Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

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gizmo02
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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par gizmo02 » jeu. nov. 02, 2017 7:38 pm

Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Mort avant l’Armistice et inhumé à Flavigny-le-Petit, le tirailleur kanak sera exhumé jeudi.

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ci comme en Nouvelle-Calédonie, les commémorations du 11 novembre 1918 prennent une dimension particulière avec cet événement commun aux deux territoires. Le tirailleur de la petite île de Tiga, Kalepo Wabete, né en 1889, est venu mourir au combat ici, dans l’Aisne, à Vesles-et-Caumont en octobre 1918. Dix-huit jours avant l’Armistice.

Ce cultivateur de Nouméa s’était engagé deux ans plus tôt et avait rejoint le bataillon mixte du Pacifique. Il faisait alors partie du premier contingent des tirailleurs kanaks.

«Il a fait preuve d’un grand sang-froid»

À partir de juin 1918, son bataillon participe à la bataille du Matz, dans l’Oise. Début août, lors de la tentative d’enfoncement de la ligne Hunding, il prend part à l’attaque du plateau de Pasly, près de Soissons, puis aux actions en direction de l’Ailette, à l’arrière du Chemin des Dames.

Quelque temps avant de mourir lors d’une offensive, il avait reçu une citation à l’ordre du bataillon : « Bon fusilier tirailleur, il a fait preuve d’un grand sang-froid au cours des bombardements et tirs de barrage subi par la compagnie les 28 et 29 août 1918. »

Il a été décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze. En 1924, sa dépouille est transférée au cimetière de la Désolation de Flavigny-le-Petit.
Cérémonie militaire à Nouméa

Jeudi 2 novembre, elle sera donc exhumée lors d’une cérémonie patriotique. Il quittera l’Aisne pour rejoindre son île natale.

Le corps du soldat kanak Kalepo Wabete rejoindra la Nouvelle-Calédonie le jeudi 9 novembre avec son arrivée à l’aéroport de La Tontouta à Nouméa. Le vendredi 10 novembre se tiendra une veillée funèbre au centre Ko We Kara et le samedi 11 novembre, une cérémonie militaire aura lieu à Nouméa, suivie de l’inhumation à Tiga. C’est dire l’ampleur que prend cet événement attendu depuis des années sur cette île du Pacifique.

La flamme du Soldat inconnu, à Paris, devrait elle aussi être rallumée en sa mémoire car Paris participe activement à cette commémoration d’une ampleur nationale.



Rituel kanak lors de la cérémonie

La cérémonie d’exhumation à lieu ce jeudi 2 novembre à 15 h 30 à la nécropole du cimetière de Flavigny-le-Petit (axe Guise-Marle). Les personnalités locales y sont attendues, tout comme de nombreux porte-drapeaux et sections d’anciens combattants. Les élèves du collège Pierre-Sellier de la Capelle prendront place à l’événement. Quelques élèves en vacances ont accepté au côté de leur professeur d’histoire de rappeler le parcours de Kalepo Wabete.

La famille du défunt fera le déplacement depuis la Nouvelle-Calédonie. Elle devrait être composée d’une dizaine de personnes qui arrivent ce matin à l’aéroport. Des soldats originaires du Pacifique ainsi que des soldats kanaks rehausseront cette cérémonie notamment pour porter le cercueil à la fin de la cérémonie.

La culture kanake sera au cœur de l’événement avec des chants interprétés aussi sur place. La cérémonie est ouverte à tous.

http://www.lunion.fr/58193/article/2017 ... -ans-apres

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gizmo02
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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par gizmo02 » jeu. nov. 02, 2017 10:39 pm

Le tirailleur kanak Kalepo Wabete du Bataillon Mixte du Pacifique, mort le 25 octobre 1918, a quitté ce jour la nécropole de Flavigny dans l'Aisne pour rejoindre sa terre natale de l'île de Tiga en Nouvelle-Calédonie

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Dans la nécropole nationale de la Désolation de Flavigny-le-Petit, un quartier de la commune de Guise, tous les regards étaient tournés, hier après-midi, vers l’emplacement d’une tombe. Une parmi près de 5 500 autres, alignées, rassemblant pour l’éternité des adversaires d’hier, des combattants français et allemands et aussi représentants d’autres nationalités.
Il avait courageusement remplacé son frère

À cet endroit précis, un monticule de terre brune s’est élevé de plus en plus haut. Les épaules de deux fossoyeurs pouvaient être aperçues avec le mouvement incessant des pelletées de terre. C’était un ballet un peu étrange. Plein de gravité. Au même moment, des chants nostalgiques étaient portés par le son d’une guitare. Cette cérémonie était le signe de l’hommage d’une famille venant de Nouvelle-Calédonie à un de ses parents tué dans l’Aisne. Ce groupe d’une dizaine de personnes est venu pour le raccompagner à l’endroit où il est né en 1889. L’île de Tiga est située à 19 000 kilomètres du département. C’est là qu’il sera inhumé une seconde fois en présence des autorités civiles et militaires.

Kalépo Wabete avait décidé de gagner les rangs de l’armée française pour défendre la liberté. À l’âge de 29 ans, il s’était engagé en remplaçant son frère qui venait de se marier. Ce drame lointain résonne encore avec beaucoup de profondeur chez les siens. « Je suis fier de son courage pour défendre la France. Il est parti à la place de mon grand-père. Si ce dernier avait été enrôlé, je ne serais sans doute pas là », a constaté Émile Wabete, parent du défunt.
Une histoire concrète

Après un débarquement à Marseille et plusieurs mois de traversée, il avait été plongé au cœur des combats du Chemin des Dames. Par la voix de son représentant, Daniel Fermon, directeur de cabinet du préfet, c’est l’État qui a salué « le sens du devoir » de ce tirailleur. Avec lui, c’est tout le bataillon du Pacifique qui est honoré.

Sur 978 soldats, près d’un tiers a perdu la vie. Kalépo Wabete avait combattu près de Soissons et obtenu la croix de guerre. Il a finalement été tué près de Vesles-et-Caumont, dix-huit jours avant l’armistice du 11 novembre 1918. Des élèves du collège Pierre-Sellier, de La Capelle, ont effectué des recherches sur ce héros. Nicolas Quède, leur professeur, n’a d’ailleurs pas caché son intérêt pour cette figure : « C’est une histoire individuelle et concrète qui rejoint la grande histoire. »
Fierté de soldats

En présence de nombreux anciens combattants, les honneurs militaires ont été rendus dans une atmosphère bien particulière : ce sont huit fantassins du 94e régiment d’infanterie de Sissonne qui ont été déployés. Tous avaient en commun d’être originaires du Pacifique ou de l’océan Indien. « Je suis ému. C’est une fierté d’être présent. J’espère que les dépouilles d’autres combattants de Nouvelle-Calédonie seront rapatriées chez eux », a observé le sergent-chef Hulrich Saoulan, venant de ce territoire lointain mais bien lié au continent par le sang versé. À l’issue de ce rassemblement, la Marseillaise a été entonnée avec beaucoup de conviction par tous les participants.

Jeunes, plus âgés, officiels et membres du public, ils ont été unis par une même ferveur impressionnante. On y sentait de la conviction et puis le signe d’une communion.

http://www.lunion.fr/58223/article/2017 ... es-sa-mort

cordialement

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zabmarcus
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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par zabmarcus » ven. nov. 03, 2017 10:06 am

Merci mika [:durand alain:2]
Sois le changement que tu veux voir dans le monde (ghandi)

girodacle
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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par girodacle » ven. nov. 03, 2017 8:18 pm

Bonsoir,
Merci pour ces divers compte-rendus. Il me semblait qu'il était désormais impossible de se faire restituer un corps inhumé dans une Nécropole nationale. Est-ce que je me trompe ?
Cordialement
Alain
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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par monte-au-creneau » lun. nov. 06, 2017 4:51 pm

Il me semblait qu'il était désormais impossible de se faire restituer un corps inhumé dans une Nécropole nationale.
Bonjour girodacle,

En effet ... Cet événement suscite quelques interrogations.

Il est possible que l'exhumation de ce soldat depuis une nécropole nationale ait eu lieu, à titre exceptionnel, "pour marquer le coup" du centenaire, pour faire l'occasion de commémorer la grande guerre et ceux de Nouvelle-Calédonie qui sont morts... Quid d'ailleurs de cet événement ? Qui a demandé ? Qui a organisé ? Qui a autorisé ? Qui a payé ? etc... Peu de précisions dans le texte, peu de précision sur "la famille" : Qui la composait ? Etc...


- QUESTION 1: La beauté des Uniformes des Militaires sert-elle à camoufler la laideur de la guerre ?
- QUESTION 2: Ceux qui aujourd'hui commémorent les Poilus sont-ils les mêmes que ceux qui, il y a 100 ans, les envoyaient au casse-pipe sans ménagement?

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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par monte-au-creneau » dim. nov. 12, 2017 11:18 am

Bonjour,

Maintenant que le 11 novembre est passé, j'y vais de ma réflexion : Je suis un peu déçu, je déplore, que personne ici ne fournisse quelques infos sur cet événement (hormis la coupure du journal transmise par gizmo02 (merci à lui).
Evénement qui, au vu du nombre de personnes présentes sur les photos, revêtait un grande ampleur (et non pas une simple cérémonie familiale) et mobilisait probablement plusieurs associations, entités, officiels, etc. Et le Souvenir Français ?
Il y a certainement ici, des gens qui en savent plus que ça...
Pour cet événement, je trouve surprenant qu'on exhume une dépouille d'une sépulture garantie à perpétuité, pour ensuite la ré-ihumer dans une sépulture familiale. Après, il ne faut pas venir pleurer que les sépultures familiales tombent en déshérence puis disparaissent.
Je pense que la Nouvelle Calédonnie voulait, à sa façon (et à juste titre), commémorer ses morts pour la France. L'idéal aurait été qu'on retrouve l'un des leurs dans les champs, pour ensuite l'inhumer en cimetière militaire avec une belle cérémonie (Comme le soldat FOURNIER, retrouvé récemment et qui sera inhumé le 21 février 2018). Mais comme cela ne s'est pas produit, on a trouvé ce "montage" pour faire l'occasion d'une cérémonie et d'un hommage.
Reste à savoir quelles seront les conditions de ré-ihumation de ce soldat : tombe familiale ? tombe entretenue par qui ? etc.
- QUESTION 1: La beauté des Uniformes des Militaires sert-elle à camoufler la laideur de la guerre ?
- QUESTION 2: Ceux qui aujourd'hui commémorent les Poilus sont-ils les mêmes que ceux qui, il y a 100 ans, les envoyaient au casse-pipe sans ménagement?

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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par terrasson » dim. nov. 12, 2017 12:50 pm

bonjour a vous Monte au creneau bonjour le forum
voila une approche a vos questions concernant ce brave

Kalepo Wabete repose désormais à Tiga[#1C00E2]

Les cérémonies de l'Armistice du 11 novembre, avaient cette année un caractère tout particulier avec cet hommage rendu au tirailleur Kanak Kalepo Wabete, tombé au combat quelques jours avant l'Armistice . Il a enfin retrouvé son île natale, 99 ans après sa mort.
L'émotion au rendez vous
C'est désormais parmi les siens que repose Kalepo Wabete. Ce tirailleur kanak était parti en France en 1916 pour combattre lors de la première guerre mondiale. Il s'était porté volontaire à la place de son jeune frère père de famille. Il mourra sur le champ de bataille en octobre 1918, à pleine plus de 2 semaines avant l'Armistice.
Ce samedi à Tiga, toute la population de l'ile était présente pour accueillir l'enfant du pays de retour chez lui.
Une cérémonie empreinte d'émotion où les autorités civiles, militaires et coutumières lui ont rendu un vibrant hommage.
Le reportage de Brigitte Whaap et Cédric Michau[/#001CE2]
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sources nouvelle caledonie 1
cordialement
cristian terrasson
adischats :hello
soldat forcat a pas jamai portat plan lo sac.Es pas l'ome que gana es lo temps vai i mesme pas paur

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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par arvellavi » mar. nov. 14, 2017 11:05 pm

Bonsoir à tous
Le corps a été rapatrié au frais de l'état suite aux démarches de la famille depuis plus de 30 ans. Cela aurait été fait dans le cadre de la réconciliation entre les deux communautés de Nouvelle Calédonie, mais ne serait-ce pas plutôt un geste pour les élections à venir concernant l'indépendance de ce pays. Les Kanaks ne sont devenus citoyens français qu'en 1946 avant ils étaient sous le statut de l'indigénat.
Il est bon de savoir que sur le monument aux morts de Nouméa il y avait les noms des 139 calédoniens d'origine européenne Mort pour la France et à l'arrière juste un nombre. Ce n'est qu'en 1999 que les noms des 384 soldats Kanaks ont été inscrits sur le fronton du monument.
Je joins sous forme de poème ce que j'avais écrit dans un petit recueil édité en 2004 :
Kanak
Pour défendre sa liberté
Ce pays est venu te chercher
Pourtant, il te l'avait supprimé
Au nom de la "Civilisation".
Loin de ton soleil, de ta terre,
Dans la boue, la neige, le froid,
Tu as mené de fougueux combats,
Tenu les positions et à quel prix.
Combien ne sont pas revenus ?
Il l'ignore, tu n'étais pas compté.
Il se dit: "pays des droits de l'homme"
Fables, mensonges encore colportés.
Il t'a donné des médailles
Que tu portes avec fierté.
Cela ne lui a rien coûté
En échange de larmes de sang.
A l'arrière d'un monument aux morts
Tu n'avais droit qu'à un nombre.
Ce n'est qu'en 1999, remords tardifs
Qu'il y gravera le nom de tes martyrs.
Amicalement à tous

Martin

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Re: Enterré dans l’Aisne, Kalepo Wabete rentre chez lui... 101 ans après

Message par monte-au-creneau » sam. nov. 18, 2017 9:27 am

Bonjour,

Au fait, personne ne s'est soucié de la véritable identité de cet homme. Quel est son nom ? Quel est son prénom ? Personne ne semble savoir.

Selon sa fiche de "Mort pour la France", son nom serait "KALEPO". Mais il n'a pas de prénom. Idem pour sa tombe militaire d'où il a été exhumé : son identité était déjà réduite de moitié.

Ses proches parlent de lui en l'appelant "Kalepo" : "KALEPO" serait donc son prénom (et non pas son nom). Donc, son nom serait "WABETE" ?

Le Député, qui remercie l'Etat et l'ONAC, ne s'encombre pas de ces détails : C'est "KALEPO WABETE".

Bref, ne pas connaitre le prénom d'une personne, c'est vraiment, à mon sens, un signe d'éloignement et de peu d'importance qu'on attache à cette personne. On note même que "KALEPO" est écrit sans la lettre majuscule "K".
Personne ne s'est soucié de sa véritable identité. Sur les tombes militaires françaises, le nom patronymique est écrit en lettre majuscules et le(s) prénom(s) est écrit en caractères plus petits. Chaque être humain possède un nom patronymique (hormis les rares individus S.N.P), ainsi qu'1 ou plusieurs prénoms.

Pour le reste, mon avis est qu'il s'agit d'une récupération politique, pour les uns; et l'occasion de faire des belles et grandes cérémonies et des discours, pour les autres. Seuls pour les quelques membres éloignés de sa famille (il n'aurait pas eu de descendants), ce fut l'occasion de se remémorer ces périodes lointaines.

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