Etats de service du "1er soldat de France"

Parcours individuels & récits de combattants
lieutenant z
Messages : 112
Inscription : dim. déc. 21, 2008 1:00 am

Etats de service du "1er soldat de France"

Message par lieutenant z » mer. nov. 14, 2018 6:24 pm

Bonjour à tous,

Ci-dessous lien (pages 967 à 973) vers la fiche matriculaire d'Albert Roche que Foch avait nommé le "Premier Soldat de France":

https://archives.ladrome.fr/?id=viewer& ... &img_num=1

Ses états de service sont exceptionnels :
4 ans de guerre au 27 ème BCA
9 blessures
LH, MM, CG avec 12 citations dont 4 à l'ordre de l'Armée

Le brave et modeste Albert mourra en 1939 à 44 an renversé par une voiture....

Respect à sa mémoire

Cordialement
Z

Avatar de l’utilisateur
yvo35
Messages : 1520
Inscription : mar. mai 22, 2012 2:00 am

Re: Etats de service du "1er soldat de France"

Message par yvo35 » lun. avr. 15, 2019 1:44 pm

Bonjour,

Dans L'Ouest-Éclair du 15 avril 1939:
Albert Roche.jpg
Albert Roche.jpg (106.44 Kio) Consulté 197 fois
Cordialement
Yvonnick

Avatar de l’utilisateur
b sonneck
Messages : 2222
Inscription : mar. juin 04, 2013 2:00 am
Localisation : 53- Saint-Berthevin

Re: Etats de service du "1er soldat de France"

Message par b sonneck » lun. avr. 15, 2019 8:52 pm

Bonjour,

Il n'avait pas reçu ce titre de premier soldat de France, mais ses titres étaient équivalents : l'adjudant Louis BST, du 330e RI. Je reproduis ci-dessous la notice qui lui est consacrée dans le tome IV du dictionnaire biographique des membres de la LH ayant un lien avec la Mayenne (le 330e RI était le régiment de réserve de Mayenne) :

BEST Louis, adjudant-chef au 330ème d’infanterie.
• Chevalier LH le 17 mars 1918 (JO du 23 mai).
• Officier LH le 10 octobre 1930 (JO du 12).
• Médaille militaire le 17 avril 1917.
• Croix de guerre avec 5 palmes (12 citations).
Né à Rupt-aux-Nonains (Meuse) le 6 juillet 1879, y décédé le 30 décembre 1951.
Fils de Frédéric, cordonnier, et d’Irma Monchablon, vigneronne.
Matricule 211 au recrutement de Verdun. Cultivateur. Incorporé le 22 novembre 1900 comme soldat appelé au 2e zouaves (Oran), libéré le 18 octobre 1903. Rappelé à l’activité au 44e territorial à la mobilisation, cité à l’ordre du secteur 82 le 5 octobre 1914 : « Faisait partie d’une reconnaissance qui a enlevé à la baïonnette la ferme de l’Epine et est entré le premier dans la ferme » ; caporal le 21 octobre 1914, passé au 330e RI le 22 octobre 1914 ; sergent le 10 mai 1915 ; cité à l’ordre de la division le 29 janvier 1916 : « Excellent sous-officier, toujours volontaire pour les missions dangereuses. Le 20 novembre 1915, est allé en plein jour sous le feu de l’ennemi à deux reprises secourir un camarade blessé qu’on ne pouvait enlever avant la nuit » ; à l’ordre du 2ème corps d’armée le 30 mars 1916 : « Très belle attitude au feu. S’est porté sous les balles avec sa demi-section de la position qu’il occupait sur un autre emplacement pour empêcher un mouvement débordant de l’ennemi, protégeant ainsi le repli d’autres unités fortement pressées » ; adjudant le 15 septembre 1916 ; cité à l’ordre du 3ème corps d’armée le 23 septembre 1916 : « Sous-officier d’une bravoure peu commune. A brillamment enlevé sa section à l’attaque du 4 septembre 1916 et a maintenu ses hommes pendant 7 heures à proximité des tranchées ennemies malgré un très violent tir de barrage. Le 6, a exécuté une patrouille de liaison en plein jour avec le régiment voisin à travers un terrain battu par l’artillerie adverse » ; blessé à la main par éclat d’obus le 19 mars 1917 à Verdun et évacué ; cité- à l’ordre de l’armée le 17 avril 1917 (médaille militaire) : « Sous-officier d’une bravoure exceptionnelle. Le 18 mars 1917, malgré un bombardement intense, a entraîné sa section et l’a maintenue sur sa position. Blessé, est revenu après un pansement sommaire reprendre le commandement de sa troupe et ne l’a quittée que sur l’ordre de son commandant de compagnie » ; à l’ordre de l’armée le 4 février 1918 : « Sous-officier remarquable par sa vigueur, son sang-froid et sa bravoure. A préparé et exécuté brillamment un coup de main le 24 janvier 1918 sur un petit poste ennemi dont il a capturé les trois occupants. A conduit le détachement avec le cran superbe dont il est coutumier et n’a subi aucune perte, grâce à la vigueur de l’exécution » ; à l’ordre de l’armée le 3 mars 1918 : « Sous-officier d’une bravoure exceptionnelle et d’un sang-froid remarquable. Volontaire pour un coup de main le 23 février 1918 sur les deuxièmes lignes allemandes, a conduit son groupe avec une audace et une décision extraor-dinaires, attaquant les objectifs fixes, tuant un ennemi et faisant abattre à coups de fusils deux Allemands qui cherchaient à s’enfuir, ramenant ensuite son groupe au complet dans nos lignes » ; à l’ordre de l’armée le 17 mars 1918 (chevalier de la Légion d’honneur ; la décoration lui avait déjà été remise, le 4 mars par le général Gouraud) : « Excellent sous-officier, plein de bravoure, de sang-froid et d’énergie, toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses, exaltant le courage de chacun par l’exemple de ses brillantes qualités militaires. Une blessure. Médaillé militaire pour faits de guerre. Sept citations » ; à l’ordre du corps d’armée le 2 juin 1918 : « remarquable entraîneur d’hommes et qui n’a jamais trompé l’espoir qu’on plaçait en lui. Au cours du coup de main du 29 mai 1918, a conduit son groupe avec décision et audace, tuant deux Allemands et ramenant plusieurs prisonniers » ; adjudant-chef le 2 juin 1918 ; cité à l’ordre de la division le 11 juillet 1918 : « Volontaire pour chaque opération offensive. Au cours du coup de main du 9 juillet, a fait à nouveau preuve de résolution et d’audace ; a arrêté la progression d’un groupe de renfort ennemi, incendié un abri et détruit un dépôt de munitions » ; à l’ordre de l’armée le 7 août 1918 : « Sous-officier de la plus haute valeur, faisant l’admiration de tous ses chefs ; entraîneur d’hommes par excellence, le héros dans toute l’acception du mot. Pendant la bataille de Champagne les 15 et 16 juillet 1918, chef d’une position particulièrement attaquée, a, par son exemple, animé ses hommes d’un courage au dessus de tout éloge, ce qui a permis d’arrêter l’attaque allemande ; s’est assuré lui-même de l’épuration des boyaux après l’attaque, abattant un Allemand et faisant trois prisonniers, dont un avec une mitraillette » ; blessé à la tête par éclat d’obus le 2 octobre 1918 ; cité à l’ordre de la division le 31 octobre 1918 : « Chef de section d’une valeur éprouvée, s’est vaillamment comporté au cours des combats du 1er au 3 octobre 1918. Blessé à son poste de combat » ; passé au 365e le 15 septembre 1918 ; officier de la Légion d’honneur comme adjudant-chef de réserve au bureau de recrutement de Bar-le-Duc.
Marié le 10 juin 1933 à Rupt-aux-Nonains avec Berthe Charlotte Henry
Sources : arrêté de nomination – Léonore – AD55, fiche matricule.

Répondre

Revenir à « Parcours & livres d'or »