Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

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Arnaud Carobbi
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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par Arnaud Carobbi » dim. sept. 20, 2009 2:18 am

Bonjour à tous,

Le rappeler à certains nouveaux participants est devenu un leitmotiv qu'on ne saurait perdre de vue : les munitions sont toujours dangereuses, mortelles. Plus encore même avec le temps. Mais déjà à l'époque, en plus d'être mortelle contre l'ennemi (c'est l'objectif initial), les grenades françaises furent un vrai problème pour les combattants. Voici quelques exemples :
  • A l'entraînement :
JMO 3e BCP, page 62.
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... iewer.html
28 avril 1916 :
(...)
10h Accident dans un exercice de grenades, tuant deux chasseurs, blessant un aspirant, un sergent, un caporal et deux chasseurs.
(...)
29 avril :
8h Enterrement des deux chasseurs tués accidentellement la veille.
Si l'un d'entre-vous possède le nom des deux chasseurs, ce serait une information supplémentaire. Ils n'apparaissent ni dans le JMO ni dans l'historique.
  • Pendant le transport en première ligne :
JMO du 21e RI, page 58
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... iewer.html
8 mars 1916, Verdun.
« A signaler vers 22 heures un accident de grenades assez grave. Une corvée du 149e RI apporte au PC du 3e Bataillon (pont de chemin de fer Nord de la Mare de Vaux) un approvisionnement de grenades disposées en vrac dans des sacs à terre. Un sac déposé à terre un peu trop brusquement fait explosion, une partie des autres sacs saute aussi, il y a une trentaine de blessés en majorité du 149e et du 409e. »
  • Pendant le stockage au front :
Source identique au précédent exemple, même page.
« 9 mars. A signaler vers 7 heures un nouvel accident de grenades. Dans la nuit des grenades en sac ont été apportées près de l'abri (70-3-33-6) vers 6 heures du matin, pour éviter qu'un éclat d'obus ne fasse exploser ces grenades, le Lt colonel Lecoanet donne l'ordre de les rentrer dans l'abri. Vers 7 heures un homme accroche avec un pied un sac de grenades qui fait explosion. Le lt colonel Lecoanet est blessé ainsi que le commandant Normand, le Capitaine de Cuverville et plusieurs sous-officiers et soldats. Le commandant Sermarse prend le commandement du régiment.
Les grenades cause des deux accidents sont du modèle P.I. 1915. Elles n'auraient jamais dû être transportées en vrac car le frottement des unes contre les autres a usé les ficelles qui se sont rompues et elles se sont armées toutes seules et au moindre choc ont fait explosion. Ces grenades doivent être transportées en caisse et calées avec du papier ou de la paille. »
En à peine 24 heures, deux accidents dus au même type de grenade, dangereuse à manipuler pour les soldats français, peu fiable dans son fonctionnement et à l'efficacité toute relative au combat...
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Tout est dit dans ce JMO sur la dangerosité dès l'époque de leur fabrication de ces engins. Cette illustration extraite du site de Bernard Plumier montre la grenade PI 1915 et la fameuse ficelle.
http://www.passioncompassion1418.com/plateforme.html

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  • Mais aussi à l'arrière :
Dans le cadre d'une démonstration :
Le Figaro, 5 janvier 1916, page 5. Source : Gallica
Tué par l'explosion d'une grenade.
Le soldat permissionnaire Louis Laroche du 20e bataillon du génie avait rapporté du front une grenade chargée et amorcée. Hier matin, comme il montrait cet engin à une voisine, Mme Augustine Leroy, à son domicile, 25 rue Myrrha, il en provoqua accidentellement l'explosion.
La malheureux soldat fut tué sur le coup. Mme Lery, très gravement blessée aux jambes, dut être hospitalisée d'urgence à l'hôpital Lariboisière.
A propos de cet accident, la Préfecture de police nous prie de rappeler au public que le Laboratoire municipal se charge de l'enlèvement de tout engin suspect qui lui est signalé.
Le sapeur 2e classe de la compagnie 20/1T, mort à 43 ans, n'a pas eu droit à la mention Mort pour la France.

Même après la guerre (logique puisqu'encore aujourd'hui il faut rappeler leur dangerosité) :
Le Petit Parisien, 2 février 1919, Source : Gallica
Un camion de grenades explose à Epinay
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Les deux conducteurs sont tués, un passant grièvement blessé
La banlieue nord, une des plus éprouvées par la guerre, a vécu, hier matin, à nouveau, un moment d'intense émotion, par suite d'un accident grave, qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Il était sept heures et demie environ. Un convoi, composé de quatre camions militaires, traversait Epinay, en suivant la rue de Paris, lorsqu'une formidable explosion se produisit, ébranlant les maisons, broyant les vitres et mettant en sursaut la ville et le voisinage. C'était un des camions, disait-on, qui, chargé de grenades – toujours les grenades ! - venait de sauter en pleine rue ; il y avait des morts et des blessés. Cette nouvelle, lancée en un clin d'œil par toute la ville, était exacte, malheureusement : car si l'on ne se trouvait pas en présence d'un de ces coups d'épouvante dont on avait gardé le souvenir, l'accident n'en avait pas moins fait trois victimes dont deux morts.
Ces malheureux – les deux conducteurs – avaient été littéralement mis en pièces. On en retrouva, ci et là, les débris informes, projetés jusque dans la boutique voisine.. Quant au camion, il n'était plus qu'un amas de ferrailles, où par instants des explosions partielles crépitaient encore. Alentour, toutes les maisons avaient été touchées assez profondément pour la plupart, notamment les immeubles portant les numéros 13, 17, 19, 23, 16, 18 et 20 ; un magasin, celui des établissements économiques de Reims, était presque entièrement détruit.
Le premier moment d'émotion passé, on s'occupa d'identifier les victimes. C'étaient d'abord les deux conducteurs appartenant tous deux au 117e d'artillerie lourde ; Ernest Carlin, vingt-sept ans, domicilié 16, rue Berzélins, à Paris, et l'Algérien Thomas Riéra, vingt-deux ans, engagé volontaire. On comptait, outre un blessé – très grièvement – un pharmacien militaire, René Peltan, vingt-quatre ans, de la 22e section des infirmiers militaires, demeurant à Paris, boulevard Pereire. Le malheureux passait dans la rue au moment où l'explosion se produisit. Un éclat lui enleva la moitié de la face, lui arrachant en outre l'œil gauche. Relevé sans connaissance, il fut transporté à l'hôpital mixte de Saint-Denis.
Quelques instants auparavant, les enfants d'une école voisine avaient traversé la chaussée !...
Il est à remarquer encore que, par suite sans doute de l'intervalle – quarante mètres – qui séparait les voitures, les autres camions n'ont pas été impressionnés par le choc de la déflagration et n'ont pas explosé. Mais les deux conducteurs, affolés au bruit des déflagrations, ayant sauté à terre, laissèrent abandonnée à elle-même leur voiture qui alla défoncer la porte du restaurant de l'hôtel de France, Pecqueur, 5, rue de Paris.
En ce qui touche les causes de l'accident, diverses hypothèses ont été examinées. C'est ainsi qu'on avait cru trouver dans l'échauffement présumé du moteur de la voiture le facteur déterminant. Mais l'enquête menée par l'autorité militaire semble avoir mis définitivement les choses au point, et le fait serait imputable à une négligence. Des renseignements recueillis, il résulte, en effet, qu'au moment du chargement, au dépôt de Sannois, des caisses de grenades sur le camion, on avait pu constater le mauvais état de certains couvercles de ces caisses ; plusieurs, dit-on,étaient défoncés. Ne se trouvant plus, par cela même, exactement maintenues, ayant, comme on dit, du jeu, les grenades, non démunies de leur détonateur, s'étaient choquées... C'est simple, mais c'est très grave.

Un autre article, du Petit journal (même provenance) cette fois-ci, précise que le convoi de quatre camion se dirigeait vers Villers-Cotterets pour que les engins soient explosés. Le camion détruit portait le numéro 17. Les grenades continuèrent d'exploser pendant une trentaine de minutes et la voiture qui défonça la devanture de l'Hôtel de France était en fait le premier camion du convoi !
Les deux soldats ont eu droit à la mention morts pour la France suite à un accident en service commandé. Tout comme le soldat grièvement blessé, décédé 5 jours plus tard.
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Ces histoires tragiques de grenades sont nombreuses. Les hommes tués par l'explosion de leur grenade au cours du combat aussi, bien que je n'en ai pas noté dans les JMO lors de mes dernières lectures. Si vous avez d'autres exemples liés à la dangerosité des grenades (en particulier des PI 1915), n'hésitez pas.

A la semaine prochaine,
Arnaud
Le site du Parcours du combattant de 14-18 : Deux mises à jour par semaine.

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IM Louis Jean
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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par IM Louis Jean » dim. sept. 20, 2009 11:01 am

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour Arnaud,

Une série d'accident de grenades au 42ème BCP en octobre 1916!
JMO 42ème BCP, page 93.
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... iewer.html
3 octobre 1916

Au cours d'un exercice de lancement de grenades les chasseurs
7° Cie Folkmann 2° cl Blessé
" Guillesson " Blessé
sont blessés par un éclatement prématuré.
Le chasseur Guillesson meurt des suites de ses blessures.

4 octobre 1916

Par suite de la maladresse d'un grenadier qui laisse tomber une grenade amorcée le Bataillon perd :
8° Cie Barault Adt-chef Blessé
" Micheloti 2° cl Blessé

5 octobre 1916

Un nouvel éclatement prématuré de grenade fait subir au Bataillon les pertes suivantes :
Capne Léandri Commt la 7° Cie Blessé
7° Cie Baron Sergent Blessé
7° Cie Forestier Caporal Blessé
Le sergent et le caporal meurent des suites de leurs blessures.

6 octobre

Le Bataillon quitte le camp 54.
Cordialement
sesouvenir
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Nous épuiserions notre vie à faire le procès des choses. >> Clemenceau

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Yans83
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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par Yans83 » dim. sept. 20, 2009 11:56 am

Bonjour à tous

Exemple d'un officier tué accidentellement lors d'un exercice de lancement de grenade : cela se passe le 28 Août 1917 à Robert-Magny (52) au sein du 298° R.I. Je ne sais pas si le modèle de grenade que vous avez cité est en cause car le JMO est manquant à cette date-là et hélas, je n'ai pas d'autres informations..
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... 2909130892

Cordialement
Yannis

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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par Stephan @gosto » dim. sept. 20, 2009 12:42 pm

Bonjour,

Pas moins de 7 officiers du 74e R.I. tués ou blessés par l'éclatement prématuré ou accidentel du grenades...

Et puis, ce pauv'bougre, seule victime du 74e le 16 avril 1917 :

"Le 16 avril 1917, la compagnie était en formation de combat à Romain (Marne), les faisceaux formés, les rangs rompus. La caporal S... se trouvait un peu à l’écart de la compagnie, assis et en train d’écrire. Dans sa musette se trouvaient quatre grenades OF distribuées la veille au soir.

Vers 15 heures, une de ces grenades fit explosion, sans que cet accident ait pu être expliqué, tua le caporal et blessa le soldat V... qui se trouvait près de lui. Le corps de S...,retrouvé à 5 mètres du lieu de l’explosion, atrocement déchiqueté, fut transporté à l’ambulance 13/3, secteur postal 95, à laquelle ont été remis les objets trouvés sur lui."


A noter que le J.M.O. du 74e n'a consigné pratiquement aucun de ces cas, ni même ce dernier...

Bonne journée.

Stéphan
ICI > LE 74e R.I.
Actuellement : Aperçu de la photographie militaire au début du XXe siècle. Sous l'uniforme du 74e R.I.

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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par monte-au-creneau » dim. sept. 20, 2009 2:34 pm

Bonjour,

Les mines aussi étaient source de nombreux accidents. Tel le soldat Marius DURUP, victime d'une mine française, le 31 décembre 1916, à Vauquois.

L'accident du 31 décembre 1916 a causé 36 tués, aucun survivant. (information reçue des "Amis de Vauquois" et relaté dans le livre "La butte meurtrie Vauquois la guerre des mines 1914-1918", page 264).

Fiche MDH du soldat DURUP : http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... 3130420015

Bon... je rends le fil aux accidents de grenades... merci.

Au revoir.

Monte-au-creneau (Sylvain)
- QUESTION 1: La beauté des Uniformes des Militaires sert-elle à camoufler la laideur de la guerre ?
- QUESTION 2: Ceux qui aujourd'hui commémorent les Poilus sont-ils les mêmes que ceux qui, il y a 100 ans, les envoyaient au casse-pipe sans ménagement?

saintchamond
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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par saintchamond » dim. sept. 20, 2009 2:47 pm

Bonjour à tous,

Bravo Arnaud pour ton travail. Très modestement, j'apporte ma pierre - un gravier tout au plus - au sujet avec l'histoire du 36e et d'Emile Lhostis : http://36ri.blogspot.com/2009/09/emile- ... urdie.html

Bon dimanche,

Jérôme
Le 36e RI dans la Grande Guerre : http://36ri.blogspot.fr/ - La revue de presse sur le compte Twitter @36regiment

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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par Cuchlainn » dim. sept. 20, 2009 5:16 pm

Bonjour,

A la lecture notamment du récit de l'explosion du camion, une réflexion m'est venue à l'esprit : le ton de ces textes met en exergue la négligence de l'homme qui a amené les grenades à s'entrechoquer plus ou moins - caisses en mauvais état, transport dans un sac, etc - mais se garde de souligner le véritable problème structurel, la trop grande sensibilité de ce modèle précis de grenades. Notre époque, sans aucun doute, opterait exactement pour la vision inverse. Le discours que nous avons-là correspond-il à une question de mentalités d'une époque ou est-il simple adaptation à une situation de guerre - il ne serait pas bon pour le moral d'écrire froidement qu'on colle dans les mains des soldats des grenades aussi dangereuses pour eux que pour l'ennemi ? Je me rappelle en tout cas de la phrase d'un soldat, peut-être dans Paroles de Poilus ou bien citée par Meyer - je cite de mémoire : l'homme dit son "mépris pour ces gens qui ont passé des marchés de grenades à douille de carton et qui viennent une fois de plus de tuer un Français".

Malgré tout, la dangerosité intrinsèque des grenades a-t-elle été, au bout d'un moment, suffisamment mise en cause pour que l'armée exige des fournisseurs des armes plus fiables ?

Cordialement,
Cyrille
"Sur un banc étaient rangés quinze ou vingt bonshommes qui avaient bien une douzaine de jambes à eux tous." (Duhamel)

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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par marcel clement » dim. sept. 20, 2009 6:10 pm

Bonsoir à tous, :hello:

En écho à ce fil d'Arnaud, dans " Les Carnets de l'Aspirant Laby chez Bayard, page 110 ":

" Samedi 21 août. Déjeuner à Pas, suis à côté du Dr Touyeras. Accident à un exercice de grenades, à côté de l'ambulance : deux morts, cinq blessés dont le médecin auxiliaire- blessures atroces : deux bras coupés, maxillaire enlevé etc ... "

Il me semble avoir lu d'autres récits d'accidents de ce type. Dont un, ou un officier ayant reçu des caisses de grenades , sans notice explicative et ayant eu un accident grave donna l'ordre de jeter par dessus la tranchée toutes ces grenades.


Amicalement,

Alain MC

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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par jef52 » lun. sept. 21, 2009 9:28 am

Bonjour tout l' monde,

Un Lieutenant Colonel victime des grenades :

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Amicalement,
Jef :hello:
"Désormais je sais enfin que tous ces morts, ces Français et ces Allemands, étaient des frères, que je suis leur frère" Ernst Toller
Le blog du 232e RI http://232emeri.canalblog.com/

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Eric Mansuy
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Re: Au détour d'un JMO (8) - accidents de grenades

Message par Eric Mansuy » lun. sept. 21, 2009 11:10 am

Bonjour à tous,
Je crois me souvenir que le soldat Auguste Auberger, arrivé le premier au sommet de l’Hartmannswillerkopf avec sa vague d’assaut le 26 mars 1915, est mort à l’hôpital de Bussang en septembre 1915 des suites d’un accident survenu lors d’un exercice de lancement de grenades. Mais je n’arrive pas à remettre la main sur la source qui me l’a appris…

Toujours au 152e R.I., autre accident en 1917 :
« 4 février 1917 : accident pendant un exercice de lancement de grenades. 1 tué et 2 blessés de la 7e Cie. » (JMO du 152e R.I.)
Les blessés sont André Gravelle (plaies multiples des jambes et des cuisses, fracture ouverte de la jambe gauche) et Antoine Colin (plaies multiples des cuisses, des jambes et du poignet droit, fracture de la jambe droite). Le JMO du 152e R.I., particulièrement pauvre en patronymes, ne donne pas le nom du tué.

Fin février 1917, c’est le capitaine Aubry, du 67e B.C.A., qui est sérieusement blessé au cours d’un exercice, et souffre de plaies multiples de la face et de la main droite causées par des éclats. Le JMO du bataillon n’en fait pas état.

Dans le cas du 152e R.I. comme dans celui du 67e B.C.A., c’est le JMO du médecin d’Armée qui nous renseigne sur ces faits.

Bien cordialement,
Eric Mansuy
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.

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