16e section d'infirmiers militaires

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corinne
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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par corinne » mar. janv. 13, 2009 9:06 pm

bonsoir Renaud ,Eric, Jean marc
bonsoir à tous

Merci Renaud pour cette photo. Je la rajoute de suite dans mon dossier 16éme SIM .j 'ai comparé celle ci avec la photo d 'Evariste , mais rien de concluant.Si cette photo date d'apres décembre 1914...jil ne peut evidemment y figurer..

amicalement

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ae80
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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par ae80 » mar. janv. 20, 2009 1:07 pm

Bonjour Renaud, bonjour Corinne, bonjour à tous,
les photographies de ce type sont toujours émouvantes. Prise peu avant guerre, qu'en est-il du destin de chacun de ces soldats brancardiers ? Je ne savais pas que les brancardiers étaient pourvus d'épaulettes blanches. Merci encore Renaud.

Pour ce qui concerne le prêtre brancardier de l'Aveyron, un certain nombre d'indices me faisait penser que bien qu'appartenant au 16e SIM il ne faisait pas partie du Groupe de Brancardiers du CORPS (16e C.A.) mais plutôt du GBD 32 (Groupe de Brancardiers Divisionnaires de la la 32e). En voici, je pense la preuve avec l'évocation de la journée ou plutôt de la soirée et la nuit du 24 mars 1915, sur le front de Champagne.
ATTENTION ! le récit comporte un certain passage affreux. Il montre la dure, très dure réalité du champ de bataille. Il est aux antipodes des remises de décorations ou des textes des citations à l'ordre de ... où l'on enrobe par des superlatifs l'inhumanité de cette guerre et des guerres en général.

ON NE PEUT POURTANT TUER LES VIVANTS POUR FAIRE DES MORTS

24 mars 1915

18 blessés couchés du 80e ;
3 blessés couchés du 15e ;
4 assis du 15e.
Relève faite par M. Guyon, officier gestionnaire, vu la pénurie d’aspirants. M. Derrien (Aspirant) et 20 brancardiers ont relevé et enterré 34 morts dont 1 boche –Bois Mouton et cote 196

JMO du GBD 32 (Groupe de Brancardiers de la 32e Division d’infanterie)

Voici la narration du prêtre brancardier aveyronnais qui commence son 4e Carnet par cette même journée :

Mercredi 24 mars : Saint-Jean sur Tourbe

A 6 heures du soir, nous partons précipitamment au nombre d’une vingtaine, sans brouettes, et ignorants de ce que nous allions faire. Nous arrivons à Mesnil sans trop d’inconvénients, glissant sur la boue gluante et épaisse des chemins. Nous suivons autant que possible les boyaux. A Mesnil, après une assez longue attente, nous partons en avant, et suivons des soldats du Génie qui nous indiquent la voie à suivre. Nous suivons d’abord un chemin à la sortie du village. Puis d’un bond nous franchissons en vitesse 50 mètres de terrain dangereux battu par les balles qui sifflent bien près aux oreilles. Nous entrons un après l’autre dans un boyau. Nous le suivons longtemps, 1 ou 2 kilomètres ; il est haut et large et aurait été fait par les Allemands. On y est à l’abri des balles, sauf à se courber à certains passages dangereux où la tranchée est plus basse ou plus exposée, prise d’enfilade par les balles. Le boyau est tortueux parfois inextricable. On s’y perdrait si on n’était conduit. C’est un vrai labyrinthe. Ces boyaux supposent un travail de géants. Il est vrai que les Boches ont eu tout le loisir de s’y installer confortablement et de s’y fortifier depuis le mois de septembre jusqu’à fin février date où ils ont été chassés par la vigoureuse offensive des Français.
Enfin, après bien des faux pas, on arrive et on s’arrête. Puis le major qui nous conduit et qu’on a renseigné nous indique ce que nous avons à faire : chercher des cadavres dans un champ entre 2 bois et dans le bois aussi, en nous dispersant de côté et d’autre, et porter ces morts au bout du bois où le Génie viendra les prendre pour les ensevelir. Nous hésitons un instant, car la tâche imposée est difficile et dangereuse. Les balles sifflent, basses, et frôlent la terre qui couronne les tranchées. Enfin, il faut s’exécuter. D’un bond, quelques uns s’élancent dans le champ où ils courent. Je saute à mon tour et franchis une trentaine de mètres pour m’accroupir dans une autre tranchée, dans le bois. Les arbres ont été coupés, rasés par les obus, les branches s’enchevêtrent partout et rendent toute marche difficile. Comment s’aventurer en pareil terrain. Blotti dans la tranchée où sifflent les balles, j’inspecte un peu le terrain avec les camarades. Quelques uns font un pas en avant et découvrent un cadavre. A mon tour, je sors avec deux autres qui me suivent. Nous faisons en toute hâte 30 mètres et nous nous jetons dans un trou d’obus où déjà 4 ou 5 brancardiers sont terrés et blottis. Il ne faut pas rester là. Nous faisons un autre bond dans le bois parmi les branches et les trous d’obus. On rampe, on s’arrête, on avance. L’un de nous trouve un cadavre à l’orée du bois. Il appelle. Nous le saisissons l’un par les pieds, les autres chacun par un bras. Il est lourd, gonflé par la pluie. La capote cède sous le poids. Une odeur infecte se dégage du cadavre qui est là depuis 2 semaines ou plus. C’est insupportable. Avec ce fardeau que nous traînons plus que nous portons, nous franchissons sous les balles toujours, un espace de 50 à 80 mètres et nous déposons le cadavre que les soldats du Génie viennent prendre pour l’enterrer. Et vite dans la tranchée où l’on respire, à l’abri de la fusillade qui ne cesse pas. Les balles passent nombreuses en jetant un bruit sec, comme si elles éclatent ou poussent leur sifflement aigu, un miaulement lugubre, dans les branches, et se perdent dans les airs, dans la terre où le sifflement s’étouffe ou dans les arbres qu’elles frappent.
Le sergent, immobile derrière la tranchée, nous presse de sortir à nouveau pour la recherche macabre. Je repars avec 3 camarades. Dans un trou obus gît un autre cadavre, à demi enterré. Nous nous cramponnons à ses jambes pour le retirer ; il faut y faire, et comme des voleurs, des détrousseurs de cadavres, nous le trainons à toute allure, le long du bois. Nous faisons un arrêt et nous nous abritons dans un trou d’obus. Mais il faut arriver au bout de la forêt.
On revient à la charge, et après de grands efforts nous arrivons à l’extrémité du bois où nous laissons notre mort. Et vite on est dans la tranchée. Le major est là ; il ne consentira à repartir que lorsque 10 cadavres auront été trouvés et apportés. Nous n’en avons que 5. Plusieurs brancardiers sont dehors et reviennent après avoir battu le bois sans avoir rien découvert. On ne peut pourtant tuer les vivants pour faire des morts. Ceux qui n’ont fait qu’un voyage repartent ; un sixième cadavre est trainé. Enfin, puisqu’on ne trouve plus de morts, on va repartir. Nous regagnons le boyau par où nous sommes venus. Là nous attendons les soldats du Génie qui travaillent à recouvrir la fosse. Là nous causons, nous sommeillons sur la terre humide.

[…]
Nous repartons enfin après un long moment d’attente pendant lequel un canon monté sur automobile, un canon-revolver ou une auto mitrailleuse tire sur les tranchées allemandes. Nous suivons le boyau précédemment suivi ; des soldats en 3e ligne probablement sont là assis ou moitié couchés qui veillent équipés et en armes.
La boue du boyau est épaisse et gluante. D’un bond, à l’extrémité, nous franchissons une seconde fois le terrain découvert et dangereux et nous voilà à Mesnil où nous sentons plus en sûreté cette nuit-là alors que les nuits précédentes on s’y était assez anxieux
( ?). Mais un danger plus sérieux passe et fait oublier un danger moindre. C’était bien le cas. Nous suivîmes après Mesnil le boyau de la Crête, ne prêtant guère attention alors aux quelques balles qui frappaient l’air. En chemin nous rencontrons le Commandant du 1er bataillon du 122e relevé ce soir-là et qui allait au repos en arrière près de Laval. Le Commandant s’était égaré en route. Nous lui indiquons le chemin. Il nous apprend qu’un de nos camarades, le Sous-lieutenant Théren, a reçu une blessure affreuse aux pieds dont l’un a été emporté par des éclats de bombe.
Nous rentrons à Saint-Jean, vers 3 h. ½. Nous n’en pouvons plus ; nous traînons nos pieds qu’une marche continuelle dans la boue a fatigués, nous dormons en marchant. Nous sommes crottés d’importance des pieds à la tête.
Malgré notre fatigue et notre soif, nous allons dire la Ste messe.
Cordialement
Eric ABADIE

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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par corinne » mer. janv. 21, 2009 4:43 pm

bonjour Eric
Merci pour ce témoignage , quelle horreur cela a du étre cette recherche de corps, sous les balles dans le froid et la boue....
Amicalement
Corinne
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ae80
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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par ae80 » mer. janv. 21, 2009 6:41 pm

Bonsoir à tous,

Léon BADUEL

Le Groupe de Brancardiers du Corps (16e Corps d’armée) suit le retrait et le transfert de cette unité du front (région d’Ypres) vers une zone de repos (Moreuil/Montdidier) au cours de la première quinzaine du mois de février 1915.
Le G.B.C. 16 cantonne à Rainneville (Somme) le 10 février au soir, se repose le lendemain au même endroit, puis repart le 12 pour Sains-en-Amiénois. Le 13, il prend le chemin d’Esclainvillers.
C’est là que Léon BADUEL, du Groupe de Brancardiers de Corps, secteur 138 (celui du 16e C.A.), après s’«être remis quelques instants des fatigues d’une marche de 20 kilomètres » écrit à sa femme Alexandrine, habitante de Graissac près de Sainte-Geneviève, dans le nord du département de l’Aveyron, une lettre touchante où pudiquement il parle de leurs liens étroits malgré la trop longue séparation depuis son départ.
« Je m’empresse et suis heureux à la fois de venir te remercier de ta bonne lettre datée du 7. Bien que le service postal ne fonctionne pas très bien pour le moment ; je reçois toujours bien tes correspondances et sans retard. Je suis donc en tout temps bien favorisé et tu ne doutes pas comme j’en suis satisfait. En effet, plus le temps s’écoule et plus tes bonnes paroles me sont précieuses et réconfortantes. Aussi combien je remercie la providence de posséder un bon petit cœur comme le tien. Je regrette bien de ne pouvoir t’écrire plus longuement car je sais en effet que tu ne dois pas te lasser de lire mes missives. De tous ces jours-ci il ne me sera guère possible de faire autrement, mais dès que j’aurai un peu plus de temps de libre tu peux croire que c’est avec plaisir que je t’en adresserai 4 longues pages. C’est du reste mes meilleurs moments lorsque je peux m’entretenir avec toi… »
Le 11 septembre 1915, « BADUEL Léon Jean, Sergent, [est] cité à l’ordre de la Direction du Service de Santé du 16e C.A. Le 27 août 1915, sous un bombardement par avion et après avoir été lui-même renversé par l’explosion d’une bombe a fait preuve de courage et de sang froid en secourant trois blessés tombés près de lui qu’il a aidé à transporter à une formation sanitaire voisine. »
Le même jour est cité :
« BARBES Michel Maximilien Léon, 2e classe. Le 27 août 1915, sous un bombardement par avion, a fait preuve de courage et de sang froid en portant secours à des camarades blessés près de lui. A participé à leur transport à une formation sanitaire. » (1)
Le JMO du Groupe de Brancardiers de Corps (16e) note pour la journée du 28 août 1915 :
« L’infirmier COURRET est tué à Valmy, par une bombe d’avion. » (2)
L’état des pertes de ce même groupe en fin du deuxième cahier du JMO (3) apporte quelques autres précisions :
« + 28 août 1915 – COURET Gabriel, brancardier, tué par une bombe lancée par un aéroplane allemand sur la gare de Valmy.)
Il a été impossible de retrouver sa fiche sur le site de « Mémoire des Hommes ». L’un de vous aurait-il des renseignements sur lui ?

(1) Groupe de Brancardiers du Corps (16e) – JMO du 1er janvier 1916 au 14 novembre 1918 – 26N162/12.
(2) Groupe de Brancardiers du Corps (16e) – JMO du 3 août 1914 au 31 décembre 1915 – 26N162/11, page 86.
(3) Groupe de Brancardiers du Corps (16e) – JMO du 1er janvier 1916 au 14 novembre 1918 – 26N162/12, liste des pertes p. 74.


Cordialement
Eric
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Cordialement
Eric ABADIE

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ae80
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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par ae80 » mer. janv. 21, 2009 7:21 pm

J'ajoute que deux soldats de la 18e S.C.O.A. sont tués le 28 août 1915 à Valmy par une bombe d'avion :
AURIERE Jean, né le 19/11/1876 à Preignac (33)
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... =791161194
et
CAPERAN Jacques, né le 27/07/1878 à Igon (64)
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... 3320385311

Y a-t-il eu une ou deux attaques aériennes sur Valmy les 27 et 28 août 1915 ?

Bonne soirée à tous
Eric
Cordialement
Eric ABADIE

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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par martinez renaud » jeu. janv. 22, 2009 10:06 pm

Bonsoir Eric, bonsoir Corinne
Merci encore pour ces pages. La bataille de Beauséjour reste pour le 53ème RI (32ème DI), à mon avis, la plus dure des affaires. J'y consacre un chapitre entier sur les horreurs vécues par les malheureux poilus de la division. Le témoignage du stoïque brancardier nous livre une fois de plus, s'il en était besoin, l'enfer de mars 1915.
Amicalement
Renaud
Gloire aux 53ème et 253ème RI

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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par jmbissieres » mar. janv. 27, 2009 11:16 am

Je commence un site sur mon arrière grand-père : http://jmbissieres.free.fr/
Dites moi ce que vous en pensez, je le complète régulièrement.
Mon site sur mon arrière grand père http://jmbissieres.free.fr/

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ae80
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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par ae80 » mar. juin 23, 2009 12:19 am

Bonsoir à tous,

Quelques lignes des carnets du prêtre brancardier au 16e SIM en avril 1915

"Vendredi Saint 2 avril : St Jean-sur-Tourbe - Somme-Suippe (1)
[...]
Le départ est annoncé. On se prépare. Il a lieu après la soupe vers 10 h 1/2. Ce n'est pas sans regret que nous quittons notre hutte où nous vivions si tranquilles, en famille. Nous passons Somme-Tourbe et arrivons à Somme-Suippe avant 2 h. En route nous voyons un parc d'aviation situé près de la route et où 5 ou 6 biplans brillants neufs, blindés, puissants, rangés semblent attendre un ordre pour s'envoler.
Nous sommes cantonnés dans une vaste grange où logent des soldats du 17e Corps, des méridionnaux comme nous, des Toulousains. En effet le 16e Corps vient remplacer ce corps d'armée qui se trouve en Champagne depuis 5 ou 6 mois. Ils sont gais comme le soleil de leur pays. On le voit le soir. Plusieurs d'entre eux, des "vieux" même nous font mourir de rire en faisant la "scène de l'ours" ou les prestidigitateurs.

[...]
Samedi Saint 3 avril : Somme-Suippe
Dans la matinée, on attend un ordre de départ pour Suippes, bien qu'on ait demandé à rester ici. Les hussards s'installent dans notre cantonnement. Nous passons à gauche de la route dans le cantonnement qu'occupaient les brancardiers de la 33e du 17e Corps. L'ordre arrive vers 1 h. ; on reste ici. Vite on nettoie le cantonnement et on prend ses places. Après la soupe du soir, je vais à l'église où de nombreux soldats se confessent. Invité à confesser par le curé débordé de travail, je ne puis car je dois rentrer au cantonnement pour savoir si je ne dois pas partir à la relève, étant un des premiers à marcher. 2 camarades se mettent à la disposition des soldats qui attendent. Je rentre et vais à la petite gare ; un blessé du 53e arrive par le Decauville. Nous le portons à l'ambulance 7."

(1) Direction du service de santé du 16e Corps d'Armée : J.M.O. du 2 août 1914 au 30 décembre 1916 - 26 N 162/7
"Le 2 avril (1915) le 17e C.A. quittant la région le C.A. se desserre la 32e Division prenant son secteur. L'ambulance 7 et l'ambulance 3 vont à Somme-Suippes remplacer les formations du 17e qui y étaient installées."

Cordialement
Eric
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Eric ABADIE

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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par bernard berthion » mar. juin 23, 2009 1:35 am

Bonsoir Eric,
très intéressantes pages écrites par ce prêtre-infirmier .
Je serais intéressé par la suite des événements en Champagne .
Merci d'avance . Cordialement BB
- Août 1914 dans le département des Ardennes : du début août avec l'arrivée et le passage des troupes se concentrant en se dirigeant vers la Belgique, au repli de fin août vers la Marne en résistant sur la Semoy, La Chiers, la Meuse, l'Aisne, la Retourne.

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ae80
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Re: 16e section d'infirmiers militaires

Message par ae80 » mer. juin 24, 2009 12:49 am

Bonsoir à tous,
Un court extrait du 4e carnet du prêtre aveyronnais pour la journée du 2 avril 1915. Il se rend à l'église du village, Somme-Suippes, malgré la défense de son supérieur, le médecin-chef, pour assister à une cérémonie religieuse.
A la fin de sa narration il fait la remarque suivante :
"A remarquer que l'on a ingénieusement caché le clocher de l'église par des branchages et qui ainsi il sera difficilement repéré par l'artillerie allemande, et sauvé de la destruction."
Ce qui semble être confirmé sur une carte postale de cette époque :

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Cordialement
Eric ABADIE

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