A quel régiment appartenait chiquito de cambo?

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mailha
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Re: A quel régiment appartenait chiquito de cambo?

Message par mailha » ven. déc. 24, 2010 12:56 pm

Merci à tous pour votre aide et vos contributions

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LABARBE Bernard
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Re: A quel régiment appartenait chiquito de cambo?

Message par LABARBE Bernard » ven. déc. 24, 2010 1:35 pm

Bonjour à tous,
Denis, pas besoin de Genweb pour trouver quelqu'un dans le 64 voir carte des membres dont plusieurs à Pau: http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... iques.html
Cordialement,
Bernard

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zelaian
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Re: A quel régiment appartenait chiquito de cambo?

Message par zelaian » mar. avr. 08, 2014 7:18 pm


Bonjour à tous,

Les AD 64 ont récemment mis en ligne les registres matricules. Voici donc la fiche de Joseph APESTEGUY "Chiquito de Cambo" :

http://consultarchives.cg64.fr/registre ... ires/67151

Après avoir effectué son service militaire au 123e RI puis au 49e, il est rappelé à la mobilisation par ce régiment, stationné à Bayonne.
Arrivé au corps le 12 août, c'est donc avec le 249e RI qu'il part au front (avec ou sans son chistera ?), plus précisément avec le 2e échelon constitué du 6e bataillon.

Le 49e avait quitté Bayonne le 7.

Voir cet article que lui consacre la revue Sporting :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 ... ito.langFR

En mai 1917, Chiquito prend part à l'offensive au plateau de Vauclerc, où s'illustrent les pelotari grenadiers de la 35e DI :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4 ... f795.image

Il passe ensuite au 15e BCA le 1er novembre 1917.

Cordialement
DENIS
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zelaian
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Re: A quel régiment appartenait chiquito de cambo?

Message par zelaian » jeu. oct. 16, 2014 12:50 am


Bonsoir à tous,

S'il est parti avec le 249e, c'est bien avec le 49e que Chiquito est blessé le 23 mai 1915 (au combat d'Oulches), comme le mentionne le JMO (page 18 en haut à gauche) :

http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... m_rotate=F

Je n'ai pas trouvé trace de son passage de l'un à l'autre. Les nombreuses pertes de l'automne 1914 on sûrement entraîné des réorganisations.

De retour de convalescence, le 28 janvier 1916, il a pu aussi bien être réaffecté au 49 qu'au 249 (je pencherais pour le second mais sans référence précise, ça reste une supposition).

Je n'ai pas trouvé trace non plus de l'action d'éclat, à V ... (Vauclerc ?) à la suite de laquelle il a obtenu sa citation du 15 mars 1917.

Le débat reste ouvert ...

cordialement

DENIS
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zelaian
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Re: A quel régiment appartenait chiquito de cambo?

Message par zelaian » dim. oct. 19, 2014 11:13 pm


Bonsoir à tous,

Le 31 octobre 1917, le 249e RI est dissous et ses effectifs répartis comme indiqué ici dans son historique :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 ... /f39.image

C'est ce qui explique que Chiquito, qui était donc à cette date au 249e et plus précisément au 6e Bataillon, soit passé au 15e Bataillon de Chasseurs (à pied plutôt qu'alpins) appartenant à la 46e DI (http://crid1418.org/doc/bdd_cdd/unites/DI46.html).

La Division, composée uniquement de chasseurs, part ensuite pour l'Italie.
L'histoire ne dit pas si notre pelotari y a fait suivre son chistéra ...

cordialement
DENIS
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GUI34
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Re: A quel régiment appartenait chiquito de cambo?

Message par GUI34 » jeu. déc. 31, 2020 2:57 am

Bonsoir.

Je "déterre" si j'ose dire le sujet, mais en lisant le journal de bord de mon arrière grand père qui servit au 249°, j'ai tout un passage le concernant dont je vous fais part ici :

Chiquito de Cambo.
Le fameux champion du monde de pelote à grand Chistera, Chiquito de Cambo, est agent de liaison à ma compagnie. C'est mon cycliste. Il vit à Florent à huit ou neuf kilomètres de notre Ravin Sec, avec nos conducteurs. Chaque jour, il vient aux tranchées et nous apporte le courrier, les journaux.
Il arrive aujourd'hui dans un état lamentable. La pluie n'a pas cessé depuis quarante-huit heures. Nous barbotons dans la boue et dans l'eau. Les chemins sont affreux. Chiquito, une fois de plus, a rompu sa bicyclette (il n'y a pas de bicyclette qui résiste à Chiquito) et a fait des chutes renouvelées. Sa figure, ses mains, ses vêtements disparaissent sous une couche épaisse de boue noirâtre et grasse, il est furieux.
Dès qu'il m'aperçoit, il profère contre le temps, le pays, la guerre, la kyrielle accoutumée de ses terribles jurons basques où reviennent sans cesse des « Cogno ! Pouta ! Cogno de cogno ! » qui sortent rauques de sa gorge irritée.
Mon rire le surprend. D'autres, à ma place, n'auraient pas ri impunément, car les colères de Chiquito sont redoutables.
C'est qu'il a une place à part dans le régiment. On s'accorde à lui reconnaître un caractère difficile et on lui passe tout. On lui passe surtout des écarts de langage qui mèneraient ses camarades, s'ils se les permettaient, en conseil de guerre. Il est de bon ton de rire de ceux de Chiquito. Aussi ne se gêne-t-il guère. Il rabroue tout le monde, même les officiers à qui il refuse communément d'obéir. Une formule s'est cristallisée dans son esprit, qu'il exprime à tout propos : « Moi, je ne connais que deux hommes (en lui cela veut dire qu'il n'obéit qu'à deux hommes), le capitaine (c'est Lomont), et le fourrier (c'est moi).
C'est exact. Et il est vrai que nous sommes en sympathie. Il me fait même ses confidences les plus intimes et que je ne trahirai pas.
 Allons, mon vieux Chiquito. Calme-toi. On en a vu d'autres. Assieds-toi. Il y a de beaux jours encore, va, pour les pelotaris de ta trempe aux frontons de Cambo, de Saint-Jean-de-Luz et de Biarritz où je t'ai applaudi. Te souviens-tu de cette fameuse partie d'Anglet à laquelle assistait Édouard VII?
Du coup, il oublie sa fatigue, ses misères. Son regard... où va-t-il le regard de cet homme qui a connu la gloire? Quel que soit le champ qu'il parcoure, je ne doute pas qu'il se pose en ce féérique Pays Basque où il s'est fait, lui, issu d'une famille des plus humbles, une place de Dieu.

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