 29, 2011 7:18 pm

Pour résumer les torpilleurs ex Argentins du type Aventurier au nombre de 4; entrés en service entre septembre et novembre 1914, après avoir été réquisitionnés le 9 aout 1914 étaient semblables jusqu'en 1917; cette année là par suite de chaudières hors d'usage, l'Opiniatre et le Téméraire ont leurs chaudières remplacées par celles de navires en contructions et voient leur vitesse réduite à 22 noeuds;ce qui leur vaudra une carrière plus courte que l'Aventurier et l'Intrepide qui sont refondus entre 1924 et 1927 avec des chaudières récupérées sur les torpilleurs ex allemands V100 et V126 cédés en 1920 par les traités de paix à la condition qu'ils soient démolis;ces chaudières leur permettront de conserver leur vitesse; ils sont reconnaissables après leur refonte à leurs deux grosses cheminées, et ils resteront en service jusqu'en 1937/1938.

Cordialement

Alain
Cordialement

Alain

olivier 12
Messages : 3337
Inscription : ven. oct. 12, 2007 2:00 am

Re: AVENTURIER Contre-torpilleur

Message par olivier 12 » dim. oct. 22, 2017 11:51 am

Bonjour à tous,

AVENTURIER

Image

Image


Le 16 Septembre 1917 le contre-torpilleur AVENTURIER avait recueilli les naufragés du schooner américain ANN J. TRAINER, coulé à coups de canon par l’UC 21 de l’Oblt z/s Werner von ZERBONI di SPOSETTI à l’entrée de la Manche.

Cet équipage se composait du capitaine américain MONISSON (61 ans) et de son fils (Canadien), du second (Canadien également) de 2 matelots danois, d’un matelot hollandais et d’un matelot norvégien.

Les trois hommes avaient été retenus sur le sous-marin pendant une heure et interrogés par le commandant.
Le capitaine indiqua qu’il était Américain et qu’il avait à bord 2 Canadiens et 4 Scandinaves. Le commandant du sous-marin lui demanda pourquoi il continuait à naviguer à son âge et dans des conditions aussi dangereuses. Il répondit : « La misère ».
En naviguant, son salaire garanti était de 250 dollars par mois avec un bonus de 500 dollars plus 250 dollars sur le fret évalué à 50 000 dollars (huile de graissage et fil métallique) alors que le bateau lui-même était évalué à 30 000 dollars. En cas d’insuccès il était donc certain de toucher 1000 dollars pour un mois. En cas de succès, cette somme était portée à 1500 dollars.
En cas de décès, il avait une assurance de 3000 dollars sur sa vie…
Les matelots touchaient 100 dollars par mois. La croisière était prévue de 2 à 3 mois.

Tous se trouvaient heureux de leur sort et étaient prêts à recommencer pourvu qu’on leur trouve un bateau.

Le 26 Septembre 1917, AVENTURIER avait recueilli par 49°10 N et 07°44 W les naufragés du schooner américain PAOLINA coulé par l’UC 65 du Kptlt Claus LAFRENZ.
L’équipage du PAOLINA comportait 4 Américains, 7 Russes, 1 Suédois, 1 Norvégien 1 Danois et 1 Anglais.
Certains de ces marins avaient été retenus sur le sous-marin pendant que les Allemands allaient déposer des bombes et piller le voilier. Ils avaient beaucoup parlé avec les marins allemands qui leur avaient confié :
- Que PAOLINA était le premier bateau qu’ils coulaient depuis leur départ des Flandres (ce qui était exact)
- Que leur patrouille allait durer au moins 3 semaines
- Qu’en mer ils étaient parfaitement nourris, mais que de retour au port la nourriture était détestable
- Que la guerre serait terminée dans 4 mois et que les Allemands seraient victorieux
- Qu’ils ne craignaient pas trop les destroyers alliés qui semblaient uniquement bons à sauver les équipages des bâtiments coulés
- Qui leur demandèrent avec insistance s’ils avaient du porc et qui prirent toutes les provisions du voilier.

Il se trouve que lors de son retour vers sa base, le 3 Novembre 1917, UC 65 fut torpillé par le sous-marin anglais C 15 à l’entrée du Pas de Calais. Il disparut avec 23 membres de son équipage. Il n’y eut que 5 survivants, dont le commandant Lafrenz. D’abord commandé par Otto Steinbrinck, puis par Max Viebeg, UC 65 avait coulé 106 navires.

Voici le C 15 qui coula UC 65.

Image

Cdlt
olivier

olivier 12
Messages : 3337
Inscription : ven. oct. 12, 2007 2:00 am

Re: AVENTURIER Contre-torpilleur

Message par olivier 12 » dim. sept. 23, 2018 10:53 am

Bonjour à tous,

Voici un tableau représentant le voilier américain ANN J. TRAINER dont AVENTURIER récupéra tout l'équipage le 16 Septembre 1917

Image

Source : http://www.artnet.com/artists/american- ... -j-trainer

Cdlt
olivier

olivier 12
Messages : 3337
Inscription : ven. oct. 12, 2007 2:00 am

Re: AVENTURIER Contre-torpilleur

Message par olivier 12 » jeu. déc. 06, 2018 8:31 am

Bonjour à tous,

Complément sur la perte de PAOLINA (Enquête française)

Trois-mâts barque américain de 1307 t appartenant à American Union Line
Affréteurs :
- Compagnie Française des Etablissements Williams et Wijmers. 26 Avenue de l’Opéra Paris. (Câbles d’acier)
- Mollard de Blois-Guilbert & Co. (Caisses de clous)
- Peters & Co. 370 rue St Honoré. Paris (Huile)
Traversée New York – Le Havre
Capitaine : H.L. MORTENSEN
Capitaine, lieutenant et 2 matelots Américains, 7 Russes, 1 Suédois, 1 Norvégien, 1 Danois, 1 Anglais soit 15 hommes en tout.
Pas d’armement. Pas de TSF.

Le 25 Septembre 1917 par 48°37 N et 08°45 W un sous-marin est aperçu à environ 12 milles par le travers tribord. Le bâtiment vient aussitôt dans le vent, voiles en ralingue. Le sous-marin ouvre le feu à 08h00 à ½ mille du voilier et tire 8 coups de canon. Le navire est évacué en bon ordre dans deux embarcations et le capitaine est appelé à bord du sous-marin.
Le commandant allemand, qui parle très bien l’anglais, lui demande si le FATHERLAND est prêt à partir et quand il doit partir. Celui-ci répond qu’il l’ignore.

(Nota : il s’agit en fait du grand cargo CLAN MACMASTER, lancé sous le nom de SUTHERLAND et alors en achèvement au chantier Doxford de Sunderland. L’enquêteur français a mal compris le nom. Ce navire fera naufrage en Septembre 1923 sur Thousla Rock –Ile de Man-)
Voici ce navire avant son naufrage

Image

Et après

Image

Il lui demande aussi « Que pensent les Américains de la guerre ? » Le capitaine répond « Ils désirent la fin de la guerre ».

Le sous-marin suivait le voilier depuis deux heures. Il n’avait pas de tube lance torpille visible et pas de dispositif pour mouillage de mines.

Deux marins allemands, accompagnés par le maître d’équipage ULSEN se sont rendus à bord du voilier. Ils se sont emparés de vivres, de vêtements, d’argent, et des instruments nautiques qui se trouvaient dans la chambre du lieutenant MITCHELL. Sur un signal du sous-marin (deux coups de sifflet) ils ont placés deux bombes de chaque bord de la coque du voilier et sont revenus à bord du sous-marin. Les hommes du PAOLINA qui attendaient sur le pont du sous-marin furent contraints par les marins allemands armés de coutelas et de revolvers d’embarquer tous les vivres à bord. Puis on les fit rembarquer dans leur canot avec leur capitaine et ils firent route vent arrière vers les îles Scilly. C’est alors qu’ils furent recueillis par l’AVENTURIER à 13h35 le 26 Septembre.

Le PAOLINA avait coulé par l’avant à 11h30 le 25 Septembre.

Cdlt
olivier

Rutilius
Messages : 12527
Inscription : mar. avr. 22, 2008 2:00 am

AVENTURIER, ex-MENDOZA argentin — Torpilleur d’escadre.

Message par Rutilius » jeu. déc. 06, 2018 10:59 pm

Bonsoir à tous,

Aventurier, ex-Mendoza argentin — Torpilleur d’escadre (1914~1938).

Avec les torpilleurs d’escadre Intrépide, Opiniâtre et Téméraire, l’Aventurier fut initialement inscrit sur la Liste des bâtiments de guerre français en Août 1914 (J.O. 17 août 1914, p. 7.478), ayant Toulon pour port comptable (J.O. 27 septembre 1914, p. 8.063).

Il fut administrativement considéré comme bâtiment armé en guerre :

— du 2 août 1914 au 16 septembre 1916 ;
— du 24 mai 1917 au 26 février 1918 ;
— du 8 août au 26 novembre 1918 ;
— du 20 mai au 24 octobre 1919, date de cessation des hostilités.

[Circulaire du 25 avril 1922 établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du 3 août 1914 au 24 octobre 1919, le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du 16 avril 1920, art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. : Bull. off. Marine 1922, n° 14, p. 720 et 725.].

Il fut ensuite considéré comme bâtiment armé militairement du 30 avril au 31 mai 1921 (Arrêté du 13 juil-let 1923 donnant Liste des bâtiments et formations ayant acquis des bénéfices de campagne du 24 octobre 1919 au 1er janvier 1923 : Bull. off. Marine 1923, n° 23, p. 78 et 79).


AVENTURIER - Torpilleur d'escadre - x - .jpg
AVENTURIER - Torpilleur d'escadre - x - .jpg (150.4 Kio) Consulté 83 fois
Bien amicalement à vous,
Daniel.

NIALA
Messages : 1018
Inscription : lun. févr. 14, 2011 1:00 am

Re: AVENTURIER Contre-torpilleur

Message par NIALA » ven. déc. 07, 2018 9:24 am

AVENTURIER 1916.jpg
AVENTURIER 1916.jpg (100.38 Kio) Consulté 65 fois
l'Aventurier en 1916, il avait alors une silhouette très différente de la photo précédente que le montre après sa refonte et sa remotorisation.

Alain
Cordialement

Alain

Memgam
Messages : 3411
Inscription : lun. nov. 23, 2009 1:00 am

Re: AVENTURIER Contre-torpilleur

Message par Memgam » ven. déc. 07, 2018 10:54 am

Bonjour,

A l'origine, l'Aventurier avait un appareil propulsif comportant cinq chaudières White-Foster-Wheeler, timbrées à 16/17 kg/cm2, ayant une surface de grille de 37,20 m2 et une surface de chauffe de 2405 m2, dont quatre chauffant au charbon et une, celle de l'avant, au mazout, fournissant la vapeur à deux turbines Rateau à attaque directe, développant 18000.

La refonte de 1924-1927 a compris le remplacement des cinq chaudières d'origine par trois chaudières Schulz-Thornycroft prélevées sur les ex-torpilleurs allemands V100 et V126 que nous n'avions pas le droit d'utiliser comme navires.

Cette transformation entraîna un changement de silhouette, passant de trois cheminées grêles à deux larges cheminées.

Source : Henri Le Masson, Histoire du torpilleur en France, Académie de Marine, 1967.

Cordialement
Memgam

Rutilius
Messages : 12527
Inscription : mar. avr. 22, 2008 2:00 am

AVENTURIER, ex-MENDOZA argentin — Torpilleur d’escadre.

Message par Rutilius » sam. déc. 15, 2018 2:14 pm

Bonjour à tous,

Marins du torpilleur d’escadre Aventurier


— LE BIHAN François André, né le 25 juillet 1888 à Roscanvel (Finistère), décédé dans la nuit du 1er au 2 janvier 1915 à Dunkerque (Nord), étant tombé accidentellement dans le bassin du port ; corps retiré du chenal le 26 juillet 1915 et transporté quai des Hollandais (Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1915, Vol. II, f° 54, acte n° 1.122). [Non déclaré « Mort pour la France »].

• Fils d’Yves LE BIHAN, né vers 1859, cultivateur, et de Marie Louise CAPITAINE, née vers 1862, cultivatrice, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Roscanvel, Année 1888, f° 5, acte n° 24). Célibataire.

Matelot de 1re classe chauffeur breveté, inscrit le 16 octobre 1906 au quartier du Conquet, n° 1.244 ; classe 1908, n° 3.025 au recrutement de Brest.


— CHAMPALAUNE Henri Céleste François, né le 22 novembre 1893 à Plouasne (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor), décédé dans la nuit du 1er au 2 janvier 1915 à Dunkerque (Nord), étant tombé accidentellement dans le bassin du port ; corps non retrouvé. [Non déclaré « Mort pour la France »].

• Fils de Jean Marie Joseph CHAMPALAUNE, né le 24 mars 1865 à Plouasne et décédé le 27 mai 1900 à Evran (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes-d’Armor), laboureur, et d’Émilie Rose NIVOL, née le 13 septembre 1870 à Pleugueneuc (Ille-et-Vilaine), « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Saint-Thual (– d° –), le 12 octobre 1892 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Thual, Année 1892, f° 3, acte n° 3 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Plouasne, Année 1893, f° 31, acte n° 59). Célibataire.

Matelot de ... classe, inscrit au quartier de Dinan, n° 1.916 ; classe 1913, n° 1.116 au recrutement de Saint-Brieuc~Dinan.

____________________________________________________________________________________________

• Torpilleur d’escadre Aventurier — alors commandé par le lieutenant de vaisseau René Ernest SÉMICHON —, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 43, p. num. 1.234.


SS Y 43 - 1234 -.JPG
SS Y 43 - 1234 -.JPG (239.46 Kio) Consulté 37 fois
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
Messages : 12527
Inscription : mar. avr. 22, 2008 2:00 am

AVENTURIER, ex-MENDOZA argentin — Torpilleur d’escadre.

Message par Rutilius » dim. déc. 16, 2018 9:57 am

Bonjour à tous,

■ Historique (complément).

— 6 août 1917 : A 20 h. 35, arrive au secours du bateau-piège Jeanne-et-Geneviève, gravement avarié à la suite d'un engagement avec le sous-marin allemand U-61 (Kapitänleutnant Victor DIECKMANN).

Jeanne-et-Geneviève avait lancé un S.O.S. à 17 h.50 signalant un sous-marin ennemi par 46° 10’ N. et 05° 04’ W.

• Torpilleur d’escadre Aventurier — alors commandé par le capitaine de corvette Constant Robert BREYMANN —, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 43, note n° 33, p. num. 1.299.

« n° 33. — 9 août 1917.

Le Capitaine de corvette Breymann, Commandant l’Aventurier,
à Monsieur le Capitaine de vaisseau, Chef de la Division des patrouilles de Bretagne

L’Aventurier a appareillé le 6 août dans la matinée avec les instructions suivantes : " Croiser autour d’un point R., situé par 46° N. et 3° 40’ O., et retour à Brest le 8 août au soir. "
La croisière s’est effectuée par très beau temps. Les routes parcourues sur le graphique ci-joint. [Non annexé]
Le 6, à 17 h. 50, S.O.S. de Jeanne-et-Geneviève. Mis le cap dessus à 18 nœuds. A 20 h. 30, communiqué à la voix avec le Jeanne-et-Geneviève qui à une vingtaine de blessés et qui demande un médecin. Envoyé à bord le quartier-maître infirmier et prévenu Rochefort par T.S.F., le poste de Jeanne-et-Geneviève n’ayant pas une portée suffisante. Jeanne-et-Geneviève croit avoir coulé le sous-marin. L’Audacieuse rallie à 21 heures avec 47 hommes du Campana et fait route sur Rochefort.
Régulus rallie à 21 heures 30. Donné à Régulus l’ordre de croiser sur le parallèle de 45° 20’. et, après la croisière, sur le parallèle de 45°.
Le 7, à 0 h. 30, entendu une émission de poste allemand paraissant très rapprochée. A 5 h. 20, S.O.S. de Port-Curtis
(*) par 46° 36’ et 7° W. ; mis le cap dessus. A 6 h. 35, la position est rectifiée et portée à 45 milles Ouest de Penmarc’h. A 12 heures, Régulus qui est allé au secours du Port-Curtis signale qu’il n’a rien aperçu par 46° 30’ et 7° W. A 18 heures, croisé le chalutier Grondin de Lorient en pêche. A 20 heures, donné l’ordre à Cassiopée et Régulus de diriger sur Brest et remorquer si nécessaire le voilier Rothesay rencontré le matin par Cassiopée.
Le 8, à 9 heures, rencontré le voilier anglais Motherland venant de New-York et allant à Belle-Île avec un chargement d’huile. Escorté ce voilier. A 13 heures, le Gabion rallie et prend l’escorte du Motherland. L’Aventurier fait route sur Brest où il s’amarre à 18 heures.

Observations. — Cette première croisière a été excellente pour l’entraînement du bâtiment. Elle aurait peut-être procuré un résultat plus tangible si nous avions pu déterminer dans la nuit du 6 au 7 la direction de l’émission allemande perçue nettement par notre T.S.F. Je demande que l’installation d’un radiogoniomètre soit étudiée et réalisée le plus tôt possible sur l’Aventurier.

Signé : Breymann. »


____________________________________________________________________________________________

(*) Port-Curtis. — Cargo-vraquier de 4.710 t. Dimensions : 122,1 x 16,1 x ... m ; propulsion : machine à quadruple expansion ; vitesse : 12 nœuds. Construit en 1910 par le chantier Hawthorn, Leslie & C°., Ltd., d’Hebburn-On-Tyne (Newcastle-Upon-Tyne, Royaume-Uni) pour le compte de la société d’armement Commonwealth & Dominion Line, Ltd. (Port Line Domi, Ltd.), établie à Londres (Royaume-Uni).

Coulé le 7 août 1917 au moyen de charges explosives par le sous-marin UC-71 (Oberleutnant zur See Reinhold SALTZWEDEL) à 70 milles dans l’Ouest de Penmarc’h, par 47° 30’ N. et 6° W., alors qu’il allait à ... avec un chargement d’avoine.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

— 16 septembre 1917 : A 18 h. 00, par 48° 43’ et 5° 25’ W., recueille dans une embarcation le capitaine A. MORISSON et les 6 hommes qui constituaient l’équipage du schooner américain Ann J. Trainer, coulé au canon le même jour, vers 16 h. 00, par le sous-marin allemand UC-21 (Oberleutnant zur See Werner von ZERBONI di SPOSETTI), par 48° 44’ N. et 5° 30’ W., alors qu’il allait de New-York au Havre avec un chargement d’huile minérale et de câbles métalliques. Les débarque le 17 à Brest.

• Torpilleur d’escadre Aventurier — alors commandé par le capitaine de corvette Constant Robert BREYMANN —, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 43, note n° 39, p. num. 1.303 et 1.305.

« n° 39
Note pour Monsieur le Capitaine de vaisseau,
Chef de la Division des patrouilles de Bretagne

Compte rendu de la sortie du 12 au 17 septembre 1917.

....................................................................................................................................

Journée du 16. — La brume se lève vers 11 heures. Continué à appeler le convoi. Demandé au convoi sa position par
Auxiliary Code 19, en passant par Kerlaër. Le convoi répond dans un code inconnu de nous. A 18 heures, par 48° 43’ et 5° 25’ W., recueilli une embarcation contenant le capitaine et 6 hommes du schooner américain Ann J. Tramer, de New-York, coulé au canon par un sous-marin allemand vers 16 heures, par 48° 44’ N. et 5° 30’ W. Ci-joint l’interrogatoire conforme au questionnaire de la D.M. [dépêche ministérielle] du 12 février 1916. »


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

— 26 septembre 1917 : A 2 h. 30, par 49° 10’ N. et 7° 44’ W., recueille dans trois embarcations le capitaine H.-L. MORTENSEN et les 15 hommes d’équipage du trois-mâts barque américain Paolina, coulé la veille le sous-marin allemand UC-65 (Kapitänleutnant Claus LAFRENZ), par 48° 37’ N. et 8° 45’ O, alors qu’il allait de New-York au Havre avec un chargement de fil de fer barbelé et d’hydrocarbures. Les débarque le même jour à 14 h. 00 en grand rade de Brest.

• Torpilleur d’escadre Aventurier — alors commandé par le capitaine de corvette Constant Robert BREYMANN —, Journal de navigation n° 22 / 1917 — 6~26 septembre 1917 — : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 44, p. num. 848.

« Mercredi 26 septembre 1917.

De 0 à 4 heures.

1 h. 30 — Aperçu trois feux à tribord. Mis le cap dessus.

2 h. 25 — Reconnu trois embarcations de naufragés. Les 16 hommes montent à bord. Pris une vedette à la remorque.

2 h. 31 — Position estimée : L. 48° 58’ ~ G. 07° 23’. »

• Torpilleur d’escadre Aventurier — alors commandé par le capitaine de corvette Constant Robert BREYMANN —, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 43, note n° 40, p. num. 1.305, 1.306 et 1.309.

« n° 40.
Note pour Monsieur le Capitaine de vaisseau,
Chef de la Division des patrouilles de Bretagne

Compte-rendu de la sortie du 22 au 26 septembre.

....................................................................................................................................

26 septembre. — A 2 h. 30, stoppé par 49° 10’ N. et 7° 44’ O. pour recueillir l’équipage — le capitaine et 15 hommes dans trois embarcations — du trois-mâts barque américain Paolina, coulé par un sous-marin le 25 septembre, vers 8 du matin, par 48° 37’ N. et 8° 45’ O. Ci-joint les réponses à l’interrogatoire, conformément à la dépêche ministérielle du 12 février 1917.

Fait route pour Brest. Amarré en grande rade-abri à 14 heures.

Brest, le 27 septembre 1917.

Signé : Breymann. »
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Répondre

Revenir à « MARINE »